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Brevets sur le thème de la traction bovine (de 1807 à 1958)

Cette liste, issue de l’article Patente zum Thema Rinderanspannung et partagée par Elke Treitinger.  Il s’agit de brevet de jougs, d’attaches et d’éléments de traction venant de France, Allemagne et États-Unis.

Les brevets sont classés par catégories et par date:

  • Brevets pour jougs frontaux
  • Brevets pour jougs de nuque
  • Brevets pour jougs de cou
  • Brevets pour arcs de joug de garrot
  • Brevets pour prise de traction centrale
  • Brevets liés à l’attache centrale (anneau d’attelage)
  • Brevets pour goupilles d’arc
  • Brevets pour jougs de garrot
  • Brevets pour colliers et jougs de type collier
  • Brevets pour systèmes d’attache 
  • Autres brevets

Il est possible de traduire des documents PDF sur ce site : ilovepdf

Brevets pour jougs de tête

Les problèmes liés à ce type de traction et au bien-être animal sont au centre ; beaucoup d’idées sont bien pensées, peu sont pratiques et certaines ne se sont pas imposées :

Brevets pour jougs de cou

De nombreux inventeurs ont tenté de perfectionner le joug de cou (garrot) avec des compléments métalliques, rarement plus simple ou pratique, et jamais moins cher à fabriquer ou entretenir :

Brevets pour goupilles d’arc

Certaines solutions, ou leurs variantes, sont encore utilisées. La difficulté est de concevoir une pièce simple, utilisable dans la boue et manipulable avec des gants.

Voici l’artcile d’origine : Patente zum Thema Rinderanspannung

Site internet : kuh-und-oxn-schule.de

Il est possible de traduire des documents PDF sur ce site : ilovepdf

Livre « Draft Cattle: Their history, significance and value with a global perspective » Actes du Symposium mondial sur les bovins de trait (8-9 mars 2024 Allemagne)

Livre "Draft Cattle: Their history, significance and value with a global perspective" Actes du Symposium mondial sur les bovins de trait (8-9 mars 2024 Allemagne). couverture du livre

Lancement du livre ! « Draft Cattle: Their history, significance and value with a global perspective. Proceedings of the World Draft Cattle Symposium (March 8–9, 2024). »

Les bovins de trait : histoire, importance et valeur dans une perspective mondiale 

Actes du Symposium mondial sur les bovins de trait (8-9 mars 2024)

En 2024, plus de 126 scientifiques, professionnels de musées et éleveurs de bovins de trait se sont réunis à l’abbaye de Lorsch, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, pour le premier Symposium mondial sur les bovins de trait.

Nous sommes heureux d’annoncer aujourd’hui la publication des actes de ce colloque exceptionnel. Ces actes offrent une vue d’ensemble complète des résultats de la conférence et permettent d’approfondir l’histoire, l’importance et la valeur des bovins de trait dans une perspective mondiale.

La publication en anglais est consultable et téléchargeable gratuitement en ligne à l’adresse suivante : https://doi.org/10.11588/propylaeum.1713

Pour télécharger directement le livre en PDF : Draft cattle

Claus Kropp

 

Sommaire :

Claus Kropp : Acknowledgments 3
Kirsten Worms : Welcoming words 4
Tanja Busse, Chris Smaje, Helena Norberg-Hodge, Wendell Berry : Patron Statements 5-8
Claus Kropp :  Preface 9
Sommaire : 10-11
Ioana Baskerville :  Draft cattle culture in Romania 42-45
Claus Kropp, Boniface Okumu :  Draft Cattle Use in Northern Uganda  74-77
Claus Kropp, Joseph Simataa :  Draft Cattle Use in the Zambezi Region, Namibia  78-81
D. K. Sadana, Maharani Din, Sabyasachi Das, Malyaj Shrivastava, Tatsama Motilal :  Challenges in reinvigorating draft animal power in India and some opportunities  82-87
Matilda Holmes, Barbara Corson, Claus Kropp :  Interpreting Palaeopathology: biographies of two draught oxen 116-123
Rob Collins :  Concluding Remarks 124-125

Compte Rendu de la réunion des bovins de trait en Allemagne le 14 -15 Février 2026

Voici un très belle article du groupe de bouvier Allemand sur leur réunion et le teste d’aptitude des bovins de travail. 

 

Pour retrouver l’article d’origine : « German bullocky meeting 2026« 


Nous, les éleveurs de bœufs de trait, représentons une petite minorité, certes, mais en pleine croissance, au sein du petit groupe d’utilisateurs d’animaux de trait en Europe. Le Groupe de travail sur les bovins de trait existe depuis une trentaine d’années. Nous sommes une association informelle de personnes qui pratiquent cette technique d’élevage ou qui s’y intéressent. La plupart d’entre nous viennent d’Allemagne, mais certains sont originaires d’Autriche, de Suisse ou de France. Chaque année, une rencontre de deux jours a lieu un week-end de février dans une ferme possédant des vaches, des bœufs ou des taureaux de trait.

Cette année, les 14 et 15 février, Mirko Zimmermann et son mari David ont accueilli près de 40 personnes à Hüttenberg Reiskirchen, près de Wetzlar, malgré une forte opposition ! Quelques semaines avant la rencontre, le district de Lahn-Dill avait été déclaré zone de restriction pour la fièvre catarrhale ovine (type 8), ce qui a nécessité des négociations avec les services vétérinaires et de nombreuses démarches administratives. L’ironie du sort est que le test d’aptitude au trait devait initialement avoir lieu en novembre 2025 au tout nouveau Centre de recherche et de formation sur les bovins de trait, et y avait déjà été reporté pour la même raison. De plus, il a plu pendant des jours avant l’événement, rendant le terrain impraticable ; des conditions peu favorables pour une manifestation en plein air. Enfin, la propriétaire a annulé sa réservation à la dernière minute, alors qu’un dîner et des présentations étaient prévus. Ces deux événements se sont donc déroulés spontanément dans la grange des Zimmermann, qui ont également fourni le repas et les boissons. Malgré tous ces imprévus et des problèmes de santé, les Zimmermann ont réussi à accueillir la réunion.

Traditionnellement, les animaux des hôtes sont attelés les deux jours, et parfois des équipes invitées participent également. Le samedi soir, après un repas convivial, les participants présentent des photos, des courts métrages, des rapports ou des exposés sur leurs activités liées aux bovins de trait. Des conférences spécialisées sont parfois données par des intervenants extérieurs. L’essentiel est d’échanger sur le sujet, et de nombreuses amitiés se sont nouées lors de ces rencontres !

Ce qui a rendu la rencontre de cette année si particulière, c’est l’organisation simultanée d’un test d’aptitude aux bovins de trait ! Nous le devons non seulement à Mirko et David sur place, mais surtout à Claus Kropp, directeur du laboratoire de plein air de Lauresham. En novembre 2024, il y a organisé le premier test d’aptitude depuis près de 80 ans. Ce faisant, il a donné un élan important à la petite mais notable tendance à redécouvrir cette technique culturelle autrefois essentielle et aujourd’hui presque oubliée. L’objectif est de pérenniser cet événement.

Un grand merci aux Zimmermann pour l’organisation de cette rencontre !

Le test d’aptitude ne peut être comparé aux compétitions de traction en Espagne ou aux États-Unis, où le but est de tirer la charge la plus lourde possible sur un traîneau sur une distance donnée, le plus rapidement possible. Il ne peut pas non plus être comparé aux compétitions américaines, qui impliquent diverses épreuves techniques dans des conditions et à des vitesses spécifiques.

Notre test d’aptitude n’a pas pour but de désigner des gagnants ou des perdants. Il s’agit plutôt d’une présentation conviviale et collégiale des aptitudes des bovins de trait, qu’ils soient débutants ou confirmés, et de leurs bergers. Il offre la possibilité de se comparer aux autres, ce qui encourage les participants à s’entraîner avant et pendant le test, et à maintenir leur niveau de performance après celui-ci. De plus, vous recevrez un document pour l’animal dressé, attestant de sa qualification, notamment lors de sa vente.

 

Comme les cinq bovins participants avaient moins de deux ans, l’accent n’était pas encore mis sur la force de traction, mais principalement sur leur aptitude au dressage et à l’apprentissage. L’objectif était de tester les compétences de base pour un travail ultérieur en forêt ou dans les champs, lors de défilés ou en zoothérapie : démarrer, s’arrêter et rester immobile de manière fiable, tourner à droite et à gauche, et faire quelques pas en arrière. Le parcours comportait 5 ateliers :
1. Un parcours de slalom composé de 5 cônes, avec départ et arrivée.
2. Une porte à ouvrir, franchir et refermer.
3. Une barre de 20 cm de haut à enjamber.
4. Un « L » formé de barres à franchir dans un ordre précis, combiné à une
simulation de cages à chiens (barres surélevées) dans laquelle l’animal devait être conduit et rester brièvement immobile.
5. Un point d’attache pour la mise en place et le retrait du harnais.
6. Une rencontre avec un gros tracteur en mouvement, klaxonnant, durant laquelle l’animal devait rester sous contrôle.
Les épreuves exigeaient que l’animal suive les instructions avec assurance et soit dirigé dans toutes les directions, qu’il s’arrête et reste immobile calmement, qu’il « manœuvre » et « se gare », et qu’il soit harnaché de manière détendue.

 

 

Aucune consigne n’était donnée quant à la manière dont les animaux devaient être menés : en licol, à l’aide de rênes, ou selon la méthode nord-américaine sans bride, par la voix, le langage corporel et le fouet. L’essentiel était la maîtrise des situations quotidiennes.
Les trois juges étaient la vétérinaire Elke Treitinger, qui a également effectué les contrôles sanitaires des bovins, Jörg Bremond, cofondateur de Zugrinder AG, et Anne Wiltafsky, experte en comportement et dressage bovins, qui a supervisé l’épreuve. Tous trois possèdent ou ont possédé des attelages de bovins.
Le style d’évaluation d’Anne Wiltafsky a clairement mis en évidence l’essentiel : les points positifs résidaient avant tout dans la qualité de la relation homme-animal, le respect du bien-être et de la sécurité des animaux, ainsi que dans l’interaction harmonieuse, fondée sur la confiance et le respect mutuels.
En résumé : les cinq animaux ont réussi l’épreuve. Cependant, les différences d’approche – tant chez les animaux que chez les humains – face aux différents obstacles étaient intéressantes :
Lisa Marie, une génisse Red Highland d’un an et demi, regrettait visiblement l’absence de son compagnon, resté à la maison avec lequel elle travaille habituellement. Malgré ses hennissements et sa nervosité manifeste, elle a suivi l’expérimenté Karl Wilhelm Becker, qui l’a guidée avec expertise à travers tous les obstacles. Claus Kropp a réalisé le parcours avec deux génisses Original Brown d’un an, très détendues, les encourageant de sa voix et de ses caresses. Doc et Marty l’ont suivi avec confiance, attendant les caresses après chaque épreuve. Markus Wintrich a également guidé deux génisses Vosgiennes d’un an et demi, bien développées, à travers les obstacles l’une après l’autre. Il a eu l’ambition et la patience de guider Onni et Biscuit sur le parcours sans corde, du moins dans certaines sections, en utilisant uniquement sa voix, son langage corporel et des signaux de fouet, ce qu’il a très bien fait.

Pour nous, spectateurs, l’observation fut riche d’enseignements et alimenta de nombreuses discussions. Le lendemain matin, et de nouveau ensuite, certains jeunes animaux furent attelés à des chariots légers.

 

Après un dîner concocté par Mirko et David, trois autres participants ont pris la parole. Julia Blumenthal a relaté son voyage en Ouganda avec Anne Wiltafsky : grâce à ses contacts avec Tillers International, puis lors du Symposium mondial sur les bovins de trait à Lauresham, Anne avait rencontré Boniface Okumu, responsable de l’« Oxenclinic » en Ouganda. Elle avait organisé un atelier sur les animaux de trait et s’était rendue avec Julia dans le nord du pays, près de Gulu. Julia nous a montré des photos de son voyage, illustrant son travail avec le bétail et la population locale. Le court-métrage sur la fabrication artisanale de jougs américains, réalisés uniquement à la machette et à une vitesse fulgurante, était particulièrement impressionnant.

Il y a de nombreuses années, Tillers International (https://tillersinternational.org) a fondé l’Oxenclinic avec Boniface. L’arrêt des financements pour la coopération internationale aux États-Unis a rendu encore plus difficile pour les populations de cette région, après la guerre, d’obtenir un soutien pour une agriculture plus performante et l’autosuffisance, ainsi que pour reconstituer les savoir-faire perdus dans ce domaine.

Claus Kropp a ensuite présenté une série de photos de son travail avec son propre bétail, les animaux du musée et ceux qu’il avait dressés. Parmi ces derniers figuraient principalement des races menacées : Allgäu Original Braunvieh, Hinterwälder, Ansbach Triesdorfer et Rätisches Grauvieh. Il propose d’ailleurs des stages de conduite de bovins de trait à Lauresham (https://kloster-lorsch.de/freilichtlabor/zentrum-fuer-zugrinderforschung-und-ausbildung/).

Anne a raconté plus tard comment elle s’était liée d’amitié avec deux mères célibataires vivant près de l’Oxenclinic. Depuis, elle les soutient : grâce à ses propres économies et à des dons, huit hectares de terrain ont été acquis et un réseau de mères célibataires a été créé sur place grâce à des dons. Ainsi, elles peuvent d’abord s’accorder des prêts entre elles, puis entre elles. Cela leur permet de subvenir à leurs besoins et de s’entraider. Des soins médicaux réguliers ont été organisés et de nouveaux dons ont permis d’assurer la scolarisation des enfants, y compris les repas et le déparasitage pour les prochains mois. Parmi les autres projets à l’étude figurent la construction d’un puits, éventuellement d’un réservoir d’eau de pluie pour l’irrigation pendant la saison sèche, et la garantie du paiement des frais de scolarité à long terme. Ces acquisitions de terres privées pour les agriculteurs sont particulièrement importantes en période d’accaparement des terres (en Ouganda, principalement par la Chine et l’Inde) afin de permettre aux populations locales d’être autosuffisantes – une situation similaire à celle de l’Allemagne, où il devient également de plus en plus difficile pour les agriculteurs et ceux qui souhaitent le devenir d’acquérir des terres, car la terre est une ressource limitée et fait l’objet d’une spéculation croissante de la part de personnes non agricultrices.

 

Réunion des bovins de trait avec aptitude et test de performance de travail pour les bovins 14-15 Février 2026 Allemagne

Voici le prochain évènement qui se déroulera en Allemagne.

Pour voir l’article d’origine sur le site zugrinder.


Parce que notre test de performance de train a été annulé à court terme en novembre 2025 en raison de la langue bleue, c’est maintenant

le 14/15. Février 2026

la nouvelle date est combinée avec la réunion du bétail de travail à

Mirko en 35625 Hüttenberg près de Reiskirchen.

Prenez rendez-vous !

Voici le reste de l’info:

Le formulaire d’inscription:

Réunion du train sur les bovins 2025 14 – 15.02.2026; Hüttenberg-Reiskirchen/JLU Gießen

La liste de l’hôtel:

Nom de l’hôtel Adresse Numéro de téléphone Site web Email-Adresse
Au tilleul Am Lindenberg 15, 35625 Hüttenberg 06441-6792100 https://hotelzur-linde.de/ info@hotelzur-linde.de
B&B Hôtel Wetzlar Wolfgang-Kühle-Straße 2 , 35576 Wetzlar 06146 815361-6
À proximité de Trip Inn Hotel Siegmund-Hiepe-Straße 39, 35578 Wetzlar 06441-870990 https://tripinn-hotels.com/ wetzlar@tripinn-hotels.com
Michel Hôtel Wetzlar Bergstraße 41, 35578 Wetzlar 06181-9911133 https://michel-hotels.de/hotel-wetzlar
SleepySleepy Hôtel Robert-Bosch-Str. 4, 35440 Casting (0)6403 7893790 https://www.invite-hotels.de/content/unsere-hotels/sleepysleepy-hotel-giessen/kontakt/ info.giessen@sleepysleepy-hotels.de

Le Bureau Vétérinaire:

Le Vetamt exige en principe de la part de tous ceux qui apportent à leur bétail un certificat BHV1 et en ce qui concerne Langue bleue un certificat de vaccination, de sorte que le TN provient d’une zone restreinte.

Si nous pouvons nommer les participants avec du bétail, ils ont besoin de la liste de TN et des adresses, car ils traitent à nouveau en détail avec les origines et les expéditions et nous donnent ensuite une information très concrète à bref délai.

Fondamentalement, ils sont totalement enthousiastes et soutiennent le projet – ils seraient heureux si nous pouvons leur envoyer une sorte de rapport de la réunion par la suite, parce qu’ils trouvent cela totalement excitant.

Allemagne : Épreuve d’aptitude et de performance de traction pour bovins 8-9 novembre 2025

• sillon pas très profond mais bonne évacuation

Examen d’aptitude et d’épreuve de traction pour bovins 2025 (Allemagne)

Vous êtes cordialement invité à participer cette année à l’examen de dressage et de performance des bovins de trait, incluant le programme cadre, à Lorsch (64653).

Vendredi 7/11/25
Arrivée, rencontre informelle, conférence de Philipp Thompson, meneur d’attelages australien

Samedi 8/11/25
Examen de dressage pour animaux jusqu’à 2,5 ans (épreuve individuelle)
Examen de performance pour animaux à partir de 2,5 ans (catégories individuelles et attelages)

Dimanche 9/11/25
Atelier « Travail avec le chariot »
Atelier avec Philipp Thompson « Travail avec de grands attelages »
Ce jour-là, il sera également possible d’essayer différentes activités avec nos animaux et les vôtres.

Qui souhaite participer aux épreuves ?
Qui souhaite participer aux ateliers ?
Qui peut aider ?

Inscriptions directement auprès de moi par email : c.kropp@kloster-lorsch.de

Je peux envoyer le règlement des épreuves, etc., sur demande.

Cordialement,
Claus Kropp

Philipp Thompson est l’un des rares meneurs de bœufs en Australie à maîtriser encore aujourd’hui cet art, et ce malgré le fait que tout l’arrière-pays ait été exploité avec des attelages de bœufs.

Pour ceux qui aiment Facebook :
https://www.facebook.com/ptbullockteam/

Pour ceux qui veulent voir l’annonce allemande : https://www.zugrinder.de/de/terminanzeiger/ZugR25.html 

Adresse :

Centre de recherche et de formation sur les bovins de trait
Im Klosterfeld 12-16
64653 Lorsch

Compte rendu de la réunion chez Anne Wiltafsky et Famille à Tuttlingen par Astrid Masson, (Allemagne, près du Lac Constance) 2025

Ballade allemagne

Fig.1. Promenade (Photo Astrid Masson), la fille ainée d’Anne sur Geanna

TRADUCTION française

Le « Groupe de Travail ZUGRINDER » (Bœufs de trait) a été fondé durant les années 1990 par une poignée de personnes, notamment Jörg Bremond et Rolf Minhorst, tous deux présents à la rencontre mi-février 2025. Ils ont constaté à cette époque que presque personne en Allemagne ne maîtrisait plus l’utilisation des bœufs de travail. Depuis lors, ce groupe, ouvert à tous, réunit une fois par an quelque 40 à 60 personnes, généralement vers la mi-février, tous invités par une personne ou par une institution comme un musée qui peut montrer son propre travail avec des bœufs, des vaches et même des veaux. Les participants travaillent ensemble pendant un week-end, parlent « boulot » et montrent des techniques et des équipements. Enfin, on y discute beaucoup du comportement et de la communication avec les bovins, car il n’existe pratiquement aucune littérature scientifique sur ce sujet. Le mot d’ordre de la rencontre, c’est « sans communication, il n’y a pas de collaboration ».

Philippe Kuhlmann

Fig. 2. Les participant/es (Photo Astrid Masson)

Cette fois, la rencontre s’est déroulée sous un soleil radieux, une fine couche de neige et des températures avoisinant les -3°C chez Anne Wiltafsky et sa famille à Tuttlingen, à une bonne vingtaine de kilomètres au nord-ouest du lac de Constance. C’est une ferme où l’on utilise une race en voie de disparition en Allemagne, les Vosgiens, tandis qu’en France, les Vosgiens sont soutenus par l’État en tant que race locale et menacée. Cependant, Anne a acheté ses quatre veaux en Sarre, auprès d’une des rares entreprises en Allemagne qui les utilise encore dans l’aménagement paysager et aussi pour la traite. Biscuit et Beaux ont maintenant 7 mois, Onni et Belle sont un peu plus jeunes et sont chez Anne depuis 6 semaines. Geanna, une croisée Holstein-Fleckvieh de 14 ans, vit également avec la famille.

Anne et veau de face 2

Fig. 3. Anne Wiltafsky et amie (Photo Léonnie Biteau)

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Anne et veau qui cours

Fig. 4. Sautillant avec Anne (Photo Léonnie Biteau)

La spécialité d’Anne est l’observation du comportement et la manipulation respectueuse des bovins de trait et elle a déjà dressé de nombreux animaux. Ce week-end, elle nous a montré comment initier de manière ludique des veaux à leurs futures tâches. Pour l’entraînement, elle utilise consciemment les besoins et les élans naturels des animaux, comme le besoin de jouer après avoir bu du lait maternel : tout éleveur de bovins connaît le « sautillement » des très jeunes veaux, juste après avoir bu au pis de leur mère ou du seau contenant son lait. Anne utilise cette explosion d’énergie naturelle pour courir avec les veaux, sauter par-dessus des obstacles ou monter des escaliers. 

Elle profite de leur curiosité naturelle pour leur faire découvrir des objets inconnus qu’ils sont censés tirer, par exemple. Plus tard, on leur enfile même des chaussettes de yoga antidérapantes pour qu’ils puissent monter les escaliers de la maison sans crainte. Les veaux apprennent très tôt à donner ou à lever leurs pattes, ce qui est très utile plus tard, quand ils apprennent à enjamber des cordes ou quand il faut parer la corne des sabots.

Mise des chaussettes

Fig. 5. Chaussettes anti-dérapantes et patte levée (Photo Astrid Masson)

Veau maison

Fig. 6. Allez hop, on monte l’escalier (Photo Léonnie Biteau)

Imaginez notre surprise à suivre Beaux qui montait l’escalier jusqu’au premier étage, puis qui traversait un pont sur le toit de la grange pour sortir ! Après, on s’est réuni autour d’un buffet champêtre, apporté par les participants et accompagné par une soupe aux lentilles et des boissons chaudes, auprès de deux feux de bois et des sièges divers pleins de couvertures. Tout à côté, les gens partageaient leurs savoir-faire comme, par exemple, pour l’épissage de cordes ou la diversité des bottines à vache.

Anne a eu l’idée géniale – entre beaucoup d’autres – de mettre de la paille sur des bâches pour que les veaux se couchent pour se reposer et ! bon nombre de participants se sont allongés à leurs côtés, comme quoi les relations humaines-animales allaient bon train.

épissure

Fig. 7. Épissage (Photo Astrid Masson)

veau coucher

Fig. 8. Et on se couche (Photo Léonnie Biteau)

Durant l’après-midi, divers objets ont formé un « parkour » sur le pâturage enneigé, notamment des jouets à veaux en forme de boudins en caoutchouc d’un mètre de long, un toboggan en plastique pour enfants et – oui ! – une batterie.

Tout d’abord, les animaux s’en sont approchés avec précaution, puis les ont reniflés de long en large, et ont fini par les juger si inoffensifs qu’ils pouvaient les lécher. Justement, il faut permettre aux animaux à bien prendre le temps d’examiner les objets, par exemple lorsqu’ils sont censés les tirer pour la toute première fois, et avant de les y atteler.

veaux et batterie

Fig. 9. On joue aussi à la batterie (Astrid Masson)

Collier et 3 veaux 2

Fig. 10. Puis on suit les copines (Photo Léonnie Biteau)

À l’aide d’un petit collier, un des plus grands veaux a tiré une des légers boudins en caoutchouc à travers le parkour d’obstacles. Les autres veaux l’ont suivi, courant librement autour de lui, et ont ainsi pu perdre leur peur du « monstre » mystérieux en caoutchouc.

Le soir, nous avons mangé ensemble à La Lochmühle, une ancienne ferme convertie en hostellerie. Comme d’habitude lors de ces réunions, chacun a pu montrer des photos ou des films de son travail avec les bêtes. La vétérinaire Elke Treitinger a donné une conférence intitulée « Manger, ça s’apprend ». Elle y montrait comment, contrairement aux idées reçues, les veaux commencent parfois à ruminer dès l’âge de 3 jours et mangent du foin le premier ou le deuxième jour – mais pas de la même façon que leur mère. Ils doivent d’abord l’apprendre et ils ne peuvent le faire que si des bovins adultes ou au moins plus âgés sont présents. Chez les veaux sans contact avec des aînés, ce comportement est retardé de 2 à 3 semaines. Elle a donc préconisé de leur offrir du foin dès leur premier jour.

Philippe Kuhlmann a montré des images et des films impressionnants de son travail avec des bœufs et des taureaux vosgiens dans la forêt. Il est actuellement le seul agriculteur de ma connaissance qui cultive des prairies et des forêts sans tracteur sur une exploitation de 40 hectares dans la Creuse.

Bovins et train

Fig. 11. Rencontre des tractions (Photo Edwin Rotzal) : Ben et Bubi, Gris rhétiques menés par Gerd Döring et Maximilian Bauer devant une locomotive KDL de 70ch, fabrication 1944 par la firme Budich à Breslau, roulant sur une voie à 600mm d‘écartement.

Edwin Rotzal a présenté ses photos du mois de janvier : débardage avec Ben et Bubi, les bêtes de la famille Döring. Il y avait aussi des scènes impressionnantes de la locomotive à vapeur du chemin de fer local à voie étroite en pleine coopération avec les bouviers.

Ruben Klemm, 19 ans, a surpris tout le monde avec des photos de la récolte du foin, du transport de fumier et d’autres travaux réalisés exclusivement avec deux bœufs de trait tardivement castrés et un cheval. L’exploitation est située à Pobiedna, en Pologne, près de la frontière tchèque et à peine 50 km au sud-est de Görlitz. Elle est gérée par ses parents, avec lui et ses 2 frères. Ruben est venu à la rencontre en vélo et – signe des nombreux succès à assurer les contacts fructueux – est reparti pour passer un moment chez Philippe Kuhlmann.

Astrid Masson a également montré des photos des débuts naïfs de son travail avec des vaches et des bœufs, allant de 2006 à aujourd’hui sur le Domaine de Dahlem et à la ferme d’Auenhof à Pabstthum, où elle utilise des Pies Noires Allemandes (Niederungsrinder) et des Vogelsberger (Rotes Höhenvieh).

Tete de veau

Fig. 12. Remarquez le collier pour bébé, mais aussi l’épis sur le front (Photo Astrid Masson)

Le dimanche matin, on a discuté des hipposandales à vaches, de comment manipuler le sens de la croissance des cornes en faisant de petites marques de lime dessus, et sur la question de savoir si la forme de la tête et les épis des poils sur le front pourraient indiquer le caractère d’une vache. Les conversations se sont poursuivies lors d’une jolie balade dans la neige avec le petit quatuor de veaux et la fille d’Anne chevauchant la vache Geanna. De retour à la ferme autour du feu de cheminée, nous avons terminé les restes du buffet. Ensuite, les participants sont rentrés chez eux – à vélo, en train ou en voiture, inspirés et enrichis de nouvelles idées.

Un aspect de la rencontre tout particulièrement encourageant et bienvenu, c’est que bon nombre de jeunes sérieusement intéressés y ont participé. Certains travaillent et s’entraînent déjà avec des bovins. Cette technique de travail avec les bœufs présente tant d’avantages – écologiques, sociaux et même économiques – et pourrait rencontrer un intérêt renouvelé à l’avenir.

Quiconque s’intéresse aux activités du « Groupe de Travail ZUGRINDER » peut les suivre sur le site Internet www.zugrinder.de ou sur le forum : https://www.pferdekutscher.de/vorpferd/index.php?board/13-zugrinder-rinderanspann/

https://www.pferdekutscher.de/vorpferd/index.php?board/13-zugrinder-rinderanspannung/

Astrid Masson

Traduction/adaptation Cozette Griffin-Kremer avec Léonnie Biteau, André Kammerer, Michel Bastien

Bulletin de l’AFMB N°1 2024

Photo de groupe afmb 2024
Le premier bulletin de l’Association Française des Meneurs de Bovins (AFMB) est disponible. Vous y trouverez des informations sur leurs actualités, projets et événements liés à la traction bovine.
MERCI !!!
Reglisse sarthe 2024 breton pie noir
Nous sommes heureux de vous présenter cette première édition de notre bulletin !
Ce bulletin est entièrement consacré à la vie de l’association et revient sur le rassemblement qui a eu lieu récemment en Sarthe.
Cet événement a réuni nos membres, nos bovins, et tous les passionnés autour de la traction bovine ainsi que l’éducation et le dressage.
À travers ces pages, nous espérons partager avec vous l’esprit convivial de cette rencontre et renforcer les liens.
Que vous soyez un passionné de longue date ou que vous veniez tout juste de rejoindre l’AFMB, nous souhaitons que ce bulletin vous inspire et vous donne envie de continuer à soutenir et promouvoir le savoir-faire avec les bovins.
Bonne lecture !
Message de la présidente
Je suis profondément heureuse de vous avoir notamment réunis lors du rassemblement 2024 qui restera exceptionnel. La bonne humeur, les discussions passionnantes et la qualité des échanges resteront inoubliables.
Je tiens à exprimer ma gratitude à chacun d’entre vous. Sans votre implication auprès de l’association et votre présence, rien de tout cela n’aurait été possible.
Un remerciement particulier à Agnès et Luc nos hôtes de cette année, pour leur accueil, leur organisation impeccable, que ce soit pour les animaux, la restauration ou l’hébergement.
Merci à la mairie de Courgenard et au comité des fêtes de nous avoir accueillis et ouvert les portes de leur commune pour le rassemblement en Sarthe.
À nos intervenants Laurent, Pascal, Manu, Philippe, Jo, Audrey, Francis ainsi que nos vétérinaires et nos ostéopathes, qui ont donné forme à ce rassemblement.
À nos artisans Vero, Michel et Eline pour leur savoir-faire.
À nos photographes Guy Chapelier et Jean-Léo Dugast qui ont su capturer ces moments.
Je n’oublie pas ceux qui ont œuvré dans l’ombre cette année : Corentin, Serge, Yves, Édith, Véronique, Léa, Noémie, André, Mélanie… et les journalistes. Merci à tous les bénévoles et à tous ceux qui se reconnaîtront. Votre dévouement a permis de rendre les projets possibles et le rassemblement unique.
Grâce à vous tous, l’association continue de grandir et d’avancer.
Ensemble, nous continuerons à accomplir de grandes choses. Un nouveau chapitre commence pour l’AFMB.
Léonnie Biteau
Assemblée générale
Présentation de l’asso et des derniers changement
Lors de notre premier rassemblement dans la Creuse en 2023, nous avons eu l’occasion de nous retrouver et d’échanger autour de notre passion pour la traction bovine. Cet événement a été un moment clé dans l’histoire de notre association, marquant un tournant important. À cette occasion, nous avons décidé d’actualiser notre fonctionnement et de changer le nom de notre structure.
Logo AFMB. Bulletin de l’AFMB N°1 2024
Ainsi, « Coléo aux Rêves » est devenu l’Association Française des Meneurs de Bovins (AFMB). Ce nouveau nom reflète mieux notre mission : valoriser et promouvoir la traction bovine en France tout en fédérant les passionnés et en soutenant toutes les initiatives en lien avec cette pratique.
Grâce à ce premier rassemblement, nous avons posé les bases de notre identité actuelle et ouvert la voie à de nouveaux projets pour faire rayonner notre passion sur tout le territoire national.
Le bilan de l’année et les projets
L’année écoulée a été marquée par de nombreux changements et de belles réussites pour notre association. Tout a commencé avec le rassemblement en Creuse en septembre 2023, qui a permis de réunir de nombreux passionnés et de poser les bases de cette aventure. À cette occasion, la marche solidaire “la corne rose” a permis de récolter 9 118,40 euros pour la ligue contre le cancer.
Depuis, nous avons créé une page Facebook et helloasso pour l’AFMB. L’association a également été active au-delà de nos frontières, avec une participation au World Draft Cattle Symposium 2024 en Allemagne. Nous avons aussi participé à la 17ème Rencontre Internationale des Bouviers et Bouvières de France avec l’Association Attelage Bovin d’Aujourd’hui.
Pour l’avenir, nous avons plusieurs projets passionnants, dont l’organisation du Rassemblement des Meneurs de Bovins de 2025. Nous travaillons également pour aider Michel avec le Blog Attelages Bovins d’aujourd’hui.
Changement dans la cotisation
Suite aux décisions collectives prises lors de AG, nous avons décidé d’augmenter le montant de la cotisation, qui passe de 5 € à 15 €. Pour les membres vivant dans le même foyer, une seule cotisation suffit, facilitant ainsi l’adhésion pour les familles.
Pour le renouvellement de votre cotisation, nous vous proposons deux options pratiques : vous pouvez remplir le formulaire de renouvellement et le renvoyer par courrier au siège de l’association ou bien effectuer votre paiement en ligne via notre lien HelloAsso.
Rassemblement des meneurs de bovins
Luc et Agnes Sarthe 2024 avec reglisse
MERCI à vous tous qui avez participé à ce Rassemblement des Meneurs de Bovins à Courgenard, qui, chacun à votre manière avez fait de cet évènement une réussite, bouviers, famille, amis, ostéopathes, vétérinaire, commune, visiteurs.
Votre venue chez nous nous à comblés.
Agnès et Luc Bernard
Retour sur la rencontre : échanges et savoir-faire
Lors de cette rencontre, programmée pour être chaque année dans un nouveau département, j’ai eu le plaisir de représenter Prommata, Prommata international et, mon intérêt pour le travail avec les bovins attelés en solo au collier et menés de derrière avec les guides.
Il est fréquent de rencontrer des personnes confondant naïvement « motorisation » et « mécanisation » . Les démonstrations d’outils modernes permettent de montrer l’existence mais aussi l’intérêt écologique et agroécologique de la traction bovine et de la de la traction animale (TA) en général. Merci Manu d’avoir amené « el Forcat », outil traditionnel espagnol léger maniable et polyvalent. Bel exemple d’outil qui à gagné en polyvalence en étant construit en acier et non plus en bois comme les tout premiers il y a bien longtemps. J’en profite pour préciser que des bovins seront probablement présent aux journées d’échange de Prommata le 26 et 27 octobre 2024 à Tréal (56), on sera là pour échanger sur ce sujet également.
Au niveau de la recherche, de la promotion, de la formation…restreindre la Traction animale aux équidés serait restreindre purement et simplement l’usage de la traction animale. Quand nous constatons que la majorités des personnes travaillant ou voulant travailler avec des bovins a été en contacte avec des équidés de travail avant de le faire avec les bovins, on comprend que la TA est un tout.
Les 3 principales motivations de celles et ceux qui travaillent avec les bovins sont :
– L’envie et l’affinité avec les bovins
– Les besoins mais aussi l’accessibilité économique. Elle permet une mécanisation agricole économique sur de petites structures. Elle rend accessible techniquement la production vivrière (légumes, lait, viande, transport de bois…). Quand le revenu de l’activité principale est faible, la production vivrière rend viable une activité économique non viable sans cela !
– L’envie de faire de la traction animale même quand on ne se sent pas en confiance ou en sécurité avec des chevaux.
L’écologie, la production d’aliments sains non industriels, la résilience et la relocalisation des systèmes agricoles n’étant pas une préoccupation d’actualité, ces rencontres ont été organisées sans aucun financements extérieurs ! Merci La Ferme d’Héliacynthe, Agnès et Luc Bernard pour l’accueil et l’organisation, merci Léonnie pour le travail dans l’Association Française des Meneurs de Bovins, Merci à tous et toutes pour le reste !
Pour diverses raisons, qu’elles soient mécaniques, sanitaires ou autres, il n’y avait pas de paires de bœufs travaillant au joug, toute la diversité des manières de travailler avec des bovins n’était donc pas représentée. Pour les personnes intéressées par ces pratiques il faudra aller en Creuse chez Philippe pour le WE de l’ascension ou en Vendée à l’automne 2025 pour une nouvelle rencontre comme celle là, organisée par l’AFMB.
La présence de veaux, génisses et jeunes adultes à permis de cibler les exercices et discussions sur l’approche des jeunes bovins et, sur les étapes de la mise en confiance et du dressage.
Ces échanges étaient suffisamment techniques pour donner des éléments concrets à celles et ceux qui dressent leurs premiers bovins comme à celles et ceux qui ne vont pas tarder à s’y mettre. C’était l’occasion d’écouter et de voir l’approche des collègues, j’ai apprécié l’écoute et le respect mutuel de ces rencontres.
Quand je vois l’excellent travail réaliser par Marine avec son jeune bœuf Froment du Léon, (elle s’est lancée avec attention, patience détermination et seulement 3 jours de formation avec mes vaches !) Je me dis que la traction bovine peut être un soutien accessible pour celles et ceux qui ont envie ou besoin dans leurs activités agricoles ou vivrières.
Les échanges ne sont bien sur pas restés sur le dressage et le guidage, des ostéopathes nous ont fait part des points de vigilance lors du travail avec les jougs de tête, de garrot, le collier… Une vétérinaire nous à parlé des pieds des bovins, les incontournables Michel et Véro nous ont présentés, les vires mouches, la taille des jougs et….les gaufrettes maison ! Sans parler des colliers 3 points révisés, amenés par Bena animal training, des séances d’essayage des caveçons…
Par Pascal Durand
Le mot du week-end
A première vue on dirait une réunion de famille, une espèce de cousinade avec les anciens et les petits derniers. Ça rigole, ça chante, ça raconte des histoires. C’est sûr, tout le monde est heureux de se retrouver.
Nous sommes à Courgenard, chez Agnès et Luc et, en vrai, il s’agit du rassemblement des meneurs de bovins.
J’ai eu le plaisir de partager ce moment dont le thème était l’attelage du bovin en solo, au collier et aux longues rênes, le dressage des jeunes animaux. Merci, vraiment, pour l’accueil, pour les partages, pour les moments d’échanges, c’était intense, c’était parfait.
André Kammerer
Vie associative
Hommage à Nicole Bochet
Nicole bochet

Notre amie Nicole Bochet, qui a assisté depuis dix ans aux rencontres des bouviers à l’Écomusée d’Alsace et chez Philippe Kuhlmann, est décédée en Bretagne où elle louait une maison chez un éleveur de vaches Bretonne Pie Noir, une race qu’elle affectionnait tout particulièrement. Elle s’intéressait au travail avec les bœufs depuis son enfance, fascinée par une paire de vaches Casta qui labouraient près de la résidence familiale à Luchon en Haute-Garonne. Elle a tenu beaucoup à encourager les fondateurs des deux associations aujourd’hui consacrées à l’attelage bovin jusqu’aux dernières semaines de sa vie.
Cozette Griffin-Kremer
Actualités
Le rassemblement de l’AFMB a eu la chance d’être relayé par plusieurs articles de presse, ce qui a permis de faire connaître l’événement au-delà de nos cercles habituels. De plus, France 3 a réalisé un reportage diffusé dans l’émission « Ici 19/20 », offrant un aperçu de l’ambiance du rassemblement et mettant en avant le travail des meneurs. Cela a été une belle opportunité de montrer notre passion et de valoriser la traction bovine auprès d’un public plus large.
Événements à Venir
26 – 27 octobre 2024 Journée d’échange (56) PROMMATA
29 mai au 1er juin 2025 La rencontre des bouvières et des bouviers de France et d’ailleurs AABA
8 – 10 novembre 2025 Rassemblement en Vendée AFMB
2026 Rassemblement dans les Pyrénées AFMB
Adhésion
Pour continuer à faire vivre notre passion commune et développer nos projets, nous vous invitons à adhérer ou à renouveler votre adhésion pour l’année à venir.
La cotisation est fixée à 15 €.
Nous pouvons vous proposer deux options :
     . Effectuer votre cotisation en ligne via notre lien HelloAsso.
    . Remplir le formulaire de renouvellement et le retour par courrier au siège de l’association ( Cliquez ici:fichier pdf bulletin adhésion)

Bulletin d'adhésion afmbPhotos communiquées par l’AFMB.

fichier pdf Bulletin AFMB N1

Week-end des bouviers en Allemagne, 15 – 16 février 2025

Portrait vache

La rencontre annuelle des bouviers allemands s’est tenue le week-end du 15 et 16 février. Organisé par Anne Wiltafsky, cet événement a réuni une quarantaine de participants venus d’Allemagne, de Pologne, de Suisse et de France (André Kammerer, Philippe Kuhlmann, Julie Boulenguez et Léonnie Biteau). Ce fut un moment d’échanges riche autour de la traction bovine et du travail avec les animaux.

Autre anne

Carriere chez anne Samedi 15 février

C’est sous un superbe soleil d’hiver et un paysage enneigé que la rencontre a débuté. Malgré des températures comprises entre -6°C et 2°C, l’ambiance était chaleureuse.

10h00 – PRESENTATION DE LA ROUTINE MATINALE AVEC LES BOVINS

Anne a commencé la matinée en partageant sa routine avec ses veaux. Chacun d’eux reçoit individuellement des granulés et du lait, c’est aussi l’occasion pour elle de les manipuler en douceur, de les toucher et de les masser. Les personnes ont été touchées par la sérénité qui se dégageait de cette interaction entre Anne et ses animaux. Une fois nourris, les veaux ont eu droit à un moment de jeu dans la carrière, où ils ont franchi de petits obstacles sous le regard attentif des participants.

Tété veau

Groupe anne

Anne, veau et groupe

Anne et veau cours

Veau et saut

Anne et veau profil

Profitant de ce temps d’observation, Anne a expliqué les bases du comportement et de la psychologie animale, soulignant l’importance d’adapter l’apprentissage aux spécificités des bovins. Elle a également illustré comment ces principes s’appliquent à d’autres animaux de la ferme, comme ses chiens et ses poules.

Anne et Poule

Un des moments les plus insolites de la matinée a été l’entrée improbable d’un veau dans la maison, équipé de chaussettes antidérapantes. Il a gravi les escaliers jusqu’au deuxième étage pour être nourri, avant de traverser le grenier et de ressortir à l’extérieur pour rejoindre la carrière.

Groupe et veau

Léonnie Biteau-8048

Veau maison

11h30 – DÉPART POUR LE PÂTURAGE

Une fois les veaux nourris, Anne a préparé sa vache Gianna, une Holstein de 14 ans, pour le transport du foin au pré à l’aide d’un traîneau. Les quatre jeunes veaux, Beaux, Bell, Biscuit et Onni, ont ouvert la marche du groupe jusqu’au champ. Anne a installé dans leur pré une bâche qu’elle ouvre ou qu’elle ferme pour garder la paille au sec et proposer une zone de repos propre à ces animaux la journée.

Anne vache et foin

Groupe et foin

12h – REPAS CONVIVIAL

Le froid étant toujours présent, un feu a été allumé pour griller saucisses et pommes de terre avec distribution de boisson chaude. Chacun a contribué au repas en apportant divers plats : bretzels, fromages, soupes, lentilles, pains, gâteaux, bières, et bien d’autres spécialités. Ce moment de partage a permis aux participants d’échanger et de faire connaissance.

Repas du midi

14h – EXERCICES

L’après-midi a été consacré à la désensibilisation des jeunes bovins. Anne a installé divers objets (batterie, bancs, bâches, boudins en plastique…) pour permettre aux animaux de les explorer librement. Un des moments improbables a été celui où Anne tirait un petit toboggan derrière elle, invitant les veaux à la suivre.  Cette désensibilisation des animaux est importante pour leur stabilité émotionnelle et pour la découverte du monde.

Scéance désensibilisation

Veaux et tapis

Discussion et veau

Tobogan et 3 veaux

Ensuite, un travail avec de petits colliers et des charges légères a été mis en place. Les veaux ont appris à traverser différentes structures, telles que des bâches, des obstacles et même un groupe de personnes.

Collier et 3 veaux

exercice veau

observation et explication

15h30 – PAUSE GOÛTER

Après cet après-midi d’exercices, les participants sont retournés à l’intérieur pour une pause au chaud et poursuivre les discussions.

17h – DERNIER NOURRISSAGE ET JEUX

La fin de journée a été rythmée par une dernière tétée et la routine journalière avec les veaux, offrant un dernier moment d’échange avant le départ pour la soirée.

18h30 – SOIRÉE A LA LOCHMÜHLE

Les participants se sont rendus à la Lochmühle pour récupérer leurs chambres et partager un repas commun.

20h – PRÉSENTATION ET ÉCHANGES

La soirée s’est poursuivie par la projection de vidéos et de photos des activités de chacun. Plusieurs interventions ont eu lieu :

– Astrid Masson a présenté son parcours.

– Philippe Kuhlmann a exposé son travail en débardage avec plusieurs paires de bovins et ses outils.

– Un jeune bouvier a partagé son expérience de fauchage de 20 hectares entièrement en traction animale (bovins et chevaux).

– Un autre chantier de débardage réalisé en décembre 2024 a été présenté.

Après cette belle soirée, chacun a rejoint son lit pour une nuit de repos bien méritée.

Dimanche 16 février

10h – DERNIER NOURRISSAGE DES VEAUX ET DISCUSSIONS

La matinée a débuté tranquillement avec le nourrissage des veaux, suivi d’échanges par petit groupe.

11h – PRÉSENTATION SUR LA MORPHOLOGIE DES BOVINS ET RETOUR D’EXPÉRIENCE

Philippe Kuhlmann a donné une explication détaillée sur la morphologie des bovins. André a ensuite présenté les hipposandales utilisées lors de la marche de la Corne Rose en 2023, en mettant en avant leurs particularités et les adaptations qui ont été nécessaires pour les bovins.

11h30 – BALADE

La matinée s’est poursuivie par une promenade d’1h30 autour de la ferme d’Anne. Ce fut un moment particulier, car chaque paire de veau a trouvé une nouvelle famille au cours du week-end. Leurs futurs propriétaires ont ainsi commencé à les prendre en main et à se familiariser avec eux.

Ballade

Léonnie Biteau-8295

13h – REPAS ET FIN

Le week-end s’est achevé par un dernier repas convivial. Les participants se sont dit au revoir, certains promettant de se retrouver lors de prochaines rencontres.

Week-end des bouviers en Allemagne

Ce week-end n’aurait pas été possible sans l’engagement de tous les participants, avec qui avons eu le plaisir d’échanger. Nous tenons à remercier chaleureusement Anne et sa famille pour leur accueil et leur générosité, ainsi que tous ceux qui ont contribué à faire de cette rencontre un moment mémorable. En espérant que ces échanges continueront à renforcer les liens au sein des bouviers.

Léonnie Biteau

Le Centre de recherche et de formation des bovins de trait (Lorch, Allemagne) propose un stage

Chaque année, le Centre de recherche et de formation des bovins de trait (à 64653 Lorsch, Allemagne) propose un stage pouvant durer jusqu’à deux semaines. Des experts et des praticiens nationaux et internationaux ont ainsi la possibilité de travailler de manière intensive avec les sept bovins de trait formés au total dans le laboratoire en plein air, d’utiliser la vaste bibliothèque spécialisée du centre et d’étudier la vaste collection de harnais et de jougs.

Que comprend la bourse ?

La bourse donne droit à une allocation de voyage d’un montant total de 500 EUR et permet de séjourner gratuitement dans la chambre d’hôte du centre. Une cuisine et une salle de bain sont également disponibles.

Comment poser sa candidature ?

Veuillez envoyer votre dossier de candidature avant le 28.02. à c.kropp@kloster-lorsch.de. Ils doivent être composés d’une lettre de motivation et d’un CV.

Nous attendons avec impatience vos candidatures !

Pour toute information ou question concernant le stage, veuillez vous adresser à Claus Kropp (c.kropp@kloster-lorsch.de).

A bientôt !

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