Étiquette : Boeuf
Démonstration de labour à Villemort (86), par Solène Gaudin
Fin juin, à Villemort dans la Vienne, démonstration de labour.
Marc Caillé, organisateur de la fête et membre du CIVAM 86 (cliquez ici pour voir), souhaitait une démonstration avec les boeufs avec une présentation du travail qui peut être réalisé sur certaines exploitations en agriculture biologique.
Après la présentation des boeufs et du matériel, de nombreuses questions ont été posées. Un échange enrichissant a pu avoir lieu entre les jeunes qui découvraient la traction bovine et les anciens qui l’ont vécue .
Solène Gaudin
Fête des Battages le 4 Août Antigny (86) par Solène Gaudin
Le 4 Août, c’est déroulée à Antigny une fête des battages.
La journée a commencé le matin par une présentation de vieux tracteurs défilant en convoi jusqu’à la ville.
Dans l’après-midi, une démonstration de moissonnage des blés a eu lieu. Pour cela, trois percherons étaient attelés à une moissonneuse-lieuse.
La paire de boeufs Vosgiens était attelée à une gerbière, pour ramasser les gerbes de blé. Ensuite ces gerbes étaient amenées à une batteuse pour en extraire le grain. Ce fut l’occasion aussi d’échanger avec les anciens présents.
Solène Gaudin
Travaux d’été 2013 chez Emmanuel Fleurentdidier (86), par Solène Gaudin
Quelques travaux sur l’exploitation d’Emmanuel Fleurentdidier.
Mise en place d’un paillage sous tunnel, pour éviter l’enherbement et faire travailler le sol naturellement avant la pose de la bâche. On paille aussi les autres cultures (pommes de terre, choux, poireaux….).
Début juillet, paillage d’une parcelle de pommes de terre avec les boeufs attelés à un avant-train et une remorque. Le but de ce paillage est d’éviter la repousse des adventices et de conserver l’humidité du sol. Cela diminue le travail d’entretien de la parcelle.
Mise en place de billons avec la « Kassine », l’outil de Prommata, pour la plantation de carottes et de choux.
Pour ce travail, un seul boeuf a été nécessaire, attelé au collier avec un harnais et un palonnier.
Revue « Sabots » N°56, septembre-Octobre 2013, des boeufs et des vaches!!
La revue « Sabots », publie dans son dernier numéro, plusieurs articles sur les attelages de bovins.
Un article qui présente notre blog et la situation actuelle de l’attelage bovin en France analysée à partir des éléments collectés par le blog.
Un article sur les boeufs du Château Pape Clément et ses bouvières Tifenn Vital et Pauline Réaux, par Jean-Léo Dugast.
Un article sur la journée technique qui a eu lieu chez Philippe Kuhlmann, à la veille des rencontres de l’écomusée d’Alsace 2013.
Un article sur les bouviers Malgaches.
Un article sur un attelage vache/âne qu’on a pu voir au grand rassemblement d' »Autrefois le Couseran » en Ariège.
On peut saluer cette excellente revue qui publie régulièrement des articles sur les attelages bovins.
Récemment, le numéro 55 présentait les rencontres 2013 des bouviers (par Jean-Léo-Dugast), ainsi que la formation de Lantignié (69)
Le numéro 54 proposait un très bel article sur les jougs par Etienne Petitclerc.
Pierre Parra, Aurillac (15)
Image issue du site « Les promenades de Bergisel » J-M Laurent
Pierre Parra participe à de nombreuses fêtes sur le Massif Central avec ses deux paires de boeufs Salers, l’une noire et l’autre rouge.
Allez voir le site « Les promenades de Bergisel » avec de nombreuses et belles photos de Pierre Parra en cliquant ici ou en le lisant en dessous :
Les promenades de Bergisel : Dédicace à Pierre Parra
16 Juin 2013
Depuis de nombreuses années Pierre Parra rêvait de monter ses boeufs Salers noirs au milieu du volcan cantalien, et plus précisément au buron de Rombières. J’ai cru lire dans son regard une joie discrète ! Vous avez raison d’être fier !

Pierre Parra débouche sur la prairie du buron de Rombières

Pose avec les contreforts du puy Mary en arrière-plan

La même avec le Griou et le Griounou









LES BOEUFS
J’ai deux grands boeufs dans mon étable,
Deux grands boeufs blancs marqués de roux ;
La charrue est en bois d’érable,
L’aiguillon en branche de houx.
C’est par leur soin qu’on voit la plaine
Verte l’hiver, jaune l’été ;
Ils gagnent dans une semaine
Plus d’argent qu’ils n’en ont coûté.
S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.
Les voyez-vous, les belles bêtes,
Creuser profond et tracer droit,
Bravant la pluie et les tempêtes
Qu’il fasse chaud, qu’il fasse froid.
Lorsque je fais halte pour boire,
Un brouillard sort de leurs naseaux,
Et je vois sur leur corne noire
Se poser les petits oiseaux.
S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.
Ils sont forts comme un pressoir d’huile,
Ils sont doux comme des moutons ;
Tous les ans, on vient de la ville
Les marchander dans nos cantons,
Pour les mener aux Tuileries,
Au mardi gras devant le roi,
Et puis les vendre aux boucheries ;
Je ne veux pas, ils sont à moi.
S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.
Quand notre fille sera grande,
Si le fils de notre régent
En mariage la demande,
Je lui promets tout mon argent ;
Mais si pour dot il veut qu’on donne
Les grands boeufs blancs marqués de roux ;
Ma fille, laissons la couronne
Et ramenons les boeufs chez nous.
S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.
Pierre Dupont (1821 – 1870)
Allez voir aussi l’article sur Le blog de LilyFlore ou en le lisant juste en dessous.
452 ♥ Rencontre royale avec un attelage de vaches Salers
Bonjour tout le monde.
En vacances en Corrèze à la limite du Cantal, je me suis rendue à la ville de Salers (attention ne pas prononcer le S final, sinon vous encourez les plus vifs reproches des cantalous ou cantaliens de la région ou de ceux qui ont quitté la région).
Quelle ne fut pas ma surprise de doubler un attelage de bœuf de la race des Salers, vache d’une superbe couleurs acajou mais ceux-là sont tout noirs, avec des cornes magnifiques en forme de lyre. .
Jetez un oeil sur les cornes de ces bêtes superbes, le parapluie est lui aussi de sortie, car ce jour là le temps était un peu humide. Nous nous garons vite fait sur le côté, ce qui me permet de les prendre en photo et de parler au propriétaire qui accepte de poser avec eux. une force tranquille émanait de ces bêtes qui obéissent au doigt et a la voix de leur maitre, le baton que tient le propriétaire est pour faire sérieux mais il ne s’en sert aucunement.
Une fête avait lieu dans la ville, ce qui m’a permis cette rencontre royale.
Juste pour le plaisir j’ai recherché quelques informations sur cette race qui a été remise à l’honneur par Ernest Tyssendier d’Escous suite à une sélection et des croisements judicieux. C’est une vache très robuste d’une taille assez imposante : 700 à 750 kg pour les femelles avec 1,40 m de hauteur au garrot.
D’après ce qui m’a été dit sur place on ignore pourquoi de temps en temps au milieu du cheptel nait une vache totalement noire, cela va jusqu’aux muqueuses.
Cette vache n’a pas de problème de vertige ce qui lui permet de vivre les mois d’estivages sur les pentes ardues du Cantal, avec son veau qui est donc élevé sous la mère. Cette race est élevée aussi bien pour sa viande de grande qualité que pour son lait très riche, ce qui nous donne un gouteux fromage AOC qui se nomme et oui vous avez gagné c’est le salers (toujours sans prononcer le s fatidique).
Le lait est récolté seulement de la fin de l’été au début de l’automne, et le fromage est fait que pendant cette période. C’est une méthode totalement artisanale on est loin des grandes laiteries industrielles.
Cette vache a aussi une particularité c’est que pour la traire il faut laisser le veau commencer la tétée, le vacher attache le veau à la patte avant de la mère ce qui la rassure.
Il trait la vache que sur 3 trayons, le 4ème est pour le veau pour qu’il finisse son repas. C’est aussi une vache qui a la faculté de mettre bas sans l’aide de l’homme, les catalous vous disent que le record est une vache de 28 ans qui donna naissance à 25 veaux sans aide humaine.
J’espère que vous avez aimé ces photos de reprise .
♦♣♦
Je ne suis pas en grande forme, rien de trop grave, quelques problèmes de jeunesse qui fout le camp mais…je me soigne.
J’espère vous retrouver prochainement avec la visite de la ville de Salers qui est superbeet que j’ai particulièrement apprècié et je souhaite vous faire partager cette jolie ville.
Débardage en 2010 par Thierry Dupré, prestataire de service, article du site du conseil général de Haute-Garonne.
Article issu du site du conseil général de Haute-Garonne.
Des animaux de trait en forêt de Buzet.
Deux demi-journées d’animation sur le thème du débardage par traction animale ont été organisées les 8 et 20 juillet 2010 en forêt départementale de Buzet. La présentation d’une exposition de joucs et de photos anciennes a été suivie d’une démonstration du travail de débardage par Rainette, la jument, Paco, l’âne, Pardol et Boêt les deux bœufs. Outre le fait de faire découvrir ou redécouvrir ces pratiques aux participants ces journées avaient pour but de mettre à l’étude le traitement de certaines parcelles forestières du massif.
200 personnes sont venues assister au travail de ces animaux et de leur meneur, Thierry Dupré, aidés par les agents forestiers en poste sur le massif. Une occasion rare de se rendre compte de la complicité entre l’homme et l’animal ainsi que de la qualité des travaux réalisés par les animaux.Ces techniques de trait, respectueuses de l’environnement, s’inscrivent dans une politique de développement durable et de respect des pratiques sylvicoles.
Une histoire de transmission…, le ferrage des boeufs aujourd’hui, par Tifenn Vital
Les bœufs Blanc et Marrel sont arrivés au château Pape Clément sous les premières lueurs du discret soleil printanier: l’aventure se poursuit.
Après le dressage de ces deux Gascons originaires des Pyrénées Ariègeoises , il fallut former des personnes compétentes au travail du sol et à l’utilisation des bovidés, trouver les derniers selliers-harnacheurs fabricant des colliers adaptés, des jougs sur mesure…
Mais alors que Blanc et Marrel commençaient à travailler dans les rangs des grands crus, leurs onglons s’usaient et risquaient de rendre pénible leur travail. C’est ainsi que nous prenons la direction de Labroquère (31) afin de rencontrer Jean Ousset, maréchal-ferrant de 74 ans qui nous accueille dans son atelier … Le brochoir que l’Homme tient dans ses mains lui a été forgé par son père en 1954, et n’a cessé de ferrer bœufs, vaches et chevaux malgré le tournant dont Jean fut le témoin au cours de la mécanisation… Les animaux de trait disparaissent ainsi progressivement des champs et les centres de formation n’apprennent plus aux jeunes maréchaux-ferrants la délicate technique du ferrage des bœufs à la française dans le traditionnel travail.
Mais grâce à l’audace de Monsieur Magrez, c’est toute une branche de la traction animale qui est en émulation aujourd’hui ! Et les maréchaux-ferrants, A. Fauquey et A. Vacher, qui officient déjà sur les chevaux de Frédéric Fardoux attachés au domaine, se sont prêtés à cette rencontre étonnante au cœur des Pyrénées.
Les sourcils se froncent…un bœuf représente huit fers, chaque pied est en effet composé de deux onglons aux parois très fines qui impliquent une grande précision du geste. Il s’agit aussi de forger des fers sur mesure dans une forge au charbon car le gaz ne chaufferait pas assez… Monsieur Ousset sourit devant la surprise des deux jeunes maréchaux ! Et oui : « Ca paraît pas mais c’est du boulot ».
(Ré) introduire des bœufs dans la vigne implique une vraie démarche globale de réappropriation des savoirs. Au 14ème siècle, le domaine du château Pape Clément était déjà pilote en terme d’innovation en organisant la vigne en « règes » (en Bordelais, rangée de vigne palissée) afin de permettre le travail du sol attelé. Aujourd’hui, et toujours dans une optique d’excellence, tradition et innovation s’orchestrent ensemble afin de proposer aux papilles le meilleur de notre terroir … »
Tifenn Vital
Les bouviers du Château Pape Clément à Pessac (33)
C’est Fred Fardoux qui gère la traction animale au château. Son entreprise fait de la prestation en vigne, forêt, et bientôt sur le domaine territorial, en ville.
Tifenn Vital, bouvière au domaine, nous présente l’équipe impliquée dans la remise au travail des boeufs sur ce grand domaine viticole.
« C’est avec un sourire malicieux que Fred Fardoux, débardeur et laboureur au cheval nous tend nos contrats ou en titre de l’emploi occupé, nous pouvons lire « bouvier ». L’aventure commençait, nous sommes en juin 2013…
La petite équipe se compose de Pauline Réaux qui, après un court passage en formation de CS cocher, a préféré se rapprocher des professionnels pour apprendre sur le terrain… Elle est aussi passionnée de bovins et remplit notre équipe de sa motivation et de son rire communicatif. Charles Quignard est aux guides depuis quelques années entre maraîchage, débardage et cheval territorial. Bricoleur, nous aurons bientôt sur nos charrues un porte-aiguillon grâce à lui ! Tous deux ont passé un séjour de quelques semaines chez Olivier Courthiade afin de prendre connaissance avec Blanc et Marrel. Quant à moi, je suis presque arrivée avec les bœufs dans le camion depuis l’Ariège! Je suis dans les quartiers de la ferme de Méras depuis janvier 2012, date de ma rencontre avec l’attelage bovin « Tu veux apprendre à atteler les chevaux ? Eh bien… nous allons commencer avec les bœufs !!! »…
Des parcours différents pour cette chaleureuse équipe qui, à la veille de l’interruption estivale du travail du sol dans la vigne, fait le bilan… En juin, remettre les bœufs au travail ne fut pas une mince affaire…et s’ils avaient été débourrés au collier, ils n’étaient pas habitués au travail spécifique de la vigne et très raides sur les guides… Nous avons commencé par une personne à la tête et une personne aux guides jusqu’à ce qu’ils commencent à se détendre et à répondre à la voix, ainsi qu’aux indications des guides. De la tête, une personne restait en sécurité dans le rang voisin, puis au bout des rangs et maintenant, Blanc et Marrel travaillent en solo. Griffes, lames interceps essentiellement. Le rendez- vous est pris à l’automne pour les chaussages puis au printemps pour le décavaillonnage, des travaux un peu plus précis qui vont encore demander des efforts d’apprentissage aux deux bœufs du domaine !
Quant à nous, si nous sommes heureux du travail que nous effectuons avec les bœufs, nous n’avons pas envie de nous auto-proclamer « bouviers ». Nous nous documentons, recherchons des infos, expérimentons sur la base de notre bon sens … Il faudra encore quelques années, d’autres dressages, d’autres utilisations avant de se targuer de Savoir ! »
Tifenn Vital
Transport et ramassage avec deux boeufs Normands, chez Jean-Claude Delestre à Triquerville (76) 2012
Transport de bois de chauffage avec deux boeufs Normands, chez Jean-Claude Delestre à Triquerville (76)
Fin 2012, Jean-Claude Delestre rentre du bois de chauffage avec ses deux boeufs Normands à Triquerville en Seine-Maritime.
Ramassage des fanes de betteraves avec les boeufs Normands. Jean-Claude Delestre travaille avec ses deux boeufs Normands à Triquerville, en Seine-Maritime à l’occasion de la récolte de betteraves 2012.
























