Jo Durand et Christine Arbeit travaillent en traction animale sur leur exploitation en Pays de la Loire. Il utilise entre autres, une paire de boeufs Vosgiens pour leurs travaux.
Merci à eux pour nous en avoir informé.


Samedi 29 octobre 2016, est organisé au Vignal à Auriac du Périgord, la Fête de la Pomme et du Bovin.
Cette journée sera l’occasion de mettre à l’honneur la race bovine et leur travail par le biais de présentation de bovins liés (vaches,bœufs ,buffles).
Toute la journée : fabrication et vente de jus de pommes, démonstration de débardage et présentation des bovins.
Accueil des participants à 9 heure.
Accueil du public de 10 heure à 17 heure.
Grillades à toute heure, formule repas à 5 euros : 1 grillade et chips, un dessert et une boisson.
Si vous êtes intéressés pour participer à cette journée, merci de nous contacter:
06.07.91.68.63 ou 06.87.30.64.37
par mail: isabelle.goemine@laposte.net
Site internet: »EARL FLANDRES OCCITANES Bienvenue à la ferme »
EARL FLANDRES OCCITANES
LE VIGNAL
24290 AURIAC DU PERIGORD
06.07.91.68.63-06.87.30.64.37
Voici un film de Jean-Louis Cros disponible sur youtube où l’on peut entre-autres voir Jean-Pierre Garrouste et ses animaux attelés sur sa ferme.
« Outre que tous cultivent « bio » dans le même coin du Tarn, trois couples d’agriculteurs ont un autre point commun: ils pensent que l’âge du tout pétrole est révolu et attellent les chevaux de trait, les vaches pour travailler la terre.
Filmés sans commentaire chez eux et dans les champs au long des quatre saisons, ces dé-tracteurs (comme on dit dé-croissants) sont-ils des pionniers ou des doux rêveurs ? »

Photo issue du site Vosges Matin
Un nuage de mouches enrobe les museaux humides de Milou et Papillon, deux solides bœufs de trois ans, issus d’un métissage entre les races Vosgiennes et Ferrandaises. « Pas bouger ! », leur intime Philippe Kuhlmann. Les deux bovins, de 650 kg chacun, se plient bon gré mal gré à l’ordre du patron. C’est qu’il fait particulièrement chaud en ce jour de juillet sur les pentes du Val de Munster, et les deux auxiliaires en sabots n’apprécient guère de quitter la fraîcheur de leur parc ombragé pour tirer la charrette de foin du bouvier. Une poignée de minutes suffit au paysan pour positionner le double joug sur la nuque des bêtes, qu’il place ensuite devant la charrette, avant de glisser la cheville de métal qui bloque la pièce de bois au timon de l’attelage. Le geste est précis, efficace et réclame juste un peu d’énergie pour forcer les animaux à courber la tête. « Ces deux-là sont parfois rétifs, mais ils ont du potentiel », sourit l’éleveur de Soultzeren. « Sur le plat, ils peuvent tracter un volume de quatre à cinq tonnes, mais beaucoup moins quand ça monte, surtout par ces chaleurs. » Pour récupérer le fourrage qu’il a coupé la veille au soir à l’aide d’une motofaucheuse munie d’une barre de coupe – le seul écart mécanique qu’il s’autorise – Philippe a mobilisé Milou et Papillon tôt dans la matinée, histoire d’épargner les deux poids lourds des effets de la flambée du baromètre. Mais lui était au boulot avant l’aube. Du haut de ses 55 ans, entre les prairies à faucher, le foin à organiser manuellement au râteau en andains avant de le nouer en fardeaux puis de le véhiculer sur son dos jusqu’à une cabane de stockage, l’Alsacien à la chevelure poivre et sel respire l’endurance et n’a jamais compté ses heures. Tout au long de l’été, il bosse tous les jours de 4 h 30 à 23 h, s’accordant juste quelques instants pour déjeuner.
Au fil de la fenaison, il va ainsi porter sur ses épaules plus de 600 fardeaux de foin de 40 à 50 kg ! Ce choix de pérenniser ces pratiques extensives, dictées par le rythme des saisons et l’entretien de son cheptel de 45 têtes, des vaches et bœufs Vosgiens répartis aux beaux jours sur une soixantaine d’ha de pâturages d’altitude et confinés à l’étable en hiver, ce fils de négociant en vin l’assume avec force. Philippe Kuhlmann est pourtant né au cœur des Trente Glorieuses agricoles, cette époque où la campagne de France a jeté aux oubliettes le legs culturel ancestral qui avait modelé ses terroirs. Mais le futur exploitant a regardé passer le train de la révolution verte et les wagons de la mécanisation, de l’élevage hors-sol, de l’arsenal phytosanitaire ou de la monoculture céréalière sans jamais vouloir y embarquer.
« Quand les jeunes de mon âge allaient au bal, je préférais filer écouter les anciens, notamment un vieil oncle fermier dans la vallée de Munster. C’est lui, entre autres, qui m’a transmis le respect de la terre et des plantes. » Inoculé par le virus de la traction animale, il opte tout d’abord pour des études sylvicoles, travaille quelque temps pour l’Office national des forêts, puis s’installe en 1981 à Soultzeren, où il produit du lait trait au pis qu’il vend en circuit court dans les villages de la vallée. En 1994, pour des raisons familiales, il quitte sa ferme perchée sur le piémont alsacien des Vosges et se lance dans une activité de débardage de bois à l’aide de bœufs, de taureaux et de chevaux dans le Massif Central. « En six ans d’activité là-bas, j’ai sorti plus de 35.000 stères des forêts du plateau des Millevaches », dit-il.
Son parcours le conduit ensuite en Suisse, où il devient berger trayeur de vaches. Mais son goût pour l’attelage le tenaille. Revenu dans le Val de Munster en 1999, Philippe Kuhlmann reprend les rênes du dressage de bovins pour les travaux agricoles, réunit son troupeau de Vosgiennes qu’il croise parfois avec des Ferrandaises, cette autre race rustique et docile qui rumine sur les estives de la chaîne des Puys, et partage à mi-temps son expérience en public à l’Ecomusée d’Ungersheim, dans le Haut-Rhin. Aujourd’hui, dans le petit monde quasi marginal de la traction bovine, le paysan vosgien est une référence. Et pour cause : durant sa carrière, il a dompté entre 150 et 160 vaches, bœufs et taurillons, qu’il a sélectionnés quelques mois après la naissance en fonction de leur future aptitude au job. « Je commence le débourrage par des travaux légers, comme le hersage des prairies. Puis les animaux passent progressivement à la fenaison, à la traction des charrettes, à l’épandage de fumier ou au débardage des bois. » Des bêtes obéissantes, formées à la rude, qu’il cède ensuite à des exploitants attirés par un tel retour aux sources, voire à des organismes comme les Établissements et services d’aide par le travail (les anciens CAT), soucieux de développer un relationnel entre l’animal et les personnes en situation de handicap.
Alors un rescapé de la préhistoire agricole, le bouvier de Soultzeren ? Pas vraiment. Entre la vente de ses ex-élèves à cornes, les revenus tirés de la production d’un peu de viande ou de lait et la fourniture de bois énergie, il affirme, avec sa compagne propriétaire du Chalet vosgien (quatre chambres d’hôtes disponibles à côté de la maison familiale), « vivre correctement » de sa ferme, située totalement à la marge du circuit conventionnel. Une philosophie certes héritée du passé mais qui, par les temps qui courent, esquisse peut-être les enjeux de l’agriculture de demain.
Dans le petit monde quasi marginal de la traction bovine, le paysan vosgien est une référence.
Patrice Costa
Retrouvez l’article sur le site de Vosges Matin en cliquant ici.
Manipulation des bœufs avec un pneu (Toutes photos Jean-Jacques Blanchon)
Du 08 au 12 juin 2015, a eu lieu au CFPPA de Montmorillon, la session Découverte de la Traction Bovine avec Manu Fleurentdidier, formateur.
La formation était complète avec 9 stagiaires de divers horizons, et des objectifs variés. Certains étaient là pour découvrir le travail avec le bœuf dans le cadre d’une installation en maraîchage. D’autres étaient là pour conforter leur choix du bœuf de travail dans un cadre privé.
La semaine a commencé avec une présentation des jougs, une description des différentes façons de mener (par devant au bâton ou par derrière aux guides) et une approche des bœufs.
Présentation de différents matériels pour travailler avec les bœufs
Une première prise en main a eu lieu sur le site de la Jarrouie, avec les bœufs simplement licolés. Les stagiaires ont appris à mettre un licol, à marcher avec un bœuf en main …
Première prise en main avec un bœuf licolé
Ensuite, un bœuf a été joint avec un joug simple (chaque stagiaire a pu s’entraîner avant sur un simulateur) et le second harnaché avec un collier. Puis les deux ont été joints ensemble.
Mise en place du joug simple
Le groupe de stagiaires a pu manipuler et appréhender les différentes façons de garnir et joindre des bœufs selon l’objectif d’attelage en simple ou en paire.
Les 2 bœufs liés
Explication et aide sur la manière de lier avec des jointures
Menage avec un bœuf au joug simple
Les deux bœufs en pleine manipulation
Première manipulation avec des bœufs liés
Manipulation et rectification par le formateur pour mener au mieux les bœufs
Les stagiaires ont appris dans la suite de la formation, à manier les bœufs avec un pneu ou un tronc en passant dans des zones balisées. Le but étant de ne rien toucher en apprenant à estimer le gabarit de la charge.
Manipulation des bœufs avec un tronc pour évaluer le gabarit
Lors de cette formation, une journée en chantier réel a eu lieu avec le concours des apprenants en formation bûcheronnage.
Le but de cette journée était de dégager des arbres abattus sur le chantier. La technique du mouflage y a été utilisée.
Les grosses branches étaient d’abord dégagées en traîne directe puis, pour les grosses grumes, les élèves mettaient en place le mouflage en câblant avec les poulies.
Les bœufs lors du chantier pendant la mise en place des poulies et des câbles.
Explication au stagiaire bûcheron et Ttraction Bovine sur le protocole à suivre
Mise en place des bœufs pour sortir le bois
Les bœufs en plein effort (on peut voir la chaîne tendue)
Une grosse grume!!
La grume qui décolle grâce aux câbles visibles
Ce fut une journée enrichissante car chacun a pu voir les différentes techniques du mouflage et de la traîne directe pour sortir du bois.
Le groupe est aussi intervenu pour aider une grume à tomber dans la direction souhaitée et permettre au bûcheron de travailler en sécurité.
Préparation
Les câbles et chaînes reliés à l’arbre pour le faire tomber dans la bonne direction
Les bœufs en pleine pression
Le reste de la formation s’est articulée autour du maraîchage, les techniques de travail du sol avec l’utilisation de différents outils ad hoc .

Explication sur la façon de mettre les bœufs sur un avant-train, une voiture ou ici un Homesteader
Utilisation du Homesteader par un stagiaire
Une demi-journée a été consacrée à la manière de débourrer une jeune paire de bœufs, des Parthenay, avec des explications sur la façon de commencer avec des animaux peu ou pas manipulés, comment mettre l’animal en confiance, ce qu’il faut faire et ne pas faire….
Explication sur le dressage d’une paire de bœuf
Démonstration avec une paire de jeunes bœufs Parthenay qui commence à apprendre à travailler
La paire de Parthenay qui commence à marcher
La suite de la formation a continué avec d’autres méthodes de menages (joug frontal).
Un menage aux guides avec un licol éthologique, s’est révélé concluant.
Mise en place d’un licol éthologique avec des guides pour mener de derrière.
Varo aux guides avec un licol éthologique
Cette session de formation fut enrichissante pour tous, chacun a pu voir ce qu’il était possible de faire avec des bœufs. Les stagiaires étaient satisfaits de leur semaine même si celle-ci fut trop courte.
Pour finir, il en est ressorti que des semaines supplémentaires d’approfondissement consacrées soit au maraîchage, soit au menage, seraient nécessaires pour pousser plus avant la formation.
Solène Gaudin
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Merci à Solène Gaudin pour sa contribution et à Jean-Jacques Blanchon pour les photos.
Préparation et mise en place des animaux (Toutes photos Jean-Jacques Blanchon)
Pindray, Février 2015: la session CS Utilisateur de Chevaux Attelés s’apprête à réaliser deux chantiers dans le cadre du Module Débardage.
Ces chantiers ont eu lieu sur la commune de Pindray, village situé à une dizaine de kilomètres de Montmorillon (86) et ont été réalisés en collaboration avec la formation Bûcheronnage du CFPPA qui préparait le terrain.
Le premier chantier était une coupe à blanc sur une parcelle d’un particulier.
Il y avait deux choses à faire:
Débarder 19 grumes, d’un diamètre de 65 cm et d’une longueur moyenne de 8 mètres.
Sortir le bois de chauffage.
Arrivée sur le chantier
Les grumes ont été sorties avec les chevaux à l’aide d’un trinqueballe. La difficulté était de gérer la longueur et la grosseur des grumes dans le peu d’espace que nous avions sur le site, qui limitait nos mouvements et nos déplacements. La mise en place du trinqueballe s’avéra compliquée à maintes reprises, à cause des arbres en place et des souches. La sortie était difficile car la longueur de traîne était de plus de 200 mètres et la zone de dépôt de bois d’un espace limité, ce qui nous obligeait à gerber les bois.
Descente à vide avec le trinqueballe accroché à l’avant-train
Pour le bois de chauffage, nous avons utilisé un traîneau avec un cheval et un avant train avec une remorque avec les bœufs. Pour cette tâche, la difficulté était la distance de la zone de dépôt et un accès au site compliqué, avec de nombreuses souches qui parsemaient le terrain, des arbres, un chemin sinueux et beaucoup de boue.
Sortie de bois
Les chevaux et les bœufs s’enfonçaient jusqu’au canon, au dessus du genou, ce qui compliquait la sortie du bois….
Sur le second chantier, également à Pindray, quatre grosses grumes d’une longueur de 9 mètres en moyenne et d’un diamètre allant jusqu’à 1 mètre devaient être sorties.
Ce chantier, présentait plusieurs difficultés.
La première était la disposition du site. Nous étions en pente sur un coteau, avec un ruisseau à traverser, des clôtures à ne pas abîmer. De plus, une fois le ruisseau franchi, la distance de traîne était de plus de 400 mètres.
Sortie de la grume du ruisseau
Ce chantier était loin d’être évident pour des novices car il nécessitait des moyens et une technicité particulière pour le réaliser.
Pour ce faire, du mouflage a été mis en place. Le mouflage est une technique de débardage réalisée à l’aide de câbles et de poulies. C’est un dispositif mécanique qui permet le levage d’une charge à l’aide de plusieurs câbles, afin de démultiplier l’effort de traction.
Transport des câbles et des poulies avec les bœufs.
Cette technique a l’avantage de faciliter le travail du cheval ou du bœuf en divisant le poids de la charge par le jeu des poulies. Elle est mise en place sur des chantiers difficiles d’accès même aux chevaux, sur des gros bois, en pente….
La difficulté pour les stagiaires a été de comprendre comment placer ces poulies pour gagner en force et en distance de traction.
Sur ce chantier, les bœufs intervenaient en renfort, pour amener les grumes à la zone de dépôt. Les bois étaient descendus avec la paire de chevaux à l’aide du mouflage. Les chevaux traversaient le ruisseau. Une fois, le ruisseau traversé, la grume était accrochée à un avant-train à l’aide d’un treuil. La paire de chevaux était devant les bœufs, une chaîne reliait le palonnier des chevaux au timon des bœufs. Les chevaux donnaient la cadence et les bœufs, leur force de traction.
Préparation avant le départ vers la zone de dépôt
La difficulté était de faire partir les animaux en même temps, c’est-à-dire lancer les bœufs pour qu’ils décollent la charge, et de faire démarrer les chevaux.
Les chevaux ne devaient pas marcher trop vite pour ne pas tirer les bœufs et la grume. L’objectif a été rempli. Toutes les grumes ont été sorties.
Solène Gaudin
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Merci à Solène Gaudin pour sa contribution ainsi qu’à Jean-Jacques Blanchon pour les photos.
Bernard Sarraire est un agriculteur à la retraite. Il attelle des chevaux et après avoir été inspiré par le travail de dressage des boeufs de Louis Moulignat dans l’Allier (Cliquez ici pour voir), il décide de garder deux mâles de son exploitation et de les dresser pour l’attelage. Daisy son épouse est issue d’une famille d’agriculteurs qui ont longtemps travaillé avec des boeufs.
Il compte faire quelques travaux chez lui et participer à des manifestations.