Aller au contenu

Attelages Bovins d'Aujourd'hui

Techniques et actualités des attelages de bovins

  • Le blog : Attelages Bovins d’Aujourd’hui
  • Carte interactive de la traction bovine
  • Tous les articles
  • – Bouviers d’aujourd’hui
    • Bouviers
    • Les bovins attelés dans les fermes aujourd’hui
    • Techniques
    • Liages
    • Parcours
    • Réflexions
  • – Infos & annonces
    • Dans l’actualité
    • Le coin des annonces
    • Salons, fêtes, animations, démonstrations, spectacles
    • Formations
    • Fournitures et accessoires
    • Calendrier des manifestations
    • Ailleurs…
  • – Ressources documentaires et archives
    • Archives, documentation, photothèque…
    • Artisanat et artisans
    • Bouviers anciens
    • Librairie, DVD
    • Patrimoine
    • Photographes, vidéastes
    • Publications internet
    • Travaux
      • Débardage
      • Foin
      • Hersage
      • Labours
  • Nous contacter
  • Participer
    • Proposer un article ou une annonce
    • Recensement des bouviers et attelages bovins

Afficher plus de résultats...

Generic selectors
Correspondances exactes
Rechercher dans le titre
Rechercher dans le contenu
Post Type Selectors

Articles récents

  • Formation à la traction bovine du 13 au 17 avril avec « 2 Mains 4 Cornes », Laurent Martin (85) 10/02/2026
  • A vendre fer à bovins toutes taille, Noyal-Muzillac (56) 06/02/2026
  • Suite du voyage de Léonnie Biteau avec le rassemblement des meneurs de bovins (23) 2023 30/01/2026
  • Facebook

Nombre de visiteurs depuis septembre 2025

9847

Catégorie : Publications internet

< 1 2 3 … 14 >

Au costa Rica, attelage des boeufs, labours et fabrication des chars peints

Reportage de l’émission « invitation au voyage » sur Arte. Merci à Philippe Berte-Langereau de nous l’avoir signalé.

Publications similaires

  • Attelage de boeufs au Costa Rica
  • Philippe kuhlmann et ses boeufs dans un article de Patrice COSTA dans Vosges Matin du 16 Août 2015
  • L’attelage de boeufs d’Armand Tazare à anost (71) 1978
Publié le 12/01/202216/10/2025Auteur Michel NIOULOUCatégories Ailleurs..., Publications internet, TravauxMots-clés Pays : Costa Rica, Philippe BERTE-LANGEREAU, Travail agricole, VideoLaisser un commentaire sur Au costa Rica, attelage des boeufs, labours et fabrication des chars peints

Attelage de vaches en Galice en 2021, article et vidéo de « la voz de galicia »

attelage galice

Cliquez ici pour voir l’article et la vidéo.

Article original :

El último carro de toxos que llevan las vacas de Domingo

M. Guntín / M. Fernández  A FONSAGRADA / LA VOZ / GALICIA

Manuel Fernández

Un fonsagradino de 80 años mantiene viva una tradición que está a punto de desaparecer en Galicia

10 nov 2021 . Actualizado a las 20:10 h.

Comentar · 38

Ver a Domingo Pérez Ron (Santa María do Trobo, A Fonsagrada, 1941) tirar del carro que sostienen sus dos vacas es viajar en el tiempo hasta la época de nuestros abuelos, aquella en la que la mecanización del campo se antojaba como algo lejano e inasumible para los labradores. Basta con observarlo apenas unos minutos para entender que nacer y vivir en la Galicia rural es un lujo que no todos saben o pueden apreciar.

Domingo de Noceda —así lo llaman, en referencia a la aldea en que se crio y en la que ahora reside, con sus dos perros— tiene más de 80 años, pero tiene claro que morirá vinculado a la actividad agraria que desempeñó durante décadas. Él, que pertenece a una generación de hombres y mujeres fuertes, que nacieron en plena posguerra y conocieron en su propia piel la dificultad de vivir en un lugar aislado, disfruta ahora de su jubilación rodeado de montañas, en una aldea localizada a unos diez kilómetros de A Fonsagrada.

Pero Domingo de Noceda vive solo. No se casó y está acostumbrado a una vida rutinaria que empieza sin grandes madrugones y termina cuando la naturaleza duerme, con la llegada de la noche. Su adoración por los animales es palpable a metros de distancia. Suyo es el mérito de amansar a sus dos vacas y de labrar de forma manual las tierras en las que jugó de niño.

Sin embargo, disfrutar de la estampa que supone ver a Domingo entre montañas es un privilegio irrepetible, puesto que por su edad y estado de salud decidió vender una de las reses.

MANUEL

 

El fonsagradino es uno de los últimos gallegos que, hasta hace apenas unos días, salía con su carro tirado por vacas en busca de toxos. Para ello, la rutina que tan interiorizada tiene era la siguiente: primero tiene que «xoncer» las vacas, pero las tiene tan educadas que ellas solas saben salir de la corte y esperar fuera mientras el hombre coge «o xugo, as molidas e as sogas». Todo tiene truco, pero Domingo de Noceda tiene experiencia de sobra y, seguramente, podría realizar el proceso con los ojos cerrados. Seguidamente hay que «apoñer as vacas ao carro». Allí, a los pies de su casa, emprende camino hacia el monte, donde lo esperan «os toxos xa segados», en pequeños montículos. Pero en la montaña, la pendiente le obliga a cavar para que las ruedas del carro no lo desestabilicen.

Sus animales, fieles compañeros, lo esperan «a carón» mientras él empieza a cargar los tojos. El proceso termina con una cuerda (trelo) que garantiza que la mercancía llegue indemne hasta la corte.

Porque Domingo es un entusiasta del mundo rural, enamorado de Galicia y que adora a los animales. Todo esto que aquí describimos forma parte de su esencia, y es que este entorno se confunde con sus vínculos familiares, ya que son muchos los días en los que la vaca que le queda y sus dos perros son su única compañía

Article traduit : 

Suivez La Voz sur Google Discover
La dernière charrette à toxos tirée par les vaches de Domingo
M. Guntín / M. Fernández À FONSAGRADA / LA VOZ
GALICIA

Manuel Fernández

Un habitant de Fonsagrada âgé de 80 ans perpétue une tradition en voie de disparition en Galice

10 nov. 2021. Mis à jour à 20h10

Voir Domingo Pérez Ron (Santa María do Trobo, À Fonsagrada, 1941) tirer la charrette tirée par ses deux vaches, c’est comme remonter le temps, à l’époque de nos grands-parents, où la mécanisation des campagnes semblait lointaine et inabordable pour les agriculteurs. Il suffit de l’observer quelques minutes pour comprendre que naître et vivre dans la Galice rurale est un luxe que peu de gens connaissent ou apprécient.

Domingo de Noceda – comme on le surnomme, en référence au village où il a grandi et où il vit aujourd’hui avec ses deux chiens – a plus de 80 ans, mais il est certain qu’il mourra des suites de l’activité agricole qu’il a exercée pendant des décennies. Il appartient à une génération d’hommes et de femmes forts, nés au cœur de l’après-guerre et ayant vécu les difficultés de la vie en milieu isolé, et profite aujourd’hui de sa retraite au cœur des montagnes, dans un village situé à une dizaine de kilomètres d’A Fonsagrada.

Mais Domingo de Noceda vit seul. Jamais marié, il est habitué à une vie routinière qui commence sans levers matinaux et se termine lorsque la nature s’endort, avec l’arrivée de la nuit. Son adoration pour les animaux est palpable à plusieurs mètres. On lui attribue le mérite d’avoir apprivoisé ses deux vaches et de labourer manuellement la terre où il jouait enfant.

Cependant, admirer Domingo au milieu des montagnes est un privilège unique, car, en raison de son âge et de sa santé, il a décidé de vendre une de ses bêtes.

MANUEL

Le Fonsagradino est l’un des derniers Galiciens à partir, il y a quelques jours encore, avec sa charrette à vaches à la recherche d’ajoncs. Pour ce faire, il a intériorisé la routine suivante : d’abord, il doit « xoncer » les vaches, mais il les a tellement dressées qu’elles savent quitter la cour d’elles-mêmes et attendre dehors pendant que l’homme récupère « le jus, la viande hachée et les cordes ». Il y a une astuce, mais Domingo de Noceda a beaucoup d’expérience et pourrait probablement le faire les yeux fermés. Ensuite, il doit « mettre les vaches sur la charrette ». Là, au pied de sa maison, il part vers la montagne, où « les ajoncs déjà coupés » l’attendent, en petits monticules. Mais sur la montagne, la pente l’oblige à creuser pour que les roues de la charrette ne la déstabilisent pas.

Ses animaux, fidèles compagnons, l’attendent « a carón » pendant qu’il commence à charger les ajoncs. Le processus se termine par une corde (trelo) qui garantit que la marchandise arrive à bon port à la cour.

Domingo est un passionné de la campagne, amoureux de la Galice et des animaux. Tout cela décrit ici fait partie de son essence, et cet environnement se confond avec ses liens familiaux, car il y a de nombreux jours où sa dernière vache et ses deux chiens sont ses seules compagnie.

Publications similaires

  • Vidéo de présentation sur la conférence du 8 et 9 mai 2021 « La traction animale, hier, aujourd’hui et demain », Claus Kropp
  • Débardage chez Philippe Kuhlmann début 2021
  • Journées d’échanges PROMMATA 2021, anniversaire des 30 ans
Publié le 08/01/202216/10/2025Auteur Michel NIOULOUCatégories Ailleurs..., Publications internet, TravauxMots-clés 2021, Journal, Pays : EspagneLaisser un commentaire sur Attelage de vaches en Galice en 2021, article et vidéo de « la voz de galicia »

JEAN-BERNARD HUON, LA LIBERTÉ D’UN PAYSAN EN RÉSISTANCE, article du site de la revue ArMen.

fête 2018 de la vache Nantaise (107)

Retrouvez Jean-Bernard Huon dans un bel article sur le site de la revue ArMen en cliquant ici.

Merci à eux pour leur travail et à Cozette Griffin Kramer pour nous avoir indiqué cet article.

Retrouver tous les articles du site de ArtMen en cliquant ici.

fête 2018 de la vache Nantaise (120)

fête 2018 de la vache Nantaise (111)

Voici l’article : 

Jean-Bernard Huon , frankiz ur peizant stourmer

Écrit parRonan mars 15, 2020

Traduction de l’article en breton que vous retrouverez dans votre exemplaire papier d’ArMen n° 235

Jean-Bernard Huon, la liberté d’un paysan en résistance

Il a choisi de rester au pays avec huit vaches et des chevaux de trait d’abord, qu’il a remplacés par des bœufs depuis une dizaine d’années. Il a décidé de tourner le dos dans les années 1970 à ce que l’on n’appelait pas encore l’agrobusiness et les pesticides. Ses collègues exploitants agricoles se sont moqués de lui, mais il en aurait fallu plus pour décourager un « penn kalet » (tête dure) comme lui. Portrait d’un homme drôle, debout, toujours prêt à échanger et à transmettre.

La ferme de Penn Prat, à Riec-sur-Belon

 En 1904, les arrière-grands-parents de Jean-Bernard Huon déménagent. Ils quittent Kerandres à Moëlan pour se rendre à Penn Prat, à Riec. En riant (et il rit tout le temps), Jean-Bernard raconte :

« Ma grand-mère paternelle était née à Kerandrège, mais la famille de ma mère était de Sainte Marguerite, dans le quartier de Penn Prat. On se moquait de mes parents, et on regardait sous le ruban de la coiffe de ma mère en disant :  « Les gens de Moëlan n’ont une oreille que d’un côté », et les gens de Moëlan se moquaient aussi : « Les gars de Rieg, trois morceaux de pain, trois morceaux de viande » ou encore « Les gars de Riec remontent leurs pantalons jusqu’au menton ».

Et Jean-Bernard de rire à nouveau. Dans la ferme de ses parents, beaucoup de monde à travailler et de nombreuses machines : pressoir, manège, moissonneuse, faucheuse, lieuse, tous les outils nécessaires à broyer les pommes, les betteraves, presser le cidre, récolter paille, blé, foin… Mais petit à petit, la ferme s’est vidée. Et Jean-Bernard a continué, obstinément, à travailler sa terre, comme le faisaient ses grands-parents : avec des chevaux, sans tracteur ni traites à payer au Crédit Agricole. Cela ne le concernait pas. Devant les caméras, il dit souvent : « je suis un homme libre ».

De la graine à la crêpe

Ici on produit tout : avec les pommes, on fait du cidre (un bâtiment est entièrement consacré aux barriques et aux bouteilles) avec un pressoir du Pays Gallo qui pourra encore presser pendant cent ans. Avec les betteraves, on donne à manger aux cochons, aux bœufs, aux vaches. Laurence, venue seconder Jean-Bernard alors qu’elle était secrétaire lors d’un stage il y a quarante ans, est restée. Avec le lait des vaches Pie noir, elle a appris à faire du beurre selon la technique de la mère de Jean-Bernard. C’est elle maintenant la chef d’exploitation. Elle a aussi appris à cuire les crêpes directement sur le feu de bois, et certaines années, le blé noir et le froment viennent des champs de Penn Prat. Elle ne cesse jamais de travailler, et passe et repasse avec sa brouette pour prendre de la paille pour la litière, de la nourriture pour les chèvres, les bœufs, traire les vaches… Où aujourd’hui en Bretagne peut-on encore voir des personnes travailler de la sorte ? Pour certains, c’est « la misère », les souvenirs d’une Bretagne révolue qui doit tourner la page… Et si c’était une autre façon de voir le monde d’aujourd’hui, qui devient fou ? Et si c’était une façon de montrer aux jeunes générations qu’il existe un autre mode de vie ? Quand il y a sur tout le territoire breton des fermes-usines, les gens comme eux ont-ils encore une place ? Et si c’était eux qui avaient raison ?

Que de visiteurs à Penn Prat !

Car Jean-Bernard n’est pas tellement tourné vers l’ancien temps. Il aime transmettre, recevoir des jeunes, parler breton et travailler avec eux. Sinon, il appelle les « debrerien stago », les mangeurs attachés comme dans l’étable, ceux qui restent à manger des crêpes et à boire du cidre. Depuis quarante ans, il accueille un rassemblement de motards. Ils étaient bénis par le curé auparavant. Maintenant, c’est lui qui s’en charge, sur la place de Riec, avec un rameau de buis.

Pardons, fêtes estivales, crèches vivantes … Les bœufs, et avant les chevaux de Jean-Bernard sont très présents, ils apparaissent sur les photos du journal hiver comme été. Le cadre de Penn Prat est aussi utilisé pour des courts métrages ou encore pour le long film documentaire de René Duranton, tourné en 2010,  qui a suivi les travaux des champs pendant quelques mois.

Comme pour la ferme du Bec Hellouin à côté de Paris, le chemin qui est montré ici est tout sauf passéiste. Un patrimoine vivant, jusque dans les noms de tous les objets utilisés pour les attelages tels la « brid mouch  » (les œillères), le cheval de tête, qui mène les autres chevaux, le collier de paille pour les jeunes chevaux, la « stern gamb », plus longue, qu’on met devant pour atteler…

Transmettre le travail de la terre… en breton

Jean-Bernard a toujours parlé breton avec ses grands parents, grand-père et grand-mère, mais pas avec ses parents qui avaient peur qu’il ne soit pas « débrouillé » en français.

Je m’en souviendrai toujours », dit-il, « de la fois où on a commencé, mon père était mort, je suis allé voir ma grand-mère, j’ai usé ma chemise. Elle m’a expliqué comment mettre tout le harnachement pour les chevaux. Depuis que j’étais né, j’avais vu faire, mais cela n’a pas été facile pour moi de commencer aussi vite. Belly et Paulette ont été mes premières juments. Belly était une jument très douce, je n’ai jamais eu une jument si douce. Mais Paulette était très peureuse. J’ai vu le tracteur arriver dans les années 1955/60. Et les chevaux ont changé aussi, ils étaient plus lourds, les chevaux, c’étaient des bidets avant. Quand les « haras nationaux » sont arrivés à Hennebont, on a eu des postiers bretons. Riec n’était pas une station de concours, et les meilleurs chevaux allaient à Bannalec. Eux, ils avaient de bons chevaux, issus de l’étalon « Gerfaud ». Ici, on avait des étalons peureux souvent. Paulette, quand on l’envoyait à l’étalon, tous ses poulains étaient peureux, et l’étalon était un peureux aussi… »

Pour relier la langue bretonne au travail de la terre, allez travailler à Penn Prat !

Un peu comme dans la ferme d’Anjela Duval après l’émission « Les conteurs », il arrive à Penn Prat des gens de toute la France, d’Europe même, pour une simple visite ou pour vivre là pendant trois mois ou plus. Vincent est l’un d’eux. En ce mois de janvier 2020, il conduit les bœufs, aide aux travaux des champs et reste dormir à la ferme, échangeant contre son labeur l’apprentissage de tout le savoir-faire de la ferme. Comment il a appris son existence ? Par Internet, sur You Tube, par une vidéo de quelques minutes, visionnée plus de 325 000 fois.

Les jeunes qui ont envie d’apprendre, bretonnants pour certains, sont toujours bien accueillis avec un coup de cidre ou du jus de pomme. « Apportez avec vous un bout de gâteau ou un plat que vous avez cuisiné ». Et le plus important : amener des outils pour travailler la terre, enlever les rumex (choux de cochons : kaol-moc’h) du champ dans lequel on va semer du blé, pour étaler le fumier sur les champs afin de récolter les pommes de terre quatre mois plus tard. Parler breton, vous pourrez le faire aussi, et vous serez toujours les bienvenus si vous travaillez avec Jean-Bernard en riant aux formules rimées et impertinentes des gens de Riec…

Revue n°235

Texte: Fanny Fanny Chauffin
Photographies: Éric Legret

Publications similaires

  • Jean Bernard Huon, Riec-sur-Belon (29)
  • Fête de la Vache Nantaise 2018, attelage des boeufs de Jean-Bernard Huon, Le Dresny (44)
  • Voyage 2014 « Découverte traction bovine » des stagiaires du CS utilisateurs de chevaux attelés du Lycée agricole de Montmorillon (86) chez Jo Durand (44) et Jean-Bernard Huon (29)
Publié le 18/12/202116/10/2025Auteur Michel NIOULOUCatégories Bouviers, Dans l'actualité, Les bovins attelés dans les fermes aujourd'hui, Publications internetMots-clés 2020, 29 Finistere, Cozette GRIFFIN KREMER, Jean-Bernard HUON, Journal, TemoignageLaisser un commentaire sur JEAN-BERNARD HUON, LA LIBERTÉ D’UN PAYSAN EN RÉSISTANCE, article du site de la revue ArMen.

Clip de « Vivre à la ferme », présentation du livre de Bernard Peyrol avec de belles images de traction bovine

vivre à la ferme Bernard Peyrol logo

Cette vidéo présente sous forme de diaporama des extraits du livre  »Vivre à la ferme » avec la découverte de quatre fermes, deux en Haute-Loire et deux en Ardèche.

Remerciements aux musiciens pour l’illustration musicale, Lolita, Jean-Luc, Sébastien.

Contact : bernard.peyrol@orange.fr

Facebook :

https://www.facebook.com/Audiovision-Bernard-Peyrol-109602934127726/

Merci à Bernard Peyrol pour sa contribution.

Publications similaires

  • « Intimité paysanne », livre de Bernard Peyrol
  • « Une histoire de faux », livre de Bernard Peyrol
  • Les première images du Salon 2013 de la traction animale de Montmorillon (86)
Publié le 07/08/202116/10/2025Auteur Michel NIOULOUCatégories Librairie, DVD, Photographes, vidéastes, Publications internetMots-clés Bernard PEYROL, Ouvrage, PhotoLaisser un commentaire sur Clip de « Vivre à la ferme », présentation du livre de Bernard Peyrol avec de belles images de traction bovine

Vidéo de présentation sur la conférence du 8 et 9 mai 2021 « La traction animale, hier, aujourd’hui et demain », Claus Kropp

Publications similaires

  • Demande de participation à l’enquête internationale menée sur les bovins utilisés pour la traction animale par Claus Kropp
  • Appel à contribution de Claus Kropp: Travailler avec l’énergie animale au 21e siècle Une archive virtuelle, de l’importance et de la promotion des animaux de trait
  • « World Draft Cattle Symposium », Symposium mondial sur les bovins de trait, une conférence internationale sur l’importance du bétail de trait dans le passé, le présent et le futur, 8, 9 et 10 Mars 2024, Lorsch (Allemagne)
Publié le 09/01/202116/10/2025Auteur Michel NIOULOUCatégories Calendrier des manifestations, Dans l'actualité, Publications internet, Réflexions, TechniquesMots-clés Claus KROPP, Pays : Allemagne, Temps de rencontre, VideoLaisser un commentaire sur Vidéo de présentation sur la conférence du 8 et 9 mai 2021 « La traction animale, hier, aujourd’hui et demain », Claus Kropp

Appel à contribution de Claus Kropp: Travailler avec l’énergie animale au 21e siècle Une archive virtuelle, de l’importance et de la promotion des animaux de trait

clauss cropps 1 aggrandie

Claus Kropp du Laboratoire d’Archéologie Expérimentale de Lauresham en Allemagne lance un appel pour créer une banque de documents vidéos des attelages en traction animale dans le monde aujourd’hui.

Un appel auprès de tous les utilisateurs en France est lancé.

Merci de lire le document ci-dessous et de faire le maximum pour y répondre afin de créer un outil documentaire indispensable à la mise en avant de la traction animale.

Nous lançons tout particulièrement l’appel aux bouviers puisque c’est ici sur ABA le lieu de le faire.

Conjointement, un congrès virtuel intitulé « Animaux de travail – passé, présent et avenir » sera mis en place les 8 et 9 mai 2021 où la banque de données et une première série de clips seront présentés à cette occasion.

Nous comptons sur vous et faites passer l’info!!

______________

Les animaux de trait à travers le monde continuent à contribuer à la vie et à l’économie de millions d’êtres humains. Que ce soit pour le transport, l’agriculture ou la foresterie, le recours à l’énergie animale est d’une importance primordiale depuis des siècles.

Bien que sa soutenabilité économique ne soit pas mise en doute, on constate aujourd’hui dans de nombreuses régions du monde un déclin massif du nombre d’animaux de travail.

La pression de la part des marchés capitalistes, la rationalisation technologique du travail agricole et la baisse qui en résulte à l’échelle mondiale du nombre d’agriculteurs modestes et de paysans ont mené à l’abandon de l’énergie animale en faveur d’outils et de transports qui dépendent des énergies fossiles.

Ces archives virtuelles visent à documenter l’état actuel de l’utilisation des animaux de trait au XXIe siècle. Elles serviront aussi à démontrer que l’utilisation de l’énergie animale n’est pas une question de nostalgie ou de folklore, mais dans certaines circonstances, reste économiquement viable et soutenable.

À travers entretiens, vidéos, photographies et illustrations, ces archives offriront à de nombreux témoins l’occasion de dire les raisons pourquoi ils utilisent des animaux de trait et de travail, et d’évoquer les défis auxquels ils font face. Les organisations, associations et musées impliqués dans la préservation et la promotion de la traction animale et qui forment les utilisateurs ou informent le public sont également invités à contribuer.

Comment utiliser ces archives numériques ?

Ce projet de banque de données en accès libre aura son propre site Internet et permettra de visionner toutes les vidéos en utilisant des mots-clefs ou des sujets proposés grâce à un menu déroulant (par exemple, agriculture, transport et foresterie). Il sera également possible de chercher par pays.

La structure des clips vidéos

Chaque vidéo devrait durer environ 5 minutes et commencer par une image fournissant les informations de base (situation géographique, date, éléments descriptifs, etc.). Suivra un entretien introductif sur la personne, l’association ou le musée, et ensuite une série de séquences vidéo et de photos pourra conclure le clip afin de donner une impression aussi vivante que possible des animaux et du travail pour lequel ils sont utilisés. Pour une meilleure compréhension des vidéos, il est souhaitable d’ajouter des sous-titres.

Comment soumettre des clips à destination des archives ?

Il n’est pas nécessaire de nous fournir des versions déjà éditées ou finalisées. On peut envoyer les documents séparés pour l’entretien, les clips vidéo, les photos ou illustrations au moyen d’un disque dur externe, par des systèmes comme WeTransfer ou Dropbox.

Un document séparé devrait détailler les données sur la situation géographique et les informations sur la personne, l’entreprise, l’association, l’exploitation ou le musée, ainsi que l’autorisation pour la « Digital archive of draft animals usage in the 21st century » d’éditer et d’utiliser toute la matière fournie. Après examen des données, les clips vidéo seront édités, finalisés et publiés dans la banque de données.

Congrès virtuel : « Animaux de travail – passé, présent et avenir » en 2021

La banque de données et une première série de clips seront présentées lors d’un congrès virtuel « Animaux de travail – passé, présent et avenir », 8-9 mai 2021

Organisée par

Claus Kropp

Laboratoire d’Archéologie Expérimentale de Lauresham

Nibelungenstrasse 32

64653 Lorsch

Allemagne

c.kropp@kloster-lorsch.de

Publications similaires

  • Vidéo de présentation sur la conférence du 8 et 9 mai 2021 « La traction animale, hier, aujourd’hui et demain », Claus Kropp
  • Demande de participation à l’enquête internationale menée sur les bovins utilisés pour la traction animale par Claus Kropp
  • Projet d’ouvrage sur les jougs de France, appel à contribution, par Philippe Berte-Langereau
Publié le 15/12/202016/10/2025Auteur Michel NIOULOUCatégories Dans l'actualité, Les bovins attelés dans les fermes aujourd'hui, Patrimoine, Publications internet, RéflexionsMots-clés Claus KROPP, Pays : AllemagneUn commentaire sur Appel à contribution de Claus Kropp: Travailler avec l’énergie animale au 21e siècle Une archive virtuelle, de l’importance et de la promotion des animaux de trait

Les Galvachers, meneurs de boeufs du Morvan, sur le site « Eulglod »

Attelage Morvan

Découvrez sur le site de Claude Minard, « Eulglod » en cliquant ici, un article assez complet consacré aux Galvachers du Morvan, meneurs de boeufs qui louaient leurs services hors de leur pays pour pouvoir vivre. 

Document PDF : Les Galvachers

Merci à lui.

galvachers p berte langereau 8 ok

Publications similaires

  • Les galvachers du Morvan par Philippe Berte-Langereau
  • « FAITES DE LA PREHISTOIRE » Les boeufs de Jo Durand sur le site mégalithique de Monteneuf, Archéosite de Brocéliande dans le Morbihan (56), 19 juillet 2015
  • Film ancien d’attelage de boeufs en Loire atlantique sur le site de la cinémathèque de Bretagne
Publié le 22/06/202016/10/2025Auteur Michel NIOULOUCatégories Archives, documentation, photothèque..., Patrimoine, Publications internetMots-clés Boeuf, Document PDF, Journal, MorvanLaisser un commentaire sur Les Galvachers, meneurs de boeufs du Morvan, sur le site « Eulglod »

Vidéo de louis GUIRAL Jougatier de Salles-Curan (12)

Voir le site « Occitan Aveyron » en cliquant ici.

Il y avait toutes sortes de petits métiers sédentaires ou ambulants comme le cordonnier appelé sudre ou pegòt, l’esclopièr (sabotier), lo jotièr (jougtier), lo barricaire (tonnelier), l’estamaire (étameur), l’amolaire, ganha-petit ou agusaire (rémouleur), le tailleur appelé sartre, lo cadièiraire (fabricant de chaises), lo candelaire (fabricant de chandelles), lo matalassièr ou matalassaire (fabricant de matelas), lo pelharòt ou pelhaire (chiffonnier)…

Pour fabriquer les jougs, on faisait appel à un jougtier : lo jotièr.

Habituellement, le jougtier venait sur place pour fabriquer les jougs sur mesure. Il fallait tenir compte de la taille des bêtes (bœufs ou vaches) ainsi que de leur morphologie.

La redonda est l’anneau, maintenu par une cheville (cavilha, ataladoira), qui reçoit le bout du timon (pèrga). Littéralement, redonda signifie ronde.

Las julhas sont les longes de cuir qui permettaient d’attacher le joug sur la tête des bêtes.

Publications similaires

  • Le jougatier, fabricant de joug, article patrimoine sur le site Millavois.com
  • Taille d’un joug Charollais, toutes les étapes en vidéo
  • Les jougs « en bois massif », par Lionel Rouanet
Publié le 17/05/202016/10/2025Auteur Michel NIOULOUCatégories Archives, documentation, photothèque..., Artisanat et artisans, Patrimoine, Publications internetMots-clés 12 Aveyron, Documentation, Jougtier, Temoignage, VideoLaisser un commentaire sur Vidéo de louis GUIRAL Jougatier de Salles-Curan (12)

Le jougatier, fabricant de joug, article patrimoine sur le site Millavois.com

article jougatier millavois

Lionel Rouanet nous fait passer le lien de cet article consacré à un ancien fabricant de jougs Monsieur Louis Guiral de Bouloc à Salles-Curan (12).

Il vient de paraître sur le site Millavois.com.

Cliquez ici pour voir.

Merci à Lionel pour son envoi.

Patrimoine. Ces métiers disparus : le jougatier

Marc Parguel

Dernière modification : 27 mars 2020 10:38
Marc Parguel
Publié le 27 mars 2020 à 10:38
Lecture 6 min.
jougatier 01
A La Roque-Sainte-Marguerite, vers 1920.

Jougatier : fabricant de jougs. Un joug est une pièce de bois qui lie les animaux côte à côte.

Sait-on encore ce qu’est ou plutôt ce qu’était, un « jougatier » ? Le mot ne figure ni sur le Larousse ni sur le Petit Robert. Il serait certainement refusé au jeu des Chiffres et des Lettres.

C’est en effet un métier qui a presque totalement disparu puisque le jougatier était l’artisan qui fabriquait les jougs. Métier dont l’origine se perd dans la nuit des temps, mais qui n’existe plus depuis que le bœufs, trop lent pour notre siècle de vitesse, a fait place au tracteur.

jougatier 02Le plus ancien système serait le joug à cornes où une barre en bois était placée entre les cornes d’un bovidé.

J’ai eu pourtant le plaisir de rencontrer tout récemment un des derniers jougatiers de notre région, Monsieur Louis Guiral, de Bouloc. C’est lui qui a sculpté les derniers jougs dont nous avons eu besoin pour notre petite propriété de l’Hospitalet.

Accompagnée de mon fils j’ai passé l’après-midi chez lui ; et là, dans la bonne chaleur de sa cuisine- il faisait très froid dehors- il nous a parlé de son métier.

Ce métier, il l’a appris simplement en regardant travailler un autre jougatier. Pas besoin, à cette époque, d’un C.A.P. Mais il devait tenir de son père une aptitude particulière à ce travail, ce dernier, simple paysan, exécutant de remarquables sculptures sur bois.

Ses outils n’avaient rien de compliquer : la hache, l’herminette (hache à tranchant recourbé), la plane (lame tranchante à deux poignées) et une vrille ou tarière.

jougatier 03Labour d’automne (1922).

Les jougatiers étaient peu nombreux ; aussi leur activité s’exerçait parfois loin de chez eux. De Bouloc, où ils étaient deux, ils venaient jusqu’au Larzac, au causse Noir ou sur les terres de Saint-Affrique. Ils suivaient les foires de la région, rencontrant aussi leurs clients, et fixaient ensemble un jour déterminé. Monsieur Guiral se rendait à son travail à bicyclette. Venir de Bouloc à l’Hospitalet représentait un bon exercice ! Aussi tâchait-il de grouper ses commandes. En été, profitant au maximum de la durée du jour, il pouvait faire deux jougs dans la même journée. Il se rappelle avoir fait à l’Hospitalet onze jougs en une seule semaine.

Le premier travail était de choisir le bois. Il fallait une bille d’environ 1,40 m sur 0,50 de diamètre. Sur notre plateau, c’était le plus souvent de l’ormeau ou du frêne.

Ailleurs, c’était du hêtre ou même du noyer. Il lui est arrivé, sur le causse Noir, et à contrecœur, d’avoir utilisé du pin. L’essentiel était que le bois fût vert car il était plus facile à travailler. Parfois, il allait choisir lui-même l’arbre à couper.

Les deux bœufs étaient alors amenés et placés côte à côte, comme ils devaient être bons à l’attelage. Le jougatier après avoir dégrossi le bois à la hache procédait à des essayages. Travail délicat : le joug ne doit pas blesser la bête ; il doit s’adapter à la forme des cornes, particulières à chaque bœuf.

jougatier 04Bœufs sous le joug.

C’est en effet aux cornes que sera lié le joug à l’aide de deux longues courroies, les « juilles ». Le joug doit être très légèrement arqué- c’est imperceptible à l’œil non averti, pour que chaque bœuf, ayant la tête légèrement tournée vers le centre, puisse voir son compagnon de travail. Ainsi, après des essais de fines retouches, un polissage le joug est terminé. Alors le jougatier le signait à l’aide d’un poinçon à son nom, imprimé par un bon coup de marteau. Ultime travail : il allumait un feu de branches et d’éclats et passait rapidement le joug à travers la flamme afin de durcir le bois trop vert.

Dans le Languedoc le travail de la vigne s’effectuait avec des chevaux. Mais pendant la cruelle période de 1940 à 1945, la nourriture des chevaux devint si difficile à assurer que certains propriétaires ont eu recours au bœuf, plus rustique que le cheval- pour labourer les vignes. Il a donc fallu sculpter des jougs pour un seul animal. C’est ainsi que Monsieur Guiral nous a fait deux jougs pour les bœufs que nous avons utilisés sur quelques vignes du Midi. L’autre jour il nous rappelait qu’il avait même imaginé, à la demande d’un ami, un joug très large, permettant aux bœufs d’avancer dans la vigne, séparés par une rangée de souches. C’est le principe adapté plus tard par le tracteur-vigneron.

Le jougatier était reçu cordialement par le propriétaire chez qui lui venait travailler. Il y trouvait toujours le gîte et le couvert. Et quand il était d’humeur joyeuse, il chantait.

Texte de Marthe Bergonier,
paru dans la revue « Le Caussenard » n°16,
janvier-février mars 1986 »

Publications similaires

  • Vidéo de louis GUIRAL Jougatier de Salles-Curan (12)
  • Reportage sur Lionel Rouanet fabricant de jougs
  • Le joug, Extrait de « La Harde » livre de Joseph de Pesquidoux, un témoignage littéraire sur la fabrication d’un joug d’attelage.
Publié le 11/05/202016/10/2025Auteur Michel NIOULOUCatégories Archives, documentation, photothèque..., Artisanat et artisans, Patrimoine, Publications internetMots-clés 12 Aveyron, Documentation, Jougtier, Journal, Lionel ROUANETLaisser un commentaire sur Le jougatier, fabricant de joug, article patrimoine sur le site Millavois.com

Fernand BORDAGE “Toucheur” de bœufs, article du site « Au fil du temps » sur l’histoire de Bournezeau (85)

 

bordage 1

Retrouvez  en cliquant ici  un très bel article sur Fernand Bordage, ancien bouvier Vendéen.  ces propos sont issus du journal “Vendée Matin” du 18 octobre 1989 et dans la revue de Radio Alouette “La fin de la Rabinaïe”
Témoignages : Yvette Guigné/Bordage, Patrick Guigné.

Pdf de l’article en cliquant ci-après article-au-fil-du-temps-bournezeau

bordage 2

Voici l’article : 

Fernand BORDAGE “Toucheur” de bœufs

Fernand, agriculteur au village des Brosses à Saint-Vincent-Puymaufrais, a cessé son activité le 1er novembre 1989. C’est une page qui se tournait pour cet éleveur qui avait la passion des animaux et des attelages de bœufs. Il était l’un des derniers toucheurs de bœufs de la région. Fernand est maintenant rentré dans l’histoire. Nous rappelons un peu la vie de ce paysan traditionnel qui a marqué la population locale. Fernand Bordage est né le 3 février 1932 à Villeneuve de Bournezeau. Son frère jumeau s’appelle René. Sa sœur Yvette est née en 1933.

Fernand Bordage vers 1955

Ses parents : Églantine Rattier née en 1911, Fernand Bordage né en 1907, ont vécu, à l’époque après leur mariage en 1931, à Villeneuve, avant de s’installer dans une ferme à la Boule, puis en 1939, à la ferme des Brosses de Saint-Vincent-Puymaufrais

Lieu historique : Les Brosses

La ferme est au cœur d’une région connue et célèbre du temps des Guerres de Vendée, comme le décrit avec beaucoup de chaleur Henri de Villedieu de la Réorthe, une région qui était contrôlée au début de l’insurrection de 1793 par Gaspard de Béjarry et ses 400 hommes. Elle faisait partie de Saint-Vincent-Fort-du-Lay, fusionné depuis 1833 avec Saint-Vincent-Puymaufrais.

La ferme est appelée les Brosses. Maurice Bedon, l’historien chantonnaysien rappelle qu’elle a été le théâtre d’un combat à la fin des Guerres de Vendée. Le 1er ventôse de l’an IV (20 février 1796), quatre officiers vendéens étaient dans une métairie. Trahis, puis encerclés, trois réussirent à s’échapper, le quatrième combattit jusqu’à ce qu’il tombe de quinze balles. La ferme des Brosses, vendue comme bien national, a été rachetée par la même famille Béjarry qui en avait été dépossédée le 7 février 1799.

Lieu-dit Les Brosses en 2013

Comme autrefois, la polyculture

Ce petit coin de la Vendée profonde et pittoresque va perdre de son charme et de son originalité avec le départ de cette famille d’agriculteurs “à l’ancienne mode” au sens noble de l’expression.

Églantine et son mari Fernand se sont donc installés en 1939, avec leurs trois enfants, à la ferme des Brosses. Comme tous les enfants des villages, Fernand, René et Yvette allaient à l’école à pied, tout d’abord à la Réorthe, puis à l’école de l’Augoire. René et Yvette ont quitté le domicile familial à leur mariage. Églantine devint veuve en 1968. Elle resta donc avec son fils Fernand, célibataire.

Patrick Guigné, petit-fils d’Églantine et neveu de Fernand, a travaillé à la ferme de 1981 à 1989. Après son mariage, il a quitté Les Brosses, pour aller travailler à la Gaubretière. Dès l’âge de 9/10.ans, Patrick allait déjà aider Fernand, le mercredi, le samedi et quand il n’y avait pas d’école.

Les 4 bœufs de Fernand
attelés à la vanneuse lors d’une fête de battage.

Ils ont cultivé avec amour cette terre de 47 ha à l’exemple de leurs ainés, défiant le progrès et l’aventure. Comme autrefois, ils ont fait de la polyculture : betterave, blé, chou, maïs, foin, luzerne, un peu de tout et de l’élevage de charolais. En 1988 il y avait soixante-dix têtes de bétail. Ils avaient également des chevaux : deux juments poulinières et un poulain.

Églantine Bordage élevait cochons, poulets, lapins, comme au bon vieux temps. Leur principe : vivre tranquille, sans emprunt, achetant quand l’argent était là.

Pour leur retraite, Fernand et sa mère avaient, depuis quelques années déjà, acheté, entretenu et amélioré une maison à Bournezeau.

Boeufs Bordage 5
Deux bœufs de Fernand
attelés sur un tonneau un jour de fête

Dresser les bœufs

Fernand Bordage avec deux bœufs
aux Brosses en mai 1988.

Il n’y a pas de durée fixe pour dresser les bœufs. Certains, après trois sorties sous le joug, marchent très bien… D’autres, au bout d’un an, seront aussi bêtes que la première fois  Il est nécessaire de lier d’abord un jeune bœuf avec un vieil habitué au joug. C’est comme un gosse pour l’apprendre à marcher, on le tient par la main.Après un temps d’apprentissage, plus ou moins long, on lie les jeunes ensemble et on les attache à un arbre.

Il faut les surveiller, et ils connaissent leur homme. Un jour, pendant que je coupais des choux, mon neveu a voulu détacher les bœufs. Ils sont partis comme des fous en courant, ont sauté les clôtures, se sont arrêtés à un buisson de houx après bien des dégâts

Une autre fois, un jeune homme a voulu voir, par dessus la haie, mes bœufs attelés à une charrette. Ils ont pris peur, ils sont très peureux, ils se sont emballés en traînant la charrette. Quelle course épouvantable, je criais : tot é perdu, tot é perdu ».Fernand, après avoir traversé les champs en courant, a réussi, après plusieurs kilomètres, à se trouver devant pour les arrêter.

Tous les ans Fernand vendait deux bœufs gras et en dressait deux autres pour assurer la relève .

Fernand conduit ses quatre bœufs et sa jument pour tirer la vanneuse un jour de battage.

Toucher les bœufs

Conduire des bœufs est un art :

« Avec certains  “boués”, des bœufs démarrent et marchent au commandement. Avec d’autres ils ne bougent pas. Faut savoir leur parler. Souvent, je leur parle, pour eux je chante. Ils connaissent leur maître, sa voix, son odeur. Faut de la douceur, de la patience ».Il y a une manière de les piquer, avec la pointe au bout de l’aiguillon : « Si vous appuyez ferme, vous crevez la peau. Faut avoir du doigté. Moi, je n’ai jamais fait saigner mes bœufs ».et Fernand conclut avec un brin de nostalgie « Dans les fermes, l’amour des bêtes c’est fini. Aujourd’hui on préfère entendre “péter” les tracteurs. »

Des bœufs pour le travail et pour la fête :

Pour ses bœufs, Fernand avait de l’admiration et de l’affection. Il en parlait avec de l’émotion dans la voix. À eux, il a parlé, chanté.

«À cinq ans, j’ai commencé à garder les vaches du matin au soir »nous dit Fernand, « en partant vers 10 heures, rentrant le soir vers 6 heures, quant on venait me chercher. C’était dur »

Le père et le fils Bordage au labour

A 7 ans, il “touchait” (conduisait) déjà les bœufs, On disait que j’étais un bon boué » (bouvier)

Il a toujours conservé des bœufs. Non pas qu’il fut réfractaire au progrès mécanique : depuis 1956, il possédait un solide tracteur. Mais les bœufs étaient pour lui de précieux compagnons,l’hiver, pour charroyer choux et betteraves, et l’été, depuis 15 ans, pour aller aux fêtes »

De cette participation aux fêtes, il en parle avec enthousiasme. Dans tout l’ouest, chaque été pendant trois mois, il conduisait son attelage de six bœufs précédés de sa jument, pour déplacer la machine à battre sous les applaudissements des foules, ou pour labourer.

Il est allé dans les Deux-Sèvres, le Finistère, les Côtes-du-Nord, le Maine-et-Loire, un calendrier très chargé l’accaparant tous les dimanches. Sa dernière sortie c’était le 3 septembre 1989,près d’Angers.« C’étaient de grosses journées. Dès que les bêtes descendaient du camion, je les lavais…Car, quand elles sont sales, ça ne présente pas ».

Toute sa vie, Fernand a élevé aussi des juments. Les dernières, c’étaient “Paulette” une forte jument poulinière de 8 ans, mélange de race percheronne et bretonne, et “Rainette>”, une jeune pouliche.« En 1940, puis pendant toute l’occupation, mon père a fait saillir sa jument pour éviter la réquisition par les Allemands. Depuis, j’ai toujours eu des poulains. »>A la fin de son activité, deux bœufs “Bas Blanc, Roquet” sont partis à Bordeaux pour la viande. Les deux autres paires, “Viens-tu, Trinquet”et “Capricieux, Charlatan” ont été vendues à Denis Bonnin de la Chaize-le-Vicomte, un collègue voisin qui assurait aussi des fêtes de labours

Le départ des Brosses

C’est après 50 ans de labeur fécond et généreux, que Fernand et sa mère ont quitté la ferme des Brosses pour raison de santé, cette ferme. à laquelle ils étaient très attachés, comme à leur propre bien, appartenant à Michel de Béjarry. Églantine avait 78 ans, Fernand 57 ans. Pour Fernand, ce fut un déchirement : La ferme n’était-elle pas toute son histoire d’homme ? Les terres ont été attribuées à une exploitation voisine : aux frères Perrocheau de la Fouquetterie.

Fernand et Églantine s’installèrent donc dans leur maison, rue de la Végo à Bournezeau., ils méritaient bien leur retraite. Églantine est décédée le 10 janvier 1994, Fernand s’est marié en mai 1995 avec Marie-Thérèse Péaud. Il est décédé le 5 avril 2001.

Grange et écuries des Brosses en 2013

Églantine et Fernand étaient connus dans nos communes. C’étaient des personnages, qui ont marqué les habitants de la commune et dont les noms resteront à jamais gravés dans la mémoire de leurs proches.

Louisette Lemoullec

Propos recueillis dans le journal “Vendée Matin” du 18 octobre 1989.
et dans la revue de Radio Alouette “La fin de la Rabinaïe”
Témoignages : Yvette Guigné/Bordage, Patrick Guigné

Publications similaires

  • Les Galvachers, meneurs de boeufs du Morvan, sur le site « Eulglod »
  • Histoire d’un joug
  • JEAN-BERNARD HUON, LA LIBERTÉ D’UN PAYSAN EN RÉSISTANCE, article du site de la revue ArMen.
Publié le 17/04/202016/10/2025Auteur Michel NIOULOUCatégories Bouviers anciens, Patrimoine, Publications internetMots-clés 1989, 85 Vendee, Document PDF, TemoignageLaisser un commentaire sur Fernand BORDAGE “Toucheur” de bœufs, article du site « Au fil du temps » sur l’histoire de Bournezeau (85)
< 1 2 3 … 14 >

© 2026 Attelages bovins d'aujourd'hui

↑
↓