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Livre de jacques Laporte sur Renée Bagelet, l’attelage des vaches et sa vie de paysanne

 

Jacques Laporte présente son livre et sa démarche:

« Photographe naturaliste et humaniste, passionné des hommes et de leurs traditions, j’ai suivi pendant quinze ans la vie de Renée Bagelet, afin d’immortaliser dans un ouvrage, le dur labeur d’une agriculture « Paysanne » au plus près de la terre et des bêtes.Renée a travaillé ainsi jusqu’en 2010……Ce n’était pas du folklore!!!!! »

Pour commander le livre de Jacques Laporte Cliquez ici et ici.

 

Consultez le blog de l’occitan en cliquant ici

Renée Bagelet, femme authentique

A bientôt 86 ans, Renée Bagelet ne perd pas le nord. Lucide, et très active, même si depuis 5 ans elle n’amène plus ses bœufs dans les champs pour labourer, charger du foin ou sortir du bois… Mais n’allez pas croire qu’elle reste assise sur sa chaise, al canton. Renée, c’est une vedette. Les visites se succèdent : des curieux qui l’ont vue dans un film, impatients de la découvrir… Des habitués qui ne peuvent pas se résoudre à ne plus prendre de nouvelles. Plusieurs films sont sortis sur elle dont celui d’Amic Bedel et Jack Levé « Las 4 sasons de la Renada » en V Òc. Jacques Laporte, un photographe qui la suit depuis 15 ans va sortir un livre d’ici quelques jours. Renée, sous les projecteurs mais nous ne sommes pas au spectacle. Une femme authentique qui se fiche pas mal du qu’en-dira-t-on.

Photo Jacques Laporte

Photo Jacques Laporte

Una mirgueta per las polas

Elle a le sens de la formule; des piques aussi. Mais elle sait également être dame de coeur. C’était ma première rencontre avec cette légende. J’en ai vu d’autres, mais me voilà un peu sur ma réserve. Jacques Laporte le photographe nous attend. Il l’a prévenue. Mais elle a déjà oublié. On ne va pas s’embarrasser avec les présentations. La Renada sap pas ont se virar. Oc-ben! Quitament a 85 ans ! Pas besoin de lui demander de faire quelque chose. Elle fera ce qu’elle voudra, comme elle entend, au moment choisi. Un brin résistant, un zeste cabot. Elle observe, écoute mon occitan : « es pas lo mème que lo meu mas parlas melhor que l’autre que venguèt ». Me damne, un compliment ! C’est Jacques qui va prendre : « Aquel li comprend pas res. Parla francés. Li vos cal explicar ». Elle « rondine » un peu mais se prête au jeu : « sabiái sachut, auriái metut un polit capèl. N’ai un trentenat! ». Mais pas de temps à perdre. Il faut aller nourrir les poules… avec une souris qu’elle a attrapée ! Dans la grange, Blanchette et surtout Pétassou ne sont plus là : « Es mòrta aquí, dabant ieu, de vielhum ». Depuis 5 ans, elle ne travaille plus les champs avec son parelh de buòus dondats. Fini les labours, les moissons, le foin, rentrer le bois, faire la vigne. Tot aquò ambe los buòus…e de bravas susadas ! Mais la grange n’est pas vide pour autant. Jacques Laporte lui demande de travailler. Elle fait la litière des 5 vaches. Jack Levé qui avait fait les images du film d’Amic Bedel est revenu pour s’y frotter. Mais c’est son manteau qui ressort, orné de paille. Prétexte ou pas, Renée a l’œil et se fait un plaisir de le brosser. Un tantinet séductrice.

Photo Jacques Laporte

Photo Jacques Laporte

Jacques lo pastissièr

Ca fait plus de 15 ans que Jacques laisse ses éclairs. Il a flashé sur la Renée. Pâtissier de métier, sortir des murs pour mettre en boîte la nature, les savoirs-faire qui se perdent, ceux qui les font encore. Une photographe humaniste tel qu’il se définit. Un ami lui a parlé de Renée. « Je suis des années 50 et j’ai connu ce monde paysan en pleine mutation. Aujourd’hui on veut refaire du folklore. Mais Renée c’est de l’authentique ». Renée, il faut savoir l’apprivoiser. Alors Jacques lui amène des gâteaux. « Les photos c’est joli. Mais les gâteaux c’est bien meilleur ! » Alors lo pastissièr comme elle l’appelle a gagné sa confiance. Mais pas totale : « Vous avez intérêt à me donner un livre quand il sortira ! » Jacques préfère en rire. Elle semble satisfaite des photos du livre. Mais sa coquetterie en pâtit. « J’ai les cheveux frisés comme une queue de rat. Et là, mais je suis grosse comme une barrique !  » Mais se rassure de suite : « Là j’étais plus jeune, j’aurais pu encore me remarier ». Son premier mari : « l’ai fotut a la pòrta » !

Photo Jacques Laporte

Photo Jacques Laporte

Lo regent que quirda

Vient le moment de l’interview. De cette vie riche faite d’authenticité de durs labeurs, tout lui semble normal. « Que volètz que vos digue? Era coma aquò. » Bien sûr, elle égraine ses histoires, son histoire, avec la même saveur, ce certificat d’études loupé pour un exercice de calcul mental. « I comprenguèri pas res, mè alèra res de tot ! E lo regent me fotèt una engulada, quirdava talament, entendi enquèra que quirda! » Un sens inné de la formule, magnifié par une théâtralité très probante. D’ailleurs elle a longtemps brûlé les planches. Sa vie de regenta aurait été plus calme mais certainement plus banale et moins médiatique. Car Renée n’en finit plus d’être connue et reconnue. « N’i a que son jaloses. Tè, enquèra la Renée que passa al cinema. Que vòl enquèra ? … M’en foti, los emmèrdi ! » Pas facile, sans concession mais attachante. Elle ne dit rien de ce qu’on attend mais se raconte à sa manière. Elle a l’allumage facile mais c’est sans doute une marque de gratitude. De toute façon c’est comme ça. E se siás pas content, vira te lo cuol al vent !

En quittant la Renada, je lui fait le poutou. Oui, vraiment, dans ce monde d’uniformité et de conventions, l’authenticité de La Renada détonne. Elle tonnera et trônera longtemps dans ma mémoire.

Lo Benaset @Benoit1Roux

Plus d’informations sur ce livre qui fait appel au financement participatif :

https://fr.ulule.com/femme-paysanne/description/

Renée Bagelet et ses bœufs Photo : Jacques Laporte

Photo : Jacques Laporte

Sandrine et sébastien Huck, jeune boeuf Vosgien en dressage, la Chapelle aux bois (88)

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Obélix à deux mois

Sandrine et Sébastien Huck nous ont contacté pour présenter leur projet de dressage d’un jeune boeuf Vosgien. Ils veulent à terme l’atteler en solo au joug simple Vosgien pour intégrer l’attelage bovin aux activités de la ferme pédagogique.

Ils nous présentent leur activité.

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Nous sommes une Ferme Pédagogique et Thérapeutique Itinérante. (Cliquez ici pour voir)

Facebook (groupe) Fermes Pédagogique et Thérapeutique Itinérante de la Bécorne 

Nous nous déplaçons partout dans la région grand-Est en priorité, mais dans toute la France si on nous le demande, moyennant des frais de déplacement.

Nous intervenons pour les anniversaires, dans les foires, comices agricoles et commerciaux, les EHPAD, salons…

Au travers d’activités ludiques, de parcours et de défis au milieu des animaux, enfants et adultes découvrent les animaux, leur vie, la biodiversité…

Nous proposons un jeu de piste autour des animaux, qui eux même sont présents. Nous nous déplaçons notamment avec un bœuf Vosgien, des lapins, des paons et des poules. A l’issue du jeu, les enfants reçoivent un petit diplôme et une médaille qu’ils décorent eux-mêmes.

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La ligne directrice de la ferme est la découverte des animaux et leur environnement. Les activités sont adaptées à chaque situation.

Nous avons également pour objectif la découverte du patrimoine ancien, c’est pourquoi nous animons chacun de nos événements en tenue traditionnelle paysanne avec des sabots en bois.

Nos coordonnées:

Ferme de la Bécorne

Ferme Pédagogique et Thérapeutique Itinérante

Mme HUCK Sandrine

9 les Aulnouzes

88240 la Chapelle aux Bois

portable 06 76 96 52 29 où 06 36 76 05 10

fixe 03 29 30 59 49

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Obélix le 16 12 2018 prenant la pose de lui même

Philippe Kuhlkmann le travail avec les boeufs et l’agriculture de montagne, vidéos du site Sàmmle

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Voici de beaux documentaires sur Philippe Kuhlmann, sa manière de travailler, ses techniques, son parcours, ses motivations et ses engagements. A ne pas louper et à voir en totalité.

Ces vidéos sont issues du site Sàmmle à retrouver en cliquant ici et ici.

« Des paysans de la Vallée de Munster, Philippe Kuhlmann se distingue par une grande originalité, en particulier le travail qu’il réalise avec les bœufs. Autodidacte, il a appris en fréquentant les anciens. Très respectueux de la nature, il fait les foins, travail avec le bois, vend de la viande, élève et dresse des animaux. Ses journées sont longues et il ne se plaint jamais d’en faire trop, selon la devise : « un travail repose de l’autre ». De l’étonnante séquence du débroussaillage des fougères avec deux bœufs, en passant par les explications techniques de séchage du foin, apprendre de Philippe Kuhlmann est passionnant, avec de surcroit quelques belles confidences sur sa philosophie de vie.

Réalisation : Jean-Christophe Schreiber
Entretien : Gérard Leser
Production CTAI & OLCA – 2013″

 

Le travail avec les boeufs:

 

La vie de paysan de montagne:

 

Débrousaillage d’un pré de fougères par traction bovine:

Chargement et déchargement du foin:

Fauchage et travail du foin au sol:

Assemblage d’un ballot de foin pour transport à dos d’homme:

Harnachement pour traction bovine et démonstration des ordres :

Alex et Vanessa Gaubicher, Attelage mixte bovin/équin

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Voici un petit texte que nous ont communiqué Alex et Vanessa lors de leur passage en Bourgogne près de chez moi et avec qui j’ai été mis en contact par Laurent Billoux qui les a croisés par hasard sur la route près de Charolles grâce à la chance des rencontres imprévues!!!

Nous essayerons de suivre leur périple et leur expérience de vie.

Michel Nioulou

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« Pour la petite histoire, nous avions une ferme dans le Jura à Moirans-en-Montagne et, par un jour de printemps, nous avons décidé d’arrêter car nos enfants nous demandaient du temps à leur consacrer.

Nous avons donc réalisé un vieux rêve de voyage au rythme du pas de l’animal. Nous avons choisi de partir avec une vache que nous avions gardée pour le lait , le fromage et le beurre.

Du coup, au fil des préparatifs, nous nous sommes dit qu’elle pouvait aider une jument pour tracter plutôt que d’être attachée derrière ou à côté. Nous avons utilisé notre peu de connaissance en dressage avec les chevaux pour dresser la vache et sa génisse de 18 mois, au départ avec un pneu de tracteur en solo puis en paire avec notre percheronne et notre comtoise.

Après avoir passé l’été au dressage, nous sommes partis depuis le 16 octobre 2018 sans la génisse pour plus de simplicité. Nous nous sommes dirigés vers le marais Poitevin puis la Dordogne etc…Nous avons avancé au gré de nos envies et des rencontres que nous faisions  sur la route. 

Notre vache » Imotep  »  – c’est son p’tit nom – est un croisement  de Brune des Alpes et de Simmental.

Concernant le ferrage, nous avons opté pour le pied nu, avec des hippo-sandales. Même pour la vache, cela fonctionne très bien. »

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«Mon bœuf, ma liberté », un film suisse sur l’histoire d’amour entre un homme et un bœuf

Voir aussi l’article du blog.

Passe-moi les jumelles du 7 septembre 2018, une émission de la Radio Télévision Suisse.

Tout laisser tomber pour partir sur les chemins de Suisse romande avec un petit bœuf… C’était le projet un peu fou de Gaëtan Dübler. Depuis bientôt 3 ans, le projet est devenu réalité. Avec Léo, un taureau de race Hinterwald, Gaëtan écume les marchés de Suisse romande pour vendre de la bière artisanale. Il campe dans la nature, se suffit de peu. Un choix de vie étonnant mais délibéré pour ce Fribourgeois qui souhaitait retourner à l’essentiel : une vie plus riche et plus libre. Voici l’histoire surprenante d’une amitié entre un homme et un bœuf !

«Mon bœuf, ma liberté » un reportage de Valérie Teusher

Images : Séverine Barde Son : Théo Viroton Montage : Ana Acosta

Illustration sonore : Ariane de Montmollin

Etalonnage : Olivia Nicole

Mixage : Fanny Lelong

Lieux de tournage : Yverdon, Suchy, Agiez, Orbe, Romainmôtier, Croy, Rances, Vallorbe, La Mathoulaz

Avec la participation de : Gaëtan Dubler, Stéphane Deytard, Paulette Sunier, Louis Guignard, Fredy et Christiane Dubler, Adrien Marin, Christine Rossier, Jacqueline Michaud Remerciements : Café le Tempo, Tina Silva. Ferme à la noix, Suchy La Malterie, Ferme de l’Epinette, Fabrice Davit

Passe-moi les jumelles: Youtube: https://youtube.com/passemoilesjumelles Site: http://rts.ch/play/tv/emission/passe-…

FaceBook: https://facebook.com/passemoilesjumelles #Passemoilesjumelles #Paju

Retrouvez la Radio Télévision Suisse: Youtube: https://youtube.com/RTS

Site: http://rts.ch

Pour le plaisir de travailler avec des vaches, film du « Grenier d’images », avec les attelages bovins de Maryse et Michel Berne, Bourg-argental (42)

Découvrez le parcours de Maryse et Michel Berne, filmés par Sophie Arlot et Fabien Rabin du Grenier d’images.

A voir absolument!

Une paire de boeufs Vosgiens en formation chez Philippe Kulmann pour André Kammerer Breiteinbach (67)

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Depuis plusieurs années André Kammerer attelle en solo Grivé, un boeuf Vosgien.

André nous communique des informations sur la mise en route de la paire de remplacement de son boeuf actuel.

« Fin janvier, mauvaise surprise, probablement suite à une mauvaise chute, Grivé ne se sert plus de son postérieur gauche. Diagnostic: luxation de la hanche, le fémur est désolidarisé du bassin. Aujourd’hui il marche toujours sur trois pieds et j’ai décidé d’arrêter ses souffrances.

Après un long moment de déprime, grâce aux encouragements d’Evelyne mon épouse, je me décide à rebondir et je me remets au joug, cette fois-ci avec une paire.

Visite chez Philippe Kuhlmann à Soultzeren où je trouve là deux jeunes taureaux Vosgiens qui me plaisent: Greby le noir et Tino le rouge.

Pour le moment ils ne sont pas castrés, et nous les avons mis en apprentissage.

Je me rends un jour par semaine chez Philippe. Voici les photos de la première journée de travail.

Pour la paire noire, à droite Greby, 2 ans 1/2, 1 mois au travail, et comme maître d’apprentissage, à gauche, Milou, 4 ans , 8 mois de travail. 

Pour la paire rouge, à gauche Tino, 3 ans, 2 mois au travail, et à droite Mani, 7 ans, 4 ans de travail. »

Merci à André de participer activement et amicalement à la vie du site par sa contribution.

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Hommage de Frédéric Iehlé à René Alibert jougtier à Laissac (12)

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Frédéric Iehlé nous communique ce texte suite à la disparition de René Alibert. Nous le remercions pour sa communication.

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C’est difficile de s’exprimer sur la disparition d’un dernier ou d’un des derniers surtout lorsqu’on l’a rencontré, lui a serré la main, l’a regardé travaillé et eu recours à lui comme à une sorte d’expert dans une activité sans réel futur et cantonné à un cercle très restreint.

Cela a été mon cas il y a sept ou huit ans, je n’ai pas la date exacte.

A deux reprises je suis descendu de ma Haute-Normandie en Aveyron une première fois pour faire l’acquisition de deux jougs neufs après avoir abandonné l’idée d’utiliser des jougs ‘de brocante’, puis une seconde fois pour l’ajustement que je n’arrivais pas à faire seul.

C’est lors de ce second voyage que j’ai découvert M. René Alibert.

Après plusieurs discussions téléphoniques et échanges de courrier avec photos, j’ai du me rendre à l’évidence que je ne pourrais ajuster seul le joug sur un de mes bœufs bretons qui avait un cornage pour le moins particulier comme Monsieux Alibert le reconnut en le voyant.

Alors une nuit de juin, j’ai chargé mes deux Bretons pie-noire dans le van à deux heures du matin et nous sommes descendus chez «René» qui avait tout préparé.

Ce fut tout de même une expédition!! avec un arrêt forcé sur un terrain de football vers Riom car les bœufs s’étaient détachés et retournés dans le van prêts à sortir car souffrant de la chaleur. Mais après un peu de marche et de bouses sur le terrain, tout était rentré dans l’ordre et nous avons repris l’autoroute pour Laissac. Cela l’avait bien fait rire.

Nous avons passé deux jours sur place dans une étable prêtée pour l’occasion à sa demande, avec une tonne à eau à disposition, du foin et l’autorisation pour moi de coucher dans l’étable.

Une matinée fut nécessaire pour ajuster le joug, adapter le liage et le coussin  et finalement entendre un refus sans appel  de la part de «René» « Non ce n’est pas la peine, c’est bon » qui répondait à ma demande de dernier test suite à sa correction finale du joug!

Il est venu me dire au revoir le soir après avoir repiqué un cent de salades pour ses poulets ce qui leur donnait un goût délicieux au vu du geste qu’il fit en regoupant ses doigts devant sa bouche. Nous avons encore parlé bœufs, puis il est rentré et moi je suis reparti vers le Nord quelques heures plus tard de très bonne heure le lendemain matin.

Ce qui m’a frappé chez «René» c’est qu’il y avait toujours quelqu’un pour répondre, voire prévenir ses demandes. Beaucoup sont venus voir mes bœufs mais beaucoup étaient là pour lui, pour faire ce qu’il ne pouvait pas faire, le soutenir. Il était entouré et aidé d’une façon presque naturelle comme si cela lui était du par respect pour ce qu’il était ou représentait et surtout,  je pense, avait vécu et savait faire.

L’entourage et l’aide que beaucoup lui donnait plus que volontiers m’a impressionné.

«Se plier en quatre» n’a jamais eu autant de signification pour le soutien dont il bénéficiait. «René» était réellement très entouré.

Je me souviens aussi du plaisir des contacts qu’il m’avait dit avoir avec les gamins de l’école proche de sa maison.

Je voudrais dire ici à sa sœur, à tout cet entourage dont il a bénéficié et que j’ai pu rencontré combien j’ai apprécié de rencontrer Monsieur Alibert ainsi qu’eux mêmes.

Aujourd’hui, il me reste deux jougs signés qui font merveille comme peuvent en témoigner ces photos avec mes deux Normands et qui me semblent être le meilleur hommage que je puisse faire à «René».

Frédéric Iehlé

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René Alibert, dernier jougtier professionnel d’Occitanie, a rejoint ses aïeux par Lionel Rouanet (article enrichi)

rené alibert portrait ok ok. jougtier professionnel

René nous a quittés le vendredi 25 Août, à l’âge de 90 ans. Depuis un peu plus d’un mois auparavant, il avait vu son état général se dégrader rapidement.

Fils d’un jougtier professionnel, après avoir passé trois ans complets comme « valet », employé agricole dans une grande ferme du Lévezou (Monts séparant, à l’Est, le Nord du Sud du département de l’Aveyron), il prit à 18 ans, le chemin au côté de son père, jougtier de métier, à temps plein.

C’était une chose peu courante, que d’être jougtier de cette façon dans ce pays-là (au sens petite région). Jougtier dans l’Aveyron, c’était plutôt une activité complémentaire pour de nombreux petits paysans ou artisans du bois. Marius, de son prénom d’usage, le père de René, était vraisemblablement le seul dans sa profession, déclaré à la chambre des métiers en ce temps-là.

René débuta donc l’apprentissage de ce métier itinérant avec son père, ce qui donna à ce dernier l’occasion d’agrandir sa tournée et entre autres de monter travailler sur l’Aubrac aux alentours de Laguiole, connue pour son fromage. Dois-je préciser ? Pour y aller, sur l’Aubrac, point d’automobile, le trajet se faisait à bicyclette. Inutile de dire qu’il ne fallait pas y aller pour trois clients ! Ils partaient pour la semaine, parfois deux. Il fallait compter quasiment une journée de trajet aller et autant pour le retour, encore que dans ce cas, ça descendait. Là-haut, ils dormaient dans les fermes, c’était ainsi coutume : les jougtiers étaient nourris et logés. Bien nourris même ! La maîtresse des lieux, tenait à ce que la réputation de la maison soit bonne. Lorsque la tournée était aux alentours de Laissac, ils rentraient chaque soir, ce qui laissait du temps pour s’occuper d’un jardin, de la volaille et même d’un ou deux cochons selon les années.

Dès que René commença à être un peu autonome, son père qui néanmoins l’accompagnait toujours, le laissait chez un client le matin, l’aidait à commencer le travail, puis partait, pour lui aussi, faire un joug de son côté, chez un paysan des alentours. En fin d’après-midi, son travail fini, le père repassait chez le premier client pour retrouver son fils et l’aider à terminer, en vérifiant que le travail, sur mesure, convenait bien. Car, oui, dans ce pays comme dans beaucoup d’autres cela dit, un joug, c’était du sur mesure ! Dans l’Aveyron particulièrement quand même. Il fallait qu’elles présentent bien, les bêtes, au joug ! Surtout les bœufs, sas qué1 (m’aurait dit René) dans les grandes fermes, ils faisaient la fierté des bouïèrs2. C’était à qui avait une paire dont les cornes se croisaient le plus élégamment au-dessus du timon ! Dans les petites fermes, on joignait plutôt des vaches. Il fallait que ça puisse travailler, ça oui ! Mais après, l’esthétique ne primait pas toujours autant.

 

Et donc, quand le père retournait trouver son apprenti, il pouvait le conseiller pour la phase délicate qu’est l’ajustement final. Puis : « le trou paye » se disait-il. C’est-à-dire le trou du passage de la méjane3. C’était la dernière étape, ou plutôt l’avant-dernière, car avant de recevoir la paye, tout jougtier à l’activité suffisamment conséquente, signait son travail par un coup de poinçon dans le bois encore tendre.

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Poinçon de René Alibert

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Poinçon de Joseph-Marius Alibert son père

Encore tendre, vous exclamez-vous peut-être ? Et oui, bien sûr ! Un joug, du moins les jougs de ce genre-là, ne sont pas faits en bois sec. Qui a déjà tenu une hache, sait bien qu’elle ne rentre pas de la même manière dans du bois vert ou du bois sec. Il n’y a pas que cette raison, mais ce n’est pas spécialement le propos ici et j’ai déjà écrit assez en détail sur le sujet (article  sur le blog, ou Sabot n°71). Je rajoute néanmoins que si le bois était tendre, c’est qu’il provenait donc d’un arbre tout fraîchement abattu, parfois le matin même, ou alors d’un morceau réservé spécialement à cet effet, espérant le jougtier dans le bassin ou la mare de la ferme.

Fréquemment, l’été notamment, le joug terminé, ce n’était pas pour autant fini. Il fallait le « flambusquer ». Chose pour laquelle le paysan pouvait éventuellement se débrouiller tout seul. Cela consistait à cuire le joug sur un feu vif, très rapidement mais très intensément. Il avait au préalable été enduit de gras, traditionnellement du lard de cochon, puis plus tard avec … de l’huile de vidange. Cette opération permettait à l’eau contenue dans le bois de s’en aller, sans que le joug n’éclate, car une pellicule protectrice se formait par la combinaison du gras, de la chaleur et du noir de fumée. Cela durcissait aussi le joug, et en le fumant, devait participer à le rendre inappétant pour les insectes xylophages que nous appelons dans le sud plus simplement et génériquement « cussous ». Ce devait être une forme de garantie multi-décennale. Car le bois, s’il avait trempé assez longuement avant d’être mis en forme, s’était lavé de sa sève. Celle-ci contenant amidons et autres matières sucrées, il perdait ainsi quasiment tout son intérêt pour les insectes à tarière.

Pour René, arrivèrent vite les vingt ans et l’appel sous les drapeaux. Après un service dans la musique, comme clairon, René regagna son Aveyron et repris le travail au côté de son père, mais très vite il fut complètement autonome. Ils continuèrent à faire tournée ensemble mais le père gagnait la tranquillité de n’avoir plus à repasser chaque soir valider le travail de son fils. L’achat, pour chacun d’eux, d’une petite moto Terrot, leur permit d’agrandir encore un peu la tournée, mais pour une courte durée ! Ils n’étaient pas les seuls à investir dans ce genre d’engins, dernière génération des « machines à feu » comme on les appelle parfois en histoire des techniques. Leurs lourds ancêtres fumants, les locomobiles, non pas encore goulues d’essence mais d’eau et de bois, avaient déjà investi les campagnes depuis quelques décennies, depuis grosso modo le retour de la soit disant Der des Der pour ce qui est de l’Aveyron. Ces locomobiles, rarement automobiles ou routières comme on disait, avaient eu l’obligeance de garder du travail pour tout le monde, les femmes, les hommes, et les bêtes. Et oui, les femmes, on les oublie souvent. C’est qu’ils ne mangeaient pas qu’un peu les hommes pendant les dépiquages ! C’était du travail, d’une part, mais c’était aussi la fête, la joie de fin des sègas4, dans l’entraide ! Mardi chez Gustou, mercredi chez l’Achille. Enfin, pour en revenir aux bêtes, qui elles aussi avaient du travail, j’en passe par les petites : ces jours-là, ce n’était pas la fête pour la volaille ou les lapins ! Et les grosses donc, elles attrapaient souvent quelques braves suzades5. Il fallait les tirer ces monstres-là de locos, tout d’acier et de fonte, avec aussi un peu de laiton qui les embellissait ! « De cuivre » comme disent les mamies. Il faut dire que les bœufs, tirer des trucs pareils par les travers de ce pays-là, « ils s’en plaisaient mieux » que les chevaux. Ces derniers, s’il faut maintenir la traction d’une lourde charge à l’arrêt dans une montée, puis repartir, ça ne leur convient guère. Les petites locos pesaient déjà souvent 4 tonnes à vide, les batteuses n’étaient pas franchement plus légères ! Et puis les bœufs, ou les vaches, tout le monde en avait. Et s’il était trop difficile de passer tel rampaliou6, on allait chercher les bêtes d’Emile « per far prodel 7».

Enfin, tout ça pour dire que les motos, c’était bien-sûr le début de la fin. Si les jougtiers pouvaient se payer une moto, c’est parce que les paysans pouvaient se payer un tracteur, et/ou étaient incités à le faire. C’est vrai que si on se remet dans le contexte : vous vendez une paire de bœufs et vous pouvez acheter un tracteur tout neuf, tout fraîchement arrivé d’outre atlantique, ça fait réfléchir. En tout cas, ça fait moderne et en cette période d’après-guerre, on peut comprendre qu’il y avait besoin de renouveau. Donc bœuf, vaches, chevaux et autres mules furent rapidement débauchés par la croissance fulgurante de l’ère motorisée. Seuls quelques vieux « oritsinaux », (prononciation locale : originaux, marginaux) ne voulurent pas entendre parler de cette filiation des chars d’assaut qui n’ont pas vraiment la même odeur que le bétail ; ne « caguent8 » pas des bouses, mais de l’huile ; ne mangent pas de l’herbe, mais boivent un liquide à l’odeur douteuse ; ne vous font pas un veau par an (que vous pouvez vendre au foirail), mais vous coûtent des pièces détachées. Ces rares rebelles, peut-être par bêtise ou pensées arriéristes, mais aussi et certainement par philosophie et poésie, laissèrent quelques petites années de sursis à Marius (le père). Cependant, il n’y avait plus de travail pour deux et René dut poser et remiser la piasso9 et lou capaïssol10 : la hache et l’herminette.

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Hache de jougtier au fer plus long et plus ouvert

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Modèle « commun » de hache, courant chez tous les artisans du bois

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 Herminette spécifique de jougtier à fer double et à manche très court

Il resta néanmoins « dans le bois », mais ses copeaux changèrent de forme, ainsi que d’odeur ! Après une courte période à fabriquer des coffrages sur chantier durant laquelle il trouva que l’ardeur de ses collègues à arroser les fins de journées en rentrant du boulot n’était pas potentiellement propice à vieillir vieux et en bonne santé, il atterrit à la maison Balard à Rodez. Là, jusqu’à la fin de sa carrière il fut chef d’équipe à la parqueterie et je pense que personne n’eut à se plaindre de son travail ou de ses services.

Une fois à la retraite, il dépoussiéra les outils manuels. Des jougs neufs se remirent à naître de ses mains, assurant la relève de ceux qui depuis trop longtemps dans l’attente d’un peu de soleil juché sur un chignon d’Aubrac, avaient vu leur fonctionnalité altérée par les « cussous ».

Chez lui, à Laissac, dans le Nord Aveyron, entre Monts du Lévezou et Causse, René n’était pas seulement connu pour ses jougs. Infatigable, il était très apprécié de tous pour son implication bénévole dans différents domaines. Il fut musicien à la « clique », pompier, avait participé à la vie d’un musée local, aida tant qu’il le put le mardi matin au foirail … Mais surtout, René, c’était un jardinier, occupation qu’il garda jusqu’à ses derniers jours de validité. Et pourtant, il ne jardinait pas vraiment pour lui. Il jardinait pour la famille, les amis et les voisins mais aussi pour ses poules et lapins. Ces derniers mangeaient très certainement une nourriture de bien meilleure qualité que nombre de personnes entassées dans les grandes villes. Les légumes, lui, suite à des ennuis de santé, il y avait plus de vingt ans qu’il ne pouvait plus trop en manger.

Pour ma part, René était déjà sur ses vieux jours lorsque je le rencontrai. C’était durant l’automne 2009, il avait 82 ans, de l’énergie dans les bras et de la souplesse dans les jambes. Je passai alors le voir pour faire sa connaissance suite à un bref coup de téléphone. J’y passai par l’intérêt que je porte aux savoir-faire manuels anciens, par curiosité, et sur conseil d’un ami, paysan de montagne en Ariège, alors dresseur de mules, chevaux, et bœufs : Olivier Courthiade. Il m’avait dit « Vas-y, c’est le dernier ». Il exagérait à peine ! Ainsi, dès mon passage suivant, une paire de mois après, je devins son apprenti. Le premier, d’une certaine manière, car un ou deux autres avaient eu essayé je crois, mais l’expérience avait été courte. (Un charpentier des environs, retraité, vint ensuite pour voir la méthodologie). Je pense que ce fut une forme de soulagement pour lui. En effet, je crois que s’il avait une crainte, c’était celle de partir un jour sans avoir transmis (même si le mot n’est pas particulièrement juste, car lorsqu’on transmet, on n’a plus soi-même) le savoir-faire qu’il tenait de son père. Ce savoir-faire que son père avait eu le temps de tant affiner durant la dizaine de milliers de jougs qu’il tailla dans sa vie. Un peu plus de 300 ans par an, soit un par jour ouvrable, pendant une trentaine d’années.

S’il continuait de tailler des jougs à un âge si avancé, on se doute qu’il ne faisait pas partie de ces vieux grincheux se plaignant : « Ouh, avant qu’est-ce qu’on a pu trimer, qu’est-ce que c’était dur, heureusement que c’est terminé tout ça ! » Certes, il ne niait pas cet état des choses qui avait pu en aigrir d’autres. Lui, néanmoins ne s’en plaignait pas, au contraire même, il rajoutait souvent : « c’était le bon temps ». Peut-être tout bêtement parce que c’était le temps de sa jeunesse ! Et qu’elle semble avoir été heureuse, malgré les difficultés qu’il ait pu rencontrer, comme tout le monde, notamment une, épineuse pour sa génération : la guerre. Je le cite encore, d’après un enregistrement lors d’un collectage d’anecdotes, il parle justement du temps d’avant ses 18 ans, pendant les années où il était valet de ferme :

– « Oh il y avait une bonne ambiance, on se tutoyait, c’était … pute ! [à considérer comme une virgule, comme une verbalisation de l’exclamation] C’était … quand il y avait un coup [d’activité] à donner, on le donnait, tout le monde donnait un coup et puis s’il y avait cinq minutes à prendre on les prenait. C’était la belle vie, enfin la belle vie en travaillant ! Mais c’était la belle vie. »

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L’explication de cette gaité, de cet enthousiasme, est peut-être la suivante : il savait que ce travail tantôt autonome, tantôt collectif, correspondait au niveau de vie qu’ils avaient. Et puis, sortant de sa bouche, le mot travail n’avait pas tout à fait le sens habituel, qui dans notre civilisation de souche judéo-chrétienne, n’a toujours pas vraiment perdu le sens de ses origines latines, à savoir : tripalium. Pour lui, le travail, c’était l’occupation qui permet de vivre, simplement. L’Œuvre en fait ; que ce soit cultiver la terre, récolter, soigner lapins et volailles, transformer, bricoler … et bien sûr tailler des jougs. Chose qu’il fit, si je ne me trompe pas, jusqu’à l’hiver où il fêta ses 88 ans. Il avait encore la souplesse et la force juste nécessaires, la technique faisait le reste.

René avait un sourire joyeux. Néanmoins, ces dernières années, une forme de tristesse le gagnait parfois. Lui qui aimait tant la nature, répétait souvent : « on est allé trop loin, on a trop abimé de choses, y a qu’à voir … »

Une partie de ses gestes a été archivée par un film documentaire de Gilles Charensol : Le bois : Gestes d’Artisans 

Le matin où j’appris la nouvelle par téléphone, Georgette, sa sœur, me dit qu’elle lui souhaitait un paradis entre autres plein de fleurs, car il les aimait beaucoup. En mon nom, et j’espère pouvoir dire au nom de tous les proches du milieu des bouviers et paysans, je lui souhaite de même.

Lionel Rouanet, son ultime apprenti.

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 Le 14 juillet à Laissac devant son présentoir lors d’une présentation/animation taille de joug

In Memoriam :
Comme je l’ai mentionné dans ce texte, une partie des gestes de René a été archivée dans un film de Gilles Charensol. Pour ma part, pendant plus de deux ans, suite à la partie pratique durant laquelle j’appris la fabrication des jougs, j’ai passé beaucoup de temps avec René pour discuter de son apprentissage avec son père et du mode de vie dans sa jeunesse.
J’ai pris des notes, puis enregistré les discussions que j’ai ensuite écrites. Je pensais au début faire un article pour un magazine spécialisé tel que celui-ci, le blog de Michel ou pour la presse locale, mais très vite, j’ai eu beaucoup trop d’infos, de pages. Alors, j’ai continué, en me disant que je verrai bien … !
À ce jour, le texte issu de la mise en forme du collectage, comporte un peu plus de 230 pages au format 16×24. Quelques dessins et photos en niveaux de gris agrémentent le texte. Je pense en ajouter encore quelques autres, mais il me manque à les dessiner. Un cahier couleur, devrait aussi présenter quelques photos. Il y aura aussi sûrement quelques annexes, qu’il me faut terminer.
Pour diverses raisons, notamment professionnelles et de déménagement, voici un peu plus d’un an que j’avais ce projet au point mort. René me disait pourtant : « si tu veux que je le vois, dépêche-toi … » Hélas, ces injonctions seront restées vaines.
Tout cela verra peut-être le jour en 2018. Un partenariat d’édition se dessine …

1 sas que – sas qué – tu sais que … Expression bien typique, en occitan. Et même en français occitanisé !

2 boièr – bouïèr – bouvier

3 mejana – méjanò – méjane : forte courroie de cuir soutenant les rédoundes : anneaux de cuirs dans lesquels passe le timon.

4 sègas – sègòs – moissons (par endroits aussi : meissons – méissous)

5 brava suzada – brabò suzadò – brave suzade : bonne suée

6 rampalhon – rampaillou ou rampaliou – raidillon

7 per far prodel – pér fa proudél – pour faire proudel : c’est-à-dire utiliser le proudel, la chaîne de traction qui permettait de rajouter une paire devant la ou les autres. Par extension : venir aider à l’effort.

8 troisième personne du pluriel de : cagar – caga – caguer : déféquer

9 pi(g)assa – pigasso ou piasso – la hache

10 capaissòl – capaïssol – l’herminette

Nicolas Bourgeois et Mireille Caillol, paysans nomades en traction bovine

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Mireille et Nicolas nous présentent leur parcours atypique et leur expérience quotidienne avec la traction bovine au coeur du projet de vie qu’ils partagent en famille.

Merci à eux pour leur communication.

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Pomponette et compagnie

Nous sommes une famille de paysans nomades : Mireille, Nicolas et Solal, qui voyageons en roulotte attelée à nos deux vaches, Ttipi et Ttapa, suivies par nos brebis laitières de différentes races. Notre choix est de vivre le plus possible de ce que nous savons faire, ou de ce que nous pouvons vendre ou échanger : le produit de nos animaux (viande, lait, laine…), des objets en vannerie, la musique, le clown…

Nous souhaitons aussi rencontrer des paysans sédentaires et passer du temps en accueil sur des fermes pour échanger.

Nicolas a pratiqué la traction animale avec ses vaches et ses ânes pendant six ans pour la production de légumes en vallée d’Ossau (64) avec des outils réalisés par P.R.O.M.M.A.T.A. (Cliquez ici pour voir)

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Mireille a travaillé dans le domaine des brebis laitières avec transformation fromagère en montagne et elle se forme à la transformation de la laine.

Solal apprend à manger, marcher, jouer, rire, pleurer, bref à vivre dans son petit corps tout neuf.

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Nous sommes intéressés par les projets à plusieurs et avons envie d’être accueillis sur des fermes pour rester en lien avec la paysannerie en participant à vos activités : installation, traction animale, dressage, besoin d’un soutien temporaire, voire d’un remplacement pour prendre du temps.

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Pour être accueillis, nous avons besoin :

  • D’espace, d’herbe et d’eau pour les animaux (deux vaches, neuf brebis, un bélier, chiens, poules et pigeons)
  • D’un espace où mettre notre roulotte et notre tente avec un accès à l’eau pour la belle saison
  • D’un habitat si c’est l’hiver

Nous sommes attirés par la diversification, la traction animale, la transformation de la laine… bref toute expérience tendant à une agriculture plus humaine et en lien avec la nature, basée sur le partage.

Ces échanges peuvent prendre différentes formes, du simple accueil sur quelques jours avec des moments conviviaux à un accueil sur plusieurs mois avec des actions communes.

N’hésitez pas à nous contacter, nous sommes prêts à réfléchir à de multiples propositions.

Mireille Caillol et Nicolas Bourgeois

tél. : 07 88 21 38 47

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