Une très belle photo glanée au gré de nos rencontres de terrain, de deux attelages avec des chars de grumes. Une seule paire pour un bon char!!

collection Michel Nioulou
Une très belle photo glanée au gré de nos rencontres de terrain, de deux attelages avec des chars de grumes. Une seule paire pour un bon char!!

collection Michel Nioulou
Collection Michel NIOULOU
Cette paire de boeufs apparement, porte les « pieumets » caractéristiques du Charollais Brionnais. Aux cordets pends un « ancena ». On distingue une autre paire attelée à l’arrière. Elle doit être reliée par un « prouet » à « l’ancena » et probablement au départ pour une journée de labour au vu de ce type de configuration et de la longueur de la « guige ».

collection Michel Nioulou
Joanny Furtin, poète patoisant et régionaliste de Charolles a exercé son art en Charollais des années 1930 aux années 1980.
Par le biais du groupe folklorique « Les gâs du Tsarolais » qu’il avait fondé, il a édité un grand nombre de ses chansons sur des cartes postales.
« Ma guige », chanson en hommage aux meneurs de boeufs et leurs aiguillons, est l’une de celles-ci.
Sur la carte postale de la chanson, en illustration, a été jointe la photo d’une paire de boeufs liés dans la cour de la ferme actuelle de Laurent Billoux..
Quatre-vingt dix ans plus tard, nous avons pu refaire des photos au même endroit, avec le même bâtiment, le même tilleul, mais avec une nouvelle paire de boeufs. On peut, pour rester dans la comparaison, signaler que Laurent est aujourd’hui un membre actif du groupe folklorique « les gâs du Tsarolais ». La boucle est bouclée!!
Même si Papillon ne sera plus attelé, il restera en photo pour la postérité, lié avec Froment en hommage à Joanny Furtin, ce barde Charollais si attachant qui a tant marqué la région.

collection Michel Nioulou

Même endroit, même bâtiment, même arbre, 90 ans plus tard, seuls les boeufs et le bouvier ont changé.

Comme nous attelons notre boeuf Froment avec notre vache Azalée et devant la différence d’encornage des deux animaux, Michel Nioulou a dû faire la taille d’un joug spécial avec des têtières de tailles différentes.
Il est en hêtre. Voici quelques photos de sa taille.





On voit bien la différence de taille des têtières entre le côté vache (à gauche) et le côté boeuf (à droite)
Têtière côté boeuf
le joug une fois mis en peinture

Premier liage avec le nouveau joug à la Garaudaine lors du printemps du bio le 9 juin 2012
(photo Isabelle Billoux)

(photo Armand Delécluse)

Le joug en service après quelques réglages aux passages de cornes à la fête de l’âne à Baron le 8 Juillet 2012 avec Froment et Azalée
(photo Armand Delécluse)
Article paru à l’origine le 7 Mars 2012.

Nous attelons des vaches depuis 2005. Après Vérité et Valentie, Annabelle et Azalée, nous avions commencé de dresser une paire de boeuf en 2008.
Après un début de mise en confiance et une mise au joug, l’un des deux est devenu très craintif à l’égard de Michel Nioulou malgré un travail doux et mesuré. Il n’était donc pas possible de continuer le dressage.

Un des premiers liages de la première paire de boeufs dans la stabulation de l’exploitation


A la même période, une paire de jumeaux mâles naît sur l’exploitation. Laurent décide alors de les préparer dès leur plus jeune âge pour pouvoir les lier à terme.
Nous décidons de les nommer Papillon et Froment.
Froment dès le début, est le plus calme et le plus doux.
Dès leurs deux ans, il sont mis au joug de temps en temps et rapidement mis au timon du tombereau.
Tout se passe bien dans les petits chemins autour de l’exploitation et dans les prés.

Froment et Papillon au départ de vendenesse pour la Garaudaine à Charolles
Mais rapidement, il apparaît que Papillon est craintif devant l’imprévu et sur les obstacles. Sans être à première vue dangereux, il reste constamment « sur l’oeil », alors que Froment est d’une placidité à toute épreuve.

Froment et Papillon pendant le dressage



Froment et Papillon après un retour depuis vendenesse à La ferme de la Garaudaine


Froment et Papillon aux journées portes ouvertes de la cave du père Tienne chez Agnès et Eric Panay à Sologny (71) pendant la phase de mise en contact du public.
En 2011 après quelques sorties en ville et dans des environnements avec du public (portes ouvertes à la cave du père Tienne), Papillon se comporte avec crainte. Nous décidons donc d’arrêter de l’atteler vu notre présence fréquente dans la foule.
Nous travaillons donc actuellement avec Froment lié à Azallée. Cette paire, à priori dépareillée, ne manque pourtant pas d’intérêt. Ces deux animaux pour le moment d’une taille semblable sont très calmes, agréables, dociles et proches de nous.

Papillon à gauche sur la photo et Azalée au tombereau à Charolles en Octobre 2011


Froment et Azalée ont été filmé à la fin d’une scéance de travail au tombereau.
Nous devions, pour réaliser le transport du vin du domaine des vignes du Maynes jusqu’à Cluny le 13 juin 2010 (voir article du blog en cliquant ici), passer un gué sur la rivière Grosne.
Nos vaches n’avaient encore jamais passé de rivière en étant liées. Pour les préparer à cela, nous avons, quelques temps avant, emmené Annabelle et Azalée passer un gué près de Charolles.
Nous les avons déjà fait passer à la corde sans difficulté. Ensuite nous les avons liées et le passage dans l’eau n’a présenté aucun problème.
Nous vous présentons un petit montage du moment, accompagné de la musique du groupe « Rêves de mai » (03 85 34 16 04).

Vérité et valentie au dressage en 2005
Après avoir fait travailler les deux génisses de dix huit mois à la corde pendant quelques semaines, nous avions posé pendant quelques jours les « copes de dzoug » (les coupes de joug sont des demi jougs)sur la tête des bêtes (voir l’article sur le dressage).
Le 22 août 2005, le jour est arrivé de lier les animaux au joug.
Jean Fournier, qui nous conseille et encourage depuis le début, est là.
Après quelques hésitations, il retrouve la méthode de liage que son père lui avait apprise. Il nous la transmet à son tour pour lier nos deux génisses.
Nous avons ce jour-là, utilisé un joug découpé charollais que Jean et son père utilisaient sur leur exploitation jusque vers 1955.
Cette vidéo est celle du premier liage et des premiers pas de Vérité et Valentie liées ensemble sous le joug.
Pendant la séance, les génisses et nous, prenons nos marques, tâtonnons sous les yeux ravis de Jean Fournier qui, jamais, n’aurait pensé lier à nouveau des animaux.
Cette séquence vidéo comporte certainement beaucoup d’erreurs de débutants que nous étions. Que les bouviers avertis ne nous en tiennent pas rigueur, notre bonheur et celui de Jean étaient plus fort que nos faux pas d’apprentis bouviers
Article paru à l’origine le 24 juillet 2011.

Nous avons participé à Charolles à la journée consacrée à la sensibilisation et à la récolte de fonds pour la recherche contre la mucoviscidose.
Nous avons, en collaboration avec nos amis des « Gas du Tsarollais », le groupe folklorique de Charolles, défilé dans la ville de Charolles avec un char chargé de grumes attelé aux deux paires de vaches, en nous rendant sur le site de la rencontre, au lycée agricole.






Le cortège était plutôt sonore et voyant ce qui a permis de sensibiliser le public à la cause et de faire une publicité pour la manifestation contre la mucoviscidose sur le site du lycée.

Une fois arrivés, nous avons fait des démonstrations de chargements et de déchargements de grumes à la roule avec les vaches.
Voici une vidéo de l’arrivée au lycée en fin de matinée.
Les méthodes traditionnelles de chargement des grumes de bois sont nombreuses:
Il nous arrive de réaliser des chargements à la roule.




Le principe est simple.
On utilise un char de débardage dont les quatre roues sont plus fortes et plus basses que celles d’un char classique.
On dispose deux rondins solides sur chacune des roues d’un côté du char afin de faire une rampe de chargement.
Si les troncs ne sont pas trop lourds, on fixe à chaque roue du côté des rondins, les extrémités d’une seule chaîne (ou corde). Celle-ci est étalée au sol afin de pouvoir placer la grume dessus en l’approchant avec les vaches à la chaîne.
Ensuite la corde est rabattue sur le côté opposé.
On attelle une paire de bovins à l’extrémité de la corde ou de la chaîne afin de pouvoir hisser le tronc qui va prendre appui sur les rondins et monter sur ceux-ci en coulissant à l’intérieur de la boucle formée par la corde.
Chargement avec Annabelle et Azalée
Si les troncs sont gros et lourds on utilise le même principe de traction mais avec une chaîne à chaque roue et une paire de bovins à chaque extrémité.
Au fur et à mesure du chargement, les points d’ancrages de la corde ou des chaînes sont changés afin de pouvoir hisser les dernières grumes au sommet du char.
Au chargement, du fait de la forme irrégulière des bois, il faut compenser l’avancement irrégulier du tronc sur les rondins en dirigeant l’attelage du côté opposé au côté de la grume qui monte le moins vite.
Pour le déchargement des grumes de tailles raisonnables nous pratiquons l’opération inverse en ajoutant simplement des cales entre la grume et les traverses avant et arrière du char afin de faciliter le roulement jusqu’à la roue.
déchargement avec Annabelle et Azalée

Au cours des chargements de grumes, quelle que soit la méthode employée, le matériel subit de fortes contraintes et souffre énormément.
Il faut arrêter de tirer dès que la grume est sur le char sinon, on lève, et au pire, on verse le char.
Le char que nous utilisons vient de la commune de Varennes sous Dun et a été refait par nos soins (aiguille ferrée, bras de mécanique, coulisse de train avant).




Notre expérience en la matière est bien modeste, mais elle permet cependant de montrer au public le chargement de lourdes grumes sans grues ni fourches de tracteurs.