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Le 1er colloque des bouviers en Ariège a eu lieu le 9 Mars 2014, à Nescus (09), par Solène Gaudin

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Arrivée en haut sur les prairies où est mis le fumier avant l’épandage, pendant la rencontre de bouviers chez Olivier Courtiade.

La journée a commencé par la présentation des personnes présentes, entre autres: Claude Baquié, Pierre Nabos, Lionel Rouanet (jouguiers), Pierre Bonzom, Francis Bazerque, Rémy Dos Reis et son grand-père, Manu Fleurentdidier (formateur traction animale), Olivier Courtiade…. Il y a environ une trentaine de personnes présentes pour cette journée sur la ferme d’Olivier Courtiade.

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C’est en début de journée, on doit être une trentaine (sur la photo, on est moins, tout le monde n’est pas arrivé), le président d’Autrefois le Couserans, Mr Claude Baquié nous explique le déroulement de la journée.

Un film de présentation  du travail et du dressage de boeufs sur la ferme d’Olivier Courtiade est passé ( Envoie le petit!) ainsi qu’un reportage sur le dariolage à travers les régions françaises et le monde. Le visionnage dure jusqu’à l’heure du repas.

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Photo Lionel Rouanet

Le repas fut un moment d’échange entre les participants,(expérience de chacun, anecdotes, chants…)

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Après le repas,  Olivier Courtiade, nous explique les différentes façons de travailler avec les boeufs (collier, …) et pour commencer, il nous explique qu’il utilise le joug de garrot parce que les cornes ne sont pas assez solides pour être liées.

Dans l’après-midi, Olivier Courthiade a fait une démonstration de liage de sa paire de boeufs et de conduite avec une activité sur le transport du fumier puis le travail d’une jeune paire de boeufs au joug de garrot pour le passage d’un bandage de roue sur une prairie.

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Olivier Courtiade met à la charrette sa paire de boeufs gascons.

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Un stagiaire d’Olivier Courtiade amène la charrette de fumier en haut de la colline pour l’épandre sur des champs.

En fin d’après-midi, visite à l’éco-musée d’Azen pour voir la collection de jougs de plusieurs régions de France avec les commentaires d’Olivier Courtiade. 

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Visite à l’éco-musée d’Azen avec Olivier Courtiade et présentation des différents jougs de France

Solène Gaudin

Merci à Solène pour sa participation active et soutenue au site.

Voici quelques images vidéos de la journée.

1er colloque de bouviers en Ariège chez Olivier Courtiade (09), article de « la Dépêche »

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Photo la Dépêche du Midi

Allez consulter l’article de « La Dépêche  » en cliquant ici.

Claude Baquié, président fondateur de l’association « Autrefois le Couserans », ne cesse d’avoir des idées. La dernière, sa passion, les bovins. Et pour mettre en lumière ce savoir-faire, il organise le premier colloque des bouviers, pour ceux qui souhaitent s’informer, s’initier, apprendre ou comprendre le dressage des vaches et des bœufs. Ce colloque aura lieu le dimanche 9 mars, à 10 heures, chez Olivier Courtiade (éleveur-dresseur), à Nescus.

Claude se réjouit particulièrement de la passion de Rémi Dos Reis, 12 ans, qui déclare : « Je veux être bouvier ». Il mène déjà la paire de bœufs Castas de M. Bonzom de Betchat. Son grand-père, ravi de voir son petit-fils avide d’apprendre et maintenir ce savoir-faire, vient de lui acheter une paire de Salers.

Dimanche 3 août, sur le grand défilé d’ »Autrefois le Couserans », sera présenté le plus grand rassemblement de France d’attelages bovins. Les bovins constituant le thème de la prochaine édition.

Faisons confiance à Claude Baquié, qui va une fois de plus en surprendre quelques-uns. Daniel Subra, président de l’association, se félicite de toutes ses idées émergentes, constructives et toujours dans le respect des traditions.

La Dépêche du Midi
Ecoutez également un extrait d’émission de « Radio Couserans » avec Claude Baquié en cliquant ici.

De l’imprégnation vers le dressage….c’est aussi une histoire d’élevage ! par Tifenn Vital

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« Ce matin de décembre Ariègeois, dans les premières lueurs du jour, après avoir nettoyé les écuries, nous débutons le rituel immuable du liage des bœufs. Les mains dansent autour du bois sculpté, faisant tournoyer les juilles dans un cérémonial traditionnel appris de génération en génération par la transmission orale et l’amour du geste.

Ce matin, alors que les Gascons s’élancent hors de l’étable, coiffés du joug, en direction du tombereau, une troisième silhouette brave les brumes matinales…Inz est la petite velle Brune des Alpes de 2 mois. Profitant de la soif de découverte des jeunes animaux et de la confiance tissée ces dernières semaines avec le jeune animal, nous l’appelons afin qu’elle suive le convoi.

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Ebouriffée de cette nouvelle expérience, la petite génisse galope autour de l’attelage, puis finit, au son de la voix, par se ranger au côté de ses aînés, aucunement perturbée par le bruit des roues ferrées sur le bitume puis des roches ponctuant le chemin tortueux menant aux «Hauts de Méras».

Au bout de quelques minutes, Inz mime le comportement de Millet et Grisou, chanfrein perpendiculaire au sol, dans une expression d’effort certain.

Mine de rien, nous commençons les exercices : arrêt, tourner…la petite suit les deux bœufs gris, et nous félicitons largement son engagement exemplaire !

La petite séance-exercice est courte : cinq minutes pas plus… puis nous la laissons rejoindre ses itinérances de découvertes en satellite autour de nous…

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Depuis sa naissance, la petite Inz a été touchée et manipulée par les bipèdes de la ferme.

Au commencement le rituel de l’attache. Dans la maison, les bovins sont à l’attache dans les étables et les jeunes veaux ne font pas exception à la règle. Un petit collier en bois autour de l’encolure. Le jeune est détaché deux fois par jour pour téter et gambader dans la cour.

Un peu chaque jour, en passant dans l’étable, une caresse, un coup de brosse… Puis l’essayage d’un petit licol et l’apprentissage de la marche à la longe. On en profite pour prendre les pieds…

Ces petits exercices ne prennent bien sûr que quelques minutes chaque jour et nous profitons allègrement de la personnalité joueuse des jeunes élèves ! Quelques minutes « perdues » chaque jour mais combien de temps gagné par la suite!!!

Puis, quelques mois plus tard, des petites séances au collier ou au joug de garrot, taille mini et facilement bricolables, un petite bûche à tirer et toujours la base des ordres vocaux qui accompagnent la progression…

Nous parlons ici des jeunes bovins, mais ceci est aussi largement conseillé pour les poulains et autres jeunes mulets !!!

En voyant débarquer quelques jours plus tard des génisses de 18 mois n’ayant pas la moindre idée de ce que ces humains inconnus leur voulaient (débarquer du camion jusqu’à l’étable à l’aide d’un licol et d’une longe) je soupirais en pensant à ces savoirs faire qui ont disparu des élevages… Non que je vive dans une nostalgie passéiste, l’avancée de l’agriculture semble s’être malheureusement accompagnée de la perte d’un bon nombre de gestes du bon sens paysan. Cela pose bien sûr la question des problèmes de la valorisation de nos activités agricoles et notamment de l’élevage…

Je digresse mais plaide tout de même pour une attention particulière à ces gestes qui peuvent éviter bien des peines au moment des débourrages ultérieurs !

Dans un contexte où la traction animale semble conquérir les villes, vignobles et forêt avec une nouvelle force, c’est toute la filière de l’élevage qui va être impliquée de responsabilités afin de fournir des animaux de travail adaptés. Si le choix de caractères morphologiques est évident, il me semble primordial de ne pas négliger cette part de dressage par la stimulation des capacités d’apprentissage des jeunes animaux et la manipulation, dans les premiers mois, afin de recréer des vrais foyers d’animaux de travail…

Alors que les génisses Aubrac eurent finalement retrouvé leur étables, attachées et calmes, les premières séances du débourrage consistèrent en sorties journalières à l’abreuvoir situés à une dizaine de mètres de la paille douillette de leur nouveau refuge: trois jours avant de pouvoir y descendre, sans l‘aide de trois gaillards au bout de la longe, afin d’éviter la fuite de Paletto ou de la Mandro !!!

Maintenant que la confiance est acquise, nous les accoutumons à marcher à la longe, accompagnant toujours nos actions des ordres vocaux correspondants…

Puis viendra la mise en place du joug et la suite du débourrage…

D’un point de vue animal, nous éviterions bien des incompréhensions et inconforts par quelques minutes de manipulations journalières les premiers mois !

D’un point de vue économique, il me semble que ces séances de la première semaine chez un professionnel du dressage pourraient aussi largement être évitées !!!

Nous ne parlons même pas là des petits bonheurs du paysan…car lorsque vous verrez l’expression de la petite Inz alors que ses rousses ainées apprennent les leçons de maternelle, alors il y a là  pleins de raisons de rire, sourire et se régaler du retour à un simple métier de paysan !!! « 

Tifenn Vital

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 Merci à Tifenn pour son article et sa collaboration régulière au site.

Julien Paris, photographe, reportage sur les boeufs au travail à la ferme de Méras chez Olivier Courthiade (09)

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Photo de Julien Paris extraite de son site

Julien Paris est un photographe talentueux. Il a fait deux belles séries chez Olivier Courtiade, à la ferme de Méras en Ariège et sur un chantier de débardage.

Série de photos consacrées au chantier de débardage au bois du Bastard à Pau, où Blanc et Marrel, les deux boeufs Gascons, ont travaillé au milieu des équipes de débardage de « Cheval Environnement »… Onze chevaux et deux bœufs!!!

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Photo de Julien Paris extraite de son site

Allez découvrir le travail de photographe de Julien Paris.

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Photo de Julien Paris extraite de son site

Premier colloque des bouviers en Ariège le 9 Mars 2014

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Claude Baquié, responsable de la gestion des attelages bovins, à l’association Autrefois le Couserans, nous communique cette annonce.

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« Le premier colloque des bouviers en Ariège aura lieu le dimanche 9 Mars 2014 à partir de 10 heures chez Olivier Courthiade (éleveur-dresseur) à Nescus 09240 La bastide-de-Sérou.

Journée organisée par l’association « Autrefois le Couserans, pour toutes personnes qui souhaitent s’informer, s’initier, apprendre ou comprendre le dressage des vaches et des boeufs.

Pour les membres de l’association, c’est le plaisir de se retrouver et de pouvoir échanger les différentes techniques, hors de la grande foule du premier week-end d’Août.

J’attends les conseils des anciens. »

Pour permettre l’organisation, et pour tous renseignements, réservations, informations,

Contactez Claude Baquié au 05 61 66 43 39 et 06 32 58 06 37

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Débardage avec une paire de boeufs chez Olivier Courthiade à Nescus (09), vidéo de Pierre Lasry

Les bouviers du Château Pape Clément à Pessac (33)

C’est Fred Fardoux qui gère la traction animale au château. Son entreprise fait de la prestation en vigne, forêt, et bientôt sur le domaine territorial, en ville.

Tifenn Vital, bouvière au domaine, nous présente l’équipe impliquée dans la remise au travail des boeufs sur ce grand domaine viticole.

« C’est avec un sourire malicieux que Fred Fardoux, débardeur et laboureur au cheval nous tend nos contrats ou en titre de l’emploi occupé, nous pouvons lire « bouvier ». L’aventure commençait, nous sommes en juin 2013…

La petite équipe se compose de Pauline Réaux qui, après un court passage en formation de CS cocher, a préféré se rapprocher des professionnels pour apprendre sur le terrain… Elle est aussi passionnée de bovins et remplit notre équipe de sa motivation et de son rire communicatif. Charles Quignard est aux guides depuis quelques années entre maraîchage, débardage et cheval territorial. Bricoleur, nous aurons bientôt sur nos charrues un porte-aiguillon grâce à lui ! Tous deux ont passé un séjour de quelques semaines chez Olivier Courthiade afin de prendre connaissance avec Blanc et Marrel. Quant à moi, je suis presque arrivée avec les bœufs dans le camion depuis l’Ariège! Je suis dans les quartiers de la ferme de Méras depuis janvier 2012, date de ma rencontre avec l’attelage bovin « Tu veux apprendre à atteler les chevaux ? Eh bien… nous allons commencer avec les bœufs !!! »…

Des parcours différents pour cette chaleureuse équipe qui, à la veille de l’interruption estivale du travail du sol dans la vigne, fait le bilan… En juin, remettre les bœufs au travail ne fut pas une mince affaire…et s’ils avaient été débourrés au collier, ils n’étaient pas habitués au travail spécifique de la vigne et très raides sur les guides… Nous avons commencé par une personne à la tête et une personne aux guides jusqu’à ce qu’ils commencent à se détendre et à répondre à la voix, ainsi qu’aux indications des guides. De la tête, une personne restait en sécurité dans le rang voisin, puis au bout des rangs et maintenant, Blanc et Marrel travaillent en solo. Griffes, lames interceps essentiellement. Le rendez- vous est pris à l’automne pour les chaussages puis au printemps pour le décavaillonnage, des travaux un peu plus précis qui vont encore demander des efforts d’apprentissage aux deux bœufs du domaine !

Quant à nous, si nous sommes heureux du travail que nous effectuons avec les bœufs, nous n’avons pas envie de nous auto-proclamer « bouviers ». Nous nous documentons, recherchons des infos, expérimentons sur la base de notre bon sens … Il faudra encore quelques années, d’autres dressages, d’autres utilisations avant de se targuer de Savoir ! »

Tifenn Vital

Noëlle Tite, Coutras (33)

Noëlle est de la jeune génération montante et passionnée. Elle nous présente son parcours.
« Je suis fille et petite-fille de paysan et j’ai passé mon enfance au milieu des animaux.
Mon père est un éleveur passionné de chevaux de trait, il m’a transmis sa passion du dressage et du travail.
Alors, lorsque deux veaux Bordelais sont nés chez nous, n’ayant pas le cœur à envoyer à l’abattoir des animaux d’une race en voie de disparition, nous avons décidé de les garder pour en faire des bœufs de travail !
Seul problème, on ne savait pas dresser et les vieux ne se souvenaient plus trop. Je suis donc partie quelques jours en Ariège chez Mr Olivier Courthiade pour apprendre les bases.
Après avoir essayé de lier une vieille et brave vache (Mignonne), les anciens ont retrouvé la mémoire, quelques anecdotes et de bons conseils.
A maintenant 2 ans et demi, Hercule et Achille sont enfin liés en paire. »
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Pierre Bricout, Vira (09)

Pierre Bricout travaille avec une paire de vaches lourdaises de 6ans.

Il est éleveur de vaches lourdaises et béarnaises, de chèvres des Pyrénées et oies de Toulouse sur 60 hectares. Il est passionné de races anciennes et de pratiques traditionnelles.

C’est dans ce contexte qu’il s’est mis à utiliser des vaches dressées. Il a acheté des gasconnes dressées à Olivier Courthiade, ensuite il s’est lancé dans l’aventure du dressage.

Avec sa paire de vaches, il tire du bois pour lui, et effectue quelques démonstrations.

Il n’a jamais eu de stagiaires mais est prêt à partager son expérience avec des personnes intéressées par son travail et son parcours!

Il tente de trouver des photos et de nous les faire partager !

 

Olivier Courthiade, Nescus (09)

Tifenn Vital nous présente Olivier Courthiade, un incontournable de l’attelage bovin en France.

« Les notes du piano s’échappent par la fenêtre, accompagnées des odeurs de cuisines où quelques plats du monde mijotent doucement. Dans la cour, le tombereau est prêt à accueillir le fumier, qui, chaque jour, est monté sur les pentes de cette ferme traditionnelle montagnarde, afin de fumer quelques parcelles.

Photo Alice Trainel

Dans les écuries, deux magnifiques mules des Pyrénées savourent un foin vert et fleuri en compagnie de quelques autres équidés au débourrage… Bienvenue à l’ « école des mulets »!

Devant l’étable, deux jeunes bœufs suisses se font coiffer de leur joug, puis dans la danse d’un savoir-faire passionné, les mains se saisissent des juilles, liant avec dextérité Opus et Sancti… Sans doute s’en iront-ils pour quelques travaux de débardage ou de fenaison en fonction de la saison.


A « Méras » on croise toujours mûles, bœufs et chevaux au travail dans la vie quotidienne. En ce moment, les bœufs sont suisses et une autre paire de gascons est en cours de dressage.

Installé depuis 1977 au cœur du département dans la haute vallée de l’Arize, Olivier, par ailleurs, enseignant d’équitation et d’attelage, cultive les 30 hectares de sa ferme uniquement avec des bœufs, chevaux et mulets. Il y forme bon nombre de stagiaires, demandeurs de savoirs liés à la traction animale.

Mais « Méras » c’est aussi chambres et table d’hôte où chaque soir, tous se réunissent, bercés par les histoires d’Hommes, d’animaux et de montagne, qu’offre Olivier au détour d’un air de piano… »

Contact : Olivier Courthiade « l’école des mulets », ferme de Méras, 09240 Nescus

0561645066 (avant 9h et apres 19h)

 

Photo Alice Trainel

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