< 1 2 14

Compte Rendu de la réunion des bovins de trait en Allemagne le 14 -15 Février 2026

Voici un très belle article du groupe de bouvier Allemand sur leur réunion et le teste d’aptitude des bovins de travail. 

 

Pour retrouver l’article d’origine : « German bullocky meeting 2026« 


Nous, les éleveurs de bœufs de trait, représentons une petite minorité, certes, mais en pleine croissance, au sein du petit groupe d’utilisateurs d’animaux de trait en Europe. Le Groupe de travail sur les bovins de trait existe depuis une trentaine d’années. Nous sommes une association informelle de personnes qui pratiquent cette technique d’élevage ou qui s’y intéressent. La plupart d’entre nous viennent d’Allemagne, mais certains sont originaires d’Autriche, de Suisse ou de France. Chaque année, une rencontre de deux jours a lieu un week-end de février dans une ferme possédant des vaches, des bœufs ou des taureaux de trait.

Cette année, les 14 et 15 février, Mirko Zimmermann et son mari David ont accueilli près de 40 personnes à Hüttenberg Reiskirchen, près de Wetzlar, malgré une forte opposition ! Quelques semaines avant la rencontre, le district de Lahn-Dill avait été déclaré zone de restriction pour la fièvre catarrhale ovine (type 8), ce qui a nécessité des négociations avec les services vétérinaires et de nombreuses démarches administratives. L’ironie du sort est que le test d’aptitude au trait devait initialement avoir lieu en novembre 2025 au tout nouveau Centre de recherche et de formation sur les bovins de trait, et y avait déjà été reporté pour la même raison. De plus, il a plu pendant des jours avant l’événement, rendant le terrain impraticable ; des conditions peu favorables pour une manifestation en plein air. Enfin, la propriétaire a annulé sa réservation à la dernière minute, alors qu’un dîner et des présentations étaient prévus. Ces deux événements se sont donc déroulés spontanément dans la grange des Zimmermann, qui ont également fourni le repas et les boissons. Malgré tous ces imprévus et des problèmes de santé, les Zimmermann ont réussi à accueillir la réunion.

Traditionnellement, les animaux des hôtes sont attelés les deux jours, et parfois des équipes invitées participent également. Le samedi soir, après un repas convivial, les participants présentent des photos, des courts métrages, des rapports ou des exposés sur leurs activités liées aux bovins de trait. Des conférences spécialisées sont parfois données par des intervenants extérieurs. L’essentiel est d’échanger sur le sujet, et de nombreuses amitiés se sont nouées lors de ces rencontres !

Ce qui a rendu la rencontre de cette année si particulière, c’est l’organisation simultanée d’un test d’aptitude aux bovins de trait ! Nous le devons non seulement à Mirko et David sur place, mais surtout à Claus Kropp, directeur du laboratoire de plein air de Lauresham. En novembre 2024, il y a organisé le premier test d’aptitude depuis près de 80 ans. Ce faisant, il a donné un élan important à la petite mais notable tendance à redécouvrir cette technique culturelle autrefois essentielle et aujourd’hui presque oubliée. L’objectif est de pérenniser cet événement.

Un grand merci aux Zimmermann pour l’organisation de cette rencontre !

Le test d’aptitude ne peut être comparé aux compétitions de traction en Espagne ou aux États-Unis, où le but est de tirer la charge la plus lourde possible sur un traîneau sur une distance donnée, le plus rapidement possible. Il ne peut pas non plus être comparé aux compétitions américaines, qui impliquent diverses épreuves techniques dans des conditions et à des vitesses spécifiques.

Notre test d’aptitude n’a pas pour but de désigner des gagnants ou des perdants. Il s’agit plutôt d’une présentation conviviale et collégiale des aptitudes des bovins de trait, qu’ils soient débutants ou confirmés, et de leurs bergers. Il offre la possibilité de se comparer aux autres, ce qui encourage les participants à s’entraîner avant et pendant le test, et à maintenir leur niveau de performance après celui-ci. De plus, vous recevrez un document pour l’animal dressé, attestant de sa qualification, notamment lors de sa vente.

 

Comme les cinq bovins participants avaient moins de deux ans, l’accent n’était pas encore mis sur la force de traction, mais principalement sur leur aptitude au dressage et à l’apprentissage. L’objectif était de tester les compétences de base pour un travail ultérieur en forêt ou dans les champs, lors de défilés ou en zoothérapie : démarrer, s’arrêter et rester immobile de manière fiable, tourner à droite et à gauche, et faire quelques pas en arrière. Le parcours comportait 5 ateliers :
1. Un parcours de slalom composé de 5 cônes, avec départ et arrivée.
2. Une porte à ouvrir, franchir et refermer.
3. Une barre de 20 cm de haut à enjamber.
4. Un « L » formé de barres à franchir dans un ordre précis, combiné à une
simulation de cages à chiens (barres surélevées) dans laquelle l’animal devait être conduit et rester brièvement immobile.
5. Un point d’attache pour la mise en place et le retrait du harnais.
6. Une rencontre avec un gros tracteur en mouvement, klaxonnant, durant laquelle l’animal devait rester sous contrôle.
Les épreuves exigeaient que l’animal suive les instructions avec assurance et soit dirigé dans toutes les directions, qu’il s’arrête et reste immobile calmement, qu’il « manœuvre » et « se gare », et qu’il soit harnaché de manière détendue.

 

 

Aucune consigne n’était donnée quant à la manière dont les animaux devaient être menés : en licol, à l’aide de rênes, ou selon la méthode nord-américaine sans bride, par la voix, le langage corporel et le fouet. L’essentiel était la maîtrise des situations quotidiennes.
Les trois juges étaient la vétérinaire Elke Treitinger, qui a également effectué les contrôles sanitaires des bovins, Jörg Bremond, cofondateur de Zugrinder AG, et Anne Wiltafsky, experte en comportement et dressage bovins, qui a supervisé l’épreuve. Tous trois possèdent ou ont possédé des attelages de bovins.
Le style d’évaluation d’Anne Wiltafsky a clairement mis en évidence l’essentiel : les points positifs résidaient avant tout dans la qualité de la relation homme-animal, le respect du bien-être et de la sécurité des animaux, ainsi que dans l’interaction harmonieuse, fondée sur la confiance et le respect mutuels.
En résumé : les cinq animaux ont réussi l’épreuve. Cependant, les différences d’approche – tant chez les animaux que chez les humains – face aux différents obstacles étaient intéressantes :
Lisa Marie, une génisse Red Highland d’un an et demi, regrettait visiblement l’absence de son compagnon, resté à la maison avec lequel elle travaille habituellement. Malgré ses hennissements et sa nervosité manifeste, elle a suivi l’expérimenté Karl Wilhelm Becker, qui l’a guidée avec expertise à travers tous les obstacles. Claus Kropp a réalisé le parcours avec deux génisses Original Brown d’un an, très détendues, les encourageant de sa voix et de ses caresses. Doc et Marty l’ont suivi avec confiance, attendant les caresses après chaque épreuve. Markus Wintrich a également guidé deux génisses Vosgiennes d’un an et demi, bien développées, à travers les obstacles l’une après l’autre. Il a eu l’ambition et la patience de guider Onni et Biscuit sur le parcours sans corde, du moins dans certaines sections, en utilisant uniquement sa voix, son langage corporel et des signaux de fouet, ce qu’il a très bien fait.

Pour nous, spectateurs, l’observation fut riche d’enseignements et alimenta de nombreuses discussions. Le lendemain matin, et de nouveau ensuite, certains jeunes animaux furent attelés à des chariots légers.

 

Après un dîner concocté par Mirko et David, trois autres participants ont pris la parole. Julia Blumenthal a relaté son voyage en Ouganda avec Anne Wiltafsky : grâce à ses contacts avec Tillers International, puis lors du Symposium mondial sur les bovins de trait à Lauresham, Anne avait rencontré Boniface Okumu, responsable de l’« Oxenclinic » en Ouganda. Elle avait organisé un atelier sur les animaux de trait et s’était rendue avec Julia dans le nord du pays, près de Gulu. Julia nous a montré des photos de son voyage, illustrant son travail avec le bétail et la population locale. Le court-métrage sur la fabrication artisanale de jougs américains, réalisés uniquement à la machette et à une vitesse fulgurante, était particulièrement impressionnant.

Il y a de nombreuses années, Tillers International (https://tillersinternational.org) a fondé l’Oxenclinic avec Boniface. L’arrêt des financements pour la coopération internationale aux États-Unis a rendu encore plus difficile pour les populations de cette région, après la guerre, d’obtenir un soutien pour une agriculture plus performante et l’autosuffisance, ainsi que pour reconstituer les savoir-faire perdus dans ce domaine.

Claus Kropp a ensuite présenté une série de photos de son travail avec son propre bétail, les animaux du musée et ceux qu’il avait dressés. Parmi ces derniers figuraient principalement des races menacées : Allgäu Original Braunvieh, Hinterwälder, Ansbach Triesdorfer et Rätisches Grauvieh. Il propose d’ailleurs des stages de conduite de bovins de trait à Lauresham (https://kloster-lorsch.de/freilichtlabor/zentrum-fuer-zugrinderforschung-und-ausbildung/).

Anne a raconté plus tard comment elle s’était liée d’amitié avec deux mères célibataires vivant près de l’Oxenclinic. Depuis, elle les soutient : grâce à ses propres économies et à des dons, huit hectares de terrain ont été acquis et un réseau de mères célibataires a été créé sur place grâce à des dons. Ainsi, elles peuvent d’abord s’accorder des prêts entre elles, puis entre elles. Cela leur permet de subvenir à leurs besoins et de s’entraider. Des soins médicaux réguliers ont été organisés et de nouveaux dons ont permis d’assurer la scolarisation des enfants, y compris les repas et le déparasitage pour les prochains mois. Parmi les autres projets à l’étude figurent la construction d’un puits, éventuellement d’un réservoir d’eau de pluie pour l’irrigation pendant la saison sèche, et la garantie du paiement des frais de scolarité à long terme. Ces acquisitions de terres privées pour les agriculteurs sont particulièrement importantes en période d’accaparement des terres (en Ouganda, principalement par la Chine et l’Inde) afin de permettre aux populations locales d’être autosuffisantes – une situation similaire à celle de l’Allemagne, où il devient également de plus en plus difficile pour les agriculteurs et ceux qui souhaitent le devenir d’acquérir des terres, car la terre est une ressource limitée et fait l’objet d’une spéculation croissante de la part de personnes non agricultrices.

 

Liens utiles pour ceux qui s’intéressent à la traction bovine

Cette articles rassemblent des liens utiles  pour ceux qui s’intéressent à la traction bovine.

On y trouve des personnes, associations, des structures de formation, du matériel, des documents de référence…

Si vous remarquez un lien inactif ou que vous souhaitez en partager un nouveau, faites-le nous savoir. Cette article ne demande qu’à s’enrichir avec le temps et les contributions de chacun.

Associations et réseaux

Structure de la traction animal : Entreprise, Ferme, parc, formation, écomusées…

Site de référence, documentation…

Matériel et sellerie

Photographes

Panser la terre : la traction animale, une pratique paysanne, durable et moderne par Maurice Miara 2025

Voici la thèse réaliser par Maurice Miara ainsi que la vidéo de la soutenance « Panser la terre : la traction animale, une pratique paysanne, durable et moderne » en 2025 qui nous a autorisés le partage.

N’hésitez pas à contacter l’auteur pour plus d’informations sur son travail ou d’éventuels collaborations. Par ailleurs, si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à contacter le réseau Cheval & SHS, plusieurs chercheurs et doctorants travaillent sur ces sujets.

Résumer : 

Dans un contexte de prise en compte des enjeux environnementaux, de nombreux agriculteurs écologisent leurs pratiques et s’orientent vers une agroécologie forte. Se développant sous des formes alternatives, ils remettent en question le productivisme, et interrogent nos rapports à la croissance, à la modernité et au progrès. Parmi ces pratiques agricoles alternatives, la traction animale connait un regain d’intérêt et évite de nombreux écueils de l’agriculture conventionnelle. Bien que cette pratique demeure marginale et soit perçue comme folklorique, nous constatons une augmentation du nombre d’installations, notamment des néo-paysans en maraîchage et en viticulture.Ce travail vise à analyser le potentiel de la traction animale agricole en France à s’inscrire comme une pratique durable et moderne dans une perspective de transition agroécologique. En s’appuyant sur l’agronomie systémique, en particulier sur le cadre de l’analyse de pratique, 67 entretiens ont été menés, dont 33 fermes. L’objectif est de comprendre les caractéristiques de la pratique, d’évaluer la durabilité des fermes la mobilisant et d’analyser les conditions de son développement.Les agriculteurs rencontrés sont majoritairement des néo-paysans, animés par une quête de sens et des motivations politiques et de passion pour les équidés. On observe une prédominance de petites fermes, engagées vers une forte écologisation de leurs pratiques. La traction animale occupe souvent une place centrale dans ces systèmes, guidant les choix stratégiques et permettant d’affirmer l’identité paysanne du projet. C’est une forme de coproduction avec le vivant. Par ailleurs, les fermes évaluées à l’aide de la méthode IDEA4 présentent des scores élevés de durabilité, en particulier pour les dimensions agroécologiques et socio-territoriales. Même dans la dimension économique, les fermes ont des résultats équivalents à la moyenne, démontrant la viabilité de ces modèles.Pour autant, la traction animale peine à émerger comme une pratique reconnue et crédible. Les tensions entre les différents acteurs de la communauté de pratique, combinées à son caractère marginal, participent à son invisibilisation. Son utilisation s’inscrit pourtant dans une forme d’innovation, la rétro-innovation, et apparaît comme moderne et durable afin de répondre aux défis de la transition agroécologique.Cette thèse analyse ainsi la réappropriation d’une pratique ancienne par des paysans engagés dans une écologisation de la société, redéfinissant nos rapports aux vivants et s’inscrivant dans une modernité alternative et durable. Les résultats soulignent la pertinence de cette forme d’agriculture alternative et son inscription au sein de la transition agroécologique.

Maurice Miara. Panser la terre : la traction animale, une pratique paysanne, durable et moderne. Géographie. Université de Toulouse, 2025. Français. ⟨NNT : 2025TLSEJ030⟩. ⟨tel-05294495⟩.

Contact : maurice.miara@gmail.com

Lien pour retrouver la thèse : https://theses.hal.science/tel-05294495

Document PDF : Miara_Maurice_2025

Soutenue publiquement et enregistrée à l’Institut Agro, amphithéâtre Camille Moule, Rennes : 

Ecole doctorale Temps, Espaces, Sociétés, Cultures. UMR LISST-DR.

Financements : ANRT, CS Filière équine, Fonds éperon. Convention Cifre avec l’Institut national des équidés de travail.

Direction de thèse : M. Mohamed GAFSI, Directeur de thèse, ENSFEA M. Philippe BOUDES, Co-directeur de thèse, L’institut Agro Rennes-Angers Jury : M. Michel STREITH, Président, Université Clermont Auvergne Mme Claire LAMINE, Rapporteure, INRAE Provence-Alpes-Côte d’Azur Mme Estelle DELEAGE, Rapporteure, Université de Caen Normandie Mme Soazig DI BIANCO, Examinatrice, L’Ecole supérieure des agricultures M. Christian MOUCHET, Examinateur, Institut Agro Rennes-Angers.

Table des matières

Chapitre 1. La traction animale, état des lieux d’une réappropriation marginalisée

I. Caractéristiques et enjeux de la traction animale 
II. L’impensé de la traction animale : un trou noir de la recherche 
III. Problématique et questions de recherches 

Chapitre 2. Une approche systémique qui saisit l’ensemble de la traction animale. Analyse de pratique, repaysannisation, agroécologie et rétro-innovation 

I. L’agronomie systémique : cadre méthodologique 
II. Le cadre de l’agronomie systémique amendé : une approche de l’opportunité et de la modalité 
III. Approche de l’efficacité par l’évaluation de la durabilité 
IV. Comment objectiver le développement d’une innovation paysanne ? 

Chapitre 3. Démarche et méthodologie 

I. Un échantillonnage à plusieurs niveaux : présentation des corpus 
II. Une méthode de collecte principalement qualitative et basée sur l’entretien 
III. De la singularité à la montée en généralité : traitement des données brutes 

Chapitre 4. Mobiliser la TA, un marqueur identitaire ?

I. Des néo-paysans en quête de sens 
II. Les raisons de l’adoption de la pratique : des volontés personnelles et politiques
III. La traction animale s’insère dans des projets de production agroécologique 
IV. Modalité de la pratique : Dans quels modèles agricoles s’insère la traction animale ? 
V. Coproduire avec un autre être vivant : l’attraction animale 
VI. Des choix stratégiques graduels par rapport à la pratique 

Chapitre 5. Des systèmes de production agroécologiques et durables 

I. Avant-propos sur l’usage d’IDEA4 au sein de ce travail
II. Des fermes avec des performances agroécologiques élevées 
III. Une implication socio-territoriale forte 
IV. « Ça ne doit pas être très rentable quand même ». Analyse des performances économiques
V. Caractéristiques générales de la durabilité des fermes en traction animale 

Chapitre 6. Analyse des conditions de développement de la pratique 

I. La nécessaire structuration des acteurs de la pratique 
II. « C’est nous le futur ». Revendiquer la modernité 
III. Dépasser les contraintes spécifiques à la traction animale 

Chapitre 7. Discussion générale

I. Une approche d’agronomie systémique qui positionne la traction animale dans le champ des pratiques paysannes 
II. Une proposition de société sympoiétique, durable et moderne 
III. Quelles perspectives pour la traction animale ? 

Conclusion 

Fiche technique « Bien réussir la manipulation des bovins Percevoir, comprendre, communiquer » de la FiBL

 

La fiche technique « Bien réussir la manipulation des bovins: percevoir, comprendre, communiquer  » transmet les bases des perceptions sensorielles et de l’apprentissage des bovins domestiques et montre comment les éleveurs d’un cheptel peuvent créer une relation positive avec leurs bovins.

 

Pages : 28
Authors : Johanna Probst, Anet Spengler Neff
Publisher(s) : FiBL
Year of publication : 2024
Publication Format : Technical guide
Version : Professional print / Download
Language : French
DOI : 10.5281/zenodo.10694029
Item no. : 1659

 

Document PDF : 1659-manipulation-bovins

Site du FiBL : https://www.fibl.org/fr/ 

Allemagne : Épreuve d’aptitude et de performance de traction pour bovins 8-9 novembre 2025

• sillon pas très profond mais bonne évacuation

Traction animale bovine Rencontre dans la Sarthe 2024, article facebook de Pascal Durand

sarthe 2024 nioulou (16)
Lors de cette rencontre, programmée pour être chaque année dans un nouveau département, j’ai eu le plaisir de représenter Prommata, Prommata international et, mon intérêt pour le travail avec les bovins attelés en solo au collier et menés de derrière avec les guides.
Il est fréquent de rencontrer des personnes confondant naïvement « motorisation » et « mécanisation » . Les démonstrations d’outils modernes permettent de montrer l’existence mais aussi l’intérêt écologique et agroécologique de la traction bovine et de la de la traction animale en général. Merci Manu d’avoir amené « el Forcat », outil traditionnel espagnol léger maniable et polyvalent. Bel exemple d’outil qui à gagné en polyvalence en étant construit en acier et non plus en bois comme les tout premiers il y a bien longtemps. J’en profite pour préciser que des bovins seront probablement présent aux journées d’échange de Prommata le 26 et 27 octobre 2024 à Tréal (56), on sera là pour échanger sur ce sujet également.
sarthe 2024 g chapelier (17)
Centrés sur la France et les 2 dernières décennies, certains pourraient croire que la traction animale agricole se restreint aux équidés !!!!
Au niveau de la recherche, de la promotion, de la formation…restreindre la Traction animale aux équidés serait restreindre purement et simplement l’usage de la traction animale.
Quand nous constatons que la majorités des personnes travaillant ou voulant travailler avec des bovins a été en contacte avec des équidés de travail avant de le faire avec les bovins, on comprend que la TA est un tout. Les 3 principales motivations de celles et ceux qui travaillent avec les bovins sont :
  • L’envie et l’affinité avec les bovins
  • Les besoins mais aussi l’accessibilité économique. Elle permet une mécanisation agricole économique sur de petites structures. Elle rend accessible techniquement la production vivrière (légumes, lait, viande, transport de bois…). Quand le revenu de l’activité principale est faible, la production vivrière rend viable une activité économique non viable sans cela !
  • L’envie de faire de la traction animale même quand on ne se sent pas en confiance ou en sécurité avec des chevaux.
L’écologie, la production d’aliments sains non industriels, la résilience et la relocalisation des systèmes agricoles n’étant pas une préoccupation d’actualité, ces rencontres ont été organisées sans aucun financements extérieurs ! Merci La Ferme d’Héliacynthe, Agnès et Luc Bernard pour l’accueil et l’organisation, merci Léonie pour le travail dans l’Association Française des Meneurs de Bovins (AFMB), Merci à tous et toutes pour le reste !
sarthe 2024 g chapelier (18)
Pour diverses raisons, qu’elles soient mécaniques, sanitaires ou autres, il n’y avait pas de paires de bœufs travaillant au joug, toute la diversité des manières de travailler avec des bovins n’était donc pas représentée. Pour les personnes intéressées par ces pratiques il faudra aller en Creuse chez Philippe pour le WE de l’ascension ou en Vendée à l’automne 2025 pour une nouvelle rencontre comme celle là, organisée par l’AFMB.
Il n’y avait pas non plus d’animaux adultes permettant de travailler seul avec la Kassine au milieu du public, celles-là préparaient leur vêlage ou s’occupaient de leur jeune veau !
La présence de veaux, génisses et jeunes adultes à permis de cibler les exercices et discussions sur l’approche des jeunes bovins et, sur les étapes de la mise en confiance et du dressage.
Ces échanges étaient suffisamment techniques pour donner des éléments concrets à celles et ceux qui dressent leurs premiers bovins comme à celles et ceux qui ne vont pas tarder à s’y mettre.
C’était l’occasion d’écouter et de voir l’approche des collègues, j’ai apprécié l’écoute et le respect mutuel de ces rencontres.
Quand je vois l’excellent travail réaliser par Marine avec son jeune bœuf Froment du Léon, (elle s’est lancée avec attention, patience détermination et seulement 3 jours de formation avec mes vaches !) Je me dis que la traction bovine peut être un soutien accessible pour celles et ceux qui ont envie ou besoin dans leurs activités agricoles ou vivrières.
Les échanges ne sont bien sur pas restés sur le dressage et le guidage,
des ostéopathes nous ont fait part des points de vigilance lors du travail avec les jougs de tête, de garrot, le collier…
une vétérinaire nous à parlé des pieds des bovins,
les incontournables Michel et Véro nous ont présentés, les vires mouches, la taille des jougs et….les gaufrettes maison !
Sans parler des colliers 3 points révisés, amenés par Bena animal training
des séances d’essayage des caveçons…
Bien concentré sur les échanges enrichissants je n’ai pas pris beaucoup de photos ou vidéos, sur le blog Attelages Bovins d’Aujourd’hui ABA ou les pages Facebook de l’AFMB vous en retrouverez plein d’autres.
sarthe 2024 nioulou (22)

Les araires gravés du Mont Bégo, une approche technologique et éthnologique, par Henri pellegrini

6 recadrée

L’archéologue amateur passionné et engagé Henri Pellegrini (Membre de (l ‘IPAAM)  Institut de Préhistoire et d’Archéologie des Alpes Maritimes. Membre de (l’ASER centre Var). Président Honoraire d’ARCHEAM, Cercle d’Histoire et d’Archéologie des Alpes Maritimes)

nous fait le grand privilège de nous accorder une seconde publication avec un texte sur les araires, paru dans le N° 1 de la revue Archéam, (Janvier 1994).
Il s’intéresse principalement aux peintures et gravures rupestres du monde entier, en archéologie.
Son attention est surtout d’analyser le mode d’harnachement et les caractéristiques des animaux et engins tractés, travois, chars, chariots, ainsi que les instruments aratoires utilisés depuis le néolithique à nos jours.
Un grand merci à lui pour sa collaboration.
Vous pouvez téléchargé le PDF fichier pdf en cliquant ici
1
2
3
4
5
6
7
8

N°93 du journal de l’association FERME pour la sauvegarde et la promotion des races anciennes

couverture 93

Dans le cadre du partenariat « races et populations orphelines », Attelages Bovins d’Aujourd’hui aide F.E.R.ME. (Cliquez ici pour voir) à promouvoir les races les plus rares et menacées en diffusant la version Pdf de son journal. 

  • Pour découvrir les derniers numéros, cliquez ici
  • Dernier journal en ligne : Lien direct pour le N°93 avec la  vache Bleue du Nord, le mouton Mahorais, le porc Kunekune, la poule Comtoise (œufs bleus), les tourterelles rieuses, les dindons nains… (Cliquez ici)
Les partenaires : Cf p. 21 et 22.
Bonne lecture ! 
Vous pouvez aussi cliquez sur le PDF pour télécharger le Numéro : fichier pdf N-93_Partenaires 

Traction bovine au Château Corbin Michotte, Maison Boidron

Au Château Corbin Michotte, Saint-Emilion Grand Cru, la Maison Boidron remet en pratique depuis 3 ans le travail des vignes avec des bœufs de traction.

Journées d’échanges PROMMATA 2021, anniversaire des 30 ans

 

< 1 2 14