Présentation du liage d’une paire de bœufs selon une méthode Vendéenne pratiquée au Puy du Fou.
Merci à Laurent Martin et à Quentin de l’académie des bouviers pour leur communication et participation.
Présentation du liage d’une paire de bœufs selon une méthode Vendéenne pratiquée au Puy du Fou.
Merci à Laurent Martin et à Quentin de l’académie des bouviers pour leur communication et participation.
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Cliquez ici pour aller sur le site du CNRS.
Laurent Girbal et sa soeur Joséphine sont les derniers habitants des Fajoux, hameau isolé de l’Aubrac. Ils mènent la vie laborieuse des paysans de jadis, vivant en quasi autarcie.
Joséphine prépare la soupe. Pendant le repas qui se déroule en silence, la télévision débite les actualités du jour.
Puis Laurent fabrique un râteau à foin et taille un joug, pour ses travaux agricoles. Joséphine va faire boire les vaches, sous la neige.
Pendant l’été, ils ramassent les foins, et en automne arrachent les pommes de terre.
Tout au long du film, Laurent Girbal évoque la vie et les travaux agricoles dans les années 1920, époque de sa jeunesse.
Une photo de 1946-47 prise par un photographe professionnel renommé dans la région Pierre Fréor. Le bouvier est Mr Bouriaud avec une paire de bœufs Nantais.
Merci à Marie-Jo Fioleau pour sa communication. Elle a réalisé avec son téléphone cette photographie d’un cadre chez le fils du bouvier qui a 87 ans aujourd’hui.
Voici 3 boeufs de race Tarentaise que j’aimerai vendre pour le travail:
- Deux boeufs de 2 ans et 4 mois
L’un d’eux a un caractère doux et plutôt très collaboratif
L’autre a un caractère un peu plus obstiné. Ils feraient une très belle paire, ils ont le même âge.
- Un boeuf de 3ans et demi, très gentil, très doux.
Ils n’ont jamais travaillé mais ont l’habitude d’être attachés et sortis tous les jours l’hiver et manipulés
je les vends car je vois que je n’ai pas le temps de les travailler, et je ne peux pas les garder. J’aimerais qu’ils puissent travailler.
Nous sommes en Agriculture Biologique
Contact:
Dominique Guignand, 42220 Burdignes (département Loire, limite Ardèche nord)
06 87 99 22 61
Merci beaucoup d’avance.
Laurent Martin, bouvier Vendéen nous parle de son expérience et de ses projets auprès des boeufs d’attelage.
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Max et Gaston, une aventure de 2005 à aujourd’hui
Tout a commencé pour moi il y a 15 ans, lors de ma rencontre avec la traction bovine. C’était durant un stage en tant que soigneur animalier au Grand Parc du PUY DU FOU.
Depuis, trois grandes étapes ont jalonné mon parcours, des rencontres très nombreuses et très riches d’enseignement et de belles relations nouées. La toute première, a été celle de Jo DURAND et Christine ARBEIT, contactés grâce au blog ABA.
Cette superbe rencontre m’a énormément appris, notamment sur le dressage et le menage de bovin en solo, mais pas que… Jo et Christine m’ont rapidement convié à les accompagner lors de la rencontre des bouviers à l’écomusée d’Alsace, c’était au printemps 2013. Ce fut pour moi une vraie révélation.
Au retour de cette belle expérience, j’ai voulu répondre à une forte envie de valoriser ces récents acquis, en boostant la traction bovine au PUY du FOU.
J’y étais embauché depuis 2006 en tant qu’animalier saisonnier et aussi bénévole à la Cinéscénie (spectacle nocturne) dans l’équipe des « Toucheurs de boeufs ».
J’ai alors initié la création de l’Académie de Bouvier (cf: article ABA du 17/12/2014). Il y avait depuis longtemps au PUY DU FOU le principe d’Académie, mais rien n’était dédié exclusivement à la traction bovine, alors que le site compte aujourd’hui pas moins de 7 paires de boeufs dressés et attelés pour répondre aux besoins des différents spectacles du site. Cette Académie a depuis formée presque 35 jeunes et moins jeunes, de 14 à 52 ans.
L’envie était forte pour moi et les réflexions allaient bon train pour me pousser à exploiter mes acquis et les valoriser dans un projet plus personnel, mais la vie en avait voulu autrement jusque là. Et puis, en ce début de printemps 2020, tous les feux étaient au vert et les facteurs positifs se sont cumulés pour faire aboutir et concrétiser l’arrivée de Max et Gaston.
Cette jeune paire de boeufs de race Vosgienne née mi-mai 2019, est arrivée au sein de l’exploitation d’un ami. Jean est à la tête d’une entreprise qui propose des prestations d’éco-pâturage, et il m’a gentiment proposé de pouvoir intégrer Max et Gaston au sein de son cheptel. Les deux broutards ont été élevés chez Jo DURAND, la boucle de transmission fonctionne pas mal du tout !!! Ils étaient déjà très sociabilisés et permettaient un bon contact : un terrain très propice pour commencer une belle relation, avec des bases saines et solides.
Le projet avec ces bovins est double : permettre une création d’activité de prestation d’entretien, travaux forestier, maraîchage, et envisager la création d’une formation pour transmettre ce savoir acquis depuis plus de 15 ans. Je souhaiterais proposer cet apprentissage à tout bon volontaire, porteur de projet dans le domaine agricole, forestier, ou même à des particuliers qui souhaiteraient s’ouvrir à cette noble pratique qui correspond aujourd’hui et encore plus demain, à une alternative durable pour une gestion respectueuse de l’environnement. Celle-ci prendra la forme d’une session de formation séquencée en différents modules avec, pour certains d’entre eux, les thématiques suivantes : L’approche du bovin, sa lecture, sa psychologie, son contact et sa manipulation, les possibilités qu’offre le dressage en solo/en paire…
A l’époque où nous sommes, il me semble important de remettre au coeur de notre société le CONTACT entre les gens et les animaux. La démarche de Jean est un vrai succès dans le secteur (cf : La tondeuse qui broute.fr) et outre la démarche d’entretien écologique, c’est aussi ce lien re-créé entre les animaux et les hommes.
Ma démarche avec Max et Gaston suit la même trame, afin de permettre de faire redécouvrir que les animaux ont été depuis la nuit des temps au contact de l’homme dans son quotidien. Pour moi, c’est essentiel et cela participe activement à sa bonne santé et à sa bonne intégration dans son environnement.
Cela doit lui permettre de conserver des repères, des valeurs et de les transmettre sainement aux générations à venir.
Laurent MARTIN