Deux documentaires sur les Gaulois vont être diffusés sur Arte TV.
On peut y voir intervenir Emmanuel Fleurentdidier avec une paire de bœufs.
Cliquez ici pour voir le lien
Deux documentaires sur les Gaulois vont être diffusés sur Arte TV.
On peut y voir intervenir Emmanuel Fleurentdidier avec une paire de bœufs.
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Ça commence peut-être par le spectacle sublime d’une fine nappe de brouillard d’un matin d’automne flottant au dessus du sol, puis glissant dans le creux du sillon fraîchement tracé, contrastant avec le vrombissement assourdissant qui accompagne le panache de fumée anthracite du tracteur sur lequel mon cul est vissé .
En tout cas quand je reprends la très petite exploitation familiale, elle se compose de 7 ha de céréales cultivées avec des vieilles machines et tracteurs et l’aide de voisins, ainsi que 3 ha de prairie pour les fourrages des moutons en autoconsommation, et de la jument de type comtois que j’avais déjà adjointe dans une recherche d’autonomie énergétique et alimentaire, quelques poules mais plus de lapins, le clapier étant trop petit.
Mais mon inexpérience en matière d’animaux au travail et mon habitude de me débrouiller à ma façon n’ont pas eu les meilleurs résultats puisqu’on a fait un peu de transport et de fanage. Deux sécheresses successives m’ont conduit à m’en séparer en tant que cheval de loisirs, puisqu’on pouvait l’atteler et monter.
L’expérience de mettre des cabas sur les sièges avant et arrière d’une poussette double tractée par la chienne pour ramener des récoltes de la parcelle des anciens jardins située près du petit canal et récemment défrichée, a sûrement participé à l’arrivée d’Éclair l’âne, animal réputé pour sa sobriété alimentaire , et d’un porte-outils polyvalent pour le maraîchage (Kassine).
Toutefois le résultat de certains travaux comme l’arrachage des pommes de terre ainsi que le rythme général du travail fatigant en sol lourd, comme monter les buttes, [(pour pdt, haricots, etc. )] ou même biner les « simples » rangs de betterave fourragère par exemple, n’étaient pas vraiment satisfaisants .
Crise de la quarantaine (ou pas) , crise sanitaire (ou pas), est arrivé le bœuf Mignon .
De caractère plus « stoïque », peut-être rapport à l’évolution des espèces, que les équidés et leur oreilles dressées qui prennent la fuite sur leurs longs membres, les bovins vont plutôt s’arrêter et baisser la tête, cornes en avant, l’air de dire « T’es sûr ? « . Ce sont les plus beaux !
La puissance et la sérénité qu’il dégage des sabots à la pointe des cornes en font un compagnon idéal pour les travaux à la ferme .
Cherchant à s’inspirer de savoirs ancestraux, la complémentarité du règne végétal et animal, les uns respirant même ce que les autres expirent, devient très intéressante dans un type de permaculture incluant l’herbivore. Ces derniers, à fortiori les ruminants, concentrent à moindre coût énergétique « l’énergie » de vastes surfaces en herbe sous la forme du fumier, servant à enrichir la petite surface dédiée à une production végétale destinée à l’autoconsommation en utilisant la traction animale (l’attraction animale).
Cette paire atypique (Âne / Bœuf) est aussi très efficace pour attelés en ligne, Éclair n’y entendant pas autrement, à l’avant-train « maison », une remorque de voiture derrière : avant-train très pratique pour accrocher remorques ou machines (faucheuse , faneuse/andaineuse etc.)
Actuellement on a construit un enclos fermé et des cages mobiles pour les lapins, on fabrique un bât pour Éclair l’âne et on va remettre en route une ancienne petite batteuse fixe récupérée dans un département voisin en vue de la récolte des blés anciens semés l’automne passé .
Bien qu’il paraisse plus simple et infiniment plus rapide d’user de la puissance des moteurs pour, par exemple, faire la tournée de remplissage des abreuvoirs, tout cela est faisable avec un attelage bovin aujourd’hui. Et bien plus encore. Et durablement.
2 Mains – 4 Cornes vous propose 4 formules de Formation à la pratique de la traction bovine.
Le dossier de présentation qui suit vous apportera tous les éléments pour comprendre les objectifs et l’organisation de chacune d’entre elles.
La 1 ère session de formation se déroulera du 02 au 06 octobre 2023 à CHANVERRIE (85130).
N’hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements.
A très bientôt
Laurent
2 MAINS – 4 CORNES
MARTIN Laurent
06.32.93.79.57
4 Allée Paul Gauguin
85500 LES HERBIERS
Vous pouvez télécharger la plaquette en cliquant ci-dessous:
Cette année 2023 est particulière. En effet, va se dérouler une rencontre des bouviers en Alsace du 18 au 21 mai mais aussi le premier rassemblement autour de la traction bovine du 22 au 24 septembre en Creuse.
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Communiqué par Corentin Huber .
Bonjour à vous chers voyageurs(euses) en quête de nouvelles expériences.
Je sais que nous sommes tous très attirés par la connaissance, le savoir et plein d’autres choses qui se rapportent à notre jolie discipline.
C’est pourquoi, je peux officiellement annoncer la création d’un nouvel évènement pour nous rassembler autour des bovins. Je vous invite donc à nous rejoindre du 22 au 24 septembre 2023 sur la commune de Gentioux-Pigerolles en Creuse.
En cherchant à compléter les rencontres faites en Alsace qui se déroulent annuellement à une date et endroit fixe, nous avons eu envie de proposer un nouveau lieu dans une nouvelle région à une date totalement différente. Cela permettra peut-être aussi de la rendre plus accessible à toute la partie sud-ouest de la France, mais aussi à tous ceux qui ne peuvent point se libérer pour l’Ascension. De plus, le thème sera différent. Nous aborderons le dressage aux longues rênes et au cordeau pour une utilisation en maraîchage. Le travail sera essentiellement fait en solo. Ce sera la suite de la rencontre de Mai prévue en Alsace.
L’idée de ce rassemblement est de réunir tous ceux qui le souhaitent autour de plusieurs bovins de plusieurs bouviers différents. Cela permettra de voir plusieurs méthodes de dressage en une fois. Nous pourrons donc comparer les résultats ou les progressions de chacun pour comprendre ce qui est le plus adapté en fonction des situations.
Je me permets d’ailleurs de rajouter qui si vous souhaitez venir avec vos bovins cela devrait être possible. Il vous suffit de me contacter pour que nous en parlions au +33 7 83 36 43 59 ou par mail à l’adresse : carnet.adresse.aba@gmail.com
Je rajouterais même que si vous avez du matériel, des prototypes ou autre, que vous souhaitez présenter, nous les intégrerons au programme ce qui enrichira les échanges. Le mieux serait de me contacter également pour nous organiser.
Comme dis plus haut, le rassemblement se déroulera sur trois jours, du vendredi matin au dimanche soir.
Au niveau de l’organisation, les trois jours se découpent en deux parties.
– La première partie est dédiée à l’échange d’informations autour du thème de ce rassemblement. Tout le temps sera consacré à trouver au mieux des réponses ou des explications à nos interrogations et à nos sujets. Le but est vraiment de pouvoir échanger tranquillement avec les plus intéressés. Nous serons sur la partie technique du rassemblement.
– La deuxième partie se déroulera le dimanche où nous devrions avoir une petite fête de village avec un petit marché de produits locaux. Nous aborderons dans cette thématique de découverte, le sujet de la randonnée avec des bovins et plus généralement du voyage. Cela permettra de parler de vos aventures. Mais aussi de la récolte de fonds pour la fondation contre le cancer fait par trois bouviers venus à pied d’Alsace et de Vendée avec leurs bovins. Là, nous serons sur la partie loisir et découverte, en gardant quand même une petite part de technicité.
Pendant ces trois mêmes jours, il y aura aussi quelques intervenants de prévu comme Prommata ou Randoline. Cela agrémentera nos discussions et nos débats.
Une petite soirée sera organisée le samedi soir pour nous réunir et passer un moment convivial autour d’un petit apéro, avec de la musique, des jeux, …
En parlant de convivialité, les repas se feront autour d’une grande tablée. Nous aurons une base repas de prévu pour tous avec des légumes fournis par Jo Durand. Chacun est libre de ramener ce qu’il souhaite pour agrémenter et partager.
Pour ce qui est du logement, il y a possibilité de camper sur place. Pour une question d’organisation, il sera préférable de me contacter avant. Un simple SMS suffit au +33 7 83 36 43 59.
Je ferai encore tourner des nouvelles plus tard pour ce rassemblement, histoire de confirmer et donner plus de précisions. N’oublier pas de noter la date dans votre agenda, il serait dommage de louper cet évènement pour une faute d’inattention.
Sur cette belle annonce, je vous laisse méditer pour le moment. J’espère avoir été suffisamment clair et surtout j’espère vous revoir ou faire votre connaissance.
A très vite
Corentin HUBER
Les quelques bovins présents sur les photos seront à ce rassemblement.
Serge Capmas nous livre un petit texte sur son expérience avec les bovins de trait. Merci à lui.
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On peut dire que depuis tout petit je suis un fanatique des bovins et du matériel agricole ancien.
J’ai commencé à dresser une paire de génisses blondes d’Aquitaine il y a une quinzaine d’années, j’étais en activité, je n’ai pas consacré assez de temps pour elles.
Le temps passe, la retraite arrive et le rêve se réalise : en 2018, je trouve Moris bœuf Vosgien, 8 ans et dressé.
Avec lui, je travaille la terre, il mène la jardinière pour déplacer les clôtures mobiles, promenades etc … C‘est un ange.
En novembre 2018, j’ai participé à la formation des bouviers à l’écomusée en Alsace avec Philippe Kuhlmann (qui avait dressé Moris à l’époque, comme quoi le monde est petit).
J’ai participé au rassemblement des bouviers sur le même site en 2019, une rencontre très enrichissante et conviviale, dont je remercie les organisateurs.
Je suis souvent sollicité pour participer à des animations: comice agricole, journée agribio 47, journée de l’élevage départementale et fêtes locales.
Moris a tourné un film en l’honneur des 200 ans de ROSA BONHEUR, la première peintre animalière (Sabot n° 108).
Eté 2021, j’ai fait l’acquisition de deux génisses Vosgiennes Plume et Fleur, en gestation et débourrées.
Printemps 2022, elles ont mis bas (mâle et femelle Téléna). Téléna est en apprentissage.
Je dresse mes génisses en espérant qu’elles travaillent aussi bien que Moris.
Vous pouvez aussi lire un article du facebook de la chambre d’agriculture du Lot et Garonne en cliquant ici
Suite à la formation traction bovine de menage en guide en solo et au collier chez Pascal Durand dans la Creuse, deux stagiaires partagent avec nous leurs impressions.
Pascal Durand
Joseph (Jo) Durand
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Texte d’Anouk Gros
Je suis installée sur une petite ferme diversifiée non mécanisée avec ma compagne, en production de fromages de chèvres et pain au levain en agriculture biologique (avec achat en extérieur de foin et de farine).
Nous avons une génisse sur la ferme, qui doit vêler début mars, et j’ai participé à la formation pour apprendre à valoriser notre génisse, par le travail, en plus de son lait ! Elle est déjà manipulée au licol et on a une très bonne relation, mais cela s’arrête là!
La formation a été très riche en apprentissages pour moi, avec des conseils très concrets à appliquer avec Panthère. Pour une première approche, c’était super! La question de la fourniture en matériel adapté se pose (collier 3 points et caveçon)…
J’en reviens avec des applications du travail que nous pourrons faire avec elle, et qui pourrait nous soulager physiquement : fumier, clôture, bois, transports divers, et pourquoi pas jardin?
Je pense essayer à mettre en application ce que j’ai appris en fin d’automne, après avoir fini nos gros chantiers très pressants sur la ferme.
Bref, que du positif pour une première formation!!!
Anouk, ferme Hulule
Texte d’Yves Marloye:
Je viens de terminer un stage de menage de vache en traction maraîchère avec Pascal et Jo Durand. Jo me dit qu’il serait intéressant de publier mon expérience de stagiaire.
Je vous envoie donc mes « impressions »!
J’ai été enchanté de découvrir ce système économique différent du menage d’âne, de chevaux et des bœufs au joug. La vache, c’est non seulement la traction mais aussi le lait, le fromage, le veau et le fumier !
Le collier… quelle efficacité! Je m’en vais en fabriquer un assez vite!
Le menage aux rênes… quelle indépendance!
Le caveçon semble être barbare au premier abord, mais il n’en est rien! Il sécurise aussi bien le meneur que l’animal. Il faut que je me remette à la soudure !
Le partage d’infos était sans retenue parfois, il était difficile de prendre des notes tellement des infos riches fusaient tout le temps !
Nous avons vécu l’apprentissage de l’animal étape par étape, grâce aux vaches d’âges différents. C’était très complet et cela nous a permis de voir les difficultés et de comprendre le fonctionnement spécifique de la vache… C’est bizarre, mais j ai pu faire de nombreux parallèles avec mes récentes études d’éducateur spécialisé….
La richesse de ce stage est aussi dans le partage des projets de chacun !
De l’éducateur qui accompagne des jeunes en difficultés en utilisant la médiation animale, à la maraîchère éleveuse de brebis ou au projet de la culture spécifique du safran…
Nous avons pu étudier les différentes faisabilités de nos projets et surtout évaluer les besoins d’équipement de ce super porte-outils qu’est la kassine.
Père et fils sont des techniciens hors pair!!!! L’un par sa recherche de simplicité d’usage, l’autre par sa créativité technologique adaptative !
La justification de cette méthode culturale des buttes a été complète (compostage en direct, aération du sol, enrichissement de la vie du sol, gestion de l’eau par les courbes de niveau….)
Trois jours… et demi ( oui, nous avons un peu triché !) sont suffisants pour faire le tour. Il faudra juste des piqûres de rappel et peut-être un suivi style « call center » pour faire en sorte que ce système très complet prenne de l’ampleur .
Merci aux formateurs de tout poil.
Merci à l’association qui les fait connaître.
Merci à tous de montrer qu’un autre monde est possible et qu’il apporte le bien et, étonnamment, qu’il améliore la vie sociale.
Au Château Corbin Michotte, Saint-Emilion Grand Cru, la Maison Boidron remet en pratique depuis 3 ans le travail des vignes avec des bœufs de traction.