Deux documentaires sur les Gaulois vont être diffusés sur Arte TV.
On peut y voir intervenir Emmanuel Fleurentdidier avec une paire de bœufs.
Cliquez ici pour voir le lien
Deux documentaires sur les Gaulois vont être diffusés sur Arte TV.
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Fier de pouvoir mettre à l’honneur mon expérience avec les bovins commencée en 2005 au Puy du Fou, cette session de formation était pour moi une première sous ce format « Long ».
En effet, les modules de formation délivrés au sein de l’Académie de Bouvier au Puy du Fou (entre 2014 et 2021), ne se faisaient que sur des matinées ou des journées. Le groupe de bouviers à encadrer était souvent constitué de jeunes entre 14 et 20 ans et d’un effectif de presque 10 en moyenne.
J’ai donc revu totalement mon approche et j’ai organisé l’ensemble des thématiques qu’il m’était important d’intégrer au programme, de manière à offrir une planification cohérente, complète et adaptée pour répondre aux besoins et aux attentes de mes stagiaires sur un format de 4 jours.
Pour cette première session j’ai accueilli Véronique, que j’avais eu la chance de rencontrer auparavant à l’occasion du rassemblement de bouviers (organisé par Léonnie et Corentin dans la Creuse chez Pascal et Jo DURAND).
Véronique avait commencé durant cet évènement, son parcours d’initiation au contact des bovins dressés. De nature très curieuse, elle est cavalière de longue date, mais surtout elle cultive une affinité particulière avec le bovin. Elle est aussi propriétaire de chèvres Angora avec un projet axé sur la valorisation de la laine. Elle se projette à moyen terme avec un bovin pour une utilisation d’entretien de prairies et quelques chantiers de débardage.
Le début de formation a surtout été axé sur la découverte et l’exploration des comportements des bovins. Il me semble essentiel de maîtriser cette lecture de l’animal avant de chercher à le manipuler. Ceci permet de sécuriser aussi bien le bouvier dans son approche, que l’animal dans sa lecture et son interprétation des interactions de l’homme vis-à-vis de lui-même. Une fois cette lecture des principaux comportements intégrés, nous avons poursuivit avec les premières mises au licol, au pré avec les plus jeunes de mes bovins, qui sont encore en phase d’éducation et de dressage.
Après avoir réalisé et maitrisé à plusieurs reprises, la prise en longe des différents bovins, nous sommes passés au menage en étant placés derrière avec les longues rênes. Ceci change complètement la perception du menage pour le bovin, n’ayant plus de visuel sur un référent placé devant ou sur le côté. C’est aussi une implication différente pour le bouvier qui doit se faire comprendre et se faire obéir en ne s’appuyant que sur sa voix, les rênes et le stick pour mener à bon port son animal.
L’avantage d’avoir une diversité de bovins, à différent stades de dressage et avec chacun leur caractère, est un outil précieux lors de ces formations. Cela permet un effet miroir auprès des stagiaires, qui réalisent alors l’adaptation permanente requise pour mener tranquillement et positivement un bovin, à réaliser une action souhaitée.
Les exercices se sont poursuivis avec la découverte du liage, la mise au joug et le menage en paire.
Nous avons commencé à vide, juste avec les bœufs afin d’intégrer les codes de communication, les bonnes postures ainsi que les placements pour un menage efficace. Ensuite nous avons attelé au tombereau afin que Véronique puisse réaliser et appréhender au mieux la conduite d’un attelage complet (bovins + tombereau). Celui-ci demande une anticipation et une prise en compte permanente du gabarit pour ne pas mettre en danger l’ensemble de l’attelage.
L’ensemble des exercices réalisés durant la semaine avaient pour but de mettre en confiance et permettre l’acquisition d’une autonomie au contact des bovins.
Mes motivations en tant que formateur lors de ces sessions, sont surtout de permettre aux participants de s’essayer aux différentes manières d’approcher et de mener les bovins en toute sécurité. Je leur transmets des codes et des clefs pour une future émancipation dans un projet associé aux bovins dressés.
Je remercie Véronique pour sa confiance exprimée lors de cette formation, pour son implication et son sérieux. Je ne doute pas de ses capacités à mettre sur pied son projet associé aux bovins avec les clefs acquises durant cette cession de formation.
Je remercie aussi Léonnie pour son passage le mercredi et son travail photographique.
Je vous ferai part rapidement des dates convenues pour la prochaine session de formation de 4 Jours, qui se déroulera en Mars prochain.
Je reste disponible pour toute demande d’informations et je vous rappelle que je propose également des initiations individuelles (à la ½ journée ou sur 2 jours) permettant d’avoir une première approche exhaustive de la pratique de la traction bovine.
Laurent Martin
Bonjour à toutes et tous, à vendre une paire de bœufs de race Béarnaise de deux ans.
Nous avons aussi un bœuf de trois ans de race Bordelaise .
Ils sont tous les trois manipulés tous les jours, idéal pour la traction animale.
Pour tous renseignements, vous pouvez me contacter par téléphone au 07 81 70 18 70
Quand deux jeunes bouviers de 20 ans et 26 ans décident de créer un nouvel événement autour de la traction bovine, on se dit que le renouveau qu’on sent frémir depuis déjà quelques années est en train de se manifester encore plus concrètement.
Léonnie Biteau, 26 ans, originaire de Vendée, est issue de l’Académie des Bouviers du Puy du Fou, propriétaire de deux bœufs Highlands dressés et dresseuse de deux bœufs maraîchins pour l’association des darioleurs de Vendée (le dariolage est un chant pour mener les bœufs pendant le travail) .
Corentin Huber, 20 ans, originaire d’Alsace, attelle des bovins avec son grand-père André Kammerer depuis qu’il a 12 ans, il a peaufiné le dressage d’une jeune génisse Vosgienne. Une rencontre internationale de bouviers a lieu depuis de années en Alsace articulée autour du savoir-faire de Philippe Kuhlmann de Soultzeren (68). Corentin avait l’idée depuis longtemps d’organiser un rassemblement de bouviers qui serait plus central au niveau géographique ou du moins de le rendre itinérant en France d’année en année pour permettre un accès plus facile à de nouveaux publics qui, jusque-là, ne pouvaient y prendre part pour des raisons d’éloignement géographique. Ainsi, la formule permet de multiplier, d’enrichir et de mettre en complémentarité les différentes approches de la traction bovine avec des utilisateurs diversifiés, et des techniques variées.
Après avoir beaucoup attelé avec son grand-père chez eux ou chez Philippe Kuhlmann pour travailler leurs animaux et apprendre auprès de cet incontournable dresseur, Corentin a rencontré la famille Durand, Joseph (Jo) le père et Pascal le fils. Il a découvert auprès d’eux le travail de précision en maraîchage aux guides, en solo et au collier que pratique au quotidien Pascal Durand sur sa ferme de Gentioux Pigerolles. A la découverte du lieu et d’un savoir-faire différent mais complémentaire de celui jusqu’alors rencontré chez Philippe Kuhlmann, l’organisation du rassemblement qu’il rêvait de mettre en place, lui paraît alors évidente à organiser ici. L’idée fait son chemin et, rejoint dans sa démarche par Léonnie croisée lors de précédentes rencontres de bouviers en Alsace, ils décident en concertation avec la famille Durand de mettre en place un rassemblement de bouviers en Creuse pour l’année 2023 avec l’idée de le rendre à l’avenir, nomade d’une fois sur l’autre.
En préambule au rassemblement, les voyages de Corentin, Léonnie et celui de Mathilde et James Prevost
Trois voyages réalisés avec les animaux ont été entrepris avant le rassemblement pour rallier à pied Gentioux Pigerolles. Les deux premiers, dans le cadre de l’opération nommée « La corne rose » ont permis de collecter des fonds au bénéfice de la ligue de lutte contre le cancer et le second pour l’association « Trait d’union Limoge» qui aide plus particulièrement les enfants malades du cancer. La collecte conséquente de 8000 euros a été une franche réussite.
Corentin et son grand-père André Kammerer sont partis d’Alsace avec leur génisse Modestine et ont fait 750 kilomètres. Léonnie est partie avec les deux bœufs Safran et Bouleau de Lathus-Saint-Remy dans la Vienne et a parcouru 150 kilomètres. Mathilde et James Prevost avec leur fille Calli partis de Saint Maurice la Souterraine avec leur taureau Satanas et Perrine une ânesse, ont fait environ 90 kilomètres.
22, 23 24 Septembre 2023 : un rendez vous réussi
Le tour de table du vendredi au début de la rencontre permet à la trentaine de personnes de se présenter. On constate que beaucoup des participants ont en projet, sont en cours d’installation ou déjà installés professionnellement et qu’ils ont tous quelque part l’intention d’utiliser la traction animale et plus particulièrement la traction bovine. Certains ont déjà leurs animaux en cours de dressage et d’autres travaillent déjà depuis plusieurs années.
Les autres sont soit utilisateurs de bovins de travail pour les manifestations ou pour une utilisation personnelle hors activité professionnelle, soit sont intéressés à découvrir cette pratique.
Pendant ces journées, une part des participants n’a pu rester les trois jours, mais on peut dire qu’au moins quarante personnes professionnelles, ou en passe de l’être, ont été présentes sur les deux jours.
L’après-midi de samedi, on compte soixante quinze personnes sur l’espace du rassemblement. Les deux journées techniques du vendredi et samedi sont plutôt orientées sur le travail en solo et en guide au collier.
Sont présents sur le site, les animaux dressés de Pascal Durand (Pattuki, Merise et Tomillo), la génisse Modestine d’André Kammerer menée par Corentin Hubert, Jacaranda la vache Pie noire Bretonne et son veau Unefleur de Luc et Agnès Bernard, Bouleau et Safran la paire de bœufs Maraîchin de l’association des darioleurs de Vendée dressée par Léonnie Biteau, Tilia la génisse de Jo Durand, le taureau Jersiais Satanas de james et Mathilde Prevost ainsi que leur ânesse Perrine.
Pascal le maître des lieux, tout au long des deux journées techniques, présente et travaille autour de l’utilisation de la Kassine de Prommata, un outil multifonction et modulable. Un accent tout particulier au sujet de la sécurité pendant le travail avec les animaux est souvent mis en avant.
Il met aussi en évidence les différentes problématiques liées au travail avec un animal, les rythmes, la force de l’animal et l’adaptation des méthodes et de l’outil à celle-ci, les comportements à tenir selon celui de votre bovin… Pascal présente aussi le travail de la terre en suivant les courbes de niveau ainsi que les façons culturales en fonction de l’état du sol, de la météo, de la force de l’animal…
Dans l’optique d’expliquer comment ménager les animaux, les bons réglages des outils, du harnachement, en particulier du collier, sont abordés à plusieurs reprises. Il explique l’intérêt de l’utilisation du caveçon et de la problématique de sa fabrication. Vincent Grande, sellier à Glange (87), est venu présenter des modèles prototypes qu’il développe en collaboration avec un ferronnier sous les directives de Pascal.
Différents animaux à plusieurs stades de dressage permettent de voir l’évolution et les techniques adaptées pour amener progressivement le bovin au travail que l’on souhaite obtenir de lui. Pascal a pu ainsi présenter Tomillo, un jeune mâle Vosgien déjà bien manipulé. Celui-ci mis aux guides lui permet d’aborder la manière de se comporter et de réagir avec un jeune animal en dressage.
On peut voir aussi avec Léonnie Biteau, l’évolution du comportement au travail de la jeune paire de Maraîchins mis au joug double de corne seulement quelques jours avant et menés de derrière aux guides. Ils étaient jusqu’alors au joug double de garrot menés de devant ou de derrière. On voit sur ces trois jours l’évolution et les progrès de la paire sur des petits débardages effectués tout au long du rassemblement. Les meneurs de l’Association des Darioleurs de Vendée utilisent la paire avec le joug de garrot et réalisent quelques débardages.
Laurent Martin des Herbiers en Vendée est présent le vendredi. Il vient de créer son entreprise « Deux mains quatre cornes » et propose de la formation sur l’attelage bovin, des prestations, et de la médiation animale. Pendant sa journée de présence, il mène différents animaux, dont la paire de Maraîchins.
Corentin Huber travaille avec Modestine à différentes taches dont le passage du rouleau brise- fougères.
Eline Hoefsloot dresseuse de bovins et de chevaux, comportementaliste animal, est sur place le samedi pour présenter sont activité. Elle a aussi apporté un stock de colliers suisse anciens à trois matelassure remis en état. Ils permettent ainsi à certains de pouvoir se fournir directement dans la pièce maîtresse du harnachement.
Samedi en fin d’après midi, la plupart des attelages prennent la route en direction du bourg de Gentioux Pigerolles afin d’être prêts pour les animations de dimanche lors de la manifestation grand public organisée avec différentes associations de la commune. Le samedi soir, la soirée est ouverte avec un spectacle de contes après lequel s’enchaîne un bal traditionnel Limousin mené par Alexandra Lacouchie (violon) et Anne Riveau (accordéon diatonique), deux des meilleures musiciennes traditionnelles du Limousin.
Dimanche, un marché de producteur se déroule sur la place du village enrichi de l’entreprise « Randoline concept » qui propose du matériel de randonnée animale comme des bâts, diapasons ainsi que l’escargoline (petite voiture à traction animale adaptée au transport de personnes à mobilité réduite). On peut aussi manger sur place auprès des différents stands de restauration rapides et locales.
Votre serviteur présente des jougs de sa fabrication et taille en démonstration un joug neuf. Véronique mon épouse présente la fabrication traditionnelle de vire-mouches en fils torsadés. L’après midi Léonnie et Corentin présentent un petit film sur leurs aventures vagabondes et bovines de « La corne rose » qui a permis d’expliquer les raisons d’entreprendre de telles expériences et de vivre le quotidien de plusieurs dizaines de jours de voyage et de nomades avec des animaux. Une parcelle mise à disposition au bas du bourg permet aux animaux et à leurs bouviers de réaliser pour le grand public des démonstrations de travail. A cette occasion, on croise Philippe Kuhlmann qui, en plein déménagement de sa ferme de l’Alsace vers la Creuse, prend un peu de temps pour venir rencontrer toutes les connaissances du milieu et faire aussi de nouvelles rencontres.
Ces trois jours confirment le renouveau et le conséquent intérêt croissant pour la traction bovine et animale en générale. Le nombre de projets évoqués lors des tables rondes ou des discussions ne peut que ravir tous les passeurs de savoir-faire. Cependant, la transmission de l’immatériel ne tient toujours qu’au vivant et le vivant est précaire. Il est nécessaire de travailler tous dans le même sens à multiplier les collaboration entre meneurs et dresseurs expérimentés, ainsi que les occasions de transmissions par des formations et des rencontres. C’est un point capital si l’on veut que ces pratiques millénaires, même si elles sont bien ancrées dans « l’aujourd’hui », restent connues, pratiquées et participent de plus en plus à la vie des territoires, au maintien des races de bovins, des paysans, de l’homme .
C’est pour cette raison qu’il est très encourageant de voir que ce rassemblement est un vrai laboratoire de rencontres et d’échanges. Les nombreux participants peuvent ici à loisir, s’informer, échanger, se convaincre ou se faire peur, partager, prendre des contacts, apprendre, mener des animaux. Bref ils peuvent se faire une idée, conforter leurs projets et se nourrir de l’énergie de passionnés engagés.
Ils pourront ainsi avancer vers un futur où, plus tard, ils transmettront à leur tour leurs savoir-faire acquis avec l’expérience qui, un jour peut-être, a débuté à Gentioux Pigerolles.
Un énorme merci à Pascal Durand et à Mélanie sa compagne pour la co-organisation, leur accueil et leur gentillesse.
Merci à Pascal pour sa pédagogie et sa disponibilité auprès de tous.
Merci à Jo qui motive toujours beaucoup les jeunes à l’attelage et qui n’est pas avare de conseils.
Merci à Léonnie et Corentin qui, au regard de la participation importante, ont réussi leur première organisation.
Merci à tous les participants pour leur présence au rassemblement.
Voici le PDF d’un livre de Mariel Jean-Brunhes Delamarre.
Cette Géographe et ethnologue Française (1905/2001) a beaucoup travaillé sur le milieu rural en France pour en noter de nombreuses données.
Merci à Philippe Berte Langereau pour nous avoir communiqué cet ouvrage de référence sur les jougs paru en 1969 et aujourd’hui introuvable:
Géographie et ethnologie de l’attelage au joug en France du XVIIe siècle à nos jours
Cliquez sur le lien ci-dessous pour le consulter.
Document PDF : livre-jougs-delamarre_compressed
Voir aussi le PDF sur son œuvre par Martine Segalen:
Une oeuvre entre géographie et ethnologie Martine Segalen Dans Ethnologie française 2002/3 (Vol. 32), pages 529 à 539 Éditions Presses Universitaires de France

Le but de ce voyage est de réaliser nos rêves, tout en permettant rendre hommage à des personnes proches et en faisant notre possible pour aider notre prochain.
Une seconde équipe partira du département de la Vienne fin-août pour faire plus de 170 km en compagnie de 2 bœufs, en moins de 30 jours.
Corentin :
« Je suis tombé tout petit sans le vouloir dans la traction animale. Papy avait un cheval de trait avant de passer au bovin. Ma première rencontre des Bouviers, je l’ai faite en 2009, j’avais 6 ans. Ma passion c’est vraiment déclarer vers 2015. J’ai aidé mon grand-père à sortir du bois en forêt. Je trouvais ça marrant et j’ai essayé de tirer un peu mais cela ne marchait pas vraiment. Il ne se laissait manipuler que par mon grand-père et n’écoutait personne d’autre. Ensuite tout s’est enchaîné très vite car le bœuf s’est fait une jambe de bois. J’ai vraiment compris que ça m’intéressait quand de douleur, il c’est ouvert à moi et m’a fait comprendre le lien qu’il avait avec mon grand-père. Ce jour-là, j’ai eu un sentiment qui m’a donné envie de créer ce lien dans de bonnes conditions.
J’ai enchaîné à la rencontre des Bouviers les rencontres, j’ai cherché le savoir là où on me le donnait… et me voilà aujourd’hui capable de dresser et mener plusieurs bovins en même temps, je pense que je n’ai pas appris un 1/4 de ce que je vais encore apprendre. C’est pour ça que tous les événements de ce type me paraissent importants à organiser, pour que tout le monde puisse découvrir tout cela. »
« Dans cette traversée, j’aurai deux compagnons de voyage avec un grand écart d’âge. Effectivement, je voyagerai avec Modestine notre génisse et mon grand-père André Kammerer.
Modestine est la première personnalité féminine bovine, de la famille. Avant elle, nous avons eu 4 bœufs dont un qui tient compagnie actuellement, Tino. Tous nos bovins sont des Vosgiens car nous voulons travailler avec une race locale et aussi car ils ont une très bonne réputation pour la traction. Modestine a un caractère très particulier. Contrairement à beaucoup de bovins, elle s’ouvre très vite aux personnes et apprend tout aussi vite. Cela ne veut pas dire que n’importe qui peut la manipuler, elle a ses préférences. Malheureusement pour moi, elle préfère mon grand-père car il la manipule plus souvent.
Mon grand-père, pour faire simple, c’est la personne qui m’a appris les bases de la discipline. On pourrait avoir l’image d’une personne très dure au premier abord. En réalité c’est une personne très sensible à ces animaux, il fait tout pour leur bien-être qui est une priorité. Il est toujours présent pour partager des moments importants qu’ils soient bons ou mauvais. C’est marrant de se dire qui m’a transmis sa passion sans le vouloir et que maintenant je suis en train de réaliser son rêve en même temps que le mien. Je le remercierai jamais assez de continuer malgré l’âge juste pour moi. Modestine ne ferait pas partie de notre famille s’il avait arrêté. De plus Tino qui a des problèmes de santé ne serait peut-être plus de ce monde pour lui éviter la potentielle douleur et solitude. »
« C’est sur un chantier en Suisse que l’idée m’est paru. En refaisant ma vie en travaillant. Je me suis rendu compte que ma grand-mère avait le cancer en même temps que ma voisine. Après un long combat, ma grand-mère s’en est plutôt bien sortie, malheureusement cela n’a pas été le cas de ma voisine. Quand j’y ai pensé, j’ai directement eu un déclic, il fallait absolument que je soutienne une association pour toutes ces personnes.
Après une grande réflexion, j’ai décidé de réaliser un rêve en même temps qu’un projet de soutien. Parcourir plusieurs centaines de kilomètres avec une vache. Pour être plus précis, parcourir 600 kilomètres à pied avec elle. Pour réaliser ce projet, il faut un peu de préparation, à l’heure où j’écris ce texte. Je peux officiellement dire que pour le voyage je devrais avoir tout le matériel nécessaire. Mais pour la rencontre nous manquons de beaucoup de choses que je n’arrive pas à trouver. »
Léonnie:
« En octobre 2016, je suis allé à la rencontre des bouviers pour faire un reportage photo. Ces toucheurs de bœufs transmettent leur savoir et leur passion à tous ceux qui le souhaitent. On m’a accueilli volontiers. J’ai la chance d’apprendre en même temps que de faire des clichés.»
« Lors du rassemblement des bouviers en Alsace de 2019, j’ai fait beaucoup de rencontres. De nombreuses personnes viennent de toutes les régions de France et des pays alentours ! C’est là que j’ai rencontré Corentin, un jeune qui travaillait aussi bien que les adultes aux contacts des bovins. Depuis on est toujours resté en contact.»
« Je suis partie à la recherche de nouvelles personnes pour compléter mes connaissances. Au détour d’une conversation, on m’apprend l’existence d’une association non loin là. Elle a pour but de transmettre un savoir, en faisant des démonstrations sur la culture vendéenne dans tous les départements alentours. Les darioleurs aillant une paire de bœufs, Normand, vieillissant, ils ont eu besoin de nouveaux animaux pour prendre la relève. Accompagnés par deux autres personnes, nous nous sommes proposés pour nous lancer dans le dressage de Safran et Boulot.»
«Tout commence lorsque j’ai reçu un appel de Corentin. Il finit par me dire « Tu sais, je pense à un projet fou mais celui-là, il est pas mal. Je veux aller avec une vache à pied chez Jo dans la Creuse pour faire un nouvel événement dans le style de “la rencontre des bouviers d’Alsace” et soutenir une association. » J’ai répondu aussitôt « Moi aussi, je veux faire partie du voyage ». On s’est directement lancé. Maintenant, on est en pleine construction du projet pour fédérer personne, association et organisme autour de la traction bovine et de sa valorisation ainsi qu’une collecte de dons pour la lutte contre le cancer.»
Retrouvez la page de la corne rose pour un don pour la ligue contre le cancer en cliquant ici
Corentin Huber qui organise en Septembre le rassemblement autour de la traction bovine en Creuse, nous communique quelques derniers éléments de précisions.
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Bonjour chers voyageurs,
Je reviens vers vous au sujet du rassemblement autour de la traction bovine de septembre.
Nous rappelons qu’il aura lieu du 22 au 24 septembre.
La partie vraiment pratique et théorique se tiendra vendredi et samedi jusqu’à 16h30.
La partie orientée tout public commence le samedi à 16h30 jusqu’au dimanche soir.
J’ai eu quelques questions pratiques qui sont revenues plusieurs fois.
Voici donc quelques précisions pour éviter de se répéter.
Au niveau des couchages pour les nuits, rien n’est prévu, mis à part une parcelle pour planter des tentes.
Sur cette même parcelle les sanitaires seront présents pour tous.
Au niveau des repas, chaque repas sera en partie assuré sur place. Mais nous aimerions que tout le monde ramène quelque chose. L’idée est de ne pas profiter de la gentillesse de nos chères accueillants. Les plats seront fait par ceux présents, on pourra donc intégrer beaucoup de choses diverses et variées. N’hésitez pas à ramener des aliments ou des boissons faites maison.
Pour vous simplifier la tâche ramener un peu d’argent liquide. Cela vous évitera des trajets en voiture pour en retirer. Rares seront les paiements en CB.
Important:
Je tiens aussi à préciser que les personnes qui souhaitent ramener leurs bovins de travail, ont jusqu’au dimanche 10 septembre dernier délai pour me contacter et envoyer les papiers des bovins. Passer ce délai, il sera compliqué voir impossible de ramener de nouveaux bovins sur le rassemblement.
L’adresse du vendredi et samedi est: « Le peux du tour ».
Le Samedi et dimanche soir nous serons simplement sur la place du village et dans une parcelle à côté ( pour la parcelle tout sera indiqué).
Pour ceux qui le souhaite, tout matériel peut être ramené. Que ce soit pour utiliser et tester ou pour la vente. Tout sera mis au sujet du jour. Penser juste à me le préciser.
Mes coordonnées:
+33783364359
Sur ce, je vous dis à bientôt
Corentin
Elke treitinger nous a communiqué ce mail avec des photos pour un appel au sujet d’un collier entièrement en bois dont on ne connait rien.
Si quelqu’un a des indices communiquez nous vos connaissances!!!Merci!
Contact: aba.attelagesbovinsdaujourdhui@gmail.com
_________________
Cher Monsieur,
Je demande l’aide de nos bouviers français au sujet d’un collier sculpté provenant du musée ethnographique de Ljubljana dont voici les photos.
Le musée n’a aucune information à ce sujet ; je demande partout, plus il y a de personnes au courant, plus l’information est intéressante. Si vous avez déjà vu ce genre de choses ou si vous en avez déjà fait l’expérience, n’hésitez pas à nous le faire savoir !
Le collier est entièrement sculpté en bois, jusque dans les moindres détails ; seules les attaches pour les cordes de traction sont en fer. Il est nettement plus petit que les tailles de colliers habituelles ; c’est pourquoi nous supposons qu’il a été sculpté pour des ânes (mulets ?), en raison de l’angle supérieur horizontal du collier.
L’angle inférieur du collier est ouvert et présente des fentes de chaque côté dans lesquelles étaient insérés soit deux bâtons, soit un arc en bois. Les trous sont bien visibles dans l’espace vide en haut et ils seraient protégés dans les fentes
Il n’y a pas non plus d’indication sur son âge, si ce n’est qu’il faisait déjà partie de la collection du musée avant que celui-ci ne soit construit.
Quelqu’un s’est donné beaucoup de mal et nous espérons ainsi trouver des indices…
Bien à vous et reconnaissant pour vos efforts
elke treitinger
Ça commence peut-être par le spectacle sublime d’une fine nappe de brouillard d’un matin d’automne flottant au dessus du sol, puis glissant dans le creux du sillon fraîchement tracé, contrastant avec le vrombissement assourdissant qui accompagne le panache de fumée anthracite du tracteur sur lequel mon cul est vissé .
En tout cas quand je reprends la très petite exploitation familiale, elle se compose de 7 ha de céréales cultivées avec des vieilles machines et tracteurs et l’aide de voisins, ainsi que 3 ha de prairie pour les fourrages des moutons en autoconsommation, et de la jument de type comtois que j’avais déjà adjointe dans une recherche d’autonomie énergétique et alimentaire, quelques poules mais plus de lapins, le clapier étant trop petit.
Mais mon inexpérience en matière d’animaux au travail et mon habitude de me débrouiller à ma façon n’ont pas eu les meilleurs résultats puisqu’on a fait un peu de transport et de fanage. Deux sécheresses successives m’ont conduit à m’en séparer en tant que cheval de loisirs, puisqu’on pouvait l’atteler et monter.
L’expérience de mettre des cabas sur les sièges avant et arrière d’une poussette double tractée par la chienne pour ramener des récoltes de la parcelle des anciens jardins située près du petit canal et récemment défrichée, a sûrement participé à l’arrivée d’Éclair l’âne, animal réputé pour sa sobriété alimentaire , et d’un porte-outils polyvalent pour le maraîchage (Kassine).
Toutefois le résultat de certains travaux comme l’arrachage des pommes de terre ainsi que le rythme général du travail fatigant en sol lourd, comme monter les buttes, [(pour pdt, haricots, etc. )] ou même biner les « simples » rangs de betterave fourragère par exemple, n’étaient pas vraiment satisfaisants .
Crise de la quarantaine (ou pas) , crise sanitaire (ou pas), est arrivé le bœuf Mignon .
De caractère plus « stoïque », peut-être rapport à l’évolution des espèces, que les équidés et leur oreilles dressées qui prennent la fuite sur leurs longs membres, les bovins vont plutôt s’arrêter et baisser la tête, cornes en avant, l’air de dire « T’es sûr ? « . Ce sont les plus beaux !
La puissance et la sérénité qu’il dégage des sabots à la pointe des cornes en font un compagnon idéal pour les travaux à la ferme .
Cherchant à s’inspirer de savoirs ancestraux, la complémentarité du règne végétal et animal, les uns respirant même ce que les autres expirent, devient très intéressante dans un type de permaculture incluant l’herbivore. Ces derniers, à fortiori les ruminants, concentrent à moindre coût énergétique « l’énergie » de vastes surfaces en herbe sous la forme du fumier, servant à enrichir la petite surface dédiée à une production végétale destinée à l’autoconsommation en utilisant la traction animale (l’attraction animale).
Cette paire atypique (Âne / Bœuf) est aussi très efficace pour attelés en ligne, Éclair n’y entendant pas autrement, à l’avant-train « maison », une remorque de voiture derrière : avant-train très pratique pour accrocher remorques ou machines (faucheuse , faneuse/andaineuse etc.)
Actuellement on a construit un enclos fermé et des cages mobiles pour les lapins, on fabrique un bât pour Éclair l’âne et on va remettre en route une ancienne petite batteuse fixe récupérée dans un département voisin en vue de la récolte des blés anciens semés l’automne passé .
Bien qu’il paraisse plus simple et infiniment plus rapide d’user de la puissance des moteurs pour, par exemple, faire la tournée de remplissage des abreuvoirs, tout cela est faisable avec un attelage bovin aujourd’hui. Et bien plus encore. Et durablement.