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Formation traction bovine, menage en guide en solo et au collier chez Pascal Durand, Gentioux Pigerolles (23)

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Suite à la formation traction bovine de menage en guide en solo et au collier chez Pascal Durand dans la Creuse, deux stagiaires partagent avec nous leurs impressions.

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Pascal Durand

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Joseph (Jo) Durand

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Texte d’Anouk Gros

  Je suis installée sur une petite ferme diversifiée non mécanisée avec ma compagne, en production de fromages de chèvres et pain au levain en agriculture biologique (avec achat en extérieur de foin et de farine).

  Nous avons une génisse sur la ferme, qui doit vêler début mars, et j’ai participé à la formation pour apprendre à valoriser notre génisse, par le travail, en plus de son lait ! Elle est déjà manipulée au licol et on a une très bonne relation, mais cela s’arrête là!

  La formation a été très riche en apprentissages pour moi, avec des conseils très concrets à appliquer avec Panthère. Pour une première approche, c’était super! La question de la fourniture en matériel adapté se pose (collier 3 points et caveçon)…

J’en reviens avec des applications du travail que nous pourrons faire avec elle, et qui pourrait nous soulager physiquement : fumier, clôture, bois, transports divers, et pourquoi pas jardin?

Je pense essayer à mettre en application ce que j’ai appris en fin d’automne, après avoir fini nos gros chantiers très pressants sur la ferme.
Bref, que du positif pour une première formation!!!

Anouk, ferme Hulule

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Texte d’Yves Marloye:

Je viens de terminer un stage de menage de vache en traction maraîchère avec Pascal et Jo Durand. Jo me dit qu’il serait intéressant de publier mon expérience de stagiaire.

Je vous envoie donc mes « impressions »!

J’ai été enchanté de découvrir ce système économique différent du menage d’âne, de chevaux et des bœufs au joug. La vache, c’est non seulement la traction mais aussi le lait, le fromage, le veau et le fumier !

Le collier… quelle efficacité! Je m’en vais en fabriquer un assez vite!

Le menage aux rênes… quelle indépendance!

Le caveçon semble être barbare au premier abord, mais il n’en est rien! Il sécurise aussi bien le meneur que l’animal. Il faut que je me remette à la soudure !

Le partage d’infos était sans retenue parfois, il était difficile de prendre des notes tellement des infos riches fusaient tout le temps !

Nous avons vécu l’apprentissage de l’animal étape par étape, grâce aux vaches d’âges différents. C’était très complet et cela nous a permis de voir les difficultés et de comprendre le fonctionnement spécifique de la vache… C’est bizarre, mais j ai pu faire de nombreux parallèles avec mes récentes études d’éducateur spécialisé….

La richesse de ce stage est aussi dans le partage des projets de chacun  !

De l’éducateur qui accompagne des jeunes en difficultés en utilisant la médiation animale, à la maraîchère éleveuse de brebis ou au projet de la culture spécifique du safran…

Nous avons pu étudier les différentes faisabilités de nos projets et surtout évaluer les besoins d’équipement de ce super porte-outils qu’est la kassine.

Père et fils sont des techniciens hors pair!!!! L’un par sa recherche de simplicité d’usage,  l’autre par sa créativité technologique adaptative !

La justification de cette méthode culturale des buttes a été complète (compostage en direct, aération du sol, enrichissement de la vie du sol,  gestion de l’eau par les courbes de niveau….)

Trois jours… et demi ( oui, nous avons un peu triché !)  sont suffisants pour faire le tour.  Il faudra juste des piqûres de rappel et peut-être un suivi style « call center » pour faire en sorte que ce système très complet prenne de l’ampleur .

Merci aux formateurs de tout poil.

Merci à l’association qui les fait connaître.

Merci à tous de montrer qu’un autre monde est possible et qu’il apporte le bien et, étonnamment,  qu’il améliore la vie sociale.

 

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Melissa Boursier, Bourrou, (24)

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Mélissa Boursier de Dordogne est une jeune vétérinaire ostéopathe. Elle travaille aussi une petite ferme et nous présente son projet avec les bovins. Merci à elle pour sa communication.

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Je suis installée en tant que cotisante solidaire depuis février 2022, date à laquelle j’ai créé la Ferme du Chapeau de Paille chez moi à Bourrou, en Dordogne. https://www.facebook.com/lafermeduchapeaudepaille

J’ai une toute petite surface de légumes que je cultive à la main et 2000 m² de verger diversifié ou future « forêt-jardin », avec des arbres fruitiers, des petits fruits et des fraisiers.

Ma fille est née en septembre 2021 et m’accompagne sur la ferme, elle n’est pas gardée, c’est notre choix même si ce n’est pas toujours facile!

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J’ai pour projet de développer la traction animale pour réaliser du transport sur la ferme et environs proches (de marchandises, voire de personnes) et pour faire le foin (il est fait chez nous par un voisin pour l’instant). Ce sont des jersiais alors je sais qu’ils ne seront pas extrêmement puissants mais au collier et castrés sur le tard, j’espère qu’on pourra quand même faire des choses intéressantes. Les chevaux prendraient le relai pour les tâches plus difficiles, dans mon système je pense que ça sera la fauche et le transport du foin. Ils n’en sont qu’aux bases. Ils marchent en licol et en longues rennes, seul et en paire mais il y a encore du boulot.

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J’aimerais les équiper d’un collier suisse « simplifié » mais pour l’instant je n’ai pas ce qu’il faut et je ne sais pas trop quand je pourrai considérer que le plus gros de leur croissance est terminé pour me fixer sur une taille.

Je les ai fait castrer en mars 2022 car l’un des deux était devenu agressif et avait blessé ma jument cet hiver en l’encornant (1 mois de cicatrisation, et heureusement à une période sans mouche !). Même nous les humains il nous menaçait mais n’a jamais  dépassé la limite. Les deux taurillons m’avaient aussi détruit la bâche du tunnel qui leur sert d’abri à eux et aux chevaux alors en même temps que la castration, on a emboulé les cornes (il m’était inconcevable de leur couper les cornes, je considère que c’est un organe important pour eux vu qu’ils ont grandi avec). Ils ont perdu la charbonnure et de la masse musculaire mais le caractère agressif de Jipso est redevenu placide et ils revivent tous ensemble avec les chevaux, la jument ne lui en a pas tenu rigueur, ouf!!

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Je regrette quand même un peu de les avoir fait castrer car ils étaient tellement beau en taureaux et je voulais casser le cou à cet a priori sur les taureaux. Mais je n’avais pas assez de temps à leur consacrer et n’allais plus trop les voir à cette époque (avec mon bébé) et ils étaient redevenus un peu sauvages sans doute, avec les hormones et ne pas avoir accès à l’herbe et la météo pourrie, bref, ils en avaient gros ! les tensions sont redescendues, c’était sans doute la meilleure chose à faire dans ce contexte.

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Traction bovine au Château Corbin Michotte, Maison Boidron

Au Château Corbin Michotte, Saint-Emilion Grand Cru, la Maison Boidron remet en pratique depuis 3 ans le travail des vignes avec des bœufs de traction.

Formation à la traction bovine aux guides et au collier chez Pascal Durand 26, 27 et 28 Août 2022, Gentioux Pigerolles (23)

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Nous proposons une formation sur l’approche du travail avec un bovin aux guides (de derrière) et au collier.
Je propose cette formation dans le cadre de l’association Prommata , ce qui permet dans certains cas la prise en charge par certains financements de formation.
Avec mon père Jo Durand nous souhaitons proposer les bases et ,une méthodologie pour aborder le travail en solo avec un bovin. Nous proposons de la pratique avec des vaches adultes habituées au travail ainsi qu’avec des jeunes en cours de dressage.
La vache fait des légumes , en plus d’un veau, et du lait!
Pour des questions de confort de l’animal au travail je préfère largement le collier au joug celui-ci permet une meilleure position dans l’effort. D’autre part celui-ci optimise la puissance de l’animal, il travaille plus avec moins d’efforts!
Renseignements: pasdurand23@gmail.com

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Vous pouvez consulter et télécharger le catalogue de formation de chez PROMMATA: fichier pdf Catalogue formation prommata 2022-1
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A vendre, boeuf Jersiais et vache croisée Normande, province de Liège, Belgique

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Annonce reçue dernièrement:

Bonjour,

Voici R2D2, jeune bœuf Jersiais de 18 mois, il est dressé à l’attelage, se manipule comme un cheval, donne les pieds et adore le brossage et même la douche!!

Il connait bien sa gauche, sa droite et l’arrêt. Il commence à reculer. Il aime travailler.

Il vit avec Rosalie une vache Normande croisée Blanc Bleu très affectueuse et qui adore aussi le pansage. Elle se mène très facilement mais pas à l’attelage car elle a des problèmes de vision.

Les deux vivent en prairie avec poneys et chevaux et l’hiver en stalle à l’écurie.

J’étudie toutes les propositions pour eux deux, ferme pédagogique, travail dans les vignes, spectacle ou autres. 

Ils sont en Belgique, province de liège.

Contact: tel:0032495/538576

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Jérome de Juriew, travail de la vigne avec un boeuf au collier en Champagne, article publié dans l’Union

retrouvez l’article de « L’Union » disponible en ligne en cliquant ici.
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“Le bœuf est un animal très polyvalent, avec un caractère tranquille ».
Un prestataire d’Orbais-l’Abbaye remet au goût du jour le labour avec un bœuf, à l’allure et au travail différents du cheval. Présent dans une parcelle à Fossoy, dans l’Aisne, Jérôme de Juriew revient sur cette activité insolite particulièrement prisée des viticulteurs.
Hector, 3ans, est un bœuf croisé entre un Vosgien et un Ferrandais. Il fait ses débuts dans le monde du labour viticole, ici dans une vigne de Fossoy.

« Huot », « Dia », « Ho », les cris de Jérôme De Juriew résonnent pour guider Hector, dernier arrivé dans la famille du prestataire champenois. Ce bœuf de trois ans a entamé son apprentissage pour travailler le sol aux côtés des juments, chevaux et mules. Sur les terres de Benoît Déhu, à Fossoy dans l’Aisne, Hector a fait ses premiers pas dans le monde de la traction animale.

Désherbage et décavaillonnage

« Il s’agit d’un croisement entre un Ferrandais et un Vosgien, explique Jérôme de Juriew. Je l’ai acquis auprès d’un des derniers bouviers français, Philippe Kuhlmann, en Alsace. Il n’avait pas encore été conditionné à travailler dans quelque activité et apprend donc très vite. »

D’un poids d’environ 900 kilos, Hector présente l’avantage de ne pas être trop large et peut donc passer sans soucis dans les vignes étroites champenoises. Avançant à une cadence différente du cheval, il apporte une puissance décuplée et est utilisé pour décompacter le sol mais aussi pour des opérations telles que le décavaillonnage.

« Cela fait neuf ans que nous travaillons avec Jérôme pour labourer le sol d’une parcelle de meuniers de 50 ares conduite en bio, informe Benoît Déhu, viticulteur. C’est une manière de valoriser notre terroir. Le travail est plus long qu’au tracteur, mais il y a moins de tassement, et une précision accrue. »

Pour travailler les 50 ares du viticulteur, sur tous les rangs, Jérôme de Juriew a besoin d’une bonne matinée, soit un peu plus de 4 heures. Pourvu d’un canadien agricole, Hector désherbe mécaniquement les adventices qui ont poussé à une vitesse accrue cette année au vu des conditions météorologiques.

« Finalement, le bœuf est animal très polyvalent, avec un caractère tranquille, estime Jérôme de Juriew. Il faut faire attention et le ménager, car il peut se blesser et boiter. Avec un bon entretien, il peut travailler jusqu’à 13 ans sans problème. »

Pour maintenir ses animaux en forme toute l’année, le prestataire d’Orbais-l’Abbaye les utilise l’hiver pour entretenir les bords de rivière ou encore s’occuper des espaces naturels.

« Je réfléchis également à intégrer des lamas, à la fin de l’année, pour débroussailler des sites protégés, révèle l’amoureux des bêtes. J’aime diversifier mes activités. Pour moi, c’est une passion avant tout. »

Travail du sol avec des bovins Vosgiens au printemps 2020 dans la famille Durand, Gentioux Pigerolles (23)

Pascal Durand travaille avec les bovins Vosgiens de son père Joseph à la reprise de parcelles au printemps 2020 en Creuse.

Débardage de bois de chauffage avec une vache Vosgienne dressée au collier, Jo Durand, le Dresny (44) octobre 2019

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Jo Durand et Christine Arbeit travaillent en traction animale sur leur ferme du Dresny en Loire Atlantique.

Jo dresse régulièrement des bovins à l’attelage en particulier des animaux en solo au collier.

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Maison Boidron, Château Calon, des boeufs dans la vigne, Montagne (33)

Anicet Furic, Bannalec (29)

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Anicet Furic travaille avec deux boeufs Pie rouge des plaines. Son fils Sébastien travaille une vache Holstein croisée Limousine dressée au collier. Voici quelques photo de Paco un des boeufs d’Anicet Furic, à la fête du cheval du Faouet (56) en attendant plus d’information sur leur travail avec les animaux.

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Voir aussi cet article de Ouest France en cliquant ici.

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Photo Ouest France issue de l’article 

« Anicet Furic, ancien producteur de lait, éduque aujourd’hui deux bœufs d’attelage. Une relation rare, qui a ému la vétérinaire de garde, Caroline Ménard, un soir de fièvre. Cela s’est passé à Bannalec, une commune du pays de Quimperlé.

La piqûre de tique aurait pu être mortelle, pour le jeune Pako. Ce jour-là, Pako est abattu. Il ne répond plus aux caresses, ne renifle plus son homme.

« C’était louche. Cela ne lui ressemble pas », se rappelle Anicet Furic.

L’éleveur de Bannalec connaît la bête. Il connaît Pako comme s’il l’avait fait.

Comme tout veau né dans la ferme laitière d’Anicet Furic, le colostrum de sa mère génisse doit être ingurgité, au forcing s’il le faut. Question de vie.

Du coup, aussi insolite que cela puisse paraître, il existe une caméra de surveillance au-dessus de la salle de vêlage depuis les années 80, dans cette exploitation.

« J’ai toujours vérifié les tétées depuis mon lit », confie le retraité d’un œil qui pétille.

Infirmerie sur mesure

Mais la relation d’Anicet Furic avec ses bœufs est sans commune mesure.

« Ce qui se passe avec mes bœufs est de loin la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma carrière », sourit-il, du haut de 55 ans de labeur fermier.

Ses chouchous ne sont « ni dressés, ni débourrés, ah non ! » Anicet Furic « éduque » ses bêtes. Anicet Furic les dorlote et les cajole.

Ce jour-là, le crépuscule offre encore quelques lueurs dans la grange, quand le docteur vétérinaire, Caroline Ménard, de la clinique de l’Isole, intervient à Kergleuden.

« Je n’ai jamais rien vu de tel, s’étonne la professionnelle. Non seulement cet éleveur entretient une véritable relation avec son mini-cheptel, mais il a confectionné une infirmerie sur-mesure, (avec poulies, cordages, appui-tête et cales manipulables à distance). La prise en charge est pensée dans les moindres détails, pour que ses animaux ne souffrent pas des manipulations durant les soins. Du coup, Pako était des plus sereins et confiants. » Et cela a facilité le travail de la vétérinaire.

« Bonne nuit Pako »

Et le docteur a soigné Pako. « Et le docteur a soufflé à l’animal qu’il allait passer une bonne nuit avec ça. » Cette histoire aussi courte que douce, Anicet Furic l’a racontée à tort et à travers dans le village.

« Vous vous rendez compte ? Un vétérinaire qui souhaite une bonne nuit à Pako ! Elle a parlé à mon Pako avec le cœur, et ce qu’elle ne savait pas, c’est que j’allais moi aussi pouvoir faire de beaux rêves. »

Chez Anicet Furic, les bœufs broutent bio, mangent du foin et de l’herbe si purs, qu’il s’en échappe des effluves de tisane. « De temps à autre, je leur offre de la farine. Ils l’attendent comme un festin. »

Le paysan leur parle breton, comme d’autres dressent en allemand. Des langues aux sons et intonations des plus articulés, nets, secs, qui favorisent la compréhension, et consolident indéniablement la relation.

Naturellement, lors des fêtes des Vieux métiers, le public est vert de voir ces bœufs d’attelage menés en file comme des chevaux. C’est rarissime.

Choupi et Pako se suivent et font de beaux demi-tours à la façon d’un canasson.

Et si, au rang des avantages, le bœuf développe 25 % de puissance supplémentaire avec le collier par rapport au joug, il est encore question de confort pour l’animal. »

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