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Maya Gascard, Montréal (89)

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Voici encore un parcours et une démarche différente qui participent à la diversité des expériences de chacun.
« Je m’appelle Maya Gascard. Je suis d’origine allemande et vis depuis 13 ans en France, en Bourgogne. Je suis née en ville mais petit à petit, je me suis tournée vers la campagne, les animaux et le jardin.
Aujourd’hui, j’habite avec mon mari et mes deux filles dans la petite ferme du grand-père de mon mari. Le grand-père vivait ici en auto suffisance avec son cochon, quelques vaches et moutons, et son cheval de trait. C’est ce que nous cherchons à retrouver un peu. Nous avons créé la FEUTA l’année dernière, c’est la Ferme Ecologique à Utilisation de la Traction Animale. Nous faisons le maximum dans notre petite ferme avec les chevaux, boeufs, âne et poneys.
Les travaux concernent le bois, débardage du bois, le jardin, le fumier, le foin, et en été les sorties pour démonstrations, promenades, spectacles ou petits stages d’initiation.
Moi, j’ai toujours eu des chevaux. Mais un jour j’ai vu dans un journal une photo de Philippe Kuhlmann avec son boeuf en train de débarder du bois et ce fut le déclic! Moi aussi je voulais faire ça! Mais comment? Heureusement peu après je tombais sur l’annonce de l’école à Montmorillon et j’ai fait le stage de bouvier chez Manu Fleurentdidier. Peu après j’ai acheté trois génisses à Joe et, vu que le dressage s’est montré difficile, j’ai aussi acheté un boeuf dressé chez Philippe.
Aujourd’hui, j’ai deux boeufs, dont un encore en cours de dressage, et une vache que je trais depuis un mois. Je travaille au collier, en simple ou en paire ainsi qu’au joug de garrot en paire.
Mes boeufs et la vache écoutent aux signes de la main et du bâton ainsi qu’à la voix.
Nous avons beaucoup de travail, mais nous apprécions beaucoup de pouvoir, de plus en plus, vivre de notre petite ferme. Nous avons encore beaucoup de choses à apprendre car nous n’avons pas eu d’enseignement par nos parents en ce qui concerne la vie de ferme, et le travail avec les animaux. Nous cherchons avant tout à utiliser l’ancien savoir pour une vie d’aujourd’hui.
Nous voulons justement transmette une image plutôt moderne de la traction animale et pas traditionnelle. Aujourd’hui on peut travailler et vivre avec des animaux; nous ne sommes pas tous obligés de suivre la folie de la rentabilisation et d’augmentation des profits à tout prix. »
 

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La FEUTA
Maya et Emmanuel Gascard
30, Rue de Montbard 89420 Montréal
lafeuta@gmx.fr
03.86.32.06.38

 

Thierry Dupré et ses bœufs au travail sur les berges du lac de Montgeard (31)

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Article de « La dépêche » 13 /03 /2013

Dans le cadre de futures plantations organisées sur le Lac de la Thésauque par la Communauté des Communes CoLaurSud, la préparation des sols a été confiée à un bouvier des Varennes, Thierry Dupré, et à ses bœufs mirandais. L’objectif était de préparer deux bandes labourées permettant de compléter un maillage déjà existant de haies pour asseoir à terme une zone boisée, première étape d’une politique privilégiant des savoir-faire ancestraux.

L’attelage conduit par Thierry Dupré est l’un des rares équipages encore actifs, représentatifs de la race mirandaise. «Il est important de préciser que ces bovins remarquables – plus que 400 femelles seulement dans le monde !- sont menacés de disparition, au même titre que les Lourdais, les Castas, les Béarnais…, ces représentants des petites races locales, dont le patrimoine génétique est en péril…», explique Patrick Estrade chargé de l’opération.

Quant au bouvier, qui se déclare paysan sans terre, il exerce plusieurs métiers dont celui de tapissier sellier.

Suivant les saisons et le temps, il laboure, débarde en forêt, et participe à des animations. Il valorise le rôle des animaux derrière lesquels il marche sans ressentir la fatigue. «Ils nous donnent de l’énergie, ajoute-t-il. On a sûrement perdu quelque chose dans cette course effrénée vers une agriculture qui s’éloigne de plus en plus de la nature…»

Thierry Dupré, 06 13 23 08 63, www.tdupré-moulindenblanc.com

Chantier de bois chez André Kammerer à Breitenbach (67)

Quelques photos d’une journée au bois chez André Kammerer le 9 mars 2013.

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Toutes photos Kammerer

André Kammerer à Breitenbach (67)

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André Kammerer est passionné.

Il travail avec « Givré » son boeuf Vosgien pour ses petits travaux, débusque et charrie du bois, fait du transport pour la micro brasserie associative de Breitenbach.

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Allez voir les quelques photos de Jean Stéphane Arnold en cliquant ici

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Photo de Jean Stéphane Arnold

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Joseph Durand, le Dresny en Loire Atlantique (44)

 durand joseph 2 okla paire de boeufs attelée au porte-outils fait maison

Jo et Christine nous présentent leur ferme.

Nous avons une petite ferme en polyculture-élevage.

Nous utilisons les boeufs pour le travail du sol, les semis et pour débarder notre bois de chauffage.
Nous travaillons aussi avec notre âne et la Kassine de Prommata.
Jo fait du fromage avec des vaches Vosgiennes, Christine fait du pain avec les blés produits sur la ferme et nous faisons aussi de la culture légumière.
 
Nous accueillons à la ferme dans deux mobile-homes.
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les boeufs en train de semer les céréales

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un boeuf seul à la kassine
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l’âne à la Kassine.

Karine Huguenot à Lusse dans les Vosges (88)

 


Karine Huguenot , par ce petit texte, nous présente sont exploitation et sa démarche. Elle utilise un boeuf Vosgien en solo.

« Je suis à la tête d’une petite exploitation de montagne en légumes de saison et en quasi-autonomie. Les terrains y sont très pentus et donc difficiles à travailler. De nombreuses parcelles auparavant cultivées sont devenues des friches depuis l’arrivée des tracteurs. Le seul moyen pour moi si je souhaitais travailler les terrains qui m’entourent était la traction animale. J’ai tenté de me familiariser avec les chevaux de trait, l’âne… mais la découverte du boeuf l’a emporté : l’approche de l’animal fut plus facile, le contact meilleur, c’est un animal calme, plus lent et qui correspond mieux à mes attentes. L’aspect financier n’a pas été négligeable non plus car entre l’achat de l’animal lui-même et le matériel qui sert à atteler, on peut diviser le prix par dix par rapport à l’achat d’un cheval de trait et son harnachement. Je travaille avec un seul boeuf, il a trois ans, il effectue du travail du sol, le débardage, la conduite de fumier sur les parcelles et tous les petits travaux qui ne sont pas possibles à bras d’homme. Les sols sont respectés, la structure et la fertilité en sont améliorées : pas de tassements et un enrichissement de ceux-ci par le fumier. Et point non négligeable : le rapport avec l’animal. Il existe une relation avec votre animal qui ne sera jamais celle que vous avez avec votre tracteur ! Et puis le carburant c’est le foin ! Entre les problèmes de pollution, d’énergie, de finances que la société actuelle (que l’on appelle « moderne ») nous fait vivre, cette alternative est à mon sens le passage obligé pour l’avenir d’une agriculture respectueuse et vivrière. Car travailler avec un boeuf est loin d’être une démarche passéiste même si quelques organisateurs de manifestations aiment nous solliciter pour mettre en valeur l’agriculture d’autrefois. Le seul hic aujourd’hui est que les institutions en place vous aident à financer de gros tracteurs et du matériel démesuré mais ne vous aident pas dans ce genre de projet, mais en cherchant un peu, quelques papys ont encore au fond de leur grange de quoi assouvir la passion des nouveaux(elles) bouvier(e)s ! »

 

Karine huguenot fait également un accueil à la ferme en gîte rural. 

Fête champêtre de Manziat (Ain) 2012, quatre attelages de boeufs et vaches

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photos Véronique Nioulou

La fête De Manziat d’Août 2012, a accueilli, outre de nombreux attelages de chevaux, quatre attelages bovins:

Laurent Janaudy avec ses vaches Aubracs, André Varey avec ses boeufs Salers, Laurent Billoux et Michel Nioulou avec leurs Charollais et Maurice Chevalier avec ses boeufs Salers. Il est rare dans la région, de réunir autant d’attelées bovines dans un même rassemblement.

Laurent Janaudy, bouvier de deux vaches Aubracs » est une des chevilles ouvrières de la fête, en particulier dans le contact avec les différents attelages. Voici un extrait de son discours qu’il a donné à l’occasion de la petite réunion des bénévoles de la fête qui a eu lieu en début d’année 2013. Il y fait un bel hommage à l’attelage des bovins.

« Une grande joie pour moi (sans doute passée inaperçue pour beaucoup de monde) aura été la réunion exceptionnelle ce jour-là de 4 paires de bovins sous le joug. Citons-les :

  • Les amis, Laurent Billoux et Michel Nioulou (cliquez ici pour en savoir plus) (avec son enthousiasme communiquant) et leurs Charolaises.

  • Les Salers stars « Johny et Garou » formant un trio pétillant, avec leur patron au patronyme prédestiné pour le spectacle: « M. Maurice Chevalier ».

  • M. André Varey et ses Salers, rencontré en vitesse il y a une dizaine d’années, et ne m’ayant pas découragé de cette folle idée d’atteler des vaches. Il est pour moi un de ces indispensables passeurs de mémoire

Pratique ancestrale si souvent décriée, méjugée, méprisée, méconnue et avant qu’il ne soit trop tard et que l’on se souvienne alors à regret du pas lent et lourd des bœufs, sachez pourtant quel attachement sincère, quelle irréductible motivation il faut à ce dernier bastion de bouviers pour perpétuer cette pratique à laquelle les mots de la Fontaine collent si bien: « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ».

Au théâtre séculaire des champs, les bovins en auront été les premiers acteurs. Nous n’avons plus besoin de leur force aujourd’hui et pourtant ils continuent à nous impressionner, et ce sont bien eux qui auront été les rois de la fête. »

Laurent Janaudy, secrétaire.

Février 2013

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photos Véronique Nioulou


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photos Véronique Nioulou

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Photos Jean-Paul faillet

Voici une vidéo des attelages bovins du charollais, qui permet de voir les quatre attelages pendant le défilé.

Fête du patrimoine de Manziat le 5 Août 2012

 

Azalée et Froment au chargement des gerbes

Photo Jean-Paul Faillet

Au mois d’Août 2012, nous nous sommes rendus avec notre attelage de Charollais (Azalée et Froment), à la demande de notre ami Laurent Janaudy, meneur de chevaux et bouvier, à la fête champêtre de Manziat. Laurent est l’un des piliers organisateurs de ce beau rassemblement.

Nous y avons retrouvé, outre de nombreux attelages de chevaux, trois autres attelages de bovins.

Monsieur André Varey de Meximieux était venu avec ses deux boeufs Salers.

Photo Jean-Paul Faillet

Monsieur Maurice Chevalier, originaire du village d’à côté de Manziat, mais exploitant dans l’Allier, Au Breuil, attelait également ses deux boeufs Salers.

Photo Jean-Paul Faillet

Laurent Janaudy, de Manziat, était avec ses deux vaches Aubracs.

Photo Jean-Paul Faillet

Il est rare de trouver un rassemblement de quatre attelages bovins dans la région.

Le matin, un défilé de tous les attelages a permis d’admirer à la fois les animaux et le matériel.

L’après-midi, de nombreuses animations ont donné à cette belle fête et ce grand rassemblement d’attelages, un aspect vivant des pratiques traditionnelles.

Les boeufs, les vaches et les chevaux ont travaillé à différentes tâches: arrachage de pommes de terres, moisson à la faucheuse à appareil, hersage, chargement de troncs de peuplier sur un char à quatre roues, ramassage des gerbes, hersage, manège de battage, labour, trépigneuse à cheval…

A côté, lavandières, dentellières, chapelier, batteuses et autres nombreuses activités apportaient à cette fête une grande richesse de présentation.

Voici une vidéo et quelques photos de la journée.

 

 

Photo Véronique Nioulou

 

 

Photo Véronique Nioulou

Photo Véronique Nioulou

Photo Jean-Paul Faillet

 

Photo Jean-Paul Faillet

Photo Jean-Paul Faillet

Photo Véronique Nioulou

 

Photo Véronique Nioulou

 

Photo Jean-Paul Faillet

 

Photo Jean-Paul Faillet

Photo Jean-Paul Faillet

 

Photo Jean-Paul Faillet

 

Photo Véronique Nioulou

Jean Bernard Huon, Riec-sur-Belon (29)

Toute sa vie, Jean Bernard Huon a travaillé avec des chevaux sur son exploitation. Désormais, il n’a plus de chevaux et attelle uniquement trois paires de boeufs.

Il explique son parcours dans ce reportage de France 3 Bretagne.

Débardage chez Philippe Kuhlmann vidéo de Géraldine Bally 2012

En Alsace, à Soultzeren, Philippe Kuhlmann, éleveur de bovins de la race vosgienne, est l’un des bouviers et dresseurs de bovins, les plus reconnus de France.

On le voit ici, débarder du bois à la chaîne et au traîneau.

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