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A venir: 17 ème Rencontre Internationale des Bouvières et des Bouviers du 8 au 12 mai 2024

 

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17 ème Rencontre Internationale des Bouvières et des BouviersDates:

8 au 12 mai 2024

ATTENTION, nouveau lieu:

Chez Philippe Kuhlmann
Ferme Le Mail
23270 CHÂTELUS-MALVALEIX

Contacts:

06 19 05 79 85
06 86 47 21 31
Programme détaillé à venir.

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A vendre jeune génisse manipulée issue de lignées d’attelage, (23)

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À vendre :
Génisse vosgienne de 6 mois
Très calme, manipulée tous les jours.
Sa mère vient du troupeau de Pascal Durand
Son père de celui de Jo Durand
Elle s’appelle Unie

Contact:

lepaindesoiseaux@mailo.com

05 55 80 42 94

A vendre taureau Ferrandais de 6 mois à dresser, Saint Merd la Breuille (23)

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à vendre:
Taureau ferrandais de 6 mois à dresser
Très doux et calme même si il n’a été que peu manipulé, élevé sous la mère en prairie tout l’été.
Il répond bien aux demandes qu’on lui fait.
naissance: 15/5/2023
Mère: Dreline (père Negus, naisseur R. Dumas)
Père:Neptune
 
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Pour tous renseignements:
Colette De Clerck au 06.73.87.50.27
Patrick Flèche au 07.66.25.04.35
Livraison possible.
 
adresse: La Bourdasse, 23100 Saint Merd La Breuille

Rassemblement autour de la traction bovine, 22, 23 et 24 septembre 2023, Gentioux Pigerolles (23)

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    Quand deux jeunes bouviers de 20 ans et 26 ans décident de créer un nouvel événement autour de la traction bovine, on se dit que le renouveau qu’on sent frémir depuis déjà quelques années est en train de se manifester encore plus concrètement.

    Léonnie Biteau, 26 ans, originaire de Vendée, est issue de l’Académie des Bouviers du Puy du Fou, propriétaire de deux bœufs Highlands dressés et dresseuse de deux bœufs maraîchins pour l’association des darioleurs de Vendée (le dariolage est un chant pour mener les bœufs pendant le travail) .

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    Corentin Huber, 20 ans, originaire d’Alsace, attelle des bovins avec son grand-père André Kammerer depuis qu’il a 12 ans, il a peaufiné le dressage d’une jeune génisse Vosgienne. Une rencontre internationale de bouviers a lieu depuis de années en Alsace articulée autour du savoir-faire de Philippe Kuhlmann de Soultzeren (68). Corentin avait l’idée depuis longtemps d’organiser un rassemblement de bouviers qui serait plus central au niveau géographique ou du moins de le rendre itinérant en France d’année en année pour permettre un accès plus facile à de nouveaux publics qui, jusque-là, ne pouvaient y prendre part pour des raisons d’éloignement géographique. Ainsi, la formule permet de multiplier, d’enrichir et de mettre en complémentarité les différentes approches de la traction bovine avec des utilisateurs diversifiés, et des techniques variées. 

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    Après avoir beaucoup attelé avec son grand-père chez eux ou chez Philippe Kuhlmann pour travailler leurs animaux et apprendre auprès de cet incontournable dresseur, Corentin a rencontré la famille Durand, Joseph (Jo) le père et Pascal le fils. Il a découvert auprès d’eux le travail de précision en maraîchage aux guides, en solo et au collier que pratique au quotidien Pascal Durand sur sa ferme de Gentioux Pigerolles. A la découverte du lieu et d’un savoir-faire différent mais complémentaire de celui jusqu’alors rencontré chez Philippe Kuhlmann, l’organisation du rassemblement qu’il rêvait de mettre en place, lui paraît alors évidente à organiser ici. L’idée fait son chemin et, rejoint dans sa démarche par Léonnie croisée lors de précédentes rencontres de bouviers en Alsace, ils décident en concertation avec la famille Durand de mettre en place un rassemblement de bouviers en Creuse pour l’année 2023 avec l’idée de le rendre à l’avenir, nomade d’une fois sur l’autre.

En préambule au rassemblement, les voyages de Corentin, Léonnie et celui de Mathilde et James Prevost

    Trois voyages réalisés avec les animaux ont été entrepris avant le rassemblement pour rallier à pied Gentioux Pigerolles. Les deux premiers, dans le cadre de l’opération nommée « La corne rose » ont permis de collecter des fonds au bénéfice de la ligue de lutte contre le cancer et le second pour l’association « Trait d’union Limoge» qui aide plus particulièrement les enfants malades du cancer. La collecte conséquente de 8000 euros a été une franche réussite.

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    Corentin et son grand-père André Kammerer sont partis d’Alsace avec leur génisse Modestine et ont fait 750 kilomètres. Léonnie est partie avec les deux bœufs Safran et Bouleau de Lathus-Saint-Remy dans la Vienne et a parcouru 150 kilomètres. Mathilde et James Prevost avec leur fille Calli partis de Saint Maurice la Souterraine avec leur taureau Satanas et Perrine une ânesse, ont fait environ 90 kilomètres.

22, 23 24 Septembre 2023 : un rendez vous réussi

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    Le tour de table du vendredi au début de la rencontre permet à la trentaine de personnes de se présenter. On constate que beaucoup des participants ont en projet, sont en cours d’installation ou déjà installés professionnellement et qu’ils ont tous quelque part l’intention d’utiliser la traction animale et plus particulièrement la traction bovine. Certains ont déjà leurs animaux en cours de dressage et d’autres travaillent déjà depuis plusieurs années.

Les autres sont soit utilisateurs de bovins de travail pour les manifestations ou pour une utilisation personnelle hors activité professionnelle, soit sont intéressés à découvrir cette pratique.

Pendant ces journées, une part des participants n’a pu rester les trois jours, mais on peut dire qu’au moins quarante personnes professionnelles, ou en passe de l’être, ont été présentes sur les deux jours.

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    L’après-midi de samedi, on compte soixante quinze personnes sur l’espace du rassemblement. Les deux journées techniques du vendredi et samedi sont plutôt orientées sur le travail en solo et en guide au collier.

Sont présents sur le site, les animaux dressés de  Pascal Durand (Pattuki, Merise et Tomillo), la génisse Modestine d’André Kammerer menée par Corentin Hubert, Jacaranda la vache Pie noire Bretonne et son veau Unefleur de Luc et Agnès Bernard, Bouleau et Safran la paire de bœufs Maraîchin de l’association des darioleurs de Vendée dressée par Léonnie Biteau, Tilia la génisse de Jo Durand, le taureau Jersiais Satanas de james et Mathilde Prevost ainsi que leur ânesse Perrine.

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    Pascal le maître des lieux, tout au long des deux journées techniques, présente et travaille autour de l’utilisation de la Kassine de Prommata, un outil multifonction et modulable. Un accent tout particulier au sujet de la sécurité pendant le travail avec les animaux est souvent mis en avant.

Il met aussi en évidence les différentes problématiques liées au travail avec un animal, les rythmes, la force de l’animal et l’adaptation des méthodes et de l’outil à celle-ci, les comportements à tenir selon celui de votre bovin… Pascal présente aussi le travail de la terre en suivant les courbes de niveau ainsi que les façons culturales en fonction de l’état du sol, de la météo, de la force de l’animal…

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    Dans l’optique d’expliquer comment ménager les animaux, les bons réglages des outils, du harnachement, en particulier du collier, sont abordés à plusieurs reprises. Il explique l’intérêt de l’utilisation du caveçon et de la problématique de sa fabrication. Vincent Grande, sellier à Glange (87), est venu présenter des modèles prototypes qu’il développe en collaboration avec un ferronnier sous les directives de Pascal.

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    Différents animaux à plusieurs stades de dressage permettent de voir l’évolution et les techniques adaptées pour amener progressivement le bovin au travail que l’on souhaite obtenir de lui. Pascal a pu ainsi présenter Tomillo, un jeune mâle Vosgien déjà bien manipulé. Celui-ci mis aux guides lui permet d’aborder la manière de se comporter et de réagir avec un jeune animal en dressage.

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    On peut voir aussi avec Léonnie Biteau, l’évolution du comportement au travail de la jeune paire de Maraîchins mis au joug double de corne seulement quelques jours avant et menés de derrière aux guides. Ils étaient jusqu’alors au joug double de garrot menés de devant ou de derrière. On voit sur ces trois jours l’évolution et les progrès de la paire sur des petits débardages effectués tout au long du rassemblement. Les meneurs de l’Association des Darioleurs de Vendée utilisent la paire avec le joug de garrot et réalisent quelques débardages.

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    Laurent Martin des Herbiers en Vendée est présent le vendredi. Il vient de créer son entreprise « Deux mains quatre cornes »  et propose de la formation sur l’attelage bovin, des prestations, et de la médiation animale. Pendant sa journée de présence, il mène différents animaux, dont la paire de Maraîchins.

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     Corentin Huber travaille avec Modestine à différentes taches dont le passage du rouleau brise- fougères.

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    Eline Hoefsloot dresseuse de bovins et de chevaux, comportementaliste animal, est sur place le samedi pour présenter sont activité. Elle a aussi apporté un stock de colliers suisse anciens à trois matelassure remis en état. Ils permettent ainsi à certains de pouvoir se fournir directement dans la pièce maîtresse du harnachement.

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    Samedi en fin d’après midi, la plupart des attelages prennent la route en direction du bourg de Gentioux Pigerolles afin d’être prêts pour les animations de dimanche lors de la manifestation grand public organisée avec différentes associations de la commune. Le samedi soir, la soirée est ouverte avec un spectacle de contes après lequel s’enchaîne un bal traditionnel Limousin mené par Alexandra Lacouchie (violon) et Anne Riveau (accordéon diatonique), deux des meilleures musiciennes traditionnelles du Limousin.

    Dimanche, un marché de producteur se déroule sur la place du village enrichi de l’entreprise « Randoline concept » qui propose du matériel de randonnée animale comme des bâts, diapasons ainsi que l’escargoline (petite voiture à traction animale adaptée au transport de personnes à mobilité réduite). On peut aussi manger sur place auprès des différents stands de restauration rapides et locales.

 

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     Votre serviteur présente des jougs de sa fabrication et taille en démonstration un joug neuf. Véronique mon épouse présente la fabrication traditionnelle de vire-mouches en fils torsadés. L’après midi Léonnie et Corentin présentent un petit film sur leurs aventures vagabondes et bovines de « La corne rose » qui a permis d’expliquer les raisons d’entreprendre de telles expériences et de vivre le quotidien de plusieurs dizaines de jours de voyage et de nomades avec des animaux. Une parcelle mise à disposition au bas du bourg permet aux animaux et à leurs bouviers de réaliser pour le grand public des démonstrations de travail. A cette occasion, on croise Philippe Kuhlmann qui, en plein déménagement de sa ferme de l’Alsace vers la Creuse, prend un peu de temps pour venir rencontrer toutes les connaissances du milieu et faire aussi de nouvelles rencontres.

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     Ces trois jours confirment le renouveau et le conséquent intérêt croissant pour la traction bovine et animale en générale. Le nombre de projets évoqués lors des tables rondes ou des discussions ne peut que ravir tous les passeurs de savoir-faire. Cependant, la transmission de l’immatériel ne tient toujours qu’au vivant et le vivant est précaire. Il est nécessaire de travailler tous dans le même sens à multiplier les collaboration entre meneurs et dresseurs expérimentés, ainsi que les occasions de transmissions par des formations et des rencontres. C’est un point capital si l’on veut que ces pratiques millénaires, même si elles sont bien ancrées dans « l’aujourd’hui », restent connues, pratiquées et participent de plus en plus à la vie des territoires, au maintien des races de bovins, des paysans, de l’homme .

    C’est pour cette raison qu’il est très encourageant de voir que ce rassemblement est un vrai laboratoire de rencontres et d’échanges. Les nombreux participants peuvent ici à loisir, s’informer, échanger, se convaincre ou se faire peur, partager, prendre des contacts, apprendre, mener des animaux. Bref ils peuvent se faire une idée, conforter leurs projets et se nourrir de l’énergie de passionnés engagés.

Ils pourront ainsi avancer vers un futur où, plus tard, ils transmettront à leur tour leurs savoir-faire acquis avec l’expérience qui, un jour peut-être, a débuté à Gentioux Pigerolles.

     Un énorme merci à Pascal Durand et à Mélanie sa compagne pour la co-organisation, leur accueil et leur gentillesse.

    Merci à Pascal pour sa pédagogie et sa disponibilité auprès de tous.

    Merci à Jo qui motive toujours beaucoup les jeunes à l’attelage et qui n’est pas avare de conseils.

    Merci à Léonnie et Corentin qui, au regard de la participation importante, ont réussi leur première organisation.

    Merci à tous les participants pour leur présence au rassemblement.

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La corne rose, deux voyages sur les routes française avec des bovins pour soutenir la ligue contre le cancer, 2023

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Retrouvez la page de la corne rose pour un don pour la ligue contre le cancer en cliquant ici

« Les rêves ne peuvent être atteints seul »

                Le but de ce voyage est de réaliser nos rêves, tout en permettant rendre hommage à des personnes proches et en faisant notre possible pour aider notre prochain.

                Le projet consiste à marcher plusieurs centaines de kilomètres avec des bovins, en l’occurrence 2 bœufs d’un côté et une petite vache de l’autre. Effectivement le projet se découpe en deux grosses parties avec une finalité commune : un rassemblement en Creuse autour de la traction bovine.
 
                Une première équipe partira d’Alsace mi-juillet avec pour but de réaliser plus de 600 km en compagnie d’une vache, en moins de 60 jours.

                Une seconde équipe partira du département de la Vienne fin-août pour faire plus de 170 km en compagnie de 2 bœufs, en moins de 30 jours.

                Cela fait peu de km par jour mais les imprévus peuvent vite nous faire perdre plusieurs jours de marche. Les bovins ont un rythme de marche particulier, ils vivent au rythme de la nature c’est ce qui rend le voyage incroyable. Chaque pas devient plus paisible que le précédent dans un monde où tout va si vite.
Avant notre départ nous avons posé plusieurs questions à nos voyageur, Léonnie et Corentin qui sera accompagné de son grand-père, André Kammerer.

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                Corentin :

Comment as-tu découvert cette passion ?

                « Je suis tombé tout petit sans le vouloir dans la traction animale. Papy avait un cheval de trait avant de passer au bovin. Ma première rencontre des Bouviers, je l’ai faite en 2009, j’avais 6 ans. Ma passion c’est vraiment déclarer vers 2015. J’ai aidé mon grand-père à sortir du bois en forêt. Je trouvais ça marrant et j’ai essayé de tirer un peu mais cela ne marchait pas vraiment. Il ne se laissait manipuler que par mon grand-père et n’écoutait personne d’autre. Ensuite tout s’est enchaîné très vite car le bœuf s’est fait une jambe de bois. J’ai vraiment compris que ça m’intéressait quand de douleur, il c’est ouvert à moi et m’a fait comprendre le lien qu’il avait avec mon grand-père. Ce jour-là, j’ai eu un sentiment qui m’a donné envie de créer ce lien dans de bonnes conditions.

                J’ai enchaîné à la rencontre des Bouviers les rencontres, j’ai cherché le savoir là où on me le donnait… et me voilà aujourd’hui capable de dresser et mener plusieurs bovins en même temps, je pense que je n’ai pas appris un 1/4 de ce que je vais encore apprendre. C’est pour ça que tous les événements de ce type me paraissent importants à organiser, pour que tout le monde puisse découvrir tout cela. »

 Présentes-nous tes compagnons de voyage.

                « Dans cette traversée, j’aurai deux compagnons de voyage avec un grand écart d’âge. Effectivement, je voyagerai avec Modestine notre génisse et mon grand-père André Kammerer.

                Modestine est la première personnalité féminine bovine, de la famille. Avant elle, nous avons eu 4 bœufs dont un qui tient compagnie actuellement, Tino. Tous nos bovins sont des Vosgiens car nous voulons travailler avec une race locale et aussi car ils ont une très bonne réputation pour la traction. Modestine a un caractère très particulier. Contrairement à beaucoup de bovins, elle s’ouvre très vite aux personnes et apprend tout aussi vite. Cela ne veut pas dire que n’importe qui peut la manipuler, elle a ses préférences. Malheureusement pour moi, elle préfère mon grand-père car il la manipule plus souvent.

                Mon grand-père, pour faire simple, c’est la personne qui m’a appris les bases de la discipline. On pourrait avoir l’image d’une personne très dure au premier abord. En réalité c’est une personne très sensible à ces animaux, il fait tout pour leur bien-être qui est une priorité. Il est toujours présent pour partager des moments importants qu’ils soient bons ou mauvais. C’est marrant de se dire qui m’a transmis sa passion sans le vouloir et que maintenant je suis en train de réaliser son rêve en même temps que le mien. Je le remercierai jamais assez de continuer malgré l’âge juste pour moi. Modestine ne ferait pas partie de notre famille s’il avait arrêté. De plus Tino qui a des problèmes de santé ne serait peut-être plus de ce monde pour lui éviter la potentielle douleur et solitude. »

Comment t’es venue l’idée de ce voyage ? Et pourquoi soutenir la Fondation de lutte contre le cancer ?

               « C’est sur un chantier en Suisse que l’idée m’est paru. En refaisant ma vie en travaillant. Je me suis rendu compte que ma grand-mère avait le cancer en même temps que ma voisine. Après un long combat, ma grand-mère s’en est plutôt bien sortie, malheureusement cela n’a pas été le cas de ma voisine. Quand j’y ai pensé, j’ai directement eu un déclic, il fallait absolument que je soutienne une association pour toutes ces personnes.

                Après une grande réflexion, j’ai décidé de réaliser un rêve en même temps qu’un projet de soutien. Parcourir plusieurs centaines de kilomètres avec une vache. Pour être plus précis, parcourir 600 kilomètres à pied avec elle.  Pour réaliser ce projet, il faut un peu de préparation, à l’heure où j’écris ce texte. Je peux officiellement dire que pour le voyage je devrais avoir tout le matériel nécessaire. Mais pour la rencontre nous manquons de beaucoup de choses que je n’arrive pas à trouver. »

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Départ de la Vienne

               Léonnie:

Comment as-tu découvert cette passion ?

               « En octobre 2016, je suis allé à la rencontre des bouviers pour faire un reportage photo. Ces toucheurs de bœufs transmettent leur savoir et leur passion à tous ceux qui le souhaitent. On m’a accueilli volontiers. J’ai la chance d’apprendre en même temps que de faire des clichés.»

Comment as-tu rencontré Corentin ?

               « Lors du rassemblement des bouviers en Alsace de 2019, j’ai fait beaucoup de rencontres. De nombreuses personnes viennent de toutes les régions de France et des pays alentours ! C’est là que j’ai rencontré Corentin, un jeune qui travaillait aussi bien que les adultes aux contacts des bovins. Depuis on est toujours resté en contact.»

Quel est ton lien avec les darioleurs de Vendée et l’histoire de tes compagnons de route ?

               « Je suis partie à la recherche de nouvelles personnes pour compléter mes connaissances. Au détour d’une conversation, on m’apprend l’existence d’une association non loin là. Elle a pour but de transmettre un savoir, en faisant des démonstrations sur la culture vendéenne dans tous les départements alentours. Les darioleurs aillant une paire de bœufs, Normand, vieillissant, ils ont eu besoin de nouveaux animaux pour prendre la relève. Accompagnés par deux autres personnes, nous nous sommes proposés pour nous lancer dans le dressage de Safran et Boulot.»

Pourquoi partir sur la route avec deux bœufs ?

               «Tout commence lorsque j’ai reçu un appel de Corentin. Il finit par me dire « Tu sais, je pense à un projet fou mais celui-là, il est pas mal. Je veux aller avec une vache à pied chez Jo dans la Creuse pour faire un nouvel événement dans le style de “la rencontre des bouviers d’Alsace” et soutenir une association. » J’ai répondu aussitôt « Moi aussi, je veux faire partie du voyage ». On s’est directement lancé. Maintenant, on est en pleine construction du projet pour fédérer personne, association et organisme autour de la traction bovine et de sa valorisation ainsi qu’une collecte de dons pour la lutte contre le cancer.»

Retrouvez la page de la corne rose pour un don pour la ligue contre le cancer en cliquant ici

Rassemblement autour de la traction bovine du 22 au 24 septembre, les dernières précisions, Gentioux Pigerolles (23)

Corentin Huber qui organise en Septembre le rassemblement autour de la traction bovine en Creuse, nous communique quelques derniers éléments de précisions.

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Bonjour chers voyageurs,

Je reviens vers vous au sujet du rassemblement autour de la traction bovine de septembre.

Black and Yellow Modern Business Poster

Nous rappelons qu’il aura lieu du 22 au 24 septembre.

La partie vraiment pratique et théorique se tiendra vendredi et samedi jusqu’à 16h30.

La partie orientée tout public commence le samedi à 16h30 jusqu’au dimanche soir.

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J’ai eu quelques questions pratiques qui sont revenues plusieurs fois.

Voici donc quelques précisions pour éviter de se répéter.

Au niveau des couchages pour les nuits, rien n’est prévu, mis à part une parcelle pour planter des tentes.

Sur cette même parcelle les sanitaires seront présents pour tous.

Au niveau des repas, chaque repas sera en partie assuré sur place. Mais nous aimerions que tout le monde ramène quelque chose. L’idée est de ne pas profiter de la gentillesse de nos chères accueillants. Les plats seront fait par ceux présents, on pourra donc intégrer beaucoup de choses diverses et variées. N’hésitez pas à ramener des aliments ou des boissons faites maison.

Pour vous simplifier la tâche ramener un peu d’argent liquide. Cela vous évitera des trajets en voiture pour en retirer. Rares seront les paiements en CB.

Important:

Je tiens aussi à préciser que les personnes qui souhaitent ramener leurs bovins de travail, ont jusqu’au dimanche 10 septembre dernier délai pour me contacter et envoyer les papiers des bovins. Passer ce délai, il sera compliqué voir impossible de ramener de nouveaux bovins sur le rassemblement.

L’adresse du vendredi et samedi est: « Le peux du tour ».

Le Samedi et dimanche soir nous serons simplement sur la place du village et dans une parcelle à côté ( pour la parcelle tout sera indiqué).

Pour ceux qui le souhaite, tout matériel peut être ramené. Que ce soit pour utiliser et tester ou pour la vente. Tout sera mis au sujet du jour. Penser juste à me le préciser. 

Mes coordonnées:

corentin.huber67560@gmail.com

+33783364359

Sur ce, je vous dis à bientôt

Corentin

PROGRAMME DU PREMIER RASSEMBLEMENT AUTOUR DE LA TRACTION BOVINE DU 22 AU 24 SEPTEMBRE 2023, GENTIOUX-PIGEROLLES (23)

 Pink and Orange Creative Wedding Ceremony Program

Corentin Huber nous communique les informations sur le rassemblement de Gentioux-Pigerolles en septembre.

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Bonjour à vous chers voyageurs(euses)

je fais suite à l’annonce du premier rassemblement autour de la traction bovine.

Comme vous le savez certainement et, si je vous l’apprends, notez le bien : du 22 au 24 septembre 2023, nous nous réunirons à Gentioux-Pigerolles autour de nombreux bovins d’attelage.

Je me permets de vous déranger pour vous préciser le déroulement du weekend.

Avant de commencer, il est selon moi, intéressant de préciser trois points :

– Tous les attelages, peu importe le niveau, seront acceptés.

– Si des intervenants souhaitent présenter quelque chose, que ce soit matériel, intervention oral ou autre… tout est envisageable.

S’inscrire est obligatoire pour pouvoir assister au rassemblement du vendredi au samedi.

Pour ces trois points voici mes coordonnées suivies du lien et du QR code d’inscription :

+33 7 83 36 43 59

corentin.huber67560@gmail.com

Cliquez ci-dessous pour l’inscription:

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfX2CK-E4SNkCJh7P361VCSAG7WQE0vIxeVApmJoaJvtbJkCw/viewform?vc=0&c=0&w=1&flr=0&pli=1
 

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Passons au programme :

Pour aller au plus simple nous vous présentons les affiches !!!

Cliquez ci-dessous pour les télécharger:

fichier pdf Le programme des bouviers

fichier pdf Les rendez-vous de Gentioux-Pigerolles

Nous comptons sur vous pour les diffuser au maximum ! Merci !!

Je tiens aussi préciser que jusqu’au samedi 17h nous serons dans une partie plus technique. Elle est plus orientée pour les férus d’attelage, mais beaucoup moins pour ceux qui penseraient assister à un spectacle fait simplement pour être regardé.

C’est pourquoi nous avons un programme plus détaillé et ouvert pour une partie animation plus grand public du samedi soir et dimanche.

Black and Yellow Modern Business Poster

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Premier Rassemblement autour de la traction bovine du 22 au 24 septembre 2023, Gentioux-Pigerolles (23) .

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Cette année 2023 est particulière. En effet, va se dérouler une rencontre des bouviers en Alsace du 18 au 21 mai mais aussi le premier rassemblement autour de la traction bovine du 22 au 24 septembre en Creuse.

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 Communiqué par Corentin Huber .

Bonjour à vous chers voyageurs(euses) en quête de nouvelles expériences.

Je sais que nous sommes tous très attirés par la connaissance, le savoir et plein d’autres choses qui se rapportent à notre jolie discipline.

C’est pourquoi, je peux officiellement annoncer la création d’un nouvel évènement pour nous rassembler autour des bovins. Je vous invite donc à nous rejoindre du 22 au 24 septembre 2023 sur la commune de Gentioux-Pigerolles en Creuse.

En cherchant à compléter les rencontres faites en Alsace qui se déroulent annuellement à une date et endroit fixe, nous avons eu envie de proposer un nouveau lieu dans une nouvelle région à une date totalement différente. Cela permettra peut-être aussi de la rendre plus accessible à toute la partie sud-ouest de la France, mais aussi à tous ceux qui ne peuvent point se libérer pour l’Ascension. De plus, le thème sera différent. Nous aborderons le dressage aux longues rênes et au cordeau pour une utilisation en maraîchage. Le travail sera essentiellement fait en solo. Ce sera la suite de la rencontre de Mai prévue en Alsace.

L’idée de ce rassemblement est de réunir tous ceux qui le souhaitent autour de plusieurs bovins de plusieurs bouviers différents. Cela permettra de voir plusieurs méthodes de dressage en une fois. Nous pourrons donc comparer les résultats ou les progressions de chacun pour comprendre ce qui est le plus adapté en fonction des situations.

Je me permets d’ailleurs de rajouter qui si vous souhaitez venir avec vos bovins cela devrait être possible. Il vous suffit de me contacter pour que nous en parlions au +33 7 83 36 43 59 ou par mail à l’adresse : carnet.adresse.aba@gmail.com

Je rajouterais même que si vous avez du matériel, des prototypes ou autre, que vous souhaitez présenter, nous les intégrerons au programme ce qui enrichira les échanges. Le mieux serait de me contacter également pour nous organiser.

Comme dis plus haut, le rassemblement se déroulera sur trois jours, du vendredi matin au dimanche soir.

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Au niveau de l’organisation, les trois jours se découpent en deux parties.

– La première partie est dédiée à l’échange d’informations autour du thème de ce rassemblement. Tout le temps sera consacré à trouver au mieux des réponses ou des explications à nos interrogations et à nos sujets. Le but est vraiment de pouvoir échanger tranquillement avec les plus intéressés. Nous serons sur la partie technique du rassemblement.

– La deuxième partie se déroulera le dimanche où nous devrions avoir une petite fête de village avec un petit marché de produits locaux. Nous aborderons dans cette thématique de découverte, le sujet de la randonnée avec des bovins et plus généralement du voyage. Cela permettra de parler de vos aventures. Mais aussi de la récolte de fonds pour la fondation contre le cancer fait par trois bouviers venus à pied d’Alsace et de Vendée avec leurs bovins. Là, nous serons sur la partie loisir et découverte, en gardant quand même une petite part de technicité.

Pendant ces trois mêmes jours, il y aura aussi quelques intervenants de prévu comme Prommata ou Randoline. Cela agrémentera nos discussions et nos débats.

Une petite soirée sera organisée le samedi soir pour nous réunir et passer un moment convivial autour d’un petit apéro, avec de la musique, des jeux, …

En parlant de convivialité, les repas se feront autour d’une grande tablée. Nous aurons une base repas de prévu pour tous avec des légumes fournis par Jo Durand. Chacun est libre de ramener ce qu’il souhaite pour agrémenter et partager.

Pour ce qui est du logement, il y a possibilité de camper sur place. Pour une question d’organisation, il sera préférable de me contacter avant. Un simple SMS suffit au +33 7 83 36 43 59.

Je ferai encore tourner des nouvelles plus tard pour ce rassemblement, histoire de confirmer et donner plus de précisions. N’oublier pas de noter la date dans votre agenda, il serait dommage de louper cet évènement pour une faute d’inattention.

Sur cette belle annonce, je vous laisse méditer pour le moment. J’espère avoir été suffisamment clair et surtout j’espère vous revoir ou faire votre connaissance.

A très vite

Corentin HUBER

Les quelques bovins présents sur les photos seront à ce rassemblement.

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Travailler avec une vache ! article de Pascal Durand, GENTIOUX PIGEROLLES (23)

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Travailler avec une vache !

La vache, animal de travail des petites fermes françaises, a encore sa place mais, peut-être, avec des pratiques légèrement différentes de ce qui est connu.

En quelques mots, voici mon avis et mes pratiques.

L’accès au foncier est de plus en plus compliqué, rentabiliser du matériel motorisé sur de petites structures est également difficile, même avoir la nourriture pour de puissants animaux de travail peut être compromis. La vache nous donne du lait, de la viande, les légumes qu’elle permet de cultiver, sans compter son aide pour les transports comme le bois ou le fumier. Je précise que son intérêt ne réside pas seulement dans son utilité, il peut s’agir également d’affinités pour ceux qui ne se sentent pas à l’aise avec des chevaux. Plus placides que des chevaux, les bovins peuvent être plus rassurants.

En quelques décennies de nombreuses choses ont changé:

– Les tracteurs de nos grands-pères ne sont pas les mêmes que ceux d’aujourd’hui, le matériel de traction animale actuel n’est pas forcément le même que celui du 19e siècle, le climat est déréglé et moins prévisible…

Pour s’adapter, certaines techniques agronomiques changent et donc certains outils doivent évoluer. Il en est de même pour les harnachements comme pour les manières de travailler avec les bovins, et il est possible d’intégrer des accessoires et formes connus ailleurs mais moins pratiqués sous nos contrées.

– Le travail avec les animaux dont les bovins, ne fait plus partie de notre environnement quotidien depuis l’enfance, maintenant il s’agit d’une réappropriation des raisons et des savoir-faire. Il y a beaucoup de choses à apprendre, à découvrir, à pratiquer, mais cela laisse également la possibilité de l’envisager sous un nouvel angle, (notamment sur la relation avec les animaux), il ne s’agit plus d’une connaissance et d’ une habitude indiscutable qui se transmettent, mais d’ une recherche parfois mûrement réfléchie.

– Il y a de moins en moins de monde dans les campagnes, on doit travailler seul avec nos animaux, même pour des travaux de précision. Il n’y a plus le vieux ou le gamin pour donner la main. Le guidage et le dressage doivent donc être faits en conséquence.

– Sur les petites fermes, les animaux ne travaillent pas tous les jours car les activités sont très variées entre la production, la transformation, la vente… qui sont souvent les clefs de la survie des petites structures.

– Les travaux lourds, souvent peu rentables en traction animale peuvent, si nous le souhaitons, être réalisés par des tracteurs présents dans notre environnement proche.

– Il reste donc pour la traction animale et plus particulièrement pour les petites structures travaillant avec une vache ou un bœuf, principalement du travail de précision ou du travail en conditions difficiles. Celui-ci est difficilement rentable à la main et trop coûteux en matériel motorisé spécialisé.

En résumé, on a plus besoin de bovins bien dressés et précis que de puissance, ce qui est grandement amélioré par le travail avec un seul animal. Je rajouterai également qu’aujourd’hui nous sommes nombreux à porter haut les questions de bien-être animal et à ne pas souhaiter de relations brutales ou violentes au quotidien. Les animaux qui nous aident dans notre travail, même s’ils sont forcément sous la contrainte ( ils ne voient pas toujours l’intérêt de cultiver des patates ou de sortir du bois), l’acceptent beaucoup mieux quand il y a une contrepartie affective et de l’attention.

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Traditionnellement, en France, les bovins sont en général attelés avec un joug double, principalement pour les raisons suivantes:

  • Le joug, simple ou double, a un coût relativement réduit, surtout pour certains modèles (pas les plus confortables!) qu’on peut réaliser soi-même.
  • Les animaux au joug ne nécessitent pas d’autres harnais (comme l’avaloire) car le joug permet de freiner les attelages roulants.
  • Le joug double étant également un outil de contention, on peut travailler même avec des animaux partiellement dressés ( ou au moins un des deux).
  • Les animaux restant en paire avec un de leurs congénères, il n’y a pas besoin de les habituer à être en confiance et serein seul avec nous.
  • Le travail en paire au joug peut commencer dès que les animaux connaissent deux ordres: marche et arrêt. Pour tourner, on en arrête un et on fait avancer l’autre.

Le joug, après plusieurs millénaires d’utilisation, s’est affiné et a pris des caractéristiques locales différentes en fonction des animaux ou de la géographie, mais il reste basé sur le même principe, un bois reliant la tête (ou le garrot dans d’autres pays) de deux bovins.

Comme je le précisait plus haut, les harnachements ont évolué et le véritable changement est survenu récemment avec l’arrivé du collier, il y a seulement quelques décennies.

Dans les années 30, à la demande d’Hitler, exigeant un meilleur traitement des bovins au travail, des scientifiques ont élaborés un collier pour bovins qui améliore leur conditions de travail, leur confort au travail et qui également augmente leurs capacités de travail. Il est simple et économique à réaliser et peut relativement facilement passer d’un animal à un autre. C’est le collier 3 points, parfois appelé collier Suisse. En Allemagne, Hitler ayant interdit l’usage du joug, le collier 3 points l’avait remplacé pour le travail en paire comme en solo.

Les bovins, qui ont eu l’opportunité de travailler avec le joug et avec le collier, affirment clairement leur préférence. Un bœuf me disait (en espagnol) qu’il tirait plus facilement la kassine et 5 dents de vibroculteur avec un collier, que la même kassine et 4 dents de vibroculteur harnaché avec un joug simple. La FAO confirme les propos du bœuf !

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Pour les raisons citées ci-dessus, j’ai choisi de travailler avec une vache harnachée avec un collier et menée de derrière aux guides, et avec un caveçon. Voici quelques-unes des pistes qui fonctionnent pour moi afin de le faire dans de bonnes conditions :

  • Si on veut travailler avec un seul animal, celui-ci doit être serein et en confiance avec nous comme au milieu du troupeau. Il doit se sentir en sécurité avec nous. Pour ma part, pour y arriver, généralement après le sevrage, je le mets seul, au piquet, à proximité de la maison. Il se désensibilise, et à ce moment-là, il fait plus partie de la famille que du troupeau. Après un an, il rejoint le troupeau, il s’y sent bien, mais n’a pas peur de le quitter pour venir nous voir à la maison…

 

  • Les bovins suivent très facilement une ligne, suivre une raie de labour ou un passage de roues sur un chemin ne demande pas énormément de pratique mais, si nous voulons plus de précision le caveçon (ou le licol) et les guides sont indispensables. Ainsi, ils peuvent désherber avec précision les lignes de carottes et celles d’oignons, précision qui n’est pas nécessaire pour des lignes de choux ou  de pomme de terre. En effet ce dernier type d’implantation culturale n’engage qu’une routine à suivre les rangs et d’en sortir pour prendre le suivant sans grandes interactions de précisions tout au long du rang contrairement à d’autres cultures qui nécessitent de réajuster précisément la trajectoire via les guides et le caveçon.

 

  • Les bovins nous suivent facilement. Dans les étapes de dressage il faut au plus tôt leur apprendre à passer devant si nous souhaitons guider de derrière. Je fais généralement cela la première année, dans l’ordre suivant : 
        • Les habituer à être attachés.
        • Aller se promener en les tenant au licol ou au caveçon en leur enseignant les ordres de base. Toujours donner avec la voix les ordres qu’on donne avec les gestes. L’idéal est de le faire tant qu’on est assez fort pour le contenir, entre le sevrage et les 6 mois c’est le plus facile mais on peut, avec plus de force, le faire plus tard.
        • Quand l’animal marche correctement au licol, passer au plus vite à ses côtés, au niveau de son épaule (pour marcher de front). Cette étape est courte et à partir de ce moment on peut mettre la longe en guides pour commencer à l’habituer au guidage sur le licol ou caveçon.
        • Quand cela fonctionne, passer en arrière de son épaule pour qu’il soit devant, et nous derrière. Pendant toutes les étapes précédentes le rassurer en lui parlant et en mettant la main sur son dos juste en arrière de l’épaule.
        • A partir de ce stade, il est possible de passer juste derrière lui avec les guides. Les guides passant bien sur ses flancs, l’animal se rassure en sentant le contact. Quand il marche aux guides, on a tout intérêt à aller se promener dans les chemins, les bois, faire du tout-terrain…pour le désensibiliser mais également pour ancrer les ordres en travaillant : les arrêts, demi-tours, changements de direction…Les séances ne doivent pas être trop longues et s’adapter à sa maturité intellectuelle. Il ne restera plus qu’à réviser les ordres et à apprendre les différents travaux et l’effort le moment venu. Ne pas sous estimer les séances de promenade avec les animaux jeunes, ça les prépare bien pour la suite mais c’est également un très bon apprentissage pour rentrer en contact avec l’animal, le connaître, apprendre à anticiper, s’habituer au guidage…aussi important pour le jeune meneur que pour le jeune bovin.

 

La sécurité !

Pour la sécurité du bovin comme pour celle du meneur ou de son entourage, ne jamais oublier que l’ordre de base qui doit être intégré avant d’atteler est l’arrêt, le STOP !

Pour cela le caveçon est un très bon outil pour la sécurité, il n’est pas là pour violenter. Même avec un animal gentil et confiant, je l’utilise, car en dressage comme au travail on doit pouvoir faire face à tout imprévu.

En dressage comme pour le travail, j’utilise une sorte de surfaix avec des passants pour les guides. Le surfaix permet d’avoir un point de levier pour les guides en arrière des épaules, ce qui est très important pour les animaux qui font demi-tour sur place, sous les guides. C’est très pratique pour ne pas perdre le contact, surtout avec des jeunes animaux encore vifs.

 

L’apprentissage se fait par étapes et plus on commence jeune, moins on a besoin de batailles et de conflits, mais également moins on aura besoin de force.

Avant un an, les séances d’apprentissage ne doivent pas excéder 15 ou 20 minutes, et plus ils grandissent, plus leur maturité intellectuelle leur permet de faire des séances longues.

Souvent, ne pouvant les travailler régulièrement, il est préférable et plus efficace de les faire travailler tous les jours pendant 1 semaine ou 2 (même s’ils restent plusieurs semaines sans travailler) que de faire une séance tous les 8 ou 15 jours.

Un animal adulte qui travaille très peu verra de moins en moins l’intérêt de travailler et, il faudra aller au conflit pour remettre en place un travail serein et de qualité . Une période de reprise sera donc nécessaire pour retrouver l’attention au travail en plus de la condition physique. Pour ces raison, il est important d’avoir différents travaux à réaliser au long de l’année mais forcément également une gamme d’outils suffisamment variés ou suffisamment polyvalents pour pouvoir travailler régulièrement.

Voilà quelques infos sur ma manière de travailler et quelques raisons de mes choix.

FORMATION PASCAL DURAND 2022 (2)

A vendre vache croisée vosgienne x brune des alpes, (23)

caboz logo

Muse est une vache croisée vosgienne et brune des Alpes de 2017, elle pourrait être très puissante en traction vue sa carrure.
Elle a déjà vêlée et donne jusqu’à 17 litre de lait/jour, traite à la main, c’est une vache qui n’a peur de rien, adore les grattes, et elle est plutôt dominante, un meneur/meneuse expérimenté serait idéal.
Nous nous en séparons à regret car nous avons vécu avec elle des moments super notamment lors de la traite. Nous n’avons pas d’assez bonne condition d’élevage pour elle, ni d’expérience suffisante pour la mener.
Le prix est à négocier, nous pouvons imaginer également troquer…Visible en Creuse.
Morgane et Fabien 06 85 24 12 96
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