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Travaux d’été 2013 chez Emmanuel Fleurentdidier (86), par Solène Gaudin

Quelques travaux sur l’exploitation d’Emmanuel Fleurentdidier.

Mise en place d’un paillage sous tunnel, pour éviter l’enherbement et faire travailler le sol naturellement avant la pose de la bâche. On paille aussi les autres cultures (pommes de terre, choux, poireaux….).

 

Début juillet, paillage d’une parcelle de pommes de terre avec les boeufs attelés à un avant-train et une remorque. Le but de ce paillage est d’éviter la repousse des adventices et de conserver l’humidité du sol. Cela diminue le travail d’entretien de la parcelle.

Mise en place de billons avec la « Kassine », l’outil de Prommata,  pour la plantation de carottes et de choux.

Pour ce travail, un seul boeuf a été nécessaire, attelé au collier avec un harnais et un palonnier.

Foin 2013 chez Maya Gascard à Montréal (89)

Un petit char de foin chez Maya Gascard pendant l’été 2013.

Revue « Sabots » N°56, septembre-Octobre 2013, des boeufs et des vaches!!

La revue « Sabots », publie dans son dernier numéro, plusieurs articles sur les attelages de bovins.

Un article qui présente notre blog et la situation actuelle de l’attelage bovin en France analysée à partir des éléments collectés par le blog.

Un article sur les boeufs du Château Pape Clément et ses bouvières Tifenn Vital et Pauline Réaux, par Jean-Léo Dugast.

Un article sur la journée technique qui a eu lieu chez Philippe Kuhlmann, à la veille des rencontres de l’écomusée d’Alsace 2013.

Un article sur les bouviers Malgaches.

Un article sur un attelage vache/âne qu’on a pu voir au grand rassemblement d' »Autrefois le Couseran » en Ariège.

On peut saluer cette excellente revue qui publie régulièrement des articles sur les attelages bovins.

Récemment, le numéro 55 présentait les rencontres 2013 des bouviers (par Jean-Léo-Dugast), ainsi que la formation de Lantignié (69)

Le numéro 54 proposait un très bel article sur les jougs par Etienne Petitclerc.

Comice agricole à Courgenard 2013

Les 7 et 8 septembre 2013, Agnès et Luc Bernard présenteront leur paire de boeufs Breton Pie Noire qu’ils finissent de dresser en ce moment, à l’occasion du comice agricole qui se déroulera sur leur commune de Courgenard dans la Sarthe.

Les boeufs d’Agnès et Luc Bernard au comice agricole 

Agnès et Luc Bernard sont exploitants à Courgenard. Ils ont présenté leurs deux boeufs Breton Pie Noire qui sont en fin de dressage, lors du comice agricole de leur commune.

Des bœufs de Highbriar labourent la ferme de Deer Creek

Pierre Parra, Aurillac (15)

Image issue du site « Les promenades de Bergisel » J-M Laurent

Pierre Parra participe à de nombreuses fêtes sur le Massif Central avec ses deux paires de boeufs Salers, l’une noire et l’autre rouge.

Allez voir le site « Les promenades de Bergisel » avec de nombreuses et belles photos de Pierre Parra en cliquant ici ou en le lisant en dessous : 

Les promenades de Bergisel : Dédicace à Pierre Parra 

Depuis de nombreuses années Pierre Parra rêvait de monter ses boeufs Salers noirs au milieu du volcan cantalien, et plus précisément au buron de Rombières. J’ai cru lire dans son regard une joie discrète ! Vous avez raison d’être fier !

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  Pierre Parra débouche sur la prairie du buron de Rombières

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  Pose avec les contreforts du puy Mary en arrière-plan

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La même avec le Griou et le Griounou 

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 LES BOEUFS

J’ai deux grands boeufs dans mon étable,
Deux grands boeufs blancs marqués de roux ;
La charrue est en bois d’érable,
L’aiguillon en branche de houx.
C’est par leur soin qu’on voit la plaine
Verte l’hiver, jaune l’été ;
Ils gagnent dans une semaine
Plus d’argent qu’ils n’en ont coûté.

S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.

Les voyez-vous, les belles bêtes,
Creuser profond et tracer droit,
Bravant la pluie et les tempêtes
Qu’il fasse chaud, qu’il fasse froid.
Lorsque je fais halte pour boire,
Un brouillard sort de leurs naseaux,
Et je vois sur leur corne noire
Se poser les petits oiseaux.

S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.

Ils sont forts comme un pressoir d’huile,
Ils sont doux comme des moutons ;
Tous les ans, on vient de la ville
Les marchander dans nos cantons,
Pour les mener aux Tuileries,
Au mardi gras devant le roi,
Et puis les vendre aux boucheries ;
Je ne veux pas, ils sont à moi.

S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.

Quand notre fille sera grande,
Si le fils de notre régent
En mariage la demande,
Je lui promets tout mon argent ;
Mais si pour dot il veut qu’on donne
Les grands boeufs blancs marqués de roux ;
Ma fille, laissons la couronne
Et ramenons les boeufs chez nous.

S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs. 

Pierre Dupont (1821 – 1870) 


Allez voir aussi l’article sur Le blog de LilyFlore ou en le lisant juste en dessous.

452 ♥ Rencontre royale avec un attelage de vaches Salers

Bonjour tout le monde.

En vacances en Corrèze à la limite du Cantal, je me suis rendue à la ville de Salers (attention ne pas prononcer le S final, sinon vous encourez les plus vifs reproches des cantalous ou cantaliens de la région ou de ceux qui ont quitté la région).

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Quelle ne fut pas ma surprise de doubler un attelage de bœuf de la race des Salers, vache d’une superbe couleurs acajou mais ceux-là sont tout noirs, avec des cornes magnifiques en forme de lyre. .

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Jetez un oeil sur les cornes de ces bêtes superbes, le parapluie est lui aussi de sortie, car ce jour là le temps était un peu humide. Nous nous garons vite fait sur le côté, ce qui me permet de les prendre en photo et de parler au propriétaire qui accepte de poser avec eux. une force tranquille émanait de ces bêtes qui obéissent au doigt et a la voix de leur maitre, le baton que tient le propriétaire est pour faire sérieux mais il ne s’en sert aucunement.

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Une fête avait lieu dans la ville, ce qui m’a permis cette rencontre royale.

Juste pour le plaisir j’ai recherché quelques informations sur cette race qui a été remise à l’honneur par Ernest Tyssendier d’Escous suite à une sélection et des croisements judicieux. C’est une vache très robuste d’une taille assez imposante : 700 à 750 kg pour les femelles avec 1,40 m de hauteur au garrot.

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D’après ce qui m’a été dit sur place on ignore pourquoi de temps en temps au milieu du cheptel nait une vache totalement noire, cela va jusqu’aux muqueuses.

Cette vache n’a pas de problème de vertige ce qui lui permet de vivre les mois d’estivages sur les pentes ardues du Cantal, avec son veau qui est donc élevé sous la mère. Cette race est élevée aussi bien pour sa viande de grande qualité que pour son lait très riche, ce qui nous donne un gouteux fromage AOC qui se nomme et oui vous avez gagné c’est le salers (toujours sans prononcer le s fatidique).

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Le lait est récolté seulement de la fin de l’été au début de l’automne, et le fromage est fait que pendant cette période. C’est une méthode totalement artisanale on est loin des grandes laiteries industrielles. 

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Cette vache a aussi une particularité c’est que pour la traire il faut laisser le veau commencer la tétée, le vacher attache le veau à la patte avant de la mère ce qui la rassure.

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Il trait la vache que sur 3 trayons, le 4ème est pour le veau pour qu’il finisse son repas. C’est aussi une vache qui a la faculté de mettre bas sans l’aide de l’homme, les catalous vous disent que le record est une vache de 28 ans qui donna naissance à 25 veaux sans aide humaine.

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J’espère que vous avez aimé ces photos de reprise .

♦♣♦

Je ne suis pas en grande forme, rien de trop grave, quelques problèmes de jeunesse qui fout le camp mais…je me soigne.

J’espère vous retrouver prochainement avec la visite de la ville de Salers qui est superbeet que j’ai particulièrement apprècié et je souhaite vous faire partager cette jolie ville.

Boeufs de race bretonne pie noir en cours de dressage chez Agnès et Luc Bernard à Courgenard (72)

Agnès et Luc sont éleveurs dans la Sarthe. Après avoir fait la formation traction bovine au lycée agricole de Montmorillon, Agnès dresse une paire de boeufs pour faire des petits travaux sur l’exploitation.

Montmorillon, semaine d’initiation à la traction bovine 2013

Montmorillon, semaine d’initiation à la traction bovine du 3 Juin 2013 au 7 juin 2013, par Solène Gaudin

Durant cinq jours, Vincent, Ludivine, Jean-Francois, Laurent et Solène, les cinq stagiaires venus de toute la France (Nord, Lozère, Charente, Bretagne, Poitou) se sont initiés auprès de Manu Fleurentdidier, à la traction bovine au CFPPA de Montmorillon.

Ils ont pu découvrir tout un panel de jougs, de colliers, de frontals ainsi que différentes façons de jointer, de la plus traditionnelle à la plus moderne. Ils ont aussi parlé des innovations en cours sur le matériel (recherche INSIC, école de Mines de Nancy à Saint-Dié-des Vosges).

Durant cette semaine, les stagiaires ont pu apprendre le maniement du bâton et les ordres à donner en patois Vosgien aux deux boeufs Varo et Grivé.


Après l’apprentissage des bases, ils ont appris à travailler de différentes façons, en simple et en paire, à s’initier au débardage et au travail du sol (charrue brabant, canadien, kassine…).


Ils ont pu se joindre à une autre formation en cours (CAPA Entretien de l’Espace Rural) pour le ramassage des déchets verts sur le lycée agricole à l’aide d’un avant-train et d’une remorque basculante (réalisation AMB 88).


Ce fut une semaine riche en échanges et en savoir-faire autour de la traction bovine. L’utilisation de la paire de boeufs ou du boeuf en solo, a permis de voir l’intérêt économique et écologique de cette traction. Les stagiaires sont repartis satisfaits de cette formation, et certains ont l’intention de mettre en place les boeufs sur leur exploitation.

Même si la formation est complète, au final, le ressenti des stagiaires est qu’une semaine de découverte n’est pas suffisante pour l’ampleur du travail en traction bovine. Ils restent dans l’attente d’une formation de perfectionnement.

Solène Gaudin (texte et photos)

 Photo Laurent Bulot

Découverte de la traction bovine le 24/05/2013 à Montmorillon (86), par Solène Gaudin

Article et photos de Solène Gaudin

Lors d’une séance d’UCAR (Unités Capitalisables d’adaptation régionale faisant partie du module complémentaire du Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole), une vingtaine de stagiaires venus découvrir la traction animale principalement chevaline, a pu découvrir la traction bovine.

Manu Fleurentdidier, formateur en traction animale à Montmorillon, les a initiés à garnir  et à mener une paire de boeufs.


Certaines personnes sont en cours d’installation en traction animale, ce qui leur a permis de réfléchir sur le choix de l’animal (cheval ou boeuf) avec ses avantages et ses inconvénients.

Ils ont pu se rendre compte de l’aisance de travail avec une paire de boeufs et des capacités de ses animaux à réaliser le travail demandé.

Merci à Solène pour se collaboration.

Plantation des pommes de terre chez Jo Durand et Christine ARBEIT (44)

Préparation du sol avec les 2 boeufs et le porte-outils + vibro et rouleau bris-
mottes au Dresny

Jo Durand nous fait parvenir quelques nouvelles photos de la plantation des pommes de terre de la saison 2013. A cette occasion, les stagiares en traction animale du lycée agricole de Montmorillon en voyage pédagogique, étaient présents sur l’exploitation, avec leur formateur, Emmanuel Fleurentdidier.

Les deux boeufs Vosgiens ont travaillé pour cette occasion en solo ou en paire, à la préparation des 25 ares de terrain.

Grâce à l’efficacité de tous, le travail a pris environ 3 heures. Jo et Christine, à eux deux, auraient mis beaucoup plus de temps.

Merci à Jo pour cet envoi.

Billonnage avec l’ânesse en attendant que les boeufs aient fini de préparer le
terrain

Billonnage avec 1 boeuf au collier attelé à la kassine

Sous solage en fond de raie , avant d’y mettre des pommes de terre

 Il ne reste plus qu’à les recouvrir. Pour cela on reprend 1/2 billon de chaque côté
pour en refaire un sur la raie.

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