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Attelages Bovins d'Aujourd'hui

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Catégorie : Dans l’actualité

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JEAN-BERNARD HUON, LA LIBERTÉ D’UN PAYSAN EN RÉSISTANCE, article du site de la revue ArMen.

fête 2018 de la vache Nantaise (107)

Retrouvez Jean-Bernard Huon dans un bel article sur le site de la revue ArMen en cliquant ici.

Merci à eux pour leur travail et à Cozette Griffin Kramer pour nous avoir indiqué cet article.

Retrouver tous les articles du site de ArtMen en cliquant ici.

fête 2018 de la vache Nantaise (120)

fête 2018 de la vache Nantaise (111)

Voici l’article : 

Jean-Bernard Huon , frankiz ur peizant stourmer

Écrit parRonan mars 15, 2020

Traduction de l’article en breton que vous retrouverez dans votre exemplaire papier d’ArMen n° 235

Jean-Bernard Huon, la liberté d’un paysan en résistance

Il a choisi de rester au pays avec huit vaches et des chevaux de trait d’abord, qu’il a remplacés par des bœufs depuis une dizaine d’années. Il a décidé de tourner le dos dans les années 1970 à ce que l’on n’appelait pas encore l’agrobusiness et les pesticides. Ses collègues exploitants agricoles se sont moqués de lui, mais il en aurait fallu plus pour décourager un « penn kalet » (tête dure) comme lui. Portrait d’un homme drôle, debout, toujours prêt à échanger et à transmettre.

La ferme de Penn Prat, à Riec-sur-Belon

 En 1904, les arrière-grands-parents de Jean-Bernard Huon déménagent. Ils quittent Kerandres à Moëlan pour se rendre à Penn Prat, à Riec. En riant (et il rit tout le temps), Jean-Bernard raconte :

« Ma grand-mère paternelle était née à Kerandrège, mais la famille de ma mère était de Sainte Marguerite, dans le quartier de Penn Prat. On se moquait de mes parents, et on regardait sous le ruban de la coiffe de ma mère en disant :  « Les gens de Moëlan n’ont une oreille que d’un côté », et les gens de Moëlan se moquaient aussi : « Les gars de Rieg, trois morceaux de pain, trois morceaux de viande » ou encore « Les gars de Riec remontent leurs pantalons jusqu’au menton ».

Et Jean-Bernard de rire à nouveau. Dans la ferme de ses parents, beaucoup de monde à travailler et de nombreuses machines : pressoir, manège, moissonneuse, faucheuse, lieuse, tous les outils nécessaires à broyer les pommes, les betteraves, presser le cidre, récolter paille, blé, foin… Mais petit à petit, la ferme s’est vidée. Et Jean-Bernard a continué, obstinément, à travailler sa terre, comme le faisaient ses grands-parents : avec des chevaux, sans tracteur ni traites à payer au Crédit Agricole. Cela ne le concernait pas. Devant les caméras, il dit souvent : « je suis un homme libre ».

De la graine à la crêpe

Ici on produit tout : avec les pommes, on fait du cidre (un bâtiment est entièrement consacré aux barriques et aux bouteilles) avec un pressoir du Pays Gallo qui pourra encore presser pendant cent ans. Avec les betteraves, on donne à manger aux cochons, aux bœufs, aux vaches. Laurence, venue seconder Jean-Bernard alors qu’elle était secrétaire lors d’un stage il y a quarante ans, est restée. Avec le lait des vaches Pie noir, elle a appris à faire du beurre selon la technique de la mère de Jean-Bernard. C’est elle maintenant la chef d’exploitation. Elle a aussi appris à cuire les crêpes directement sur le feu de bois, et certaines années, le blé noir et le froment viennent des champs de Penn Prat. Elle ne cesse jamais de travailler, et passe et repasse avec sa brouette pour prendre de la paille pour la litière, de la nourriture pour les chèvres, les bœufs, traire les vaches… Où aujourd’hui en Bretagne peut-on encore voir des personnes travailler de la sorte ? Pour certains, c’est « la misère », les souvenirs d’une Bretagne révolue qui doit tourner la page… Et si c’était une autre façon de voir le monde d’aujourd’hui, qui devient fou ? Et si c’était une façon de montrer aux jeunes générations qu’il existe un autre mode de vie ? Quand il y a sur tout le territoire breton des fermes-usines, les gens comme eux ont-ils encore une place ? Et si c’était eux qui avaient raison ?

Que de visiteurs à Penn Prat !

Car Jean-Bernard n’est pas tellement tourné vers l’ancien temps. Il aime transmettre, recevoir des jeunes, parler breton et travailler avec eux. Sinon, il appelle les « debrerien stago », les mangeurs attachés comme dans l’étable, ceux qui restent à manger des crêpes et à boire du cidre. Depuis quarante ans, il accueille un rassemblement de motards. Ils étaient bénis par le curé auparavant. Maintenant, c’est lui qui s’en charge, sur la place de Riec, avec un rameau de buis.

Pardons, fêtes estivales, crèches vivantes … Les bœufs, et avant les chevaux de Jean-Bernard sont très présents, ils apparaissent sur les photos du journal hiver comme été. Le cadre de Penn Prat est aussi utilisé pour des courts métrages ou encore pour le long film documentaire de René Duranton, tourné en 2010,  qui a suivi les travaux des champs pendant quelques mois.

Comme pour la ferme du Bec Hellouin à côté de Paris, le chemin qui est montré ici est tout sauf passéiste. Un patrimoine vivant, jusque dans les noms de tous les objets utilisés pour les attelages tels la « brid mouch  » (les œillères), le cheval de tête, qui mène les autres chevaux, le collier de paille pour les jeunes chevaux, la « stern gamb », plus longue, qu’on met devant pour atteler…

Transmettre le travail de la terre… en breton

Jean-Bernard a toujours parlé breton avec ses grands parents, grand-père et grand-mère, mais pas avec ses parents qui avaient peur qu’il ne soit pas « débrouillé » en français.

Je m’en souviendrai toujours », dit-il, « de la fois où on a commencé, mon père était mort, je suis allé voir ma grand-mère, j’ai usé ma chemise. Elle m’a expliqué comment mettre tout le harnachement pour les chevaux. Depuis que j’étais né, j’avais vu faire, mais cela n’a pas été facile pour moi de commencer aussi vite. Belly et Paulette ont été mes premières juments. Belly était une jument très douce, je n’ai jamais eu une jument si douce. Mais Paulette était très peureuse. J’ai vu le tracteur arriver dans les années 1955/60. Et les chevaux ont changé aussi, ils étaient plus lourds, les chevaux, c’étaient des bidets avant. Quand les « haras nationaux » sont arrivés à Hennebont, on a eu des postiers bretons. Riec n’était pas une station de concours, et les meilleurs chevaux allaient à Bannalec. Eux, ils avaient de bons chevaux, issus de l’étalon « Gerfaud ». Ici, on avait des étalons peureux souvent. Paulette, quand on l’envoyait à l’étalon, tous ses poulains étaient peureux, et l’étalon était un peureux aussi… »

Pour relier la langue bretonne au travail de la terre, allez travailler à Penn Prat !

Un peu comme dans la ferme d’Anjela Duval après l’émission « Les conteurs », il arrive à Penn Prat des gens de toute la France, d’Europe même, pour une simple visite ou pour vivre là pendant trois mois ou plus. Vincent est l’un d’eux. En ce mois de janvier 2020, il conduit les bœufs, aide aux travaux des champs et reste dormir à la ferme, échangeant contre son labeur l’apprentissage de tout le savoir-faire de la ferme. Comment il a appris son existence ? Par Internet, sur You Tube, par une vidéo de quelques minutes, visionnée plus de 325 000 fois.

Les jeunes qui ont envie d’apprendre, bretonnants pour certains, sont toujours bien accueillis avec un coup de cidre ou du jus de pomme. « Apportez avec vous un bout de gâteau ou un plat que vous avez cuisiné ». Et le plus important : amener des outils pour travailler la terre, enlever les rumex (choux de cochons : kaol-moc’h) du champ dans lequel on va semer du blé, pour étaler le fumier sur les champs afin de récolter les pommes de terre quatre mois plus tard. Parler breton, vous pourrez le faire aussi, et vous serez toujours les bienvenus si vous travaillez avec Jean-Bernard en riant aux formules rimées et impertinentes des gens de Riec…

Revue n°235

Texte: Fanny Fanny Chauffin
Photographies: Éric Legret

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Labour avec une paire de boeufs chez Philippe Kuhlmann, paysans éleveur et débardeur en traction bovine à Soultzeren (68)

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Labour d’une pature avec des boeufs de Philippe Kuhlmann en automne 2021 à Soultzeren en Alsace.

Merci à Claus Kropp pour sa contribution.

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TRACTION BOVINE, ces tracteurs qui broutent de l’herbe ! avec les vaches attelées de Roland Ayel (63)

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Voici une vidéo sur le travail avec les bovins sur la ferme de Roland Ayel à Sauvessange (63)

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Taille d’un joug Vendéen de A à Z en vidéo

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Voici les vidéos de la taille d’un joug Vendéen en frêne chez Michel Nioulou, automne 2021.

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Mais d’où j’eus le goût du joug ? par Gilles Péquignot, Soultzeren (68)

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Mon métier c’est musicien, avant cela, j’ai été menuisier, technicien métreur, père au foyer mais depuis bientôt trente ans, je suis musicien.

On se construit des rencontres que l’on fait.

Quand nous avons annoncé à Michel Nioulou, un ami vielleux et jougtier de Mâcon que nous nous installions à Soultzeren, il a jubilé : « Mais c’est le village de Philippe Kuhlmann, un des dresseurs de bœufs les plus réputés de France, Allemagne, Suisse ! » 

Ah bon …

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Et depuis à chaque rencontre des bouviers à l’ Ascension, notre pote Michel vient nous rendre visite, on fait de la musique et on découvre le petit monde de la traction bovine.

J’ai bien sympathisé avec Philippe, il nous fait notre bois de chauffage, nous apporte des fromages de chèvre, des œufs, en échange je lui prête la main pour les foins ou des bricoles.

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L’an passé, j’ai eu la bonne idée de m’inscrire à un stage de lutherie, j’avais déjà réalisé des épinettes des Vosges et là, j’avais besoin d’une mandoline et d’une mandole. Ça m’a fait du bien de travailler avec un rabot et des ciseaux alors que les contrats de musique s’ annulaient les uns après les autres. Les instruments sont superbes et répondent à mes besoins, sauf qu’il n’y a pas moyen de les faire écouter à un public.

Le musicien par temps de crise sanitaire ne joue plus pour faire rêver ou danser et perd le moral et aussi 2/3 de ses revenus.

Avec le décès de Pierre Mougin, Philippe et les bouviers de France perdaient plus qu’un artisan, un homme aux doigts en or. Qui allait faire les jougs à présent ? C’est là que j’ai proposé à Philippe de me lancer dans l’aventure, je sais travailler le bois, je trouve ces objets esthétiques tout en étant fonctionnels. J’ai profité des conseils de mon ami Michel qui lui, réalise des jougs du charolais, du Velay, de la Loire, du Morvan et de Vendée notamment pour le Puy du fou.

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Me voilà à tailler avec rabots, ciseaux, planes et racloirs du bouleau vert : le beau tas de copeaux ! Mon jardin va être content ! Les jougs partiront avec les bœufs là où des hommes prennent le temps de vivre avec les animaux.

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Le ferraillage a été assuré par le papa de Gilles Péquignot

D’autre part, façonner le bois me permet de faire patienter mes instruments de musiques qui se languissent de ne plus abreuver les oreilles des danseurs confinés.

Gilles Péquignot été 2021

Voir aussi l’article de l’Alsace en cliquant ici.

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Les boeufs de Laurent Martin avec Jo Durand le 6 juin 2021 au Musée départemental des tumulus de Bougon (79)

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Le dimanche 6 juin 2021, le Musée départemental des tumulus de Bougon (79) a organisé une démonstration de traction animale d’araire dans le cadre de la manifestation nationale des Rendez-vous au jardin. Conservant un site mégalithique composé de cinq monuments exceptionnels, le Musée propose un voyage en Préhistoire. S’intéressant particulièrement au Néolithique, époque à laquelle les populations deviennent sédentaires en domestiquant certaines espèces animales et végétales le parcours de visite est ponctué par des expositions, des reconstitutions et le site archéologique.

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L’araire, outil agricole à « tout faire* » apparaît vers -3500 avant notre ère1. Simple d’apparence, il est néanmoins complexe à produire et nécessite un savoir-faire pour qui souhaite s’en servir. Les recherches archéologiques et l’ethnologie font état de cet outil largement oublié dans nos régions.

Composés de matériaux périssables, les témoignages archéologiques sont rares et souvent partiels.

L’objectif de la démonstration réalisée au Musée était de tester en situation une reproduction d’araire d’inspiration archéologique et faire se rencontrer deux mondes professionnels qui ont à apprendre l’un de l’autre.

* travailler le sol : labourer, sillonner, butter, etc.

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L’araire réalisé par Jérémie Vosges de la société Arkéo Fabrik est composé d’une pièce ramifiée d’orme. Le timon est formé d’une longue branche et le dental est taillé dans le tronc de l’arbre. Lors de l’expérimentation, le timon a été prolongé d’un faux-timon en frêne pour plus de maniabilité.

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Les pièces annexes, mais néanmoins indispensables, sont réalisées en châtaignier pour le mancheron et en if pour le reille interchangeable. Le reille est solidarisé au corps de l’araire par un astucieux système de maintien : ces deux éléments sont percés d’une mortaise carrée dans laquelle vient se coincer le mancheron qui verrouille l’ensemble. Cette reconstitution s’inspire assez fidèlement d’une découverte archéologique exceptionnelle datée du tout début de l’âge du Bronze dans le site italien de Lavagnone près du lac de Garde. Le modèle est celui d’un araire dental.

La paire de jeunes bœufs, de leurs noms Max et Gaston, était menée par Laurent MARTIN, leur propriétaire et dresseur, ainsi que par Jo DURAND, éleveur et dresseur confirmé. Pour ces deux bœufs de race Vosgienne, cette démonstration de travail était leur première sortie réelle, depuis leur arrivée chez Laurent en août 2020. En effet, leur dressage est encore en cours et durera jusqu’en milieu d’année 2022. Toutefois, la majorité des bases du dressage sont déjà posées et acquises. C’est justement par le biais de travaux comme ceux réalisés au musée que leur apprentissage se valide, en nouant acquis et expérience.

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Mis au joug sur un modèle américain, l’attelage à l’araire a nécessité l’utilisation de sangles en cuir et de cordes. L’ensemble formait ainsi un outil à la fois souple et stable, permettant un travail de sol efficace et aussi respectueux du rythme et des capacités des animaux.

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Pour Laurent comme pour les bœufs, le maniement de l’araire fut une découverte. Mais grâce aux conseils affûtés et à l’expérience de Jo, le trio a pu assurer la bonne réalisation du projet. La parcelle de 400m² fut ainsi travaillée sans peine en 3h30 par Max et Gaston, en alternant phases de travail et de repos. Les passages successifs en croisé ont permis d’obtenir un résultat homogène. A noter que pour finir, Max a assuré à lui seul le tirage du rondin utilisé pour enfouir les graines de sarrasin semées par le public quelques minutes auparavant.

Si la culture du sarrasin n’est pas attestée dans nos régions au Néolithique sa présence à l’état sauvage a été mise en évidence grâce à différentes études. Citons notamment les analyses de restes de pollens réalisés dans la sépulture collective de la Chaussée Tirancourt (Somme)2. Le sarrasin sera récolté et transformé dans le cadre d’un projet pédagogique associant des élèves de 6een octobre 2021.

1 Pétrequin et. al. Les outils à moissonner et la question de l’introduction de l’araire dans le Jura (France). 2006. Pétrequin et. al., dir. Premiers chariots, premiers araires, CNRS éditions.

2Girard M. La sépulture collective néolithique de la Chaussée-Tirancourt (Somme) Analyse Pollinique. 2006, BSPF, n°103, p. 133-142

 

Sarrasin fleurs 17-7-21 (10)

 

Rédaction Émilie ROGER – Musée départemental des tumulus de Bougon, Société Arkéo Fabrik, Laurent Martin et Jo Durand.

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  • Fête de la vache Nantaise 2018, pôle traction animale, un grand rassemblement de bouviers
  • Labour au brabant avec deux boeufs Vosgiens chez Jo Durand et Christine Arbeit, Le Dresny (44)
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Deux formations à la traction bovine programmées avec Philippe Kuhlmann en septembre /octobre et en novembre 2021 à l’écomusée d’Alsace, Ungersheim (68)

Léonnie BITEAU-série 18 (3)

STAGE D’INITIATION À LA TRACTION BOVINE SEPTEMBRE / OCTOBRE

Téléchargez la plaquette de la formation de septembre / octobre en cliquant ici fichier pdf Formation_traction bovine_sept oct 2021

Tradition, renouvellement et innovation

OBJECTIFS

  1. Conduire une exploitation à moindre frais grâce à des techniques de travail et d’attelage innovantes

  2. Apprendre par une approche pratique et professionnelle à mener des bovins en attelage (simple ou double) et à prodiguer des soins courants

du 27 septembre au 1er octobre 2021

PROGRAMME

  1. Les bovins : morphologie, physiologie et fonctionnement psychologique

  2. Les différents types de conduite et de harnachement

  3. Travaux pratiques de menage dans le cadre de différentes utilisations (transport, attelage, débardage, maraîchage…)

Utilisation d’outils et de techniques d’attelage innovantes en forêt, dans les champs et dans les vignes.

HORAIRES

Lundi

  • 10h00 Accueil et installation
  • 10h30 Visite guidée
  • 12h30 Pause
  • 13h30 à 17h30 Formation

Mardi au vendredi

  • Formation de 9h00 à 12h30,
  • puis de 13h30 à 17h30.

CONTACT

Hélène Strammiello

Centre de formation de l’Écomusée d’Alsace

Écomusée d’Alsace

Chemin du Grosswald 68190 UNGERSHEIM

helene.strammiello@ecomusee.alsace

03 89 74 44 71

06 72 97 59 30

MODALITÉS PRATIQUES

La formation est dispensée sur le site de l’Écomusée d’Alsace, par Philippe Kuhlmann, éleveur, dresseur et utilisateur de bovins attelés depuis 40 ans.

Effectif : de 5 à 8 stagiaires

Durée du stage : 5 jours, soit 35 heures de formation

Pré requis : aucun

Matériel à prévoir : vêtements imperméables, chauds et confortables, chaussures de sécurité et gants. Tout le reste du matériel nécessaire à la formation est mis à disposition.

Bovins : 5 à 6 bovins à différents stades de dressage

Restauration : mise à disposition d’une salle équipée pour les repas (plaque de cuisson, cafetière, réfrigérateur et micro-ondes) ou restaurants à proximité.

Hébergement : 30€ / nuit sur le site de l’Écomusée d’Alsace en hébergement collectif (prévoir linge de lit et de toilette) ou hôtels à proximité.

Attestation : une attestation de stage sera délivrée à l’issue

de la formation

TARIFS

SANS HÉBERGEMENT

7,50€ / heure / stagiaire

+ 9,50€ frais de dossier

TOTAL : 272€

AVEC HÉBERGEMENTÀ L’ÉCOMUSÉE

7,50€ / heure / stagiaire

+ 9,50€ frais de dossier

+ 30€ / nuit (4 nuits)

TOTAL : 392€

L’organisateur se réserve le droit de reporter ou d’annuler le stage faute de participants ( 5 minimum ) ou de conditions climatiques favorables.

formation TB Septembre octobre 1-001

formation TB Septembre octobre 2-001

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STAGE D’INITIATION À LA TRACTION BOVINE NOVEMBRE

Téléchargez la plaquette de la formation de novembre

en cliquant ici fichier pdf Formation_traction bovine_NOVEMBRE 2021

Tradition, renouvellement et innovation

OBJECTIFS

Conduire une exploitation à moindre frais grâce à des techniques de travail et d’attelage innovantes

Apprendre par une approche pratique et professionnelle à mener des bovins en attelage (simple ou double) et à prodiguer des soins courants

 

du 1er au 5 novembre 2021

PROGRAMME

  • Les bovins : morphologie, physiologie et fonctionnement psychologique
  • Les différents types de conduite et de harnachement
  • Travaux pratiques de menage dans le cadre de différentes utilisations (transport, attelage, débardage, maraîchage…
  • Utilisation d’outils et de techniques d’attelage innovantes en forêt, dans les champs et dans les vignes.

HORAIRES

Lundi

  • 10h00 Accueil et installation
  • 10h30 Visite guidée
  • 12h30 Pause
  • 13h30 à 17h30 Formation

Mardi au vendredi

  • Formation de 9h00 à 12h30,
  • puis de 13h30 à 17h30.

CONTACT

Hélène Strammiello

Centre de formation de l’Écomusée d’Alsace

Écomusée d’Alsace

Chemin du Grosswald 68190 UNGERSHEIM

helene.strammiello@ecomusee.alsace

03 89 74 44 71

06 72 97 59 30

MODALITÉS PRATIQUES

La formation est dispensée sur le site de l’Écomusée d’Alsace, par Philippe Kuhlmann, éleveur, dresseur et utilisateur de bovins attelés depuis 40 ans.

Effectif : de 5 à 8 stagiaires

Durée du stage : 5 jours, soit 35 heures de formation

Pré requis : aucun

Matériel à prévoir : vêtements imperméables, chauds et confortables, chaussures de sécurité et gants. Tout le reste du matériel nécessaire à la formation est mis à disposition.

Bovins : 5 à 6 bovins à différents stades de dressage

Restauration : mise à disposition d’une salle équipée pour les repas (plaque de cuisson, cafetière, réfrigérateur et micro-ondes) ou restaurants à proximité.

Hébergement : 30€ / nuit sur le site de l’Écomusée d’Alsace en hébergement collectif (prévoir linge de lit et de toilette) ou hôtels à proximité.

Attestation : une attestation de stage sera délivrée à l’issue

de la formation

TARIFS

SANS HÉBERGEMENT

7,50€ / heure / stagiaire

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TOTAL : 272€

AVEC HÉBERGEMENTÀ L’ÉCOMUSÉE

7,50€ / heure / stagiaire

+ 9,50€ frais de dossier

+ 30€ / nuit (4 nuits)

TOTAL : 392€

L’organisateur se réserve le droit de reporter ou d’annuler le stage

faute de participants ( 5 minimum ) ou de conditions climatiques favorables.

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formation TB novembre 2-001

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Vidéo de présentation sur la conférence du 8 et 9 mai 2021 « La traction animale, hier, aujourd’hui et demain », Claus Kropp

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Remise à jour du recensement des bouviers de France par Corentin Huber

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Corentin Huber, jeune bouvier très actif et passionné de l’attelage des bovins tout comme son grand-père André Kammerer, se propose de remettre à jour le recensement que j’avais mené en 2013 à la création du blog sur la base du fichier constitué par Laurent Avon que l’on salut ici. Merci à lui qui a été l’initiateur du recensement.

Pour des raisons personnelles je suis actuellement beaucoup moins disponible pour travailler sur le blog à la mise en ligne, répondre aux courriers, et maintenir le carnet d’adresses à jour.

Le blog sert de lien et d’outil de communication sur le milieu des meneurs et dresseurs de bovins. Il est un média qui met en contact, informe, mobilise, motive. Je le constate chaque semaine par les courriers que je reçois via l’adresse de contact. La mise à jour des contacts semble donc être essentielle. Mais c’est un long travail fastidieux.

C’est pour moi une très belle nouvelle que de voir Corentin s’investir dans un travail qui jusqu’alors ne reposait que sur moi.

Notre collaboration ne sera que bénéfique et engage une continuité du travail de Laurent Avon et du mien devant l’investissement de Corentin, jeune bouvier engagé.

Voici son appel qui, je le souhaite, sera suivi et bénéfique à tous dans le milieu. Je compte sur votre coopération.

Michel Nioulou


2013, cela fait plus de sept ans que le site existe. Et des centaines d’années que cette pratique est exercée. Le nombre de pratiquants ou de personnes ayant des connaissances actuellement en France est plutôt faible.

Pour le connaître plus précisément, je me lance sur le long chemin de la collecte d’informations…

Personnellement, je n’ai pas connu les débuts du blog’« Attelages bovins d’Aujourd’hui ». Je m’appelle Corentin Huber, j’ai 17 ans et cela fait 5 ou 6 ans que je suis vraiment actif dans ce monde.

Cela fait environ une semaine, à l’heure où j’écris cet article, que j’ai contacté le site. Après un rapide échange de mails, mes craintes se sont vite confirmées. Le suivi des personnes étant complexe, le site n’a pas pu remettre suffisamment les profils à jour.

J’avais déjà pris contact avec des bouviers d’un peu partout en France pour les rencontrer et j’ai constaté que le carnet d’adresses n’était pas à jour. Je me suis alors porté volontaire pour cette remise à niveau.

J’ai un peu compté par curiosité avant de me lancer: cent trente neuf personnes, c’est le nombre de profils qui n’ont pas mis été à jour depuis 2013 sur le site. Soit la moitié des personnes référencées….

Je trouve cela énorme! Ce chiffre doit diminuer, voire avec un peu de chance, disparaître pour ne laisser place qu’à du 2021 sur tous les profils. Je sais que c’est extrêmement optimiste de penser cela mais je veux y croire. Ce serait magnifique, non ?

Pour que tout cela soit réalisable, j’ai créé une nouvelle adresse mail pour le site :

carnet.adresse.aba@gmail.com

Un mail partira de cette adresse allant chez chaque personne ayant donné son adresse électronique.

Pour toutes les personnes qui n’ont jamais donné de mail, je prendrai contact par téléphone, si j’ai votre numéro.

Pour me faciliter la tâche, je vous invite à envoyer à cette adresse, un mail en me disant qui vous êtes afin de vous transmettre la fiche de renseignements dont j’ai besoin pour mieux cerner la pratique actuelle.

Pour les personnes qui veulent se rajouter sur la liste, je vous attends autant que les autres… et je vous répondrai avec plaisir Si vous connaissez aussi d’autres bouviers, faite-le moi savoir.

Cette adresse sera active dès la sortie de cet article et ce, indéfiniment, donc n’hésitez pas!

Corentin HUBER 

Vous êtes meneurs ou dresseur de bovin, vous avez un voisin ou une connaissance qui pratique, vous avez un projet d’attelage, contactez nous à cette adresse pour tenir à jour le recensement des bouviers en France. Merci: 

carnet.adresse.aba@gmail.com

ou au 06 74 94 94 18

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Appel à contribution de Claus Kropp: Travailler avec l’énergie animale au 21e siècle Une archive virtuelle, de l’importance et de la promotion des animaux de trait

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Claus Kropp du Laboratoire d’Archéologie Expérimentale de Lauresham en Allemagne lance un appel pour créer une banque de documents vidéos des attelages en traction animale dans le monde aujourd’hui.

Un appel auprès de tous les utilisateurs en France est lancé.

Merci de lire le document ci-dessous et de faire le maximum pour y répondre afin de créer un outil documentaire indispensable à la mise en avant de la traction animale.

Nous lançons tout particulièrement l’appel aux bouviers puisque c’est ici sur ABA le lieu de le faire.

Conjointement, un congrès virtuel intitulé « Animaux de travail – passé, présent et avenir » sera mis en place les 8 et 9 mai 2021 où la banque de données et une première série de clips seront présentés à cette occasion.

Nous comptons sur vous et faites passer l’info!!

______________

Les animaux de trait à travers le monde continuent à contribuer à la vie et à l’économie de millions d’êtres humains. Que ce soit pour le transport, l’agriculture ou la foresterie, le recours à l’énergie animale est d’une importance primordiale depuis des siècles.

Bien que sa soutenabilité économique ne soit pas mise en doute, on constate aujourd’hui dans de nombreuses régions du monde un déclin massif du nombre d’animaux de travail.

La pression de la part des marchés capitalistes, la rationalisation technologique du travail agricole et la baisse qui en résulte à l’échelle mondiale du nombre d’agriculteurs modestes et de paysans ont mené à l’abandon de l’énergie animale en faveur d’outils et de transports qui dépendent des énergies fossiles.

Ces archives virtuelles visent à documenter l’état actuel de l’utilisation des animaux de trait au XXIe siècle. Elles serviront aussi à démontrer que l’utilisation de l’énergie animale n’est pas une question de nostalgie ou de folklore, mais dans certaines circonstances, reste économiquement viable et soutenable.

À travers entretiens, vidéos, photographies et illustrations, ces archives offriront à de nombreux témoins l’occasion de dire les raisons pourquoi ils utilisent des animaux de trait et de travail, et d’évoquer les défis auxquels ils font face. Les organisations, associations et musées impliqués dans la préservation et la promotion de la traction animale et qui forment les utilisateurs ou informent le public sont également invités à contribuer.

Comment utiliser ces archives numériques ?

Ce projet de banque de données en accès libre aura son propre site Internet et permettra de visionner toutes les vidéos en utilisant des mots-clefs ou des sujets proposés grâce à un menu déroulant (par exemple, agriculture, transport et foresterie). Il sera également possible de chercher par pays.

La structure des clips vidéos

Chaque vidéo devrait durer environ 5 minutes et commencer par une image fournissant les informations de base (situation géographique, date, éléments descriptifs, etc.). Suivra un entretien introductif sur la personne, l’association ou le musée, et ensuite une série de séquences vidéo et de photos pourra conclure le clip afin de donner une impression aussi vivante que possible des animaux et du travail pour lequel ils sont utilisés. Pour une meilleure compréhension des vidéos, il est souhaitable d’ajouter des sous-titres.

Comment soumettre des clips à destination des archives ?

Il n’est pas nécessaire de nous fournir des versions déjà éditées ou finalisées. On peut envoyer les documents séparés pour l’entretien, les clips vidéo, les photos ou illustrations au moyen d’un disque dur externe, par des systèmes comme WeTransfer ou Dropbox.

Un document séparé devrait détailler les données sur la situation géographique et les informations sur la personne, l’entreprise, l’association, l’exploitation ou le musée, ainsi que l’autorisation pour la « Digital archive of draft animals usage in the 21st century » d’éditer et d’utiliser toute la matière fournie. Après examen des données, les clips vidéo seront édités, finalisés et publiés dans la banque de données.

Congrès virtuel : « Animaux de travail – passé, présent et avenir » en 2021

La banque de données et une première série de clips seront présentées lors d’un congrès virtuel « Animaux de travail – passé, présent et avenir », 8-9 mai 2021

Organisée par

Claus Kropp

Laboratoire d’Archéologie Expérimentale de Lauresham

Nibelungenstrasse 32

64653 Lorsch

Allemagne

c.kropp@kloster-lorsch.de

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