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Géométrie des jougs occitans, par Lionel Rouanet

  

Le mot joug fait immanquablement penser à la notion de servitude, par l’utilisation qui en est faite de nos jours, principalement au sens second.

Si cette notion n’est pas fausse, elle ne doit en tout cas absolument pas conduire à l’idée reçue de « souffrance ». D’un point de vue pratique, un joug, au même titre qu’un collier pour les équidés, n’a évidemment aucun intérêt à faire souffrir (ni même à l’insu de l’utilisateur), car son but est bien de tirer partie au mieux de la force des animaux.

C’est pourquoi les jougs, en particulier les jougs coiffants (coiffant les oreilles, voir illustrations) ont une géométrie si particulière. Leurs formes ne sont pas le fruit du hasard, en grande majorité fonctionnelles, elles laissent néanmoins de la place au côté artistique du modèle propre à chaque « pays », chaque artisan. C’est sur les jougs coiffants du sud de la France, d’Occitanie, (« Midi, Centre-Ouest ») que va porter cet article ; plus particulièrement sur ceux d’Aveyron, ce qui veut dire de nos jours, des jougs « Alibert » (pour des jougs neufs évidemment).

Il ne faut pas croire que l’Occitanie n’ait connu ou ne connaisse encore que des jougs coiffants stéréotypés. Si des cousins du modèle Alibert sont légion dans l’Aveyron, le sud du Massif Central, le Tarn, un peu l’Ariège et d’autres endroits encore, on trouve également en grand nombre, des modèles moins coiffants, aux formes plus simples, notamment dans la zone pyrénéenne. Ces derniers prennent alors parfois le nom de « Jouattes » comme dans le Comminges(31) et le Couserans (09).

Il se trouve à l’écomusée d’Alzen, dans l’Ariège, une belle collection de jougs méridionaux dont la plupart des modèles viennent du collectage d’Olivier Courthiade.

I – Localisation et dénomination des différentes parties d’un joug.

Les différentes parties numérotées sur la figure 1 sont listées ci-dessous avec leur nom en français, puis en occitan, suivi entre parenthèses de la prononciation.

Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir.

 

1) Embanures – Baneiras (baneïros).

Logements destinés à recevoir les cornes. Les embanures ont un rôle de mise en position de la tête de chaque bovin l’un par rapport à l’autre. Ce sont les « surfaces de références ».

2) Suca (suco), pas de nom utilisé en français.

La suco coiffe le chignon de chaque bête mais ne doit pas le toucher. C’est une partie plutôt d’ornement, mais ne demandant pas pour cela une section initiale de bois plus importante, car ses côtés, à même niveau,

sont indispensables au bon guidage des courroies sur les cornes. Si les cornes des bêtes partent d’abord un peu sur l’arrière, avant de s’incurver vers l’avant, il se peut que la suco se retrouve juste derrière le chignon.

3) Capet (capét), pas de nom utilisé en français. C’est la partie du joug au dessus de chaque tête.

Comme bien d’autres parties du joug, elle doit être aussi mince que possible afin de conférer de la légèreté à l’ensemble. La limite minimale étant bien entendu donnée par la capacité de résistance. Sur l’arrière, le milieu des capets se termine par une nervure, bien en saillie, qui empêche la tendance que pourraient avoir les courroies à glisser sur le cou des bêtes.

4) Trou de passage pour la méjane – Mejana (médjano).

La méjane est une forte courroie de cuir avec un système de boucle pour la fermer, comme une ceinture. Elle permet de pendre les deux anneaux dans lesquels passent le timon. Il existe d’autres manières de pendre les anneaux qui seront abordées plus spécifiquement dans un autre article.

 5) Joues – Maisas (maïsos).

Les joues viennent contre les oreilles de la bête, rabattues sur l’arrière. Les oreilles ainsi plaquées, mais non serrées, permettent de faire amortisseur entre le crâne et le joug.

 6) Capière – capièira (capièiro).

Ce sont tout simplement les emplacements qui reçoivent la tête des bêtes. Les joues font partie des capières.

 7) Chemin de passage des courroies vers le front et vers les cornes.

Les courroies sont souvent appelées juilles dans le Midi, par dérivation du nom occitan julhas (julios).

8) Chemin de passage des courroies depuis les cornes vers l’arrière (ou vice-versa) afin qu’elles fassent le tour du joug.

 9) Catel ou tenon – catel (catel) ou coeton (couetou)

Il y en a un de chaque côté. Ils permettent de terminer de lier les juilles, en les y nouant par deux demi-clefs.

II – Caractéristiques générales :

1) La pointure. (voir figure 2)

Les jougs de nuques doivent « mouler » la tête des animaux et, comme pour nous des chaussures, ils doivent être particulièrement bien ajustés afin de ne pas blesser. Ils doivent être ergonomiques. Il y a donc plusieurs pointures ou tailles de jougs. Celles-ci se mesurent juste derrière les embanures entre les joues. De nos jours, la plage des pointures part de 26, 27 pour des jeunes bêtes ou des petites vaches, jusqu’à un maximum assez rare de 35, 36 pour de gros boeufs.


2) Zone où doit porter le joug sur les têtes. (voir figure 2)

Bien entendu, le joug doit porter sur les cornes, mais également sur le cou des bêtes. Seules ces zones doivent supporter le poids du joug ainsi que la composante verticale de la charge transmise par le timon. Partout ailleurs, il ne doit pas y avoir contact. Au niveau de ces zones, qui forment grosso modo un triangle à l’arrière des capières, le joug doit épouser au mieux la forme des cous, afin que leur écrasement sous la charge soit le plus faible et le moins contraignant possible. Il doit aussi porter identiquement sur chaque bête. Si c’est le cas, en regardant la paire de côté, les chanfreins sont alignés.

3) Zone où doivent porter les cornes. (voir figure 3)

Les cornes, dans les embanures, ne doivent pas porter sur leur naissance, près du crâne, qui est une zone plus tendre et fragile, souvent craquelée, mais à quelques centimètres de là.


4) Mise en position, maintien en position, traction.

Les surfaces décrites dans les deux paragraphes précédents permettent d’effectuer la mise en position des bêtes par rapport au joug, afin de conférer la meilleure ergonomie possible. Les courroies, quant à elles, assurent deux rôles: le maintien en position, plus particulièrement pour celles passant sur les cornes et la réception de l’effort de traction pour celles passant sur le front. On ne doit pas considérer qu’un bovin tire grâce à ses cornes. C’est quasi essentiellement le front qui doit effectuer ce travail.

5) Les galbes d’un joug.

Un joug dans son allure générale doit posséder deux courbures, l’une vue de dessus, l’autre vue de face. Ces courbures se considèrent par rapport aux placements des cornes : les embanures.

Le galbe vu de dessus a deux utilités : (voir figure 4)


– premièrement, permettre le croisement des cornes des bêtes dans la partie médiane du joug (voir figure 3). On constate à ce propos, que les jougs des zones montagneuses ou collinaires ont le galbe vu de dessus généralement plus prononcé que ceux des plaines, car les chemins y étant plus étroits, les bêtes devaient marcher plus rapprochées et de fait, les cornes obligatoirement se croiser. La race des bêtes et la forme de leurs cornes influent évidemment aussi.

Afin de soigner au mieux le croisement des cornes, les lignes passant par le fond des embanures ne sont pas symétriques, l’une « regarde » plus en arrière que l’autre : l’embanure intérieure de la bête de droite est plus rentrée dans le bois que sa voisine.

– deuxièmement, donner un peu de maniabilité à la paire, en virage, car leurs axes longitudinaux ne sont pas parallèles mais se coupent plusieurs mètres au-devant.

Le galbe vu de devant (voir figure 5) permet lui aussi aux cornes de se croiser sans se toucher. Là aussi, les axes des têtes passant par les cornes ne sont pas symétriques, l’une des bêtes a la tête légèrement plus inclinée que l’autre. C’est généralement le cas de la bête de droite.

Il est apporté un soin tout particulier au placement des cornes, car c’est en grande partie grâce à cela que les bêtes se trouveront dans la posture qui fournira la plus grande capacité de traction possible, sans fatigue inutile. De plus les bêtes n’apprécient absolument pas que leur cornes se touchent car cela génère des vibrations qui se transmettent à la boîte crânienne.

6) Le caractère coiffant.

Les capièires sont de profondeur assez importante. Ainsi, leurs côtés (les joues) descendent au-delà de la naissance des oreilles qui, rabattues vers l’arrière, sont plaquées sur le bas de la nuque, et font office d’amortisseurs comme il a été précédemment écrit.


Ce caractère coiffant du joug ne sert pas qu’à enserrer les oreilles ; il permet également de rallonger vers le bas le chemin de guidage des juilles vers le front et ainsi de les aider à passer à mi-chemin environ entre les cornes et les yeux, soit juste au dessus des arcades sourcilières.

C’est lorsque les juilles sont à ce niveau sur le front que l’ergonomie et la capacité de traction sont les meilleures (du moins pour une grande majorité des races). Guidées de la sorte vers le front, les juilles ne blessent pas au niveau des tempes.

7) La manière de lier.


La juille, attachée à un clou faisant crochet à l’arrière du joug, dans la partie centrale, passe d’abord sur la corne intérieure, du bas vers le haut, puis est dirigée, par le croisement, vers l’arrière de la corne extérieure sur laquelle elle fait un tour. Ceci permet de rapidement « fermer la bête » dans le joug. La juille passe ensuite sur le front, fait un tour de la corne intérieure et revient à l’extérieur par l’arrière du joug. Voici le cycle. Selon les régions, on fait deux ou trois tours sur la corne extérieure et autant de passages sur le front. Le surplus de longueur de la juille est enroulé sur la corne intérieure, puis on termine en la dirigeant vers le catel sur lequel on l’arrête par deux demi-clefs. Afin de donner un peu d’adhérence au cuir sur ce dernier, certains avaient pour habitude d’y déposer un « brave escupit » (traduire par « crachat généreux »).

Les juilles doivent être le plus tendues possible, et ce, dès le premier tour.

 

8) Légèreté et résistance du joug

Un joug doit être aussi léger que possible pour ne pas charger inutilement la tête des bêtes et pour faciliter sa mise en place par le bouvier. Cependant la recherche de la légèreté ne doit pas se faire au détriment de la capacité de résistance. Le jougtier doit trouver le meilleur compromis. Pour cela, il doit essayer au plus possible de garder entière

la fibre du bois d’un bout à l’autre ; chose qui est rendue difficile par le galbe (vu de dessus). Il est avantageux d’utiliser, quand c’est possible, un tronc d’arbre légèrement cintré : le galbe du joug suit alors au maximum la courbure naturelle du tronc. La méthodologie de fabrication compte énormément dans l’obtention de jougs résistants. L’essence utilisée influe aussi. Un joug en bouleau, par exemple, qui est un bois léger, doit avoir certaines zones plus massives qu’un en frêne, qui est un bois lourd.

La capacité de résistance du bois dépend beaucoup de sa densité. Selon les régions, on utilise ou non des coussins frontaux. Le fait que le joug soit coiffant et que les juilles ne puissent donc pas blesser aux tempes, sous les cornes, (voir § 6) ne rend pas leur usage impératif. Malgré tout, à mon sens, leur emploi ne peut qu’être recommandé puisqu’ils augmentent la surface de répartition de l’effort de traction et donc réduisent la pression sur le front. Remarquez les cernes d’accroissement du bois. C’est ainsi disposé par rapport au tronc d’arbre d’origine, que le joug terminé garde le galbe des cernes dans la position offrant le meilleur compromis. Autant que possible, le coeur de l’arbre (au sens du centre, de la moelle) doit être absent du volume final ou le plus à l’extérieur possible, car il prête à faire fendre le reste de la section. Dans tout les cas, il doit être à l’arrière du joug, l’avant étant du côté de l’écorce.

III – Conclusion :

Je ne veux pas, par cet article, faire l’apologie d’un seul type de joug. Il est certain que le modèle que je viens de décrire est particulièrement abouti et ergonomique s’il est bien ajusté. Cependant, il a l’inconvénient de difficilement pouvoir servir, sans retouches, pour différentes paires. Ce n’est pas le cas des jouattes pyrénéennes, qui avec des emplacements de cornes peu ou pas marqués, peuvent aller bien plus aisément à plusieurs paires (avec même une certaine latitude dans la taille). En contrepartie, ces dernières ne sont jamais parfaitement ajustées, et ne permettent pas de soigner le croisement des cornes dans la partie centrale.


Si les jougs traditionnels de chaque région ne se ressemblent pas, c’est parce que leur évolution s’est faite en fonction de la morphologie des races locales. Ainsi, un joug occitan n’est pas particulièrement adapté à coiffer des boeufs ou vaches de race Bretonne (par exemple) car la forme de leurs cornes est très différente de celles des races pour lesquelles ils étaient traditionnellement conçus. A savoir, essentiellement les Aubrac, Gasconnes mais aussi Salers, Ferrandaises, Castas et d’autres encore. Je ne dis pas qu’un joug occitan ne peux pas coiffer des Bretons, la preuve en est que M. Alibert a bien ajusté un de ses jougs aux boeufs de M. Lehlé ; seulement, une fois finies, les embanures étaient dans une position jusqu’alors inconnue. En effet, traditionnellement, des bêtes ayant une encornure trop différente du standard de la race n’étaient pas gardées pour la traction. Surtout dans un département comme l’Aveyron où chaque paysan, bouvier, prêtait particulièrement attention à ce que sa paire « présente bien ». Ils étaient très fiers de l’esthétique de leurs animaux attelés, notamment de la manière dont se croisaient les cornes. Il y avait bien sûr des animaux aux cornes plus hautes que les autres qu’on appelait « cabrots » en référence aux cornes des chèvres, mais jamais un Aubrac cabrot n’aura une allure de Breton ! Ainsi il est quasiment improbable qu’un joug occitan convenant parfaitement à des Aubracs, puisse convenir à des Bretons de même taille.

Ces dernières lignes me permettent de revenir sur les coutumes. Nous venons de voir que la morphologie des races traditionnelles locales pouvait influer sur les différents modèles de jougs et favoriser certaines coutumes. Mais les coutumes elles–mêmes ont, certainement, par leur propre évolution, elles aussi à leur tour, influées sur l’évolution des modèles régionaux. Ainsi, si l’on observe les différentes méthodes de lier les animaux aux jougs, on constate des couples joug/méthode bien particuliers : emploi de gros coussins rembourrés coiffant nuque et front avec un joug assez sommaire dans les Vosges (un joug Vosgien utilisé sans coussin devient un véritable instrument de torture) ; juilles terminées par une corde fine (pour faire le noeud) dans le Charolais avec un joug sans catel ni cheville … De même, de façon générale, la manière de passer et enrouler les juilles sur le joug, est propre à un modèle. Qui de la manière, ou du modèle à influé sur le second ? …

Les informations contenues dans cet article, proviennent pour la plupart des connaissances et savoir-faire de René Alibert, un des derniers jougtiers en activité en France. Pendant son jeune âge, il fut quelques années jougtier professionnel aux côtés de son père Joseph qui exerça ce métier pendant une trentaine d’années, à plein-temps, en itinérant dans le Nord Aveyron. Il n’avait pas d’atelier. Joseph fabriquait environ 300 jougs par an, chez les « clients ».

Dans le milieu des années 50, il n’y avait plus assez de travail pour deux, alors René prit le chemin des ateliers industriels, puis ce fut le tour de son père quelques années plus tard. Arrivé à l’âge de la retraite, René se remit par passion à faire des jougs, « pour dépanner les gens et faire plaisir ». A 85 ans passés, il manie encore la hache et l’herminette, courbé avec souplesse.

Lionel Rouanet.

Merci à Lionel pour sa participation active et son soutien au site.

Cet article a également été  publié dans la revue « Sabots ».

Emile Fleurentdidier, Saint-Dié (88)


Emile à l’écomusée d’Alsace

Emile Fleurentdidier a toujours été au contact des animaux de travail dans sa famille et en particulier avec Emmanuel Fleurentdidier, son père. Vers l’âge de 8 ans (il en a 15 aujourd’hui) il mène seul sa première paire de boeufs.

Il travaille, en leur parlant la langue Vosgienne, soit avec les animaux de son père, soit avec Moris, le boeuf de Karine Huguenot.

Débardage, transport du fumier et autres denrées, Emile pratique toutes sortes de travaux avec les boeufs. On peut signaler aussi qu’il attelle à l’écomusée d’Alsace.   

C’est sans doute le plus jeune bouvier en France aujourd’hui. Son petit frère, Elian commence aussi à cotoyer

En débardage avec Moris, un boeuf Vosgien de trois ans

Elian, le petit frère de 7 ans, n’est pas loin derrière!!

Formation à la traction bovine à Lantignié (69), encadrée par Philippe Kuhlmann

Les 25 et 26 Avril, se déroulait dans la région viticole du Beaujolais, à Lantignié dans le Rhône, une formation à la traction bovine en solo.

Le stage a eu lieu chez Christian Ducroux, viticulteur, qui utilise deux chevaux sur son exploitation et qui, après avoir déjà eu, voici quelques années, un boeuf Vosgien en solo dans ses vignes, remet à nouveau au travail Coquet, un boeuf Ferrandais.

La formation était organisée par Luc Bauer (06 77 77 40 99, luc-ardab@corabio.orgde l’ARDAB (cliquez ici pour en savoir plus).

Venus de la Loire, de l’Ardèche, du Rhône, de Haute-Saône, les six stagiaires, tous du milieu agricole (agriculteurs, viticulteurs, débardeurs, prestataires de services en traction animale), ont suivi pendant deux jours l’enseignement de Philippe Kuhlmann.

Certains ont déjà des bovins dressés ou en cours de dressage, d’autres, déjà utilisateurs de chevaux, ont le projet d’utiliser la traction bovine dans leurs activités respectives.

Les cours ont été théoriques et pratiques.

Du matériel à la prise en main des animaux, de l’attelage à un outil à la mise au brancard, en passant par le comportement des animaux et des bouviers, la sécurité, l’alimentation des animaux de traits, les deux journées ont permis d’aborder, de balayer et de pratiquer les bases de l’attelage bovin.

 L’activité de dresseur de bovins et la longue expérience de Philippe Kuhlmann, qui travaille au quotidien avec ses boeufs sur les 35 hectares de prairies et les 20 hectares d’estives, ont été une mine de renseignements pour des stagiares très demandeurs d’informations.

En espérant que l’expérience se reproduise, les stagiaires sont repartis avec des connaissances et une nouvelle motivation pour leur projet.

 


Programme:Connaitre et utiliser le bœuf de trait.

  • Objectif : Connaître l’animal : morphologie, physiologie, soins et alimentation. Connaître et maîtriser le harnachement : matériels et technique. Maîtriser les bases du menage du bœuf en attelage, labour, débardage…
  • Programme : 25 et 26 avril 2013, deux journées de formation
  • J1 : Connaître le bœuf de trait, le harnachement,les bases du ménage
  • J2 : Mise en application avec un animal en carrière, puis mise en situation dans différents travaux agricoles :attelage, labour, débardage.
  • Dates et heures : 25 et 26 avril 2013, 9h- 17h.
  • Public ciblé : Agriculteurs désireux de connaître et utiliser le bœuf de trait.
  • Intervenant : Philippe Kuhlmann, Eleveur- Dresseur, Intervenant
  • Lieu : Lantignié (69)
  • Contact : Luc BAUER, 06 77 77 40 99, luc-ardab@corabio.org

Jean Clopès, Vauvert (30)

Jean Clopès est agriculteur éleveur et fait des prestations avec chevaux et mules, dans la vigne essentiellement.

Il attelle une paire de boeufs camarguais avec laquelle il fait des démonstrations et animations. Il dresse actuellement une seconde paire de boeufs.

Il n’a pas une pratique familiale de l’attelage de boeufs, mais il s’intéresse à la culture de sa région et à la traction animale.

Il accueille des stagiaires en traction animale (il est membre du Syndicat National des Cochers)

Pierre Bricout, Vira (09)

Pierre Bricout travaille avec une paire de vaches lourdaises de 6ans.

Il est éleveur de vaches lourdaises et béarnaises, de chèvres des Pyrénées et oies de Toulouse sur 60 hectares. Il est passionné de races anciennes et de pratiques traditionnelles.

C’est dans ce contexte qu’il s’est mis à utiliser des vaches dressées. Il a acheté des gasconnes dressées à Olivier Courthiade, ensuite il s’est lancé dans l’aventure du dressage.

Avec sa paire de vaches, il tire du bois pour lui, et effectue quelques démonstrations.

Il n’a jamais eu de stagiaires mais est prêt à partager son expérience avec des personnes intéressées par son travail et son parcours!

Il tente de trouver des photos et de nous les faire partager !

 

Lionel Roche Les Vastres (43)

Lionel Roche travaille deux vaches Ferrandaises en Haute-Loire.

Brice Letissier,Challes les Eaux (73)

 
Brice Letissier est exploitant cultivateur. Il nous parle de son parcours et de son passage à la traction bovine.
« J’ai acheté à Philippe Khulmann, en décembre 2011, Emile et Sepi, deux Vosgiens assez sympathiques.
Auparavant, je me demandais vraiment comment faire, pour travailler avec des animaux en traction, afin de minimiser l’utilisation du tracteur.
J’ai essayé avec des chevaux, il y a deux Comtois à la ferme.
Mais mes sensations m’ont poussé vers les bovins, avec qui je me sens plus en affinité.
J’ai donc appelé Philippe Khulmann qui m’a accueilli en stage sur l’année 2011 et, en gros, je suis revenu avec deux boeufs de son élevage, un joug, un collier…
En 2012 j’ai hersé, passé le canadien, semé et fait du transport uniquement avec les boeufs.
 
 
 
 
 
 

Passage du cultivateur chez Laurent Janaudy à Manziat (01)

Cet hiver, avec ses deux juments, Laurent Janaudy a labouré au brabant une parcelle de prairie.

Afin de préparer une plantation de choux, il vient de faire un passage de cultivateur dans la parcelle avec sa paire de vaches.

Les deux Aubracs, Chanfant et Chassagne, malgré un terrain encore humide, ont démonté le labour au « gribouli ».



Transport du fumier chez Laurent Janaudy à Manziat (01)

Le 10 Avril 2013, Laurent Janaudy sortait le fumier de son écurie comme toutes les semaines.

Chanfant et Chassagne, deux vaches Aubracs, attelées au tombereau, ont mené leurs deux voyages pendant ce premier bel après-midi de printemps.

 



Bénédicte Touchard, Le Langon (85)

Bénédicte Touchard et Jérôme Briand (photo La Nouvelle République)

Bénédicte Touchard est une professionnelle de l’attelage. Elle dresse et travaille avec des chevaux et des boeufs. Elle est prestataire de services en traction animale.

Elle attelle une paire de boeufs  Maraîchins qu’elle a eus à neuf mois, qu’elle a éduqués et dressés. Ils ont aujourd’hui sept ans.

Suite à des demandes de dressage, elle a redressé au joug, une paire de boeufs Maraîchins de deux ans et un boeuf Limousin de trois ans attelé en solo au collier.

Nous attendons des photos.

Allez voir un article de presse sur une manifestation sur laquelle elle est intervenue en cliquant ici. 

Contenue de l’article : 

Nul ne contestera le succès de la Fête des vieux métiers 2012. Le samedi a donné lieu à un raz-de-marée humain dans les rues du bourg de Sainte-Ouenne, avec un vif succès pour le vide-greniers, alors que le dimanche a conforté la réussite d’une manifestation aujourd’hui connue dans un périmètre élargi de notre région. Le président de la SEP, Christophe Kerlin, s’est dit « satisfait à tout point de vue. Un grand merci à Philippe Patarin, pour son aide lors de la soirée grillades de Parthenaises samedi soir. Et un coup de chapeau à tous nos bénévoles, impliqués dans la restauration ou dans l’animation ». Le président prône l’unité : « Les plus anciens, qui ont contribué à développer la SEP au cours de ces trente dernières années et nouveaux adhérents, devront continuer à s’impliquer pour pérenniser la réussite des Vieux métiers. »La sagesse du jeune président, rejoint celle d’André Chameraud, l’un des rouages essentiels au bon fonctionnement, notamment au four à pains « plus de 1.000 boules de pains ont été vendues, grâce entre-autre à l’aide précieuse d’Eric Chevallereau, venu pour promouvoir son métier ».Le stand de tir de la société de chasse de Jean-Claude Bouju, a plu aux amateurs et Arthur, le cochon de lait orphelin, a trouvé la famille d’accueil que la SEP lui recherchait.

Un attelage de bœufs maraîchins

Quelques animations peu habituelles, ont suscité la curiosité d’un public toujours avide de redécouvrir des pratiques d’un autre temps. L’attelage de bœufs maraîchins, conduit par Bénédicte Touchard et Jérôme Briand, a arpenté les allées de la fête pendant tout le week-end. Tous les deux sont spécialisés dans la traction animale, dans le débourrage et dans le dressage de chevaux, d’ânes, de mules ou de bœufs. Tous ces animaux provenant exclusivement de races locales. Leurs activités sont multiples, car ils ont participé à la finale nationale de chevaux de sport, avec mulet et ils sont aussi actifs dans le domaine environnemental. En effet, ils ont passé l’été 2011 à faire du tri sélectif sur une plage de l’île de Ré, avec un attelage tiré par Rodin, un cheval de trait poitevin. L’animation de Didier Lemotheux, en fin connaisseur de la fête, a également contribué à la belle réussite générale.

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