Dans les pentes de Soultzeren en Alsace, à la Toussaint 2012, Philippe Kuhlmann sort quelques troncs de frênes avec Coquet et Mignon, deux boeufs Ferrandais.
Étiquette : Bois; debardage…
Débardage avec Philippe Kuhlmann en mars 2013
Débardage avec Philippe Kuhlmann, aux chambres d’hôtes du Londenbach en mars 2013, vidéo Jean Galiez
Chaque hiver aux chambres d’hôtes du Londenbach, Philippe Kuhlmann éleveur-dresseur de boeufs à Soultzeren, vient débarder de façon écologique notre bois de chauffage.
Les images sont prises par un voisin, Jean Galiez.
Jean-Luc Guerringue, à Rantechaux (25)
Jean-Luc Guerringue présente lui-même son activité avec ses animaux.
« J’ai actuellement un boeuf vosgien en solo « Chao » et un jeune boeuf de 26 mois « Gamin », que j’attelle en solo et en paire avec Chao. J’ai commencé son dressage en début d’année.
J’ai également Hibou, un jeune boeuf de 9 mois qui sortira comme apprenti cette année. J’ai également deux chevaux Pinto que j’ai dressés à l’attelage. J’élève également pour ma consommation personnelle un boeuf.
Je précise qu’ils sont tous de race Vosgienne.
Je cultive un petit champ pour mes légumes (charrue et hersage avec mes boeufs). Je débarde mon affouage. Je sors dans quelques manifestations avec mes boeufs.
A la maison
Dans les fêtes locales
Je ne suis pas exploitant agricole. J’ai un parcours atypique: mon grand père maternel était un petit paysan Vosgien. Il a travaillé toute sa vie avec des boeufs. C’est lui qui m’a donné le virus: « la vrai vie » comme il disait. Je n’ai découvert le tracteur qu’à quinze ans.
J’ai commencé au lycée agricole de Dannemarie-sur-Crête en 1975 (je suis né en 1959) puis je suis parti en Espace Vert pépiniériste. Là, j’ai découvert le travail avec les chevaux comtois pour buter les arbres et arbustes.
J’ai un long parcours d’agent communal en tant que jardinier puis chef de service dans quatre villes différentes. Je suis aujourd’hui ingénieur au Conseil général du Doubs en tant que chef d’exploitation et adjoint au chef de parc routier du Doubs. J’ai toujours gardé les valeurs acquises chez mes grands-parents, je fais mon cochon chaque année. »
Visite de Philippe Kuhlmann
Chantier de bois chez André Kammerer à Breitenbach (67)
Laurent Janaudy à Manziat dans l’Ain (01)
Débardage chez Philippe Kuhlmann vidéo de Géraldine Bally 2012
En Alsace, à Soultzeren, Philippe Kuhlmann, éleveur de bovins de la race vosgienne, est l’un des bouviers et dresseurs de bovins, les plus reconnus de France.
On le voit ici, débarder du bois à la chaîne et au traîneau.
Univerbois à la ferme du Marault à Magny Cours le 29 septembre 2012
Laurent, Froment et Azalée devant la sculpture de taureau Charollais sur son promontoire à la ferme du Marault
Fin septembre 2012, nous sommes allés faire des démonstrations de chargements à la roule à la ferme du Marault à Magny Cours.
toutes photos Véronique Nioulou
Les journées Univerbois organisées par le Conseil Général de la Nièvre les 28/29/30 septembre, présentaient toute la filière bois dans le département.
Du bûcheronnage à l’abattage, au menuisier en passant par la formation et le matériel professionnel, tous les acteurs de la filière étaient présents sur ces trois jours.
Diverses animations étaient proposées sur le rassemblement, dont le chargement de grumes à la traction animale que nous avons assuré le samedi 29 septembre.
Joseph Noël et son cheval ont travaillé en collaboration avec nous en approchant ou dégageant les troncs des abords du char.
Nous avions donc, seulement, à charger ou décharger les grumes avec nos bêtes. Merci à lui pour cette belle journée passée en sa compagnie.
Nous avions à manipuler des grumes de chênes d’environ six mètres de long et d’un diamètre de vingt cinq à trente centimètres.
Nous avons chargé les troncs sans démonter les deux trains du char. Mais nous aurions pu le faire, car la longueur était telle, qu’elle a parfois compliqué la « bonne roule » des troncs du fait du déséquilibre des points de tirage.
Les quelques ratés n’ont pas manqué d’alimenter la conversation du public. Mais les chargements autrefois ne se passaient pas toujours bien non plus!
(cf le film de René Duranton sur le débardage et le chargement avec des boeufs dans la montagne bourbonnaise).Cliquez sur ce lien pour voir link
Cependant, toutes les grumes ont tout de même été chargées puis déchargées plusieurs fois dans la journée!!
Fin de journée
Le numéro 51 de la revue « Sabots » (Novembre/Décembre 2012) nous a consacré un article signé par Philippe Berte-Langereau. Merci à lui et à la revue, pour avoir mis en lumière notre travail.
Article paru à l’origine le 28 Janvier 2013.
Chargement des grumes « à la roule »
Les méthodes traditionnelles de chargement des grumes de bois sont nombreuses:
- crics
- chèvres
- basculement des chars (déverse)
- chargement à la roule
Il nous arrive de réaliser des chargements à la roule.




Le principe est simple.
On utilise un char de débardage dont les quatre roues sont plus fortes et plus basses que celles d’un char classique.
On dispose deux rondins solides sur chacune des roues d’un côté du char afin de faire une rampe de chargement.
Si les troncs ne sont pas trop lourds, on fixe à chaque roue du côté des rondins, les extrémités d’une seule chaîne (ou corde). Celle-ci est étalée au sol afin de pouvoir placer la grume dessus en l’approchant avec les vaches à la chaîne.
Ensuite la corde est rabattue sur le côté opposé.
On attelle une paire de bovins à l’extrémité de la corde ou de la chaîne afin de pouvoir hisser le tronc qui va prendre appui sur les rondins et monter sur ceux-ci en coulissant à l’intérieur de la boucle formée par la corde.
Chargement avec Annabelle et Azalée
Si les troncs sont gros et lourds on utilise le même principe de traction mais avec une chaîne à chaque roue et une paire de bovins à chaque extrémité.
Au fur et à mesure du chargement, les points d’ancrages de la corde ou des chaînes sont changés afin de pouvoir hisser les dernières grumes au sommet du char.
Au chargement, du fait de la forme irrégulière des bois, il faut compenser l’avancement irrégulier du tronc sur les rondins en dirigeant l’attelage du côté opposé au côté de la grume qui monte le moins vite.
Pour le déchargement des grumes de tailles raisonnables nous pratiquons l’opération inverse en ajoutant simplement des cales entre la grume et les traverses avant et arrière du char afin de faciliter le roulement jusqu’à la roue.
déchargement avec Annabelle et Azalée

Au cours des chargements de grumes, quelle que soit la méthode employée, le matériel subit de fortes contraintes et souffre énormément.
Il faut arrêter de tirer dès que la grume est sur le char sinon, on lève, et au pire, on verse le char.
Le char que nous utilisons vient de la commune de Varennes sous Dun et a été refait par nos soins (aiguille ferrée, bras de mécanique, coulisse de train avant).




Notre expérience en la matière est bien modeste, mais elle permet cependant de montrer au public le chargement de lourdes grumes sans grues ni fourches de tracteurs.































