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André Le Faou, Achère (78)

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Photo Jean Léo Dugast

Deux Boeufs Gascons attelés à Achère (Yvelines) en région parisienne.

Pour lire l’article du « Parisien » consacré à André le Faou : cliquez ici.

SI VOUS apercevez deux boeufs tirant une charrue dans un champ à Achères, ne vous frottez pas les yeux ! Ils sont bien réels.

Albi et Courbet tracent leur sillon sur les 2 ha d’Hervé Honoré. Avec André Le Faou, son associé, cet exploitant agricole a acheté les deux gascons voilà un an. Aujourd’hui, ils constituent la seule et unique paire de boeufs de traits d’Ile-de-France. On en dénombre une dizaine sur tout l’Hexagone.

Collection de voitures hippomobiles

A l’heure où la mécanisation est la norme dans l’agriculture, les deux compères font un bond cent ans en arrière. « Nous ne sommes pas passéistes, nous voulons juste conserver ce patrimoine et ce savoir-faire », insistent-ils alors qu’ils posent le joug, cette lourde pièce de bois qui lie les bovidés. Plusieurs fois par semaine, ils les emmènent s’entraîner. « Le but est de travailler leur endurance et de les exercer à tous les travaux agricoles. Quand ils sont en représentation, ils doivent être prêts », indique André.

Car ces bêtes de somme jouent parfois les bêtes de foire. Quinzaine commerciale, tournage de courts-métrages et de publicités, fêtes champêtres, marchés traditionnels, mariages, enterrements. A chaque fois, ils rencontrent un franc succès. Et quand rien n’est programmé, Hervé et André, férus d’attelages anciens, chinent et restaurent. « Nous avons la passion de la traction animale », confient-ils. Ensemble, ils disposent d’une impressionnante collection de voitures hippomobiles et de toutes sortes de machines agricoles glanées ici et là. Mais sans arrière-pensée productiviste. Selon eux, remplacer les tracteurs par les animaux dans les champs n’a aucun sens, même si le prix de l’essence atteint des sommets. « La baguette coûterait encore plus cher ! » rigole André.

Jean Léo Dugast a consacré un article de son Blog à André le Faou. cliquez ici.

Des boeufs aux portes de Paris

 
 
Achères. Yvelines. Le centre de Paris n’est qu’à une quinzaine de kilomètres à vol d’oiseau. C’est pourtant bien une solide paire de bœufs gascons qui s’activent dans une petite parcelle herbagère nichée dans un méandre de la Seine.
 
Dans une ambiance calme et sereine, les deux bœufs Albi & Courbet, âgés de 7 ans, arpentent la parcelle. La météo annonce du soleil pour la journée. Les deux bœufs et leur meneur se pressent avec lenteur. Sur la petite route qui longe le pré, les nombreux passants étonnés marquent un arrêt en se demandant s’il s’agit d’une conséquence de la brusque hausse du prix des carburants.
 
Hervé Honoré et André Le Faou se sont associés pour mener à bien cette aventure d’un genre particulier. Ils sont allés en Ariège pour acheter une paire de bœufs de travail. Hervé, Achérois d’origine dont la famille sur 7 générations a vécu dans la commune, possède 2 hectares de terres répartis en 4 parcelles. « Mon grand-père disposait d’une trentaine d’hectares dont 12 en propriété ». Des hectares qui ont fondu sous les feux brûlants de l’urbanisation.
 
Les deux nouveaux bouviers ne vivent pas de leurs quelques arpents oubliés servis par une paire de bœufs du sud. Ils gèrent une société spécialisée dans l’aménagement des jardins, des espaces verts et des équipements équestres.
 
Les bœufs ont trouvé leur place dans cet environnement. Outre les menus travaux, transport de fumier ou fanage, ils accomplissent diverses prestations à la demande : fête des moissons, mariage, pub, cinéma… À leur disposition, une grande variété de matériel : gerbière, tombereau, râteau-faneur, faucheuse, herse… Il faut dire qu’Hervé & André sont des férus d’attelages anciens et de machines agricoles. Albi & Courbet, la seule paire de bœufs en activité en Ile-de-France, ne devraient pas chômer dans les années à venir.
 
Contact : H & A, 5 chemin du Port, 78260 Achères. Tél 06 08 70 12 26
JLD.

 

Jean Bernard Huon, Riec-sur-Belon (29)

Toute sa vie, Jean Bernard Huon a travaillé avec des chevaux sur son exploitation. Désormais, il n’a plus de chevaux et attelle uniquement trois paires de boeufs.

Il explique son parcours dans ce reportage de France 3 Bretagne.

Liage des boeufs chez Olivier Courthiade en Ariège, Vidéo « le joug » de Pierre Lasry

Débardage chez Philippe Kuhlmann vidéo de Géraldine Bally 2012

En Alsace, à Soultzeren, Philippe Kuhlmann, éleveur de bovins de la race vosgienne, est l’un des bouviers et dresseurs de bovins, les plus reconnus de France.

On le voit ici, débarder du bois à la chaîne et au traîneau.

Premier liage de Vérité et Valentie

Premier liage de Vérité et Valentie

Vérité et valentie au dressage en 2005

Après avoir fait travailler les deux génisses de dix huit mois à la corde pendant quelques semaines, nous avions posé pendant quelques jours les « copes de dzoug » (les coupes de joug sont des demi jougs)sur la tête des bêtes (voir l’article sur le dressage).

Le 22 août 2005, le jour est arrivé de lier les animaux au joug.

Jean Fournier, qui nous conseille et encourage depuis le début, est là.

Après quelques hésitations, il retrouve la méthode de liage que son père lui avait apprise. Il nous la transmet à son tour pour lier nos deux génisses.

Nous avons ce jour-là, utilisé un joug découpé charollais que Jean et son père utilisaient sur leur exploitation jusque vers 1955.

Cette vidéo est celle du premier liage et des premiers pas de Vérité et Valentie liées ensemble sous le joug.

Pendant la séance, les génisses et nous, prenons nos marques, tâtonnons sous les yeux ravis de Jean Fournier qui, jamais, n’aurait pensé lier à nouveau des animaux.

Cette séquence vidéo comporte certainement beaucoup d’erreurs de débutants que nous étions. Que les bouviers avertis ne nous en tiennent pas rigueur, notre bonheur et celui de Jean étaient plus fort que nos faux pas d’apprentis bouviers

 

Article paru à l’origine le 24 juillet 2011. 

Chargement des grumes « à la roule »

Les méthodes traditionnelles de chargement des grumes de bois sont nombreuses:

  •                crics
  •                chèvres
  •                basculement des chars (déverse)
  •                chargement à la roule

Il nous arrive de réaliser des chargements à la roule.

méthodes pour Chargement des grumes

Le principe est simple.

On utilise un char de débardage dont les quatre roues sont plus fortes et plus basses que celles d’un char classique.

On dispose deux rondins solides sur chacune des roues d’un côté du char afin de faire une rampe de chargement.

Si les troncs ne sont pas trop lourds, on fixe à chaque roue du côté des rondins, les extrémités d’une seule chaîne (ou corde). Celle-ci est étalée au sol afin de pouvoir placer la grume dessus en l’approchant avec les vaches à la chaîne.

Ensuite la corde est rabattue sur le côté opposé. 

On attelle une paire de bovins à l’extrémité de la corde ou de la chaîne afin de pouvoir hisser le tronc qui va prendre appui sur les rondins et monter sur ceux-ci en coulissant à l’intérieur de la boucle formée par la corde.

Chargement avec Annabelle et Azalée

Si les troncs sont gros et lourds on utilise le même principe de traction mais avec une chaîne à chaque roue et une paire de bovins à chaque extrémité.

Au fur et à mesure du chargement, les points d’ancrages de la corde ou des chaînes sont changés afin de pouvoir hisser les dernières grumes au sommet du char.

Au chargement, du fait de la forme irrégulière des bois, il faut compenser l’avancement irrégulier du tronc sur les rondins en dirigeant l’attelage du côté opposé au côté de la grume qui monte le moins vite.

Pour le déchargement des grumes de tailles raisonnables nous pratiquons l’opération inverse en ajoutant simplement des cales entre la grume et les traverses avant et arrière du char afin de faciliter le roulement jusqu’à la roue.

déchargement avec Annabelle et Azalée

Au cours des chargements de grumes, quelle que soit la méthode employée, le matériel subit de fortes contraintes et souffre énormément.

Il faut arrêter de tirer dès que la grume est sur le char sinon, on lève, et au pire, on verse le char.

Le char que nous utilisons vient de la commune de Varennes sous Dun et a été refait par nos soins (aiguille ferrée, bras de mécanique, coulisse de train avant).

Chargement des grumes

Notre expérience en la matière est bien modeste, mais elle permet cependant de montrer au public le chargement de lourdes grumes sans grues ni fourches de tracteurs.

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