La préparation du rassemblement des meneurs de bovin :
Les premiers jours en Creuse sont fort en apprentissage. On découvre le débardage, l’éducation des bovins, la vie en autonomie, et plein d’autres choses dans un cadre magnifique. On continue les préparatifs pour le rassemblement avec les petits travaux quotidiens.
Le temps est toujours aussi beau et aussi chaud. Les boeufs ont pour lieu de repos 18 hectares de zone humide, de bruyère et plein de fougères. J’ai du mettre une cloche à Safran pour les retrouver. Le premier jour, j’ai du faire le tour avant que se soit eu qui me retrouve.
Le pré des garçons
On va boire à la rivière
Objectif nettoyage du matériel de modestine a la riviere
La nature est partout
Découverte du débardage et aussi la rencontre avec Édith
On visite les vaches de Jo avec Édith
Se soir (15 septembre), il y a eu une échappée de boeufs. On les a retrouvé à plus de deux kilomètres de leur grand pré. Sans le berger qui nous a prévenu, on aurait pu chercher longtemps. Cette ballade du soir m’a quand même permis de découvrir de très beaux paysages.
Conclusion : 6km à pied pour retrouver et ramener les deux chenapan.
On passe dans les bois
On profite du paysage en les cherchant
Ils ont tenu compagnie a des moutons en nous attendant
Un nouvel article réalisé sur la fin de notre voyage. N’hésitez pas a venir au rassemblement même pour un coucou ou pour les deux / trois jours.
On continue à apprendre le métier pour le débardage aux longues rênes.
J’avance doucement. Boulot a compris le principe mais il a aussi son mauvais caractère. Les ordres a la voix commence à être bien acquis. Pour Safran, on n’a pas de matériel adapté pour travailler dans de bonne conditions.
Boulot doit attendre a sa place pour harnaché
Qui a dit que les cornes était inutile ?
Bouleau commence a sortir du bois intéressant
On en profite pour découvrir le lieu du rassemblement
J’ai demander a Jo de l’aide pour les mettre au joug. Les maraichins connaissent très bien le joug de garrot mais ils ne connaissent pas le joug avec une immobilisation plus importantes. Voici une vidéo après 5 minutes de mise au joug et la première fois avec cette configuration de guide. Pour continuer dans la nouveauté, c’est une personne qu’ils ne connaissent pas qui les guides.
Un moment extraordinaire
Le rassemblement des meneurs de bovins :
Premier journée au rassemblement des bouviers sous un temps mitigé. Ce matin, Safran et Bouleau sont les premiers à montrer le travail qu’ils font. Le programme, débardage aux longues rênes. Une première pour eux de tirer des petits bois. Ils ont impressionné tout le monde par leur comportement exemplaire et le travail qu’ils fournissent.
Accueil des participants
Les maraichins sont les premiers a faire de la démonstration au joug avec des guides.
C’est Jo et Audrey qui les préparent. C’est une paire qui va être mener avec des personnes différents. Tout cela fait partie de leur éducation.
Zoom sur Safran et Bouleau avec le joug alsacien
On continue sur l’après midi par observer les autres bovins. On découvre le travail en maraîchage. Plus tard, je ressors Bouleau au collier pour observer tout le monde. Pauline Rnwn en a profité pour nous faire une démonstration sur l’ostéopathie. Après, je remet les garçons au joug et fais un dernier tour avec eux. J’en profite pour laisser des personnes qui n’ont jamais eu l’occasion de manipuler des bovins de s’essayer à l’exercice. Pour le soir, on fait un grand feu (grillades et chamallow grillé) avant d’être chassé par la pluie pour aller nous coucher.
J’ai appris à l’heure du repas une triste nouvelle. Véro, une personne bénévole avec moi dans une association et qui avait toujours une plaisanterie à faire et un soutien, nous a quitté. Elle s’est battu pendant plus d’un an avec un cancer. La marche que j’ai faite prend tout sont sens. La cagnotte ne servira peut-être pas pour les personnes d’aujourd’hui mais pour celle de demain.
La cagnotte pour La Ligue contre le cancer est toujours ouverte et le liens est toujours en haute de la page. On est à 60€ de dépasser la barre des 8000€!
Encore merci pour vos soutiens sur la page, avec les partages, les j’aimes, les encouragements… Ensemble, on peut apporter un peu d’espoir, un petit moment de bonheur à toutes les personnes qui en ont le besoin.
Le coin du repas
Présentation du travail d’Agnes et Luc avec leurs animaux
Vache bretonne pie noir
Quelques explications ostéopathe avec Pauline
En attendant, Bouleau a décider de se coucher avec le joug. C’est plus impressionnant qu’il n’y parait.
Préparation du feu pour le soir
Deuxième journée avec les bouviers. On a vu encore beaucoup de chose et une superbe ambiance. Les bovins ont été irréprochable avec de nouveaux exercices et entouré de monde. Pour les repas, grillades au coin du feu. Bena Animal Training est venu avec des colliers de toute taille qui a fait le bonheur de beaucoup de personnes.
La marche vers Gentioux-Pigerolles fut très agréable.
Le soir, tout le monde a pu profiter des contes et du bal traditionnel qui a ravie beaucoup de personnes.
Stand d’Eline qui c’est fait dévalisé en quelques minutes
Moment au coin du feu
Grillade
Moment de présentation en groupe
Jo, Michel et Audrey apprennent a une genisse de monter dans un van etroit
Mission réussi
Grand marche a pied pour aller dans le bourg
Tous les attelages nous accompagne
Corentin et modestine
Chacun avance a sont rythme
Une visite imprevue
On arrive dans le bourg
Transport modestine
On profite du bar en attendant que la soiré commence
On a peut etre jamais vu autend de monde
La famille Kemmerer
Repas du soir
Camion Foodtruck
Un bon repas chaud
Le temps d’une histoire
Le conteur du soir
Bal trad
Les musiciennes
Une veillé au coin du feu
Pour ce dernier jour du rassemblement des bouviers, on a eu le petit déjeuner aux coins du feu avec Pauline Ernewein. Puis, on c’est dirigé vers la zone de travail des bovins. Les petits boeufs sont restés avec les autres darioleurs pendant que Pascal et Merise ont fait des démonstrations.
Il fait froid le matin (-5°C)
Le midi, j’ai mangé sur le marché un délicieux kébab et une crêpe. Peut de temps après, avec Corentin, on a passé un rapide diapo sur nos aventures, à la suite c’est André qui nous a présenté les hippossandals de Modestine et enfin Randoline pour son escargoline.
Travail du sol avec Pascal et Merise
Le célèbre monument au mort de Gentioux-Pigerolle
Michel Nioulou et les jougs
Une fois terminé, je suis retournée au terrain voir les animaux. La journée fut magnifique. Je n’ai pas eu assez de temps pour échanger avec tout le monde.
Le soir arrive, il est temps. Les dernières animaux partent. C’est le tour de Safran et Bouleau. Ils retournent en Vendée après 5 semaines de voyage. Une nouvelle page se tourne. Et une expérience extraordinaire a tout point de vu. Je n’aurai jamais assez de mot pour tout décrire.
Mais pour l’instant, je reste un peu plus longtemps sur place pour le rangement.
Mes aventures ne vont peux être pas en rester là. Je vais surement intervenir pour l’octobre rose au Lathus Saint Remy. Il y aura des nouvelles informations au fil du temps.
Merci encore pour votre soutien, partage et écoute. Merci à La Ligue contre le cancer pour avoir relayé la cagnotte de la corne rose. Le combat continue et la cagnotte aussi.
En 2023, j’ai 26 ans, je suis de Vendée et je m’apprête a faire 160km avec mes deux compagnons de route Safran et Bouleau. Ce sont des boeufs de race maraichine de deux ans.
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Idée est parti d’un ami Corentin Huber (les 10 pattes sur Instagram). Notre but est de voyager à pied avec des bovins pour ce rendre à Gentioux-Pigerolles.
Pendant ce voyage, nous réalisons une cagnotte pour une cause qui nous tient à cœur « la ligue contre le cancer » (https://collecter.ligue-cancer.net/teams/la-corne-rose). On a dépassé les 2800€ ! Merci, pour tout ceux qui ont participé et qui nous aide au quotidien pour réaliser ce rêve.
Nous terminerons cette aventure autour des bovins sur un weekend pour partager savoir, expérience, rencontre… Tout le monde est bienvenu, n’hésitez pas à vous inscrire pour le vendredi et le samedi
La corne rose – plus qu’un simple projet
Itinéraire de la marche.
Le rassemblement des meneurs de bovins
Les boeufs appartiennent a l’association des darioleurs que j’ai dressés et éduqué avec l’aide de Jaques et Serges de l’association.
Les « Darioleurs » de Vendée est une association qui a pour but de faire des démonstrations, et spectacle avec les boeufs. Le mot « darioler » signifie que une personne chante pour donner des indications de travail aux boeufs.
J’ai rejoint leur association pour apprendre de nouvelles choses. Par la suite et pour prendre la relève de Rosier et Lilas (les boeufs Normand), je me suis proposée avec d’autres personnes de dresser une nouvelle paire. Un nouveau défi pour moi. C’est comme ça que sont arrivés les deux boeufs maraichins Safran et Bouleau du Langon.
Peut de temps après ça, Corentin me parle de son projet de marcher avec Modestine. Je veux aussi participer a cette aventure d’une manière ou d’une autre. Les deux petits me viennent tout de suite en tête. Ils sont faciles, pas farouche, en bonne santé et possiblement disponible.
Après quelques discussions, c’est validé. Et les voilà devenu aujourd’hui des boeufs voyageurs.
Merci au darioleurs sans qui tout ça n’aurait pas commencé. A tout le groupe ainsi qu’au président Michel Turpaud. Merci à Jaques, Serge et Laurent de m’avoir supporter pendant des heures et soutenue dans ce projet sans oublier toute l’association et tout ceux que je n’ai pas nommé.
Photo de groupe
Michel Turpault avec la paire de boeuf normand (Rosier et Lilas)
Léonnie avec les boeufs normands
Les darioleurs dans une manifestations
Préparation:
Avant de ce lancer dans l’aventure, il faut s’entraîner. Entre ballade et une semaine de teste, les occasions sont nombreuses.
On prépare Bouleau pour porter le bat
Safran en ballade avec le bat.
Entrainement avec un passage dans une rivière
Découverte de la tente
Notre semaine de teste et d’entrainement :
Au mois d’avril, j’ai fait un teste grandeur nature pour notre voyage. Pendant une semaine avec deux jours de pauses on a parcouru 50 km.
Au départ, on a voyagé léger puis pour les plus grandes distances on a mis le bât. Je redecouvrais les paysages et les lieux. Le temps fut compliqué au départ avec de l’orage et de la pluie. Finalement, pour les jours les plus importants, il a fait très beau. Les garçons ont été irréprochable et toujours plus de bêtises. On as pu tester le matériel.
J’ai pu noter les dernières modifications et penser maintenant au plus grand voyage.
Première nuit hors du pré (chez moi) à plusieurs kilomètres sans le bat.
Même avec la distraction de copine ont continue la route
Safran est équipé du bat, avec l’intégralité des sac et la tente.
On marche tranquillement vers leur nouvelle maison a l’association des darioleurs
Bouleau a trouver un bon matelas d’herbe pour faire une pause
Bouleau (gauche) et Safran (droite)
On etait a 90 jours du depart !
Première nuit pour moi avec les bœufs n’ont loin dans un pré.
Photo souvenir dans le jardin
Felicie m’a accompagné pendant cette semaine de marche.
On gravite autour de notre lieux de repos pour découvir les chemins au alentour sans le bat
Ration du soir
Vue depuis la tente
Pour la première fois, Bouleau passe devant nous.
Un banc surprenant à Ecoute s’il pleut
Petite photo devant la mairie avant d’arriver a notre destination final
Decouverte du distributeur a pizza et pause repas
Un repas chaud
Je ne suis pas la seul a casser la croute
Entrainement au suivit pour Bouleau et au guide pour Safran.
Entrainement au suivit pour Bouleau et au guide pour Safran.
Arriver dans leur nouvelle maison
Rencontre avec l’association et les boeufs normand
Je continue a les voirs régulièrement pour continuer le dressage et les préparer pour le voyage.
Séance pour les ordres a la voix avec Bouleau.
Carnet de bord :
18 aout 2023
Le grand départ est dans trois jours
Demain, on prend la route pour notre lieu de départ près de Montmorillon.
Safran avec le bat
Apprentissage pendant la ballade a faire une pause.
Le bat utiliser pour le voyage. Bat de l’armée suisse.
Petit retour en arriere avec une photo en Août 2022 puis Octobre de la même année et enfin de la semaine dernière. Que du chemin de parcouru.
Photo prise peut de temps après leur arriver de l’élevage
Safran et Bouleau au joug de garrot quelques mois apres leur arriver.
Savran et Bouleau au spectacle de Beauchêne, une semaine avant le depart.
19 aout 2023
Transport des petits pour rejoindre le lieu de départ au Lathus Saint Rémy
Safran et Bouleau dans le van, pres pour le depart.
En route vers notre lieu de départ.
22 aout 2023
Premier journée de faite. Départ, au petit matin dans la fraîcheur. Nous somme arrivé au grand étang pour nous désaltérer et se reposer avec cette chaleur.
Le point de départ de la grande aventure
Safran ouvre la voie
Petite pause pour bouleau qui porte le bat aujourd’hui
Pause rafraichissant par cette chaleur accablante
Première nuit
22 aout 2023
Le réveil fut magnifique se matin. Après l’eau bien fraîche nous voilà repartis pour une nouvelle journée.
Lever de soleil magnifique
On boit avant de reprendre la marche.
Il a fait encore chaud aujourd’hui, cela fatigue toute la petite équipe. Sinon, tout de passe bien. On recherche toujours de l’eau. Nous avons été très bien accueilli pour le repos de l’après midi. Encore Merci a toutes les personnes qui m’aide pour mon voyage qui se soit les habitants ou mes parents
Se soir premier nuit a la belle étoile et demain on va se rapprocher un peu plus de Dinsac.
Découverte du patrimoine français
En route !
La campagne française
Pause en attendant de trouver le bon pré pour dormir.
C’est le repas du soir pour se préparer a la journée du lendemain
Moment repos au coucher de soleil
Diapo pour resumer les deux premiers jours
23 aout 2023
Après une première nuit à la belle étoile, nous reprenons la route. Même à 7h, la chaleur commence à devenir pesante. 5km plus tard, on pose nos bagages chez Dominique. Le programme de l’après-midi : sieste.
Coucher du soleil la veille au soir.
Répartition de la charge pour soulagé la fatigue des premiers jours
Arrêt discussion
Pres pour la sieste !
24 aout 2023
Dans se projet, je ne suis pas la seule a être partie sur les routes de France. Voici Corentin, André et Modestine (une génisses) qui se sont lancés d’Alsace en juillet avec 750km a parcourir.
Pour suivre leur période allez sur Instagram (Les 10 pattes).
Pour notre 4eme jour de marche, nous sommes allés à Magnac-Laval. Après une nuit orageuse, on prend la route. Arrivée à 10h sur la place, on a été accueilli par Mr le Maire et des habitants. De superbes échanges autour des animaux et du voyage. J’ai été encore une fois superbement bien accueilli. Le soir, on a pu faire du tourismes en passant au Magn’accueil, puis devant l’église et enfin le vieux collège. Je remercie encore une fois les personnes qui m’ont hébergé et offert les repas.
Mâtiné pluvieuse
Pause petit déjeuner
Pause rencontre et accueil a Magnac Laval
Pause rencontre et accueil a Magnac Laval sur la place du village
Visite touristique à Magn’accueil
Visite touristique à Magnac Laval.
Visite touristique à Magnac Laval.
25 aout 2023
Pour notre 5 eme jour de marche, nous avons marché plus de 12km. On commence à rattraper notre retard sur les premiers jours de canicule.
Le matin, je commence à maîtriser le chargement du bat. On a longé sur 200m un route très fréquenté. Rien n’a fait peur à Safran ou à Bouleau, que ce soit vélo, voiture, caravane, tracteur ou même camion. Pour le repas du midi, nous nous sommes arrêtés dans un petit bois à côté d’un étang au frais. L’après midi, on a croisé des personnes qui m’ont donné beaucoup d’encouragement, des noms de village qui redonne un sourire pour enfin arriver sur place.
Bouleau et Safran profite du paysage
Moment détente a midi
Un peu d’humour dans la solitude de la marche
Un bouleau artiste !
On avance doucement mais surement
Photo de groupe de passage.
On profite de l’eau pour faire une petite pause.
On est arrivé pour poser les affaires
Moment détente du soir avec Safran
Safran photogénique
25 aout 2023
6 eme jour de marche.
Nous partons de Bicheuil vers 8h. Les paysages sont magnifiques. Direction Chateauponsac, la traversée relève parfois du défi. Les plus grosses peur de Safran sont les poubelles, boîtes aux lettres ou encore des fenêtres qui s’ouvrent à côté. Pour Bouleau, se sont les bouches d’égouts…
Nous avons croisé beaucoup de personnes sur la route. Notre histoire et notre cause (ligue contre le cancer) ont touché énorment de monde et apporté beaucoup de soutiens.
Après une petite interview et séance photo pour le bulletin municipal de Chateauponsac, on est allé se reposer au pied de la Gartempe. Bouleau a joué au mort et Safran c’est transformé en pot de colle.
Viens enfin le temps de repartir. Je suis passé par un panorama magnifique, une pierre à l’histoire spéciale et des chemins coupés du monde. J’ai encore la chance d’être accueilli se soir.
Merci a tout le monde pour cette journée
Paysage du matin
Safran et Bouleau qui porte le bat
Un reflet dans le miroir
On nous a pris en photo
Photo souvenir à Chateauponsac
Pont romain
Pause du midi
Safran regarde la rivière
Safran a préférer se coucher a côté de moi.
Boulot commence a montrer des signes de fatigue en faisant une tres grosse sieste
Bouleau KO
Vu magnifique sur Chateauponsac
Vu magnifique sur Chateauponsac 2
Le grignotage, c’est la vie.
On continue la visite touristique
De nombreux cairn le long du chemin
Arriver pour notre arrêt du jour
26 aout 2023
Pour notre 7eme jour, nous avons pris des petits chemins. Après une bonne partie de la journée sous la pluie, le temps est devenu meilleur qu’a partir de 15h.
Les paysages se sont transformés sous nos yeux.
Dans ma quête quotidienne de trouver où dormir pour le soir, j’ai eu l’aide de la mairie de Bessines ainsi que des habitants. Puis, j’ai été contactée par la Commune de Bessines-sur-Gartempe pour m’interoger sur mon aventure et de la cause que mettons en valeur.
Après tout cela, il était temps de poser les bagages.
J’ai eu a peine le temps de tout sortir que j’ai eu de la visite. Gaelle qui travaille avec la première personne (Phillipe de la ferme les bruyères) qui m’a accueilli pour mon départ, habite a quelques kilomètres. On a profité de se moment, pour prendre quelques photos, faire boire les boeufs chez le voisin et partager un apéro.
Ce fut une journée encore bien remplie.
Safran et la bache pour proteger les affaire de la pluie.
Changement de paysage
On a trouver un lieu pour la pause du midi
Mode broutage et avec la pluie qui s’annonce
On reprend la route avec Safran (et le chasse mouche confectionné par Vero Nioulou)
Vous l’avez peut-être croisée sur la commune et les alentours… Léonnie est en route avec ses deux amis Bouleau et Safran, deux jeunes boeufs de race Maraîchine, en direction de Gentioux en Creuse, pour un grand rassemblement de bouviers, où elle retrouvera son ami Corentin qui lui aussi a mené la vache Modestine à travers la France. A eux deux, ils profitent de ce voyage pour sensibiliser et récolter des fonds pour la lutte contre le cancer.
Partis le 21 août au départ de Lathus St Rémy, Léonnie et ses deux boeufs parcourent environ 7 à 8 km chaque jour et sont hébergés grâce au bouche à oreille.
Après avoir fait boire les boeufs, et la visite de Gaelle c’est l’heure de partir.
Les chemins sont de plus en plus vallonné. Au bout de quelques kilomètres, on avance sur une portion de route dangereuse. Mickaël et Gaelle m’escortent pour la traversée de l’autoroute.
Puis une pause repas s’impose. C’est le grand luxe, chaise, boisson, repas chaud, dessert, tout y est avec Gaelle.
Il est temps de repartir. Safran et Bouleau ont eu des difficultés a passé les chemins caillouteux. Ils ont montré des signes d’inconfort. On traverse une partie de la forêt puis on se rend à Lavedrenne pour le soir. Les garçons étaient contents, un petit retour dans le marais avec des galopades et des sauts. Enfin, j’ai monté la tente avec mes aides de camps.
Nos voisines jersiaise nous accompagnent pour notre départ du jour.
Chemin etroit
Des beaux paysages
Pause déjeuner pour Safran et Bouleau
Pause déjeuner préparer par Gaelle
On reprend la route dans une zone naturelle
Safran ouvre la marche
On est dejà arriver pour le soir
Portrait de Safran
Un maraichin dans un marais
Des boeufs passepartout
27 aout 2023
9eme jour de marche.
Je suis partie un peu plus tard que d’habitude. Les garçons attendent autour de la tente avant le départ. Après deux kilomètres, c’est déjà la pause du midi à St Léger la Montagne. Et ça porte bien son nom. Après un superbe accueil et un lieu de repos, c’est déjà l’heure de partir. On continue de grimper. Et c’est parti pour planter la tente au village de Mallety après cette journée de marche.
On trouve beaucoup de maison abandonné
On ne se lasse pas des paysages
On a trouver un nouveau compagnon de route
Pause de midi pour recharger les batteries
Photo souvenir à Saint Leger la Montagne.
On a fait un petit détour
28 aout 2023
Pour notre 10eme jours de voyage, repos dans le magnifique village de Mallety avec la famille Bayle. Des supers moments et des très belles rencontres. Merci a vous deux pour votre accueil.
Un repos bien mérité
Toujours plus de sieste
Je profite de l’occasion pour faire une lessive.
Bouleau est tres curieux et surtout si il y a manger dans les environs
Toujours plus proche.
Il ne faudrait pas beaucoup plus pour qu’ils rentrent avec moi dans la tente.
Pause de Safran
Photo souvenir a 3
Photo souvenir a 3 (2)
La famille Bayle
Selfie à Mallety
29 aout 2023
11eme jour, c’est reparti après un bon repos. On est descendu au prochain village de la Jonchère sous la brume et la pluie.
Après être resté un peu dans le bourg pour commander a mangé (burger), j’ai fait la rencontre d’un autres commerçants qui a apporté son soutien pour ce voyage (le boudin aux châtaignes un délice).
En repartant nous croisons deux groupes d’enfants, Safran et Bouleau ont été irréprochable. Plus qu’à pique-niquer auprès du stade.
Il est temps de repartir, on cherche un lieu pour le soir. Je finis par trouver, comme toujours on est super bien accueilli
Pour le soir, un repas chaud, des contacts pour les prochains arrêts et un lit.
On a dépassé les 5000€ de cagnotte. Merci pour votre participation à son succès que se soit en dons, partage, visibilité, un petit j’aime,… Tout est important
Encore Merci
On descend de la montagne
Bouleau ferme la marche
Paysage toujours aussi beau
La pluie s’invite
On continue les photos souvenir
Une interview qui a eu lieu cette journée là
Humour noir
Passage de groupe scolaire
Cadeaux que les personne m’ont offert (tomate, crêpes et la spécialité de la boucherie). J’ai profiter de l’occasion pour acheter un burger dans le seul snack de du voyage.
Passage d’un pont pour Bouleau
Pré du soir pour les garçons.
30 aout 2023
12eme jour. Après avoir été chercher les boeufs au prés et de découvrir que Safran avait une limace sur la tête c’est reparti , enfin, presque… Beaucoup de personnes sont venus nous voir le matin sur la route, pour posé des questions, faire quelques photos, nous soutenir,… ce fut avec plaisir.
Peu après ça, il était déjà l’heure de faire une pause à midi. Bouleau en a profité pour se cacher dans les fougères.
Deux heures plus tard, nous revoilà sur la route direction Chantegros. Toujours plus de monté ou de descente qui n’aurait pas la même saveur sans un bon suivie et des bon conseils ( Merci Gil Kmill ).
Après, nous avons été accueilli le soir par la ferme de « l’escargot des herbes folles ». Une très belle découverte pour moi et une grande première a manger des escargots. Il y a toujours plus de rencontres aussi enrichissantes a chaque étape. Le soir nous fûmes très surpris de voir quasiment tout le village venir à nous et de découvrir se voyage. Il est déjà temps d’aller se reposer pour repartir le lendemain.
Lever du matin
Passager clandestin
Pres au départ
Face a la nature
Bouleau et les fougère
Bouleau se fait attendre
On commence a rechanger de paysages
Toujours le meme retardataire
La ferme a escargot
On pose nos bagages
Toujours plus d’escargot
Nourrissage des escargots
Photo bonus
1 septembre 2023
13eme jour de voyage.
Le départ du matin attire encore beaucoup de monde du village à L’Escargot des Herbes Folles . Le temps de prendre les dernieres photos, il se fait déjà tard. Quelques kilomètres plus tard, on se retrouve devant la frontière entre la Haute Vienne et la Creuse. Et voilà une nouvelle étape de franchie. Puis, après tout ça une petite pause pour faire sécher les vêtements. L’après-midi fut rude. Des grosses chaleurs encore et toujours plus de monté. Le soir on a enfin pu se reposer chez Karine. Les boeufs ont profité de la vu et du jardin.
La ferme d’escargot
Bouleau ferme toujours la marche
On arrive en Creuse
On travers un nouveau village
Pause séchage
On continue a voir des lieux remarquables
Je commence a me rendre compte du chemin parcouru
On recherche l’ombre pour nos pauses. La chaleur est écrasante
On commence a voir les forets de resineux
Se soir, c’est dans un jardin que les garçon sont loger
Ils profite de la fraicheur
Coucher de soleil
2 Septembre 2023
Après un départ matinal sous le regard d’une grenouille, on continue la traversée de la Creuse. Nous empruntons le chemin des gaulois. Parcours assez chaotique mais qui a révélé une belle surprise. Au détour d’un chemin vers 12h, on tombe sur l’endroit parfait pour échapper à la chaleur avec de l’herbe et de l’eau pour les boeufs.
16h il faut déjà reprendre la route. L’étape du soir est toute proche. Encore un très belle accueil avec Antoine et Hélène et de beaux échanges.
Copine du matin
Paysage verdoyant
On voit de moins en moins de construction humaine
Paysage
Chemin des gaulois
Bouleau a été impressionnant dans la gestion du bat et du chemin même s’il a le don de se frotté a chaque obstacle
Pose du midi a coté de la seul source d’eau que l’on croisera de la journée
On se rapproche de notre étape du soir
Arriver pour le soir
3 septembre 2023
15eme jour.
Un départ avec nos hôtes pour nous mettre sur le bon chemin. On passe à Montboucher en croisant quelques personnes puis on traverse une grande route avant d’arriver à un moulin. Un dernier au revoir et nous voilà repartis tous les trois. Dans l’après-midi, je croise plusieurs personnes qui me disent que je suis attendu au prochain village. Effectivement, quand je suis arrivé j’ai été accueilli avec de l’eau pour les boeufs et une bouteille de jus de pomme (offerte par une cliente anonyme) à La Ferme de Fontloup Tixier . Une dernière photo de groupe et c’est parti pour le repos du soir à Bouzogles. Sur le chemin on redécouvre l’histoire de France avec les mémorials. Il est déjà temps de se reposer.
On dit au revoir a nos hotes qui nous avais accompagner sur les premiers km.
Moulin et étang
C’est partie
Bouleau ouvre la marche
Sur les traces de l’histoire de France
Bouteille offerte par une personne anonyme
Pause devant le magasin de la ferme
On fait une photo devant le magasin
Quand des bœufs croisent une moissonneuse batteuse
On arrive pour notre arrêt du soir
Bouleau est le chouchou des dames
On continue a voir défilé des paysage
4 septembre 2023
16eme jour de voyage.
Pour notre départ, on nous accompagne pour traverser les champs et nous montrer les bons chemins. J’en découvre un peu plus sur l’histoire du lieu avant que mon guide reparte.
On a passer une bonne partie de la journée à monter dans la forêt. Pour la pause de midi, nous avons atteint le sommet sous le soleil et la chaleur.
Il n’y a plus qu’à tout redescendre maintenant. On a croisé des randonneurs à cheval qui viennent des Deux-Sèvres à quelques kilomètres de chez moi.
Puis je pars à la recherche d’un endroit pour ce soir. J’ai bien des contacts mais qui n’ont rien donner. Je fini pars tomber sur une petite zone non clôturer qui convient à tout le monde entre les champs. C’est le moment de poser les bagages.
Un dernier bisou baveux de la part des boules de poils et il est temps de se coucher.
A la traverser des champs
On arrive dans de la forêt
La sylviculture
On profite d’un point d’eau
On continue la route
Je profite des paysage
Pause du midi a l’ombre
Toujours plus de paysage
Une église perdu au milieu de la campagne
Bivouac du soir
Coucher de soleil
Safran et la curiosité
5 septembre 2023
17eme jour de voyage.
J’ai eu du mal a m’endormir cette nuit. Il y avait un beau clair de lune et boeufs ont décidé de casser la croûte à 2h du matin. Le soleil est vite arrivé par la suite, il est temps de repartir.
Les premiers chemin fut les pires qui soit pour les garçons. Très caillouteux avec de la pente. Après ça, on se retrouve en forêt, Bouleau nous a même ouvert la voie dans les ronces. Sortie de là, on a pu se reapprovisionner en eau et faire boire tout le monde.
Pour le midi, on trouve un petit coin sympa. Safran a écrasé malencontreusement sur toutes les tomates que j’avais reçu de la veille. Mes batteries externes sont presque toute vide. Je décide de le laisser le panneau solaire ouvert sur le dos de Safran pour le reste de la journée.
Je prends le chemin de la cascade de Jarraud. Sur la route je trouve un ruisseau ou tout le monde veux boire. On retraverse une nouvelle forêt. La température est agréable et on retrouve un tombereau abandonné au détour d’un chemin.
Je ne trouve pas non plus aujourd’hui une personne près a nous accueillir. Le point de chute de se soir sera la cascade. Endroit désert au départ, il fut vite rempli de voiture. Puis, j’ai fait la rencontre de personnes venant pique-niquer pour le soir autour d’un pizza et assez impressionné par mon aventure. Par la suite, j’ai fait la rencontre de Jérémy et Floriane. Deux voyageurs et leur deux chow-chow, qui débute leurs vacances et qui se sont arrêtés pour la nuit au même endroit que moi. C’est agréable de partager ce que l’on a avec d’autres personnes un lieu, du temps, des souvenirs, un repas,… La fin est proche de notre voyage. Il me reste moins de 25km à parcourir.
Chemin en pierre
Bouleau nous ouvre la voie dans les ronciers
On sort de la forêt
Un moment de plaisir
Retour a la civilisation
Safran et Bouleau se sont cachés
De nouveau paysage
Boeuf tout en 1
On a trouver un cours d’eau
On retourne dans la foret
Tombereau abandonné
Notre lieux de repos du soir
Je décide de laisser les garçons en liberté sans clôture pour le deuxième soir d’affilié.
6 septembre 2023
18 eme journée de voyage.
Après quelques photos souvenirs, une dernière discussion, la découverte d’un étrange champignon, de boire une dernière fois à la rivière et de récupérer une batterie pleine, il est déjà 11h.
La chaleur est déjà écrasente sur la route. Aujourd’hui, on ne fait que monté.
Vers 13h on trouve un petit endroit qui pourrait correspondre pour nous reposer. Peu de temps après c’est déjà reparti. On cherche encore un lieu pour se soir.
Les paysages change tellement en s’y peux de temps. Je croise une dame qui a la gentillesse de remplir mes gourdes malgré un rendez-vous et qui a entendu mes difficultés a me trouver un endroit pour le soir.
Peu de temps après sur la route. Une personne s’arrête et me propose de dormir dans le prochain petit village. C’était inespéré, il est déjà 16h30 et les garçons sont épuisés. On s’arrête un peu plus tôt que prévu mais c’est parfait.
Notre lieu de bivouac
On se prépare pour le depart
Nos voisins campeurs d’un soir
On boit une dernière fois avant le depart
Champignon particulier
Safran
On commence a sentir la fin du voyage
Les paysages changent toujours
Je profite de la vue pour faire des photos avec Bouleau et le materiel
Notre lieu pour le soir
Apres avoir enlever le bat a Safran, il a décidé de reste a coté. J’ai eu le temps immortalisé se moment de complicité entre nous deux.
C’est mieux d’etre a coté des affaires que de brouté
Un repos bien mérité
7 septembre
Le réveil d’aujourd’hui fut réalisé par les boeufs. Ils sont venu près du matelas avant d’aller se coucher au pied des affaires. Avant de partir, on nous invite à prendre le café.
Et c’est reparti, Safran et Bouleau marche de mieux en mieux. On trouve une petite zone parfaite pour le midi. Après avoir mangé, les garçons ont décidé de venir me voir et de rester là quelques temps avant de repartir ruminer.
Le soleil continue ça course et nous aussi. Pour le dessert on trouve sur le chemin plein de petits fruits, un régal pour les boeufs. On cherche l’ombre sur la route.
Dans un petit village, on tombe sur un vieux lavoir. Bouleau ne résiste pas à aller boire. Safran, lui a trouvé la fontaine du village plus loin.
Quelques kilomètres plus tard, il est temps de s’arrêter à Vassivière À Cheval pour la nuit.
Pour le dernier soir, je suis rejointe par Corentin (il a fait plus de 750km avec une vache et son grand père depuis l’Alsace jusqu’à Gentioux-Pigerolles). On échange sur nos voyages avec les bovins, les derniers préparatifs pour le rassembler des bouviers, la collecte de don pour La Ligue contre le cancer,…
Un reveil avec les 4 pattes
Safran attend a coté des affaires
Un café avant de prendre la route
On profite des plaisirs du voyage
On se retourne une derniere fois sur les paysages
On commence a retrouver des signes de vie
On trouve des fruits le long de la route
Plus que quelques kilomètres pour atteindre le lac
Les derniers selfies a trois
Des petites endroits charment
On est bientôt a l’arriver pour le dernier soir
Bouleau a faillit plonger dans le lavoir pour boire
Safran montre a Bouleau comment il faut passer une grille au sol
C’est au tour de safran de trouver la fontaine pour boire
On continue la route
On arrive au centre équestre
Dernier jour de bat pour Safran
C’est le repos du soir et la dernier nuit de se voyage
Corentin m’a rejoint pour partager un repas
8 septembre 2023
Dernier jour de marche.
Le réveil se fit en douceur. Les boeufs sont près pour le départ.
Pour cette journée, je fut accompagné par Corentin et Jo. Le temps est superbe. Très vite, on arrive au lac de Vassivière. Le paysage est lourds de sens pour moi. Une nouvelle étape de franchie et la promesse d’un lieu. On fait énormément de photo et le site est exceptionnel. On marche une très grosse partie sur les bords du lac pour profiter au maximum. Une phrase vien vite s’imposer « Petite vitesse, grand doucement » sur cette matinée. Le cadre est idyllique, eau bleu, herbes vertes, soleil rayonnant dans un paysage vallonné.
On révise les bases de dressage des boeufs en même temps on discute bovins, voyages, projets, rassemblement. Beaucoup de personnes nous prenne en photo ou en vidéo au détour des chemins.
Plus tard, on arrive au village de Lachaud. On fait une alte collation avec une correspondante du journal la montagne et quelques personnes. Le temps passe s’y vite, on discute animaux, des dernières rencontres et nouvelles,…
Les derniers kilomètres sont les plus longs. Le chemin me paraît interminable avec tous les cailloux. Mais on y est.
Une dernière photo sur le chemin avant de poser les bagages pour les prochaines semaines. Puis le temps du repos qui commence par un bon repas chaud.
Le périple n’est pas terminé. Jusqu’au 24 septembre, je continuerai à partager nos aventures, nos avancées, et pleins d’autres choses.
La collecte de don pour La Ligue contre le cancer continue! Bientôt, les 7000€ de récolter. N’hésitez pas a nous soutenir.
Un grand merci à tout le monde sans qui se voyage n’aurait pas la même saveur (lecteurs, hébergeant, soutiens, donateurs, les rencontres sur la route et tout ceux que je ne peux pas nommé…)
Le dernier reveil
On regarde le meilleur itinéraire avec Corentin et Jo
C’est partie pour la derniere journée avec la vue sur le lac
Moment inoubliable de faire marcher les boeufs dans le lac de Vassivière
Pause photo
Un rappel du première jour !
Boulot et le lac
Jo teste Safran au guide
Léonnie et Bouleau sur les rives du lac
Safran et Jo sont devant
On continue les photos souvenirs
Les boeufs sont les stars devant les passants
Moment tranquille
Photo a 3
Léonnie et Safran avec Bouleau de caché
Léonnie et Safran au guide
On continue notre route
Le dernier moment en voyant le lac
Plus que quelques kilomètres
Encore un changement de paysage
On est arriver à « Le peux du tour ». Plus que 2 km pour rejoindre la maison de Pascal et Mélanie
La dernier photo 3 trois de ce voyage à pied
Déchargement des affaires
Repas maison et c’est la fin de se voyage sur les routes
Merci encore pour votre soutien, partage et écoute. Merci à La Ligue contre le cancer pour avoir relayé la cagnotte de la corne rose. Le combat continue et la cagnotte aussi (jusqu’en 2023).
Article parue dans le journal de la montagne. « Traction bovine : retour en force »
La Corne Rose est un projet de marche avec des bovins pour soutenir la ligue contre le cancer. En 2023, Corentin Huber, accompagné d’André Kammerer et de la vache Modestine, ont parcouru 750 km depuis l’Alsace. De son côté, Léonnie Biteau a réalisé près de 150 km depuis la Vienne avec les bœufs Safran et Bouleau.
Ces deux marches ont abouti à un rassemblement de bouviers en Creuse, consacré à la traction bovine, à la transmission des savoir-faire et aux échanges. Ce rassemblement a donné lieu à l’article qui suit. Vous pouvez retrouver d’autre articles sur la corne rose en bas de l’article.
PROMMATA et PROMMATA International, sont des associations à but non lucratif qui œuvrent pour la Promotion du Machinisme Moderne Agricole à Traction Animale dont l’action est concentrée dans le domaine de l’agroécologie au service des petits paysans du monde entier. Les outils modernes et leurs pratiques associées sont les liens qui permettent de prendre soin des humains, du sol, et des animaux de travail.
Les associations Prommata et Prommata International proposent conjointement en 2025 une formation pratique sur l’utilisation d’outils modernes agricoles à traction animale, en espagnol, à destination des paysans ou des acteurs de la filière agroécologique du continent Américain.
Les associations vont organiser une soirée d’échange à Gentioux-Pigerolles le 7 juin 2025 à 20h30, pour collecter les fonds afin de faire bénéficier les stagiaires des meilleurs conditions possibles de formation.
Le premier bulletin de l’Association Française des Meneurs de Bovins (AFMB) est disponible. Vous y trouverez des informations sur leurs actualités, projets et événements liés à la traction bovine.
MERCI !!!
Nous sommes heureux de vous présenter cette première édition de notre bulletin !
Ce bulletin est entièrement consacré à la vie de l’association et revient sur le rassemblement qui a eu lieu récemment en Sarthe.
Cet événement a réuni nos membres, nos bovins, et tous les passionnés autour de la traction bovine ainsi que l’éducation et le dressage.
À travers ces pages, nous espérons partager avec vous l’esprit convivial de cette rencontre et renforcer les liens.
Que vous soyez un passionné de longue date ou que vous veniez tout juste de rejoindre l’AFMB, nous souhaitons que ce bulletin vous inspire et vous donne envie de continuer à soutenir et promouvoir le savoir-faire avec les bovins.
Bonne lecture !
Message de la présidente
Je suis profondément heureuse de vous avoir notamment réunis lors du rassemblement 2024 qui restera exceptionnel. La bonne humeur, les discussions passionnantes et la qualité des échanges resteront inoubliables.
Je tiens à exprimer ma gratitude à chacun d’entre vous. Sans votre implication auprès de l’association et votre présence, rien de tout cela n’aurait été possible.
Un remerciement particulier à Agnès et Luc nos hôtes de cette année, pour leur accueil, leur organisation impeccable, que ce soit pour les animaux, la restauration ou l’hébergement.
Merci à la mairie de Courgenard et au comité des fêtes de nous avoir accueillis et ouvert les portes de leur commune pour le rassemblement en Sarthe.
À nos intervenants Laurent, Pascal, Manu, Philippe, Jo, Audrey, Francis ainsi que nos vétérinaires et nos ostéopathes, qui ont donné forme à ce rassemblement.
À nos artisans Vero, Michel et Eline pour leur savoir-faire.
À nos photographes Guy Chapelier et Jean-Léo Dugast qui ont su capturer ces moments.
Je n’oublie pas ceux qui ont œuvré dans l’ombre cette année : Corentin, Serge, Yves, Édith, Véronique, Léa, Noémie, André, Mélanie… et les journalistes. Merci à tous les bénévoles et à tous ceux qui se reconnaîtront. Votre dévouement a permis de rendre les projets possibles et le rassemblement unique.
Grâce à vous tous, l’association continue de grandir et d’avancer.
Ensemble, nous continuerons à accomplir de grandes choses. Un nouveau chapitre commence pour l’AFMB.
Léonnie Biteau
Assemblée générale
Présentation de l’asso et des derniers changement
Lors de notre premier rassemblement dans la Creuse en 2023, nous avons eu l’occasion de nous retrouver et d’échanger autour de notre passion pour la traction bovine. Cet événement a été un moment clé dans l’histoire de notre association, marquant un tournant important. À cette occasion, nous avons décidé d’actualiser notre fonctionnement et de changer le nom de notre structure.
Ainsi, « Coléo aux Rêves » est devenu l’Association Française des Meneurs de Bovins (AFMB). Ce nouveau nom reflète mieux notre mission : valoriser et promouvoir la traction bovine en France tout en fédérant les passionnés et en soutenant toutes les initiatives en lien avec cette pratique.
Grâce à ce premier rassemblement, nous avons posé les bases de notre identité actuelle et ouvert la voie à de nouveaux projets pour faire rayonner notre passion sur tout le territoire national.
Le bilan de l’année et les projets
L’année écoulée a été marquée par de nombreux changements et de belles réussites pour notre association. Tout a commencé avec le rassemblement en Creuse en septembre 2023, qui a permis de réunir de nombreux passionnés et de poser les bases de cette aventure. À cette occasion, la marche solidaire “la corne rose” a permis de récolter 9 118,40 euros pour la ligue contre le cancer.
Depuis, nous avons créé une page Facebook et helloasso pour l’AFMB. L’association a également été active au-delà de nos frontières, avec une participation au World Draft Cattle Symposium 2024 en Allemagne. Nous avons aussi participé à la 17ème Rencontre Internationale des Bouviers et Bouvières de France avec l’Association Attelage Bovin d’Aujourd’hui.
Pour l’avenir, nous avons plusieurs projets passionnants, dont l’organisation du Rassemblement des Meneurs de Bovins de 2025. Nous travaillons également pour aider Michel avec le Blog Attelages Bovins d’aujourd’hui.
Changement dans la cotisation
Suite aux décisions collectives prises lors de AG, nous avons décidé d’augmenter le montant de la cotisation, qui passe de 5 € à 15 €. Pour les membres vivant dans le même foyer, une seule cotisation suffit, facilitant ainsi l’adhésion pour les familles.
Pour le renouvellement de votre cotisation, nous vous proposons deux options pratiques : vous pouvez remplir le formulaire de renouvellement et le renvoyer par courrier au siège de l’association ou bien effectuer votre paiement en ligne via notre lien HelloAsso.
MERCI à vous tous qui avez participé à ce Rassemblement des Meneurs de Bovins à Courgenard, qui, chacun à votre manière avez fait de cet évènement une réussite, bouviers, famille, amis, ostéopathes, vétérinaire, commune, visiteurs.
Votre venue chez nous nous à comblés.
Agnès et Luc Bernard
Retour sur la rencontre : échanges et savoir-faire
Lors de cette rencontre, programmée pour être chaque année dans un nouveau département, j’ai eu le plaisir de représenter Prommata, Prommata international et, mon intérêt pour le travail avec les bovins attelés en solo au collier et menés de derrière avec les guides.
Il est fréquent de rencontrer des personnes confondant naïvement « motorisation » et « mécanisation » . Les démonstrations d’outils modernes permettent de montrer l’existence mais aussi l’intérêt écologique et agroécologique de la traction bovine et de la de la traction animale (TA) en général. Merci Manu d’avoir amené « el Forcat », outil traditionnel espagnol léger maniable et polyvalent. Bel exemple d’outil qui à gagné en polyvalence en étant construit en acier et non plus en bois comme les tout premiers il y a bien longtemps. J’en profite pour préciser que des bovins seront probablement présent aux journées d’échange de Prommata le 26 et 27 octobre 2024 à Tréal (56), on sera là pour échanger sur ce sujet également.
Au niveau de la recherche, de la promotion, de la formation…restreindre la Traction animale aux équidés serait restreindre purement et simplement l’usage de la traction animale. Quand nous constatons que la majorités des personnes travaillant ou voulant travailler avec des bovins a été en contacte avec des équidés de travail avant de le faire avec les bovins, on comprend que la TA est un tout.
Les 3 principales motivations de celles et ceux qui travaillent avec les bovins sont :
– L’envie et l’affinité avec les bovins
– Les besoins mais aussi l’accessibilité économique. Elle permet une mécanisation agricole économique sur de petites structures. Elle rend accessible techniquement la production vivrière (légumes, lait, viande, transport de bois…). Quand le revenu de l’activité principale est faible, la production vivrière rend viable une activité économique non viable sans cela !
– L’envie de faire de la traction animale même quand on ne se sent pas en confiance ou en sécurité avec des chevaux.
L’écologie, la production d’aliments sains non industriels, la résilience et la relocalisation des systèmes agricoles n’étant pas une préoccupation d’actualité, ces rencontres ont été organisées sans aucun financements extérieurs ! Merci La Ferme d’Héliacynthe, Agnès et Luc Bernard pour l’accueil et l’organisation, merci Léonnie pour le travail dans l’Association Française des Meneurs de Bovins, Merci à tous et toutes pour le reste !
Pour diverses raisons, qu’elles soient mécaniques, sanitaires ou autres, il n’y avait pas de paires de bœufs travaillant au joug, toute la diversité des manières de travailler avec des bovins n’était donc pas représentée. Pour les personnes intéressées par ces pratiques il faudra aller en Creuse chez Philippe pour le WE de l’ascension ou en Vendée à l’automne 2025 pour une nouvelle rencontre comme celle là, organisée par l’AFMB.
La présence de veaux, génisses et jeunes adultes à permis de cibler les exercices et discussions sur l’approche des jeunes bovins et, sur les étapes de la mise en confiance et du dressage.
Ces échanges étaient suffisamment techniques pour donner des éléments concrets à celles et ceux qui dressent leurs premiers bovins comme à celles et ceux qui ne vont pas tarder à s’y mettre. C’était l’occasion d’écouter et de voir l’approche des collègues, j’ai apprécié l’écoute et le respect mutuel de ces rencontres.
Quand je vois l’excellent travail réaliser par Marine avec son jeune bœuf Froment du Léon, (elle s’est lancée avec attention, patience détermination et seulement 3 jours de formation avec mes vaches !) Je me dis que la traction bovine peut être un soutien accessible pour celles et ceux qui ont envie ou besoin dans leurs activités agricoles ou vivrières.
Les échanges ne sont bien sur pas restés sur le dressage et le guidage, des ostéopathes nous ont fait part des points de vigilance lors du travail avec les jougs de tête, de garrot, le collier… Une vétérinaire nous à parlé des pieds des bovins, les incontournables Michel et Véro nous ont présentés, les vires mouches, la taille des jougs et….les gaufrettes maison ! Sans parler des colliers 3 points révisés, amenés par Bena animal training, des séances d’essayage des caveçons…
Par Pascal Durand
Le mot du week-end
A première vue on dirait une réunion de famille, une espèce de cousinade avec les anciens et les petits derniers. Ça rigole, ça chante, ça raconte des histoires. C’est sûr, tout le monde est heureux de se retrouver.
Nous sommes à Courgenard, chez Agnès et Luc et, en vrai, il s’agit du rassemblement des meneurs de bovins.
J’ai eu le plaisir de partager ce moment dont le thème était l’attelage du bovin en solo, au collier et aux longues rênes, le dressage des jeunes animaux. Merci, vraiment, pour l’accueil, pour les partages, pour les moments d’échanges, c’était intense, c’était parfait.
André Kammerer
Vie associative
Hommage à Nicole Bochet
Notre amie Nicole Bochet, qui a assisté depuis dix ans aux rencontres des bouviers à l’Écomusée d’Alsace et chez Philippe Kuhlmann, est décédée en Bretagne où elle louait une maison chez un éleveur de vaches Bretonne Pie Noir, une race qu’elle affectionnait tout particulièrement. Elle s’intéressait au travail avec les bœufs depuis son enfance, fascinée par une paire de vaches Casta qui labouraient près de la résidence familiale à Luchon en Haute-Garonne. Elle a tenu beaucoup à encourager les fondateurs des deux associations aujourd’hui consacrées à l’attelage bovin jusqu’aux dernières semaines de sa vie.
Cozette Griffin-Kremer
Actualités
Le rassemblement de l’AFMB a eu la chance d’être relayé par plusieurs articles de presse, ce qui a permis de faire connaître l’événement au-delà de nos cercles habituels. De plus, France 3 a réalisé un reportage diffusé dans l’émission « Ici 19/20 », offrant un aperçu de l’ambiance du rassemblement et mettant en avant le travail des meneurs. Cela a été une belle opportunité de montrer notre passion et de valoriser la traction bovine auprès d’un public plus large.
Événements à Venir
26 – 27 octobre 2024 Journée d’échange (56) PROMMATA
29 mai au 1er juin 2025 La rencontre des bouvières et des bouviers de France et d’ailleurs AABA
8 – 10 novembre 2025 Rassemblement en Vendée AFMB
2026 Rassemblement dans les Pyrénées AFMB
Adhésion
Pour continuer à faire vivre notre passion commune et développer nos projets, nous vous invitons à adhérer ou à renouveler votre adhésion pour l’année à venir.
La cotisation est fixée à 15 €.
Nous pouvons vous proposer deux options :
. Effectuer votre cotisation en ligne via notre lien HelloAsso.
Depuis l’an passé, deux associations autour de la traction bovine œuvrent pour la promotion et le développement de la pratique. Après la rencontre de l’Ascension 2024 en Creuse à Chatelus-Malvaleix organisée par « L’Association Attelage Bovins d’Aujourd’hui », c’est l’AFMB (Association Française des Meneurs de Bovins) qui organisait ses secondes rencontres désormais itinérantes au fil des années.
Il faut saluer le fait que des membres actifs des deux associations étaient présents tout comme chez Philippe Kuhlmann en Mai.
C’est Agnès et Luc Bernard à Courgenard dans la Sarthe qui accueillaient au sein de « La Ferme d’Héliacynthe », la grosse cinquantaine de participants venus de toute la France. L’itinérance de cette manifestation a le grand avantage de permettre l’accès à la manifestation à un public de la grande région autour du point de rencontre, sans avoir à traverser toute la France. Au fil des ans, toutes les régions aurons cette facilité d’accès grâce au caractère nomade de ces rencontres. Ainsi, cette année, des bouviers et autres personnes de l’Ouest de la France et des Pays de Loire concernés par la traction bovine, étaient présents et élargissaient ainsi le cercle de personnes engagées et désireuses de partager et de promouvoir la pratique.
Ces rassemblements techniques et pratiques sont cependant très conviviaux et l’émulation qu’ils provoquent est évident.
La ferme d’Héliacynthe sur laquelle les propriétaires Luc et Agnès pratiquent la traction bovine depuis 2011, à été l’écrin parfait pour ces trois jours d’échanges. La qualité de l’organisation et de l’intendance de Luc et Agnès et des membres actifs de L’AFMB dont Léonnie Biteau, est à saluer chaleureusement. Elle a permis un déroulement agréable, confortable et efficace de ces trois jours.
Le thème dominant était la sociabilisation, le dressage et la mise au travail de jeunes animaux. Une sixaine d’animaux d’âges différents ont été les acteurs de ces journées.
Jean Léo Dugast, photographe de renom de la traction animale (http://percheron-international. blogspot.com/) et Guy Chapelier un ami de la famille Bernard ont réalisé de nombreux clichés de ces journées. La presse locale ainsi que France 3 Pays de Loire ont couvert l’événement.
Pour cette rencontre, tous les animaux étaient au collier. Deux paires supplémentaires au joug étaient prévues mais, en dernière minute, elles n’ont pas pu être présentes sur la manifestation. Luc et Agnès mettaient à disposition plusieurs animaux à partir de cinq mois dont le boeuf Réglisse. Jo Durand de Gentioux-Pigerolles (23) était venu avec une jeune vache et Marine Ardoin de Baguer-Morvan (35) avait déplacé son jeune boeuf Froment du Léon.
En plusieurs sessions sur la carrière de la ferme, différents intervenants ont décrit et présenté leurs méthodes d’approches et de mise au travail. Laurent Martin de « 2 mains 4 cornes » des Herbiers (85), Philippe Kuhlmann éleveur dresseur de Chatelux-Malvaleix (23), Pascal et Jo Durand paysans de Gentioux-Pigeroles (23) sont intervenus séparément ou conjointement sur les différents ateliers. Une intervention des ostéopathes Laurie Cheramy et David Menu de Bessay sur Braye (72) et de la vétérinaire Clohé Boisseau du Theil sur Huisne (61) ont permis d’aborder l’impact du travail sur l’animal et les bonnes méthodologies à appliquer en conséquence .
Une forêt située au abords de la ferme à permis de débarder des bois de différentes sections en fonction de l’âge et du niveau de travail des animaux.
Un espace « maraîchage » a vu évoluer les bovins avec différents outils dont la Kassine et la forca. Pascal Durand est intervenu en détail pour présenter toutes les possibilités et avantages de la Kassine. Emmanuel Fleurentdidier présentait quand à lui, la forca, outil d’origine espagnol très léger et maniable.
Côté matériels, accessoires et informations, Léonnie Biteau à l’accueil tenait à disposition différentes documentations dont le livre sur l’attelage bovin de Philippe Kuhlmann. Laurent Martin présentait son entreprise autour de l’attelage bovin (prestations, médiation, formation à la traction bovine…) avec documents et matériel ludique. Eline Hoefsloot de Enveitg (66) proposait de nombreux colliers trois points d’occasion remis en état. Emmanuel Fleurentdidier de la région de Montmorillon (86) avait aussi différents jouguets et accessoires en lien avec l’attelage bovin. Léa Rigal, jeune bourrelière de Blanzat (63) avec son entreprise « Les Vaches seront bien Gardées » présentait un licol de sa fabrication et a échangé avec les meneurs afin de cerner les besoins en bourrellerie pour les bovins. Véronique Nioulou, passionnée de travaux de fil, présentait des vire-mouche tressés selon des méthodes traditionnelles et un atelier qui a permis à quelques personnes d’apprendre la technique de tressage de ces indispensables accessoires pour lutter contre les mouches pendant l’attelage . Michel Nioulou présentait différents jougs anciens ou neufs de sa fabrication ainsi que des démonstrations de confection de coussins d’attelage en paille.
Dimanche, animaux et meneurs se sont déplacés au bourg de Courgenard pour présenter le travail avec les bovins sur une terre à proximité de la brocante organisée dans le village. Michel et Véro Nioulou ont présenté des démonstrations (vire- mouche et taille de jougs) Laurent Martin présentait des documents sur son entreprise autour des bovins de travail.
Comme d’habitude lors de ce type de rencontre, la convivialité et la bonne humeur n’ont en rien freiné les échanges techniques et les pratiques de terrain. Le partage de savoir a été intense, les nombreux contacts nouveaux et l’émulation que suscite un tel rassemblement, ont été plus que bénéfiques à tous. Pendant la journée, les repas et les soirées, l’attelage bovin et tout son environnement était LE sujet !!!
Le nombre de nouveaux meneurs ou de personnes en instance de se mettre à l’attelage bovin ne cesse de grandir depuis plusieurs années. A chaque fois la constatation de l’engouement croissant pour la pratique motive chacun d’entre nous et permet de maintenir animaux, lignées de travail, dresseurs, éleveurs, savoirs et savoir-faire. Le milieu est modeste, inconnu de beaucoup, méprisé parfois mais bien vivant, empreint de dynamisme, de bonne volonté et bien ancré dans la réalité d’aujourd’hui. Il vit sa vie au pas, mais avance, sûrement!!!.
Le blog Attelages bovins d’Aujourd’hui, les différents facebook et réseaux permettent le lien et la communication entre chaque rassemblement. Mais les rencontres physiques renforcent ces liens et les concrétisent. Comme chaque fois nous sommes tous regonflés à bloc jusqu’aux prochaines rencontres organisées cette fois ci par l’association ABA pour l’ascension 2025 chez Philippe kuhlmann en Creuse.
Rejoignez-nous à la Ferme d’Héliacynthe, du 20 au 22 septembre 2024, pour un rassemblement dédié aux passionnés de bovins et de traction bovine. Pendant ces trois jours, nous vous invitons à découvrir et à échanger sur des savoir-faire, entourés de personnes venant de toute la France. De 9h à 18h chaque jour, vous pourrez profiter de nombreuses activités et démonstrations.
Pendant ces trois jours, une dizaine de bovins (en solo ou en paire) et leurs meneurs seront à l’honneur. Les deux premiers jours, tout se passera sur la ferme, aux Lèveries à Courgenard. Le dimanche, nous déplacerons nos activités dans le village pour participer à une brocante où nous pourrons partager notre passion avec le grand public. Ce sera l’occasion de montrer tout ce que nos bovins et nos bouviers savent faire.
Vous aurez l’occasion d’en apprendre plus sur différentes techniques de travail et d’attelage, que ce soit au collier ou au joug. Des démonstrations seront réalisées par des particuliers et des professionnels qui partageront leur expérience dans des domaines aussi variés que le maraîchage, le débardage, ou encore l’éducation des bovins. Des vétérinaires et ostéopathes seront également présents pour parler des soins et de la sécurité autour des bovins. Vous pourrez aussi découvrir l’artisanat avec la taille d’un joug, la fabrication de chasse-mouche, la présentation de matériel réalisé par des bourreliers et la possibilité d’acheter des colliers trois points. Ce sera aussi un excellent moment pour échanger directement avec eux, et en apprendre plus sur leur métier.
Pour des raisons de sécurité, pour nos bovins, pour le site qui nous accueille, il est recommandé de ne pas emmener avec vous vos amis à 4 pattes. Si cela reste impossible à réaliser, il sera obligatoire de tenir les chiens en laisse et de les éloigner à une distance de sécurité en présence de bovins ou d’autres animaux déjà présents sur la ferme.
Si vous souhaitez dormir sur place, la ferme propose de quoi planter votre tente ou garer votre camping-car pour la nuit.
Pour plus d’informations, réserver vos repas, ou organiser votre hébergement, n’hésitez pas à nous contacter.
Merci à Cozette Griffin-Kremer pour son article et pour le lien avec l’AIMA et ainsi nous permettre de reprendre cet article complet en Français. Michel Nioulou ABA.
Les index en gras soulignés sont des liens que vous pouvez ouvrir en cliquant dessus
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Le « Draft Cattle Symposium » au Laboratoire de Plein-Air Lauresham sur le Site UNESCO de l’Abbaye de Lorsch en Allemagne, 8-10 Mars 2024
Voir des vues aériennes et autres vidéos de la rencontre en cliquant ICI(Courtoisie Lauresham et Arbeitsgruppe Rinderanspannung) i
Cette rencontre était le produit de convergences entre divers acteurs et réseaux intéressés par les bœufs de trait de par le monde. Partenaires officieux depuis plus de vingt ans, le réseau français autour du noyau de communication « Attelages Bovins d’Aujourd’hui » ii et le « Groupe de Travail Attelage Bovin allemand » iii se sont enfin rencontrés en masse. Tout un contingent de Français ya participé, pour assurer des démonstrations d’équipementiers, de travail avec des bœufs, des arts des jougtiers, ou pour présenter une communication, participer aux débats et contribuer à l’importante exposition de jougs. C’était aussi le moment pour rendre hommage à Laurent Avon, inventeur des recensements des ateliers encore au travail en France et il se serait régalé.
Les participants entourent deux des vedettes. (Photo C. Griffin-Kremer)
Les Français se sont retrouvés à côté de bouviers et de bouvières d’Europe, d’Amérique et d’Afrique, entourés d’experts de la traction bovine : archéologues (surtout archéo-ostéologues), historiens, éthologues, animateurs de traction bovine au sein de musées de plein air et autres sites historiques, équipementiers, décideurs politiques du Land de Hesse, journalistes. Les réseaux des associations telles l’AIMA (Association Internationale des Musées d’Agriculture iv ), l’ALHFAM (Association for Living History, Farming and Agricultural Museums v ) et EXARC (regroupement de musées de plein-air d’archéologie expérimentale vi ) , dont les faisceaux sont entremêlés depuis des années, y ont contribué : participants, publicité et … jougs.
Claus Kropp, directeur de Lauresham, a relevé le défi d’organisateur ce congrès mondial hybride : 120 participants sur place, 26 en ligne, 20 pays représentés pour se réunir durant un long week-end consacré au passé et à l’actualité de la traction bovine dans ce site UNESCO Kloster Lorsch. Grâce aux moyens et à la mission du Laboratoire de Lauresham – reconstituer et montrer au public la vie quotidienne de la communauté entourant une grande abbaye autour de l’an 900 – le site a pu recevoir non seulement les participants, mais un public de plusieurs milliers de visiteurs.
Gravure de Kloster Lorsch et de la ville vers 1615 par Matthaeus Merian, DE Wikipédia, domaine public vii
Site longtemps abandonné, qui occupe aujourd’hui un rang public régional et national, l’abbaye a abrité pendant des siècles un scriptorium renommé dont les manuscrits sont actuellement dispersés dans des bibliothèques de recherche. Pour rappeler ce passé d’érudition et d’éducation, le catalogue de l’exposition de jougs montre un passage du Codex de Lorsch contenant le mot latin pour le joug, iugum. viii Le village reconstitué sur la base des fouilles archéologiques est le lieu consacré aux travaux des saisons, aux champs et en forêt, aux métiers d’époque et aux programmes actuels d’éducation. Il possède son propre centre d’exposition et d’activités, un modèle de construction durable, tandis que le musée de l’abbaye dispose de vastes espaces pour accueillir des congrès et d’autres rencontres.
Vue partielle du village médiéval de Lorsch reconstitué (Photo Cozette Griffin-Kremer)
L’auditorium principal du musée (Photo Lauren Muney)
Ed Schultz, délégué venu du site historique américain de Colonial Williamsburg, à la présentation de son affiche (Photo Lauren Muney)
Claus Kropp est depuis longtemps membre de l’EXARC (musées de plein air d’archéologie expérimentale), donc la première tranche de communications était consacrée aux archéo-ostéologues. En fait, il y avait un tel afflux de propositions pour toutes les séances, qu’une partie d’entre elles a dû avoir lieu éventuellement l’utilisation de posters dans le foyer du musée, toujours consacrés à la traction bovine ou au bien- être des animaux : la préparation de mortier de construction, le maraîchage au Canada, la production laitière plus humaine, surtout la préservation des savoir-faire des bouviers de par le monde et tant d’autres. La diversité des intervenants était particulièrement impressionnante : un photographe professionnel roumain qui consacre son travail à la vie traditionnelle en voie de disparition ou un ingénieur ougandais qui a fondé une association pour promouvoir le bien-être animal et humain par l’utilisation d’instruments de labour plus ergonomiques, à côté de pratiques agricoles plus soutenables.
Une des visites guidées des vestiges de l’abbaye bénédictine (Photo Lauren Muney)
La Direction du site de l’abbaye a tenu à rendre accessible aux participants du Symposium la totalité de son musée : l’exposition permanente sur les fouilles archéologiques, qui sont toujours en cours, et le Musée du Tabac qui traite de l’histoire de la production et de la consommation du tabac, autrefois un pilier de l’économie locale. Un groupe de volontaires a même repris l’activité pour préserver le patrimoine des techniques et des variétés.
Aperçu des chefs-d’œuvre en écume de mer (écume de mer) au Musée du Tabac ix (Photo C. Griffin-Kremer)
La ville de Lorsch possède de nombreuses maisons à colombage et l’héritage architectural fait partie intégrante de la triple mission du site, expliquée par les affiches « Wir in Lorsch » (« Nous à Lorsch ») : valoriser les activités des habitants autant que la région, poursuivre l’utilisation soutenable et innovatrice de la terre, promouvoir un sens de communauté régionale.
De nombreuses activités étaient proposées pendant la journée réservée aux participants au congrès : les travaux des champs (rayage, labours, hersage, semis), de forêt (débardage), ou de transport, utilisant des véhicules d’époque, reconstitués, tractés par des bovins.
Participants lors des démonstrations, avant d’ôter leurs vestes (Photo Lauren Muney)
Exemple d’un rapport humain-animal à Lauresham, le gros câlin, mais aussi une attention de tout instant à la sécurité du personnel et du public (Photo C. Griffin-Kremer)
Une des charrettes reconstituées avec quelques-uns des jougs utilisés (Photo Daniel Viry)
La présence de plusieurs spécialistes du comportement bovin (et humain…) a représenté un point particulièrement prisé par les participants. Les bouviers et bouvières d’aujourd’hui tiennent à établir des relations de coopération et d’affection avec leurs partenaires de travail. Comme le soulignait Claus et les autres participants venus du monde des musées, une toute première étape dans le dressage des bovins est d’obtenir qu’ils restent sans bouger lorsqu’une personne se rencontre directement devant eux, en principe une pure provocation, mais aussi un exploit qui doit rester invisible pour être efficace. Ainsi, le grand public, des gens si admirateurs des bœufs de Lorsch, ignore totalement une grande part du travail investi pour leur plaisir et leur sécurité.
La journée « professionnelle » a permis la présentation et l’utilisation des équipements actuels pour la traction bovine, chevaline et asine, tels ceux du groupe français PROMMATA, x particulièrement prisés pour le maraîchage, ou ceux du groupe luxembourgeois Schaff mat Päerd xi (Travaille avec des Chevaux), tous deux dédiés au développement de produits ergonomiques pour les utilisateurs comme pour les animaux. Un des points forts de la journée « pro » était l’examen des outils reproduits par les forgerons et les tourneurs du musée sur la base d’objets trouvés lors des fouilles, par exemple, du puits principal de l’abbaye. Les guides ont aussi pris le temps d’expliquer la reconstitution des granges surélevées et des fameuses « pit-houses » (habitations semi-souterraines) du village médiéval.
Présentation de l’équipementier PROMMATA : André Kammerer (Alsace) et Daniel Viry (bouvier venu du travail de débardage à cheval), Pascal Durand (Photo C. Griffin-Kremer)
Les travaux pratiques, utilisant le même outil tiré par un des gris rhétiques de Gerd Döring du Groupe de Travail Attelage Bovin allemand (Photo C. Griffin-Kremer)
Présentation par Paul Schmit de l’équipementier luxembourgeois Schaff mat Päerd (Photo C. Griffin-Kremer)
Schaff mat Päerd distingue ses prototypes (en jaune) des instruments déjà commercialisés (en vert) (Photo C. Griffin-Kremer)
Le dimanche suivant les deux jours de colloque était consacré au public, la réouverture gratuite du musée pour la belle saison. Les organisateurs espéraient attirer 2 000 entrées, mais il y avait plus de 3 000 visiteurs, enchantés par les travaux avec les bœufs, les vaches et les chevaux, ainsi que par les activités pour les enfants, tels l’atelier de tissage à tablettes, ou la « voie » de la laine, du cardage à la couture.
L’attelage de chèvres du Laboratoire de Plein-Air Lauresham (Photo L. Muney)
Le bouvier alsacien Philippe Kuhlmann en train de débarder avec des bœufs de race Vosgienne de Lauresham, attelées au joug à coussins intégrés qu’il a lui-même inventé (Photo Astrid Masson)
Démonstrations par les bénévoles du musée de toute la chaîne de production des textiles en laine (Photo L. Muney)
L’atelier pour enfants de tissage à tablettes dans le centre multi-activités de Lauresham (Photo C. Griffin-Kremer)
Inauguration de l’exposition sur les jougs « Yoke – Joug – Ayoko / Une histoire culturelle du joug à travers les millénaires », 10 mars-28 avril 2024 (Photo C. Griffin-Kremer)
L’un des points forts dépendant des communications en salle et l’exposition sur les jougs était la vidéo préparée par le Slovene Ethnographic Museum (SEM) sur le processus de conservation d’un joug très utilisé, du moment de sa donation au musée jusqu’à ‘à son transport à Lorsch pour prendre sa place dans l’exposition. Il ne manquait effectivement pas grand-chose concernant les types de joug venus de 15 pays : du joug chinois à fourche aux toutes dernières expérimentations d’un joug combiné sur la base du collier réglable à trois points, le tout représenté méticuleusement dans le catalogue.
La pièce centrale de l’exposition
Un même jeu exposé et illustré dans l’essai photographique de la vie traditionnelle en Roumanie proposé par Vlad Dimitrescu, collaborateur régulier de Lauresham / Lorsch. XII
Il y avait bien entendu les débats sur les races bovines les plus aptes pour le travail, enrichis par la visite des bouviers galiciens d’Espagne, qui en ont fait une partie importante de leur campagne en faveur de la reconnaissance de leur patrimoine régional auprès de l’UNESCO.
Un Gris rhétique avant le débardage (Photo D. Viry)
L’Allemand Gerd Döring avec ses deux Gris (Photo L. Muney)
Lauresham utilise toute une étable de Gris Rhétiques ainsi qu’une paire de Vosgiennes et des Rotvieh (Rouges). Le Groupe de Travail Attelage Bovin allemand a amené des Gris supplémentaires, une course aujourd’hui promue pour le triple usage (lait, viande, traction). xiii Ils ont travaillé tout à côté du stand pour la promotion de la race xiv et celui du GEH, le groupement allemand dédié à la conservation des courses à petits effectifs en général. XV
Matthias Höwer derrière son Fritz, Glanrind ou Rotvieh (Photo C. Griffin-Kremer)
La table de présentation des peluches, « best-sellers » de la boutique de Lauresham, modélisées sur la paire originale de Gris de Lauresham, Darius et David (Photo L. Muney)
Pour rappeler la fragilité des efforts de conservation des races et l’attachement des bouviers à leurs bêtes, la séance de débardage en forêt devait inclure des Vosgiennes, xvi des Gris, xvii le Rotvieh (Glanrind xviii ) et un Fleckvieh, xix ce dernier particulièrement apprécié par les Allemands pour le perfectionnement de son dressage à la conduite en lignes, tout comme un cheval, mais… le bœuf est mort subitement peu avant le congrès. En contrepartie de cette déception, nous avons assisté à la fête d’anniversaire d’un des Gris, David, pilier des travaux au musée, tandis que ses meneurs mangeaient son gâteau….
Claus Kropp avec le gâteau d’anniversaire de David (Photo L. Muney)
Les jougs à coussins intégrés de Philippe Kuhlmann, illustrés dans le catalogue de l’exposition, p. 73.
Véronique et Michel Nioulou avec les chasse-mouches que confectionne Véronique et le joug sur lequel Michel a travaillé pendant la journée de démonstration, à côté d’autres jougs apportés par l’équipe française (Photo C. Griffin-Kremer)
Le musicien et jougtier Gilles Péquignot en conversation avec Barbara Sosič, directrice de la collection agricole au Musée ethnographique slovène (SEM), parmi les contributeurs majeurs à l’exposition et au catalogue (Photo L. Muney)
Le contingent français de bouviers et de bouvières a largement contribué à l’animation de l’événement : jougtiers, équipementiers, chasse-mouches, toute une panoplie de jougs régionaux et d’innovations. La discussion sur le confort animal, le ferrage, mais surtout sur la maniabilité des jougs ou des colliers, est loin d’être terminé, et le dernier joug du catalogue de l’exposition montre une toute récente expérience avec un jeu combinant le collier à trois points et un nouveau système de réglage. xx
Le forgeron-ferrier de Lauresham (Photo C. Griffin-Kremer)
Les divers fers, à bœuf ou à cheval, qu’il fabrique (Photo L. Muney)
Bien entendu, il y a eu naturellement beaucoup de discussions sur le contexte complet qui sous-tend toute utilisation réaliste de la traction bovine : sélection des animaux et promotion des races, conservation des métiers (jougtiers, bourreliers, maréchaux-ferrants), surtout les savoir -faire, ainsi que les conditions diverses encourageant des exploitations plus petites. Les Nord-Américains profitent évidemment du succès massif du modèle Amish et de leurs Horse Progress Days, qui génèrent un marché solide pour les équipementiers, bourreliers et autres. La situation à la fois comparable et différente des pays représente a fourni beaucoup de matière à réflexion, que ce soit en Inde, en Ouganda, aux Pays Bas, en Belgique ou au Luxembourg, en Espagne, en France, au Canada, à Cuba, en Irlande, en Italie ou en Autriche. De même que sur les institutions qui peuvent impulser le mouvement, tels les grands musées représentés – Colonial Williamsburg, Howell Living History Farm, The Henry Ford, Lauresham ou le Hessenpark – qui ont les moyens pour entreprendre des « re-enactments » (reconstitutions) à échelle réelle.
Cette réunion d’acteurs aussi divers est de bon augure pour l’avenir, tout d’abord grâce à la parution des actes, annoncée pour 2025. Côté contacts humains, il y a eu un sentiment de solidarité et un élan renouvelé. Une participante, à la tête de la ferme du Domaine Dahlem à Berlin, a noté un point commun à presque tous : un sentiment de « reconnexion » à la terre par un travail manuel qui oblige à apprécier la teneur, l’humidité, l’ éventuel compactage, la battance de la terre (Astrid Masson). xxx
Aperçu de la séance consacrée aux traces (ou manque de…) dans l’analyse ostéologique des effets de l’attelage (Photo L. Muney)
Jim Slining, représentant de Tillers International, xxii sur la création de modèles d’agriculture utilisant la traction animale (Photo L. Muney)
Avec 34 interventions à l’intérieur, le premier jour, et 10 pendant le second –outre les démonstrations commentées en plein-air – le temps est passé vite ! Mais il est possible d’évoquer au moins quelque chose avec un des fils conducteurs. La préoccupation évidente des archéologues était la question d’éventuelles traces d’un travail attelé détectable sur les os des bovins trouvés lors des fouilles. Mais il faut bien noter qu’ils s’intéressent tout autant aux pathologies en général pour comprendre le vivre-ensemble des humains et des bovins. Les intervenants d’honneur ont tous repris ce sujet des relations entre les espèces au sein d’une communauté, surtout celle d’une coexistence.
Les historiens, ethnologues, éthologues et représentants de musées qui ont succédé aux archéologues ont souligné les continuités et les ruptures dans l’évolution de la traction bovine. Il existe un large consensus sur la valeur des films pour préserver les savoir-faire, et nous avons également évoqué l’étrange absence de visibilité de la traction bovine et animale dans le discours académique ou des décideurs. Le rôle des musées de plein air et d’autres sites historiques était de nouveau mis en avant en tant que lieux de transmission de savoirs, tout comme ils peuvent contribuer à la compréhension du patrimoine culturel et à l’amélioration de la vie quotidienne des agriculteurs du monde entier. Dans le contexte du patrimoine, plusieurs intervenants ont évoqué la préservation et la promotion des races bovines locales en tant qu’importants marqueurs d’identité.
En cohérence avec sa préoccupation du bien-être humain et animal, l’Oxen Clinic Uganda vise l’introduction d’innovations basées sur l’agriculture de conservation, la fabrication locale des outils et l’amélioration du jeu de garrot.xxiii
Enfin, il y avait de nombreuses communications sur de nouvelles visions de l’usage de la terre, de l’application des principes de l’agro-écologie, mais aussi l’importance des bovins dans les traditions religieuses et au niveau des représentations symboliques. , par exemple, en Inde et en Afrique, autant qu’en Nouvelle Angleterre.
Ces préoccupations faisaient écho aux objectifs des représentants du Land de Hesse, exprimés en début de colloque : l’agriculture soutenable, le souci du territoire et son développement à l’avenir. Ils soutiennent la publication des actes du symposium qui sortiront en 2025. Ceux-ci promettent d’être aussi réussis et encore plus volumineux que ceux issus du congrès « Draft Animals in the Past, Present and Future », également publiés par l’Université de Heidelberg. xxiv
« Et maintenant, que faire ? » : à cette question récurrente soulignons un projet immédiat, puisque Lauresham / Lorsch fonde un centre de recherche et de formation pour la traction bovine qui pourra centraliser les efforts et servir de « hub » de communication entre les acteurs éparpillés autour de la planète. xxv
Cozette Griffin-Kremer
Les premiers participants arrivés rassemblés autour d’une des vedettes du congrès (Photo L. Muney)
Remerciements aux participants qui ont fourni les photos : Astrid Masson, Lauren Muney et Daniel Viry
Le Groupe de Travail Attelage Bovin allemand propose un rapport très complet (en allemand) et des vidéos avec des points forts des communications, des démonstrations en plein air et des entretiens avec des participants. Un autre curriculum vitae du Dr Devinder K. Sadana pour l’équipe RRAN avec photos est également disponible. Rapport pour l’AIMA (Association Internationale des Musées Agricoles) en anglais .
Pour rappeler le côté imprévisible des rencontres, le jour d’arrivée (7 mars 2024) pour la plupart des participants, coïncidait avec une grève générale des Chemins de Fer Allemands (Deutsche Bahn) et de la Lufthansa, ce qui a empêché une dizaine de participants à venir….
Le village tranquille « médiéval » reconstitué de Lauresham à Kloster Lorsch attend son public et les participants au Symposium le dimanche matin (Photo C. Griffin-Kremer)
Remarques:
je Tous les liens Internet étaient accessibles au 15 avril 2024
viiiYoke-Joug-Ayoko, Une histoire culturelle du joug à travers les millénaires , catalogue accompagnant l’exposition spéciale du 10 mars au 28 avril 2024, p.14, voir Mainzer Bücher verschiedenen Inhalts 72 (Codex Laureshamensis), 34v.
xvii Les Gris Rhétiques y sont décrits comme les « allrounders from Switzerland », mais sont élevés aussi dans des pays avoisinants, voir Das rätische Grauvieh / Albula en allemand et en anglais
Voici la retranscription sur le blog de l’article Facebook de Pascal Durand.
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Petit retour sur le « World Draft Cattle Symposium 2024», congrès international sur la traction bovine qui vient de se tenir en Allemagne. Merci beaucoup à Claus Kropppour l’organisation et l’invitation!
30 pays représentés, 10 000 ans de domestication des bovins, des traces d’attelage depuis environ 5500 ans… Actuellement les bovins restent encore les animaux de travail les plus utilisés dans le monde. Vaste sujet, abordé avec une journée en salle, une journée avec des explications et applications pratiques sur le terrain et le dimanche, des démonstrations ouvertes au grand public. L’archéologie était très représentée, sans doute à cause des traces d’attelage datant de 3 500 av. J.-C. ainsi que des financements de l’UNESCO! Nous avons également pu voir divers exemples actuels ou problématiques d’Europe de l’Est, d’Afrique, d’Inde, du Royaume-Uni, des USA…
Bien sûr, l’accent a été mis sur l’intérêt de la traction animale et de la traction bovine face aux problématiques écologiques, climatiques, sociales actuelles. La traction bovine est une partie non négligeable de la réponse aux problématiques énergétiques et agronomiques de l’agriculture mondiale, même si, à l’échelon de nos pays riches, c’est loin d’être une évidence.
Pour mémoire, la surface agricole représente 10% de la surface de la planète, soit 3% de terres arables ainsi que 7% de pâtures et autres cultures pérennes, les animaux étant donc disponibles partout pour travailler!
Ma maitrise de l’anglais ne me permettant pas de faire un compte-rendu détaillé de ce congrès, j’espère que, comme pour le symposium de 2021 (« Draft animals in the past present and future »), un livre sera publié prochainement. Lors de telles conférences, je me dis que je devrais pratiquer quelques mois avec des vaches anglophones pour progresser en anglais et profiter au mieux de ces échanges !
Le samedi, des ateliers pratiques sur l’approche du bovin nous ont encore une fois clairement montré la diversité des manières de faire: finesse, psychologie ou autorité… Merci Anne et Astride! Nous attendons avec impatience la nouvelle édition du livre et surtout l’espérons dans une langue plus accessible pour nous que l’Allemand!
Taille de jougs, forge, liage, principes d’attelage, attelage en paire au collier…, bien intéressant tout cela ! Je regrette un peu que le travail seul aux guides n’ait pas été représenté, c’est pourtant une pratique très répandue dans le monde, en dehors des Occidentaux ! Et c’est sans doute une solution d’avenir pour le travail de précision dans un contexte où le manque de main-d’œuvre agricole est récurent.
Pour ma part, j’ai pu présenter pendant un peu plus d’une trentaine de minutes sur une pelouse « Prommata, Prommata International », la Kassine et ses techniques agro-écologiques associées et ensuite, faire une démonstration avec les disques et la sous-soleuse! C’était vraiment court !!! Quelques photos ou vidéos projetées la veille auraient permis une explication plus claire et plus précise.
Notre démonstration « artisanale » faisait pâle figuré à côté des outils Luxembourgeois qui présentaient mieux mais que nous n’avons pas vu au travail. Les acteurs de la traction bovine française étaient biens représentés. Nous n’avons pas brillé par la maîtrise de l’anglais mais par les activités pratiques : taille de jougs, vire-mouches, menage de bovins, ostéopathie (bien cachée !), musique , outillage et techniques modernes… Merci l’équipe !
Étant repartis tôt le dimanche, une alliance avec la Belgique a permis de continuer les démonstrations de Kassine grâce à Yves : bœuf allemand, pilote de Kassine belge et machine française !
En conclusion, la traction bovine a une histoire énorme, une réalité actuelle évidente mais pour faire face aux nécessités et envies modernes, il faut mélanger tout cela et prendre le meilleur! Pour garder les savoir-faire, il faut que les pratiques et les outils évoluent. Des techniques de dressage douces, des harnachements confortables, des outils modernes constructibles et réparables localement, des techniques agronomiques adaptées… On est sur le chemin mais il reste un long parcours à faire!
2023 et début 2024 viennent de voir la création de deux associations autour de l’attelage bovin, pour leur promotion, leur reconnaissance. Elles permettent aussi l’organisation d’évènements dans un cadre structuré.
L’association « Attelages Bovins d’Aujourd’hui » est issue des nombreuses rencontres de bouviers d’Alsace sous l’égide de Philippe Kuhlmann en collaboration avec l’Ecomusée d’Alsace ». L’idée germait déjà depuis longtemps, mais du fait de l’éloignement, du manque de disponibilité de chacun, la chose n’aboutissait pas.
Parallèlement, et en complémentarité des rencontres d’Alsace, Corentin Huber et Léonnie Biteau, deux jeunes bouviers, avaient projet de faire au moins une rencontre dans une autre région afin de toucher d’autres publics trop éloignés de l’Est de la France pour s’y rendre et de présenter d’autres pratiques de l’attelage.
L’association « Attelages Bovins d’Aujourd’hui » n’étant alors pas encore créée, pour un soucis de délais d’organisation d’une rencontre prévue qu’ils envisageaient presque un an plus tard au centre de la France en Creuse chez la famille Durand, Léonnie et Corentin ont créé une structure associative à minima pour cette rencontre hors Alsace.
Durant les trois jours en Creuse le but de toucher de nouvelles personnes concernées ou intéressées par l’attelage bovin a été plus qu’atteint. Les participants, jusque là pour la plupart inconnus de notre réseau, sont apparus et l’idée de faire périodiquement une rencontre nomade dans les différentes régions de France a émergé et c’est imposé comme un projet plus qu’intéressant. L’association a donc pris une dimension inattendue portée par l’enthousiasme et le dynamisme des gens présents.
Ceci n’empêchera nullement le rapprochement des deux associations d’autant plus que de nombreuses personnes « piliers » participent aux deux rencontres et la plupart sont en relation constante. Elles pourront par leur synergie développer encore plus la pratique. De chacune de leur histoire ont émergé deux associations, mais elles vont dans le même sens et seront complémentaires du fait de leur proximité de membres participants.
A titre personnel, j’ai donné l’autorisation d’utiliser le nom de mon Blog « Attelages Bovins d’Aujourd’hui » à l’association issues des rencontres de chez Philippe Kuhlmann. C’est un nom qui est déjà connus de nombreuses personnes et est la continuité associative de mon travail personnel et individuel que j’essaye de présenter en fédérateur.
La seconde association a pris, suite à l’engouement et au désir unanime de la prolonger pour pouvoir organiser des rencontres nomades, le nom de « Association française des meneurs de bovins ».
J’ai mentionné sur ma page d’accueil, « Tous les parcours sont intéressants, et tous sont respectables », il en est de même pour les associations.
suite à la dernière rencontre des bouviers et dans la continuité de la quinzaine de rencontres passées, il a été décidé la création d’une association permettant d’assurer un cadre officiel à nos activités bouvières.
C’est désormais chose faite !
J’ai le plaisir de vous annoncer que l’association internationale Attelages Bovins d’Aujourd’hui (ABA) a été officiellement déclarée en préfecture le 04/01/2024 et que la publication au journal officiel a été effectuée le 09/01/2024.
L’objet de l’association est donc de :
Promouvoir la traction bovine au niveau national et international
Informer le public sur les différents modes d’attelages et de traction bovine pratiqués aujourd’hui
Soutenir les activités nationales et internationales en lien avec la traction bovine
Organiser des rencontres et des échanges entre les différents acteurs de la traction bovine
Soutenir les projets en lien avec la traction bovine
Proposer des formations en lien avec la traction bovine
Collecter, conserver et diffuser les savoirs et savoir-faire en lien avec la traction bovine
Etablir un lien entre les pratiquants et les aspirants de la traction bovine
Développer la dimension internationale de la traction bovine et favoriser les échanges avec les autres pays
Nous nous réunirons lors de la17ème rencontre des bouviers qui se tiendra à l’Ascension du 8 au 12 mai 2024
Concernant les modalités d’adhésion, il a été défini une cotisation annuelle de 15€.
La campagne d’adhésion 2024 est ouverte et vous pouvez adhérer par chèque à l’adresse postale Association Attelages Bovins d’Aujourd’hui – Le Mail – 23270 CHATELUS-MALVALEIX.
Initiée par deux jeunes passionnés et développée grâce à un mouvement collectif dans la Creuse en 2023. l’Association Française des Meneurs de Bovins (AFMB) a pour mission de rassembler, éduquer et promouvoir les pratiques liées à la traction bovine en France. L’AFMB est née de la volonté commune de meneurs et d’amoureux des bovins de partager leurs connaissances et leur passion. Notre association réunit des membres de tous horizons. Que vous soyez du monde agricole, passionné ou simplement curieux, vous êtes les bienvenus au sein de notre communauté.
Nos objectifs :
• Promouvoir la traction bovine : L’AFMB s’engage à sensibiliser le public sur l’importance de la traction animale bovine dans l’agriculture moderne. Nous croyons en son aspect durable et respectueux de l’environnement.
• Éduquer et former : Nous cherchons à partager notre savoir-faire, de soins aux bovins et de pratiques agricoles respectueuses des animaux. Des ateliers, des formations et des événements éducatifs seront organisés pour promouvoir ces compétences.
• Créer un réseau d’échange : Faciliter la communication et l’échange d’expériences entre les bouviers de France et d’ailleurs. Nous croyons en la force du partage d’histoires, de conseils et d’expériences pour enrichir notre communauté.
Nos projets :
• Rassemblements et événements : L’AFMB prévoit d’organiser des rassemblements annuels, des démonstrations, des échanges de savoir-faire, de soins aux bovins et des artisans pour mettre en avant le travail des meneurs et promouvoir la traction bovine. L’édition 2024 sera du 20 au 22 septembre chez Agnès et Luc BERNARD à la ferme d’Héliacynthe à COURGENARD dans la Sarthe.
• Collaborations avec les acteurs du milieu : Nous souhaitons établir des partenariats avec des établissements agricoles et des organismes publics ou privés ainsi que d’autres associations dont l’association Attelages Bovins d’Aujourd’hui, pour renforcer nos actions et promouvoir ensemble la traction animale.
• Soutien aux initiatives locales : L’AFMB encourage la mise en place de projets locaux favorisant l’utilisation responsable des bovins dans l’agriculture et le monde d’aujourd’hui. Rejoignez-nous dans cette aventure passionnante des meneurs de bovins. Ensemble, mettons en place une relation respectueuse entre les hommes, les bovins et la terre. Restez connectés pour suivre nos actualités, événements et initiatives à venir.
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