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A vendre jeune génisse manipulée issue de lignées d’attelage, (23)

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À vendre :
Génisse vosgienne de 6 mois
Très calme, manipulée tous les jours.
Sa mère vient du troupeau de Pascal Durand
Son père de celui de Jo Durand
Elle s’appelle Unie

Contact:

lepaindesoiseaux@mailo.com

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Rassemblement autour de la traction bovine, 22, 23 et 24 septembre 2023, Gentioux Pigerolles (23)

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    Quand deux jeunes bouviers de 20 ans et 26 ans décident de créer un nouvel événement autour de la traction bovine, on se dit que le renouveau qu’on sent frémir depuis déjà quelques années est en train de se manifester encore plus concrètement.

    Léonnie Biteau, 26 ans, originaire de Vendée, est issue de l’Académie des Bouviers du Puy du Fou, propriétaire de deux bœufs Highlands dressés et dresseuse de deux bœufs maraîchins pour l’association des darioleurs de Vendée (le dariolage est un chant pour mener les bœufs pendant le travail) .

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    Corentin Huber, 20 ans, originaire d’Alsace, attelle des bovins avec son grand-père André Kammerer depuis qu’il a 12 ans, il a peaufiné le dressage d’une jeune génisse Vosgienne. Une rencontre internationale de bouviers a lieu depuis de années en Alsace articulée autour du savoir-faire de Philippe Kuhlmann de Soultzeren (68). Corentin avait l’idée depuis longtemps d’organiser un rassemblement de bouviers qui serait plus central au niveau géographique ou du moins de le rendre itinérant en France d’année en année pour permettre un accès plus facile à de nouveaux publics qui, jusque-là, ne pouvaient y prendre part pour des raisons d’éloignement géographique. Ainsi, la formule permet de multiplier, d’enrichir et de mettre en complémentarité les différentes approches de la traction bovine avec des utilisateurs diversifiés, et des techniques variées. 

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    Après avoir beaucoup attelé avec son grand-père chez eux ou chez Philippe Kuhlmann pour travailler leurs animaux et apprendre auprès de cet incontournable dresseur, Corentin a rencontré la famille Durand, Joseph (Jo) le père et Pascal le fils. Il a découvert auprès d’eux le travail de précision en maraîchage aux guides, en solo et au collier que pratique au quotidien Pascal Durand sur sa ferme de Gentioux Pigerolles. A la découverte du lieu et d’un savoir-faire différent mais complémentaire de celui jusqu’alors rencontré chez Philippe Kuhlmann, l’organisation du rassemblement qu’il rêvait de mettre en place, lui paraît alors évidente à organiser ici. L’idée fait son chemin et, rejoint dans sa démarche par Léonnie croisée lors de précédentes rencontres de bouviers en Alsace, ils décident en concertation avec la famille Durand de mettre en place un rassemblement de bouviers en Creuse pour l’année 2023 avec l’idée de le rendre à l’avenir, nomade d’une fois sur l’autre.

En préambule au rassemblement, les voyages de Corentin, Léonnie et celui de Mathilde et James Prevost

    Trois voyages réalisés avec les animaux ont été entrepris avant le rassemblement pour rallier à pied Gentioux Pigerolles. Les deux premiers, dans le cadre de l’opération nommée « La corne rose » ont permis de collecter des fonds au bénéfice de la ligue de lutte contre le cancer et le second pour l’association « Trait d’union Limoge» qui aide plus particulièrement les enfants malades du cancer. La collecte conséquente de 8000 euros a été une franche réussite.

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    Corentin et son grand-père André Kammerer sont partis d’Alsace avec leur génisse Modestine et ont fait 750 kilomètres. Léonnie est partie avec les deux bœufs Safran et Bouleau de Lathus-Saint-Remy dans la Vienne et a parcouru 150 kilomètres. Mathilde et James Prevost avec leur fille Calli partis de Saint Maurice la Souterraine avec leur taureau Satanas et Perrine une ânesse, ont fait environ 90 kilomètres.

22, 23 24 Septembre 2023 : un rendez vous réussi

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    Le tour de table du vendredi au début de la rencontre permet à la trentaine de personnes de se présenter. On constate que beaucoup des participants ont en projet, sont en cours d’installation ou déjà installés professionnellement et qu’ils ont tous quelque part l’intention d’utiliser la traction animale et plus particulièrement la traction bovine. Certains ont déjà leurs animaux en cours de dressage et d’autres travaillent déjà depuis plusieurs années.

Les autres sont soit utilisateurs de bovins de travail pour les manifestations ou pour une utilisation personnelle hors activité professionnelle, soit sont intéressés à découvrir cette pratique.

Pendant ces journées, une part des participants n’a pu rester les trois jours, mais on peut dire qu’au moins quarante personnes professionnelles, ou en passe de l’être, ont été présentes sur les deux jours.

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    L’après-midi de samedi, on compte soixante quinze personnes sur l’espace du rassemblement. Les deux journées techniques du vendredi et samedi sont plutôt orientées sur le travail en solo et en guide au collier.

Sont présents sur le site, les animaux dressés de  Pascal Durand (Pattuki, Merise et Tomillo), la génisse Modestine d’André Kammerer menée par Corentin Hubert, Jacaranda la vache Pie noire Bretonne et son veau Unefleur de Luc et Agnès Bernard, Bouleau et Safran la paire de bœufs Maraîchin de l’association des darioleurs de Vendée dressée par Léonnie Biteau, Tilia la génisse de Jo Durand, le taureau Jersiais Satanas de james et Mathilde Prevost ainsi que leur ânesse Perrine.

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    Pascal le maître des lieux, tout au long des deux journées techniques, présente et travaille autour de l’utilisation de la Kassine de Prommata, un outil multifonction et modulable. Un accent tout particulier au sujet de la sécurité pendant le travail avec les animaux est souvent mis en avant.

Il met aussi en évidence les différentes problématiques liées au travail avec un animal, les rythmes, la force de l’animal et l’adaptation des méthodes et de l’outil à celle-ci, les comportements à tenir selon celui de votre bovin… Pascal présente aussi le travail de la terre en suivant les courbes de niveau ainsi que les façons culturales en fonction de l’état du sol, de la météo, de la force de l’animal…

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    Dans l’optique d’expliquer comment ménager les animaux, les bons réglages des outils, du harnachement, en particulier du collier, sont abordés à plusieurs reprises. Il explique l’intérêt de l’utilisation du caveçon et de la problématique de sa fabrication. Vincent Grande, sellier à Glange (87), est venu présenter des modèles prototypes qu’il développe en collaboration avec un ferronnier sous les directives de Pascal.

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    Différents animaux à plusieurs stades de dressage permettent de voir l’évolution et les techniques adaptées pour amener progressivement le bovin au travail que l’on souhaite obtenir de lui. Pascal a pu ainsi présenter Tomillo, un jeune mâle Vosgien déjà bien manipulé. Celui-ci mis aux guides lui permet d’aborder la manière de se comporter et de réagir avec un jeune animal en dressage.

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    On peut voir aussi avec Léonnie Biteau, l’évolution du comportement au travail de la jeune paire de Maraîchins mis au joug double de corne seulement quelques jours avant et menés de derrière aux guides. Ils étaient jusqu’alors au joug double de garrot menés de devant ou de derrière. On voit sur ces trois jours l’évolution et les progrès de la paire sur des petits débardages effectués tout au long du rassemblement. Les meneurs de l’Association des Darioleurs de Vendée utilisent la paire avec le joug de garrot et réalisent quelques débardages.

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    Laurent Martin des Herbiers en Vendée est présent le vendredi. Il vient de créer son entreprise « Deux mains quatre cornes »  et propose de la formation sur l’attelage bovin, des prestations, et de la médiation animale. Pendant sa journée de présence, il mène différents animaux, dont la paire de Maraîchins.

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     Corentin Huber travaille avec Modestine à différentes taches dont le passage du rouleau brise- fougères.

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    Eline Hoefsloot dresseuse de bovins et de chevaux, comportementaliste animal, est sur place le samedi pour présenter sont activité. Elle a aussi apporté un stock de colliers suisse anciens à trois matelassure remis en état. Ils permettent ainsi à certains de pouvoir se fournir directement dans la pièce maîtresse du harnachement.

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    Samedi en fin d’après midi, la plupart des attelages prennent la route en direction du bourg de Gentioux Pigerolles afin d’être prêts pour les animations de dimanche lors de la manifestation grand public organisée avec différentes associations de la commune. Le samedi soir, la soirée est ouverte avec un spectacle de contes après lequel s’enchaîne un bal traditionnel Limousin mené par Alexandra Lacouchie (violon) et Anne Riveau (accordéon diatonique), deux des meilleures musiciennes traditionnelles du Limousin.

    Dimanche, un marché de producteur se déroule sur la place du village enrichi de l’entreprise « Randoline concept » qui propose du matériel de randonnée animale comme des bâts, diapasons ainsi que l’escargoline (petite voiture à traction animale adaptée au transport de personnes à mobilité réduite). On peut aussi manger sur place auprès des différents stands de restauration rapides et locales.

 

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     Votre serviteur présente des jougs de sa fabrication et taille en démonstration un joug neuf. Véronique mon épouse présente la fabrication traditionnelle de vire-mouches en fils torsadés. L’après midi Léonnie et Corentin présentent un petit film sur leurs aventures vagabondes et bovines de « La corne rose » qui a permis d’expliquer les raisons d’entreprendre de telles expériences et de vivre le quotidien de plusieurs dizaines de jours de voyage et de nomades avec des animaux. Une parcelle mise à disposition au bas du bourg permet aux animaux et à leurs bouviers de réaliser pour le grand public des démonstrations de travail. A cette occasion, on croise Philippe Kuhlmann qui, en plein déménagement de sa ferme de l’Alsace vers la Creuse, prend un peu de temps pour venir rencontrer toutes les connaissances du milieu et faire aussi de nouvelles rencontres.

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     Ces trois jours confirment le renouveau et le conséquent intérêt croissant pour la traction bovine et animale en générale. Le nombre de projets évoqués lors des tables rondes ou des discussions ne peut que ravir tous les passeurs de savoir-faire. Cependant, la transmission de l’immatériel ne tient toujours qu’au vivant et le vivant est précaire. Il est nécessaire de travailler tous dans le même sens à multiplier les collaboration entre meneurs et dresseurs expérimentés, ainsi que les occasions de transmissions par des formations et des rencontres. C’est un point capital si l’on veut que ces pratiques millénaires, même si elles sont bien ancrées dans « l’aujourd’hui », restent connues, pratiquées et participent de plus en plus à la vie des territoires, au maintien des races de bovins, des paysans, de l’homme .

    C’est pour cette raison qu’il est très encourageant de voir que ce rassemblement est un vrai laboratoire de rencontres et d’échanges. Les nombreux participants peuvent ici à loisir, s’informer, échanger, se convaincre ou se faire peur, partager, prendre des contacts, apprendre, mener des animaux. Bref ils peuvent se faire une idée, conforter leurs projets et se nourrir de l’énergie de passionnés engagés.

Ils pourront ainsi avancer vers un futur où, plus tard, ils transmettront à leur tour leurs savoir-faire acquis avec l’expérience qui, un jour peut-être, a débuté à Gentioux Pigerolles.

     Un énorme merci à Pascal Durand et à Mélanie sa compagne pour la co-organisation, leur accueil et leur gentillesse.

    Merci à Pascal pour sa pédagogie et sa disponibilité auprès de tous.

    Merci à Jo qui motive toujours beaucoup les jeunes à l’attelage et qui n’est pas avare de conseils.

    Merci à Léonnie et Corentin qui, au regard de la participation importante, ont réussi leur première organisation.

    Merci à tous les participants pour leur présence au rassemblement.

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Premier Rassemblement autour de la traction bovine du 22 au 24 septembre 2023, Gentioux-Pigerolles (23) .

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Cette année 2023 est particulière. En effet, va se dérouler une rencontre des bouviers en Alsace du 18 au 21 mai mais aussi le premier rassemblement autour de la traction bovine du 22 au 24 septembre en Creuse.

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 Communiqué par Corentin Huber .

Bonjour à vous chers voyageurs(euses) en quête de nouvelles expériences.

Je sais que nous sommes tous très attirés par la connaissance, le savoir et plein d’autres choses qui se rapportent à notre jolie discipline.

C’est pourquoi, je peux officiellement annoncer la création d’un nouvel évènement pour nous rassembler autour des bovins. Je vous invite donc à nous rejoindre du 22 au 24 septembre 2023 sur la commune de Gentioux-Pigerolles en Creuse.

En cherchant à compléter les rencontres faites en Alsace qui se déroulent annuellement à une date et endroit fixe, nous avons eu envie de proposer un nouveau lieu dans une nouvelle région à une date totalement différente. Cela permettra peut-être aussi de la rendre plus accessible à toute la partie sud-ouest de la France, mais aussi à tous ceux qui ne peuvent point se libérer pour l’Ascension. De plus, le thème sera différent. Nous aborderons le dressage aux longues rênes et au cordeau pour une utilisation en maraîchage. Le travail sera essentiellement fait en solo. Ce sera la suite de la rencontre de Mai prévue en Alsace.

L’idée de ce rassemblement est de réunir tous ceux qui le souhaitent autour de plusieurs bovins de plusieurs bouviers différents. Cela permettra de voir plusieurs méthodes de dressage en une fois. Nous pourrons donc comparer les résultats ou les progressions de chacun pour comprendre ce qui est le plus adapté en fonction des situations.

Je me permets d’ailleurs de rajouter qui si vous souhaitez venir avec vos bovins cela devrait être possible. Il vous suffit de me contacter pour que nous en parlions au +33 7 83 36 43 59 ou par mail à l’adresse : carnet.adresse.aba@gmail.com

Je rajouterais même que si vous avez du matériel, des prototypes ou autre, que vous souhaitez présenter, nous les intégrerons au programme ce qui enrichira les échanges. Le mieux serait de me contacter également pour nous organiser.

Comme dis plus haut, le rassemblement se déroulera sur trois jours, du vendredi matin au dimanche soir.

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Au niveau de l’organisation, les trois jours se découpent en deux parties.

– La première partie est dédiée à l’échange d’informations autour du thème de ce rassemblement. Tout le temps sera consacré à trouver au mieux des réponses ou des explications à nos interrogations et à nos sujets. Le but est vraiment de pouvoir échanger tranquillement avec les plus intéressés. Nous serons sur la partie technique du rassemblement.

– La deuxième partie se déroulera le dimanche où nous devrions avoir une petite fête de village avec un petit marché de produits locaux. Nous aborderons dans cette thématique de découverte, le sujet de la randonnée avec des bovins et plus généralement du voyage. Cela permettra de parler de vos aventures. Mais aussi de la récolte de fonds pour la fondation contre le cancer fait par trois bouviers venus à pied d’Alsace et de Vendée avec leurs bovins. Là, nous serons sur la partie loisir et découverte, en gardant quand même une petite part de technicité.

Pendant ces trois mêmes jours, il y aura aussi quelques intervenants de prévu comme Prommata ou Randoline. Cela agrémentera nos discussions et nos débats.

Une petite soirée sera organisée le samedi soir pour nous réunir et passer un moment convivial autour d’un petit apéro, avec de la musique, des jeux, …

En parlant de convivialité, les repas se feront autour d’une grande tablée. Nous aurons une base repas de prévu pour tous avec des légumes fournis par Jo Durand. Chacun est libre de ramener ce qu’il souhaite pour agrémenter et partager.

Pour ce qui est du logement, il y a possibilité de camper sur place. Pour une question d’organisation, il sera préférable de me contacter avant. Un simple SMS suffit au +33 7 83 36 43 59.

Je ferai encore tourner des nouvelles plus tard pour ce rassemblement, histoire de confirmer et donner plus de précisions. N’oublier pas de noter la date dans votre agenda, il serait dommage de louper cet évènement pour une faute d’inattention.

Sur cette belle annonce, je vous laisse méditer pour le moment. J’espère avoir été suffisamment clair et surtout j’espère vous revoir ou faire votre connaissance.

A très vite

Corentin HUBER

Les quelques bovins présents sur les photos seront à ce rassemblement.

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Journées d’échange proposées par l’association Prommata, avec un attelage bovin de Pascal Durand, vidéo de télé Millevaches (23)

Descendre du tracteur, arrêter le pétrole. Inventer de nouveaux outils. Devenir complice de l’animal de travail. Bichonner la terre, sans oublier de se ménager soi-même. Et pourquoi pas, atteindre une nouvelle forme de productivité.

En 1950, les animaux fournissaient encore l’essentiel de l’énergie dont l’agriculture française avait besoin. Une révolution verte et vingt-cinq ans plus tard, en 1975, le pétrole était partout et la traction animale, un souvenir. Mais la voilà qui revient. Elle innove, se développe et anticipe à sa façon la fin d’une énergie fossile abondante et bon marché.

Bienvenue à Saint-Moreil en Creuse, aux journées d’échange proposées par l’association Prommata : Promotion d’un machinisme moderne agricole à traction animale.

Vidéo des télé Millevaches que vous pouvez retrouver en cliquant ici

Catalogue des formations traction animale de PROMMATA 2023

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La traction animale en agriculture, viticulture, débardage et prestations de services

 Téléchargez le catalogue des formations complet en cliquant ici: fichier pdf Catalogue2023-2.

L’expérience de l’association Prommata pour, entre autre, la fabrication, la recherche,l’innovation du matériel dans le domaine agricole autour du travail du sol et de l’entretien des cultures depuis bientôt 30 ans sera précieuse dans ces parcours d’apprentissages.

Les formateurs de Prommata sont avant tout des PAYSANS passionnés qui mettent en œuvre chaque jour la traction animale sur leur ferme ; et qui produisent avec ces techniques.

Les rencontrer, c’est aussi visualiser et appréhender ce qu’est une ferme en traction animale… Cela donne des idées et permet de se projeter plus précisément dans son projet.

A vous de voir quels programmes vous seront les plus utiles, les plus efficaces et cohérents par rapport à votre projet initial.
Sachez néanmoins que des compléments d’informations ainsi que des précisions peuvent vous être apportés (téléphone ou mail) par les différents formateurs et qu’aucune question n’est ridicule.
Bonne route vers la traction animale moderne
et la réalisation de votre projet !

« La traversée des bouviers », voyage estival chez des bouviers français, Corentin Huber (67)

"La traversée des bouviers"

A presque une année de notre première rencontre, au détour d’une soirée, il aura suffit d’un simple message lancé sur le ton de la rigolade pour que nous nous lancions le défi de partir à la rencontre des bouviers à travers la France. C’est grâce à cela que, le mois d’août suivant, nous avons commencé notre incroyable aventure « La traversée des bouviers ».

            Le but a été de partir de la Vendée pour rejoindre l’Alsace et la Lorraine, en sachant que les détours risquaient d’être plutôt nombreux.

C’est donc un an après notre rencontre, jour pour jour, que nous nous sommes retrouvés près de Guérande pour partir, deux jours plus tard, vivre une expérience unique en son genre, avec comme règle d’or pour le voyage : “Le programme c’est qu’y a pas d’programme” . On avait juste des adresses et des jours de passage. Le reste s’est décidé au jour le jour, en fonction de nos envies et des opportunités.

 

Voici donc le petit journal de bord tenu par nos soins :

 

–       Mardi 9 Août : Un grand voyage

“Hoppla sech gut*, pour le grand départ”.  Direction le Puy du Fou pour y retrouver plusieurs amis bouviers de l’académie des bouviers du Puy du Fou.

 *C’est bon

            Après une visite guidée de ce site aussi surprenant que magique, nous avons assisté à un enchaînement de spectacles plus beaux les uns que les autres. Une seule et unique réponse nous venait à la fin de chaque spectacle : “WWWWOOOOUUUAAAHOUUU!”

            Non, non, on ne rigole pas, ça a vraiment été la réaction de l’un de nous deux qui n’a eu que ce mot à la bouche tout au long de la journée.

            Nous avons clôturé cette première journée avec l’ensemble des bouviers du Puy autour d’un repas bien arrosé et riche de partage. La nuit fut donc courte pour certains, qui avaient reçu comme un coup de massue sur la tête. (On mettra évidemment tout cela sur le dos de la fatigue)

 

–       Mercredi 10 août : La visite vue de l’extérieur

Après un réveil compliqué pour certains … nous avons pu découvrir à quel point le Puy est immense. L’espace foulé par les spectateurs n’est rien comparé à la superficie totale du parc. Des prairies immenses entourent le site, sans compter les coulisses, les divers bâtiments et les hôtels. Nous avons profité de cette journée pour rencontrer les protagonistes au cœur de notre projet : Les bœufs du Puy-Du-Fou. Ces derniers sont grands et d’une couleur proche du blanc “pour être un maximum visibles lors des spectacles nocturnes”.

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            Pour ce qui est du dressage dressage, les bœufs sont achetés généralement par paires en cours d’apprentissage ou déjà dressés pour réduire le travail des académiciens et aller directement à l’essentiel : obtenir des bœufs prêts pour les spectacles ! Participer aux spectacles leur demande un grand travail de contrôle et un sang-froid incroyable en toute circonstance pour rester stoïques malgré l’agitation, le bruit, les simulations d’explosions, les jeux de lumière… En aucun cas cela ne facilite l’apprentissage, les seuls avantages sont d’avoir des bœufs déjà grands et donc plus rapidement disponibles au travail.

            Pour ce qui est du menage, cela reste standard, comme nous pourrons en voir par la suite lors de notre périple : une personne à l’avant de leurs têtes, et une autre à l’arrière lors des spectacles.

 

            La journée se termine encore rapidement, et quoi de mieux qu’un labyrinthe de maïs géant pour finir ?

 

–       Jeudi 11 août : Premier changement d’environnement

“Direction l’Ecosse, et on pensait pas que c’était si proche de la Vendée”!!

            Comme nous sommes plutôt chanceux, on va dire que l’Ecosse est venue à nous en Vendée. Nous y avons rencontré Vigoureux et Caramel, deux supers Highlands.

 

            Ces deux highlands sont en cours de dressage. Ce qui est intéressant à voir dans leur fonctionnement est plutôt simple à constater mais moins facile à appliquer. Leur corde, qui nous permet de les tenir, et ne sert qu’en cas de danger lors de promenades où nous nous retrouvons à l’avant. Nous avons donc appris à les mener et marcher avec eux sans les tenir, simplement grâce à un bâton que nous n’utilisons que pour avoir un léger contact et demander aux boeufs d’avancer et les cadrer. C’est plus un outils préventif qu’autre chose, car nous l’utilisons de manière vraiment restreinte, le but étant d’avoir un animal marchant de manière coopérative et calme, et non sous la contrainte.

Une seule personne suffit pour mener la paire sans joug. Autant vous dire que les manœuvres sont plutôt intéressantes et compliquées lorsque Caramel décide de n’en faire qu’à sa tête.

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Dans la journée Pauline avouera : «C’est dur d’être à l’aise avec d’aussi grandes cornes derrière soi »

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On va pas se mentir, ce jour-là, il a fait chaud. Donc quoi de mieux qu’une balade dans le marais Poitevin pour se rafraîchir. Et là encore, pour changer, nous avons vu quelques bovins en train de se rafraîchir au bord de l’eau.

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Cela nous a permis de clôturer la journée par un petit restaurant sympathique avec des spécialités Vendéennes.

–       Vendredi 12 : Le retour du grand Wwoouuuuaaahouuu

« Ohhh yeeeeh c’est quand même impressionnant le Puy du Fou »

Nous sommes retournés en Écosse. Ce matin, nous nous sommes levés plus tôt que d’habitude pour aller nous balader à la fraîche. Nous avons pu tester la balade en solo sans corde, de nouveau sur une longue distance. Cela nous a permis de voir comment se déplacent ces bovins, dans les forêts, avec des grandes cornes, en montée et en descente, dans les virages, entre les arbres, proches de clôtures… et croyez-nous, Vigoureux et Caramel sont loin d’être aussi maladroits qu’on pourrait le penser au vu de la taille de leurs cornes. Quand la chaleur est arrivée, après deux heures de marche, nous sommes retournés à l’étable.

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Après une pause à midi, nous y sommes retournés pour essayer le joug vendéen. Julien, qui est à l’académie du Puy du Fou, nous a montré comment lier les bovins à la méthode Vendéenne.

Nous avons enchaîné sur les prototypes de joug de l’un de nos deux aventuriers. Cela a permis à Léonnie, Pauline et Julien de voir la différence de technique entre la plaine et la montagne. En Vendée, où le terrain est principalement plat, les cornes sont stabilisées et bien fixes sur le joug alors que dans l’Est et dans les pays montagneux, nous laissons plus de jeu au niveau des cornes, ce qui permet de limiter les contraintes sur la nuque du bovin sur des terrains escarpés… Mais là n’est pas le sujet de cet article.

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La journée se termine finalement sur la Cinéscénie, et là encore, un seul mot à dire « Wwoouuuuaaahouuu » c’est si impressionnant de voir tout ce monde bouger, toutes ces mises en scène, le décor qui change au fur et à mesure de l’histoire. On va pas mentir, ça nous a mis des étoiles dans les yeux et nous nous sommes vite rendu compte qu’il nous faudrait bien plus qu’un spectacle pour assister à toutes les mises en scènes se déroulant lors d’une Cinéscénie.

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Le spectacle se termine finalement, et nous retrouvons la majorité des bouviers du Puy autour d’un dernier verre (de jus de fruit cette fois, oui ça nous arrive parfois !)

 

C’est sur ces dernières notes que nous avons clôturé cette étape vendéenne riche en rire et aventures.

 

–       Samedi 13 : C’est les Deux-Sèvres ou le Sahara?

« Vingt dieux, c’est pas aujourd’hui qu’on va faire une raclette »

 

Eh oui, une chaleur étouffante nous a pris de court. Heureusement, les bœufs Vosgiens sont résistants ! On vous présente Max et Gaston, deux bœufs Vosgiens encore en cours de dressage. La paire est magnifique, et ces deux mastodontes sont complémentaires.

Cette rencontre a lieu au Musée du Tumulus de Bougon, lors d’une journée de reconstitution sur un site archéologique.

La journée a été rythmée par beaucoup de discussions et d’échanges sur la pratique de la traction bovine avec Jo Durand, Laurent Martin et notre chère Léonie qui a souhaité réaliser un petit bout de l’aventure avec nous. Nous sommes arrivés à la conclusion qu’aujourd’hui presque tous les bovins utilisés (je cite) « manquent de précision ». À vrai dire, nous en sommes convaincus, la barre est suffisante pour assurer du spectacle, mais en aucun cas elle n’est assez haute pour faire de la précision de la précision avec les bovins.

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Le soir, après un petit piquenique, nous avons tenté de dormir à la belle étoile. Cela n’a pas été une grande réussite car au bout de quelques heures, l’orage est venu nous taquiner. Heureusement, Pauline a pu se réfugier sous la tente de Léonnie et Corentin dans notre cher Kangoo.

 

–       Dimanche 14 : Un nouvel arrivant dans notre séjour

« Papy nous a rejoints pour nous faire un petit schmoutz *»

 *Bisous

Vous vous demandez peut-être qui est papy ? Ce n’est personne d’autre qu’André Kammerer, le grand-père et premier partenaire d’aventure de Corentin. Il a fait le choix de quitter l’Alsace quelques jours pour nous rejoindre sur le parcours pour une étape pleine de remise en question et d’échange.

Toujours dans les Deux-Sèvres, il nous a retrouvés pour suivre quelques jours notre périple avec nous. Ce jour-là, il a fait moins chaud et nous avons donc pu voir un peu plus de monde sur le site afin de réaliser et assister à des démonstrations de battage des céréales grâce aux bœufs. Nous avons pu découvrir le fonctionnement d’un tribulum et de quelques autres inventions historiques, après avoir fait un petit essai longues rênes et en paire.

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Par la suite, nous avons laissé Laurent Martin, et nous sommes partis avec Jo et André pour la Creuse.

–       Lundi 15 : La Creuse c’est dépaysant

« On a l’impression d’être seul et perdu mais tout le monde se connaît, c’est très accueillant »

Il faut dire que Jo est une personne très familière pour Corentin et son papy. Cela fait depuis 2009 que notre pèlerin connaît Jo et son grand-père l’avait rencontré bien avant.

Après un ramassage de haricots, nous avons échangé sur l’agriculture actuelle, et sur le fait que les bovins sont de plus en plus sensibles et fragiles, donc moins aptes à faire de la traction animale. Cet échange nous a pris presque toute la journée, nous avons découvert l’endroit où Jo vit en presque totale autonomie.

Par la suite, nous sommes allés voir les quelques bovins qu’il possède.

Cette rencontre nous a permis d’échanger les connaissance, mais dans un échange, le principe est de repartir avec avec, comme dans tout échange, un partage des savoirs. Et justement, ces derniers temps, Jo rencontrait un problème avec sa vache favorite qui marchait mal et refusait souvent le travail.

Pauline, en a donc profité pour nous faire un cours rapide sur les séances d’ostéopathie, autour des impacts du travail, du matériel, du milieu de vie et des irrégularités locomotrices sur l’animal. Tout le monde a donc pu assister et participer à un petit atelier permettant de commencer à développer son ressenti afin de localiser des zones douloureuses, chercher, aider et soulager l’animal. C’est loin d’un diplôme mais ça peut toujours être utile.

La journée s’est terminée vers 1h du matin après avoir monté une tente dans le noir sous la pluie. Bref… on est définitivement toujours aussi bien organisés!!

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–       Mardi 16 : Déjà une semaine que nous sommes partis

« La Creuse c’est humide même sans pluie »

Aujourd’hui, nous avons eu un cours sur les longues rênes, la source principale de travail de Jo, Pascal (son fils) et Mélanie. Le travail aux longues rênes est très intéressant et totalement opposé à celui consistant à tenir l’animal au licol par devant. Il faut apprendre à l’animal à faire son propre chemin et ne pas nous suivre.

Ce voyage, nous permet vraiment de découvrir énormément de choses car le travail aux longues rênes sur des bovins est très rare contrairement au monde équin…

Pascal et Mélanie nous ont raconté leurs histoires et la raison pour laquelle ils sont devenus autonomes en utilisant le travail avec des bovins. Cela nous a permis d’avoir un regard différent sur la société actuelle et le monde dans lequel nous vivons. A noter que la cuisine de Mélanie était excellente !!

 

–       Mercredi 17 : L’heure est à la pratique

« Maintenant ta schness* et on pratique »

C’est bien beau de parler, mais la pratique c’est encore mieux pour comprendre. Avec l’une des vaches appelée Patuki, nous avons fait un petit peu de travail de maraîchage. Pour certains, une initiation aux longues rênes, pour d’autres une initiation au sous-solage et une mise en place de buttes.

*Ta gueule, ta bouche

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Mais pour tout le monde ce fut un grand cours de maraîchage ! Avec une explication du cycle de l’eau, de la terre et de l’environnement d’un potager ou d’un verger. L’apprentissage est intéressant voire même captivant et étonnamment, en l’espace de quelques instants, tous ces vastes sujets ont été abordés avec simplicité.

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Sur sa lancée, Corentin a pris une jeune génisse tout juste au début de son apprentissage et cela pour un long trajet. Le but était d’aller de chez Pascal à chez Jo. En la tenant toujours aux longues rênes. Il faut dire que pour le meneur comme pour la génisse, le trajet est long et éprouvant. Le cerveau est en perpétuelle réflexion chez les deux individus et la force est mise un peu à l’épreuve quand les deux esprits ne s’accordent pas.

 Pour finir, chez Jo, nous avons mangé entourés de woofers qui ont pu rajouter de la richesse à nos échanges.

 

–       Jeudi 18 : L’Écosse ne serait-elle pas un peu de retour

« L’évolution d’une séance d’ostéopathie n’est-elle pas incroyable au fils des jours »

Au fil des jours chez Jo, nous avons pu constater l’évolution de la séance d’ostéopathie faite le lundi. Pour récapituler, suite à la séance, la vache a commencé à boiter encore plus jusqu’au mardi en fin de journée. Le mercredi, elle s’est mise à remarcher plus normalement et son bassin commencé à se remettre droit. On voyait clairement le soulagement apporté à cette vache. Pauline a fait quelques derniers exercices pour être certaine de partir en laissant une vache bien dans son corps derrière elle, avant que qu’elle et Corentin ne plient bagage.

 

Nous sommes allés rencontrer Andy Gadet, un éleveur de Highland, lui aussi bouvier faisant de la traction animale avec des Charolais. Après un échange autour de quelques produits faits par ses soins grâce à son élevage de Highlands, il nous a montré, encore une fois, que les Highlands sont de merveilleux bovins très intelligents.

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Par la suite, nous sommes allés voir sa paire de Charolais extrêmement impressionnante par sa taille, mais les boeufs sont justement si grands que cela finit par rendre leur travail trop épuisant.

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Nous avons fini notre journée vers Allanche.

–       Vendredi 19 : Un peu de repos

« Aujourd’hui, je garde les pieds dans mes schlopps* »

Faut dire ce qui est, on n’a rien fait ce jours-là, mais c’est tout aussi plaisant que de voyager par moments.

Un peu de tourisme, quelques rencontres, … et puis l’appel d’une sainte brasserie qui nous a accueilli pour une visite avec dégustation… Un conseil, si vous passez par Allanche, arrêtez- vous à la brasserie des Estives, vous y serez bien accueillis, parole de dégustateurs !

 *chaussons

–       Samedi 20 : Une rencontre inattendue et si belle

« Faut dire que des bovins sur un site de concours modèles et allures pour chevaux c’est inattendu surtout quand ils appartiennent à un bouvier différent de la personne que nous sommes venus voir »

Alors là, on ne pensait vraiment pas que ça allait arriver. En faisant le tour du concours, on est tombé sur une paire de Salers. On a cru un instant que c’était la paire de André Varay, mais non… Sortis de nulle part, Maurice Chevalier était là, dans un coin du terrain, accompagné de Gaston et Mignon, ses deux bœufs Salers de 10 ans.

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 Nous pensons réellement pouvoir affirmer que ces deux bœufs sont les plus imposants rencontrés durant le voyage. Ils sont magnifiques … et une fois n’est pas coutume, nous avons pu lâcher un autre WAAAAAAAAHOUUUUU !

Maurice est un personnage incroyable qui partage la même passion que Corentin et Pauline : les bovins : il ne peut pas arrêter de pratiquer, ça lui paraît impossible !

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La journée a été très chaude et sans ombre. Tout le monde n’en est pas sorti indemne, les coups de chaleur ont été de la partie. Mais aucune perte à déplorer.

Par curiosité, Pauline a réalisé une séance sur l’un des bœufs, qui s’est avérée sportive vu leur taille et leur corpulence mais pour une première, elle s’en est bien sortie. On aurait dit une enfant devant le nouveau jouet de l’année, des paillettes dans les yeux à l’idée de poser ses mains dessus et d’essayer ses techniques manuelles. Un tabouret n’aurait clairement pas été de refus vu la taille…

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–       Dimanche 21 : C’est la fin, ne partez pas si vite, la dernière journée réserve une surprise et une remise en question.

« Sniff on peut pas arrêter maintenant si ? »

Eh oui c’est le dernier jour de ce périple.

Pour finir en beauté, nous sommes allés voir Jean Luc Guerringue.

En arrivant, il n’était pas seul. Il avait en effet invité un ami apprenti bouvier de quelques mois et une personne avec une année d’expérience aussi !

Notre échange s’est porté vers toute la traction animale avec un regard différent en fonction du panel d’expérience de chacun. Jean-Luc a profité de cette rencontre pour nous montrer sa paire, ses chevaux, son jardin, tout…

jl guerringue traversée corentin. La traversée des bouviers

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C’est sur ces dernières notes que s’achève finalement cette première aventure. Des animaux attendent Pauline pour leurs soins en Lorraine et Corentin aussi doit repartir pour différents rendez-vous et son travail. Mais cela n’est certainement pas une fin en soi, plutôt un entracte avant la suite de nombreuses aventures.

Corentin rajoutera juste :

          « Vers la fin de la journée, je me suis rendu compte de ce que nous avons vécu et appris. C’est passé si vite que j’ai oublié de penser à la suite : qu’est-ce qu’on va faire de cette histoire ? Faut-il la partager ? Faut-il changer quelque chose dans cette pratique ? Dans notre monde ? …

    Personnellement, je veux partager ces moments, c’est pour cela que vous avez pu lire cet article. C’est aussi suite à cet échange que je voulais partager avec vous une petite réflexion personnelle. Pourquoi faut-il toujours ramener le savoir en Alsace lors des rencontres annuelles de l’ascension, pourquoi ne pas aller aussi le chercher aux nombreuses sources existantes ? »

Formation traction bovine, menage en guide en solo et au collier chez Pascal Durand, Gentioux Pigerolles (23)

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Suite à la formation traction bovine de menage en guide en solo et au collier chez Pascal Durand dans la Creuse, deux stagiaires partagent avec nous leurs impressions.

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Pascal Durand

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Joseph (Jo) Durand

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Texte d’Anouk Gros

  Je suis installée sur une petite ferme diversifiée non mécanisée avec ma compagne, en production de fromages de chèvres et pain au levain en agriculture biologique (avec achat en extérieur de foin et de farine).

  Nous avons une génisse sur la ferme, qui doit vêler début mars, et j’ai participé à la formation pour apprendre à valoriser notre génisse, par le travail, en plus de son lait ! Elle est déjà manipulée au licol et on a une très bonne relation, mais cela s’arrête là!

  La formation a été très riche en apprentissages pour moi, avec des conseils très concrets à appliquer avec Panthère. Pour une première approche, c’était super! La question de la fourniture en matériel adapté se pose (collier 3 points et caveçon)…

J’en reviens avec des applications du travail que nous pourrons faire avec elle, et qui pourrait nous soulager physiquement : fumier, clôture, bois, transports divers, et pourquoi pas jardin?

Je pense essayer à mettre en application ce que j’ai appris en fin d’automne, après avoir fini nos gros chantiers très pressants sur la ferme.
Bref, que du positif pour une première formation!!!

Anouk, ferme Hulule

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Texte d’Yves Marloye:

Je viens de terminer un stage de menage de vache en traction maraîchère avec Pascal et Jo Durand. Jo me dit qu’il serait intéressant de publier mon expérience de stagiaire.

Je vous envoie donc mes « impressions »!

J’ai été enchanté de découvrir ce système économique différent du menage d’âne, de chevaux et des bœufs au joug. La vache, c’est non seulement la traction mais aussi le lait, le fromage, le veau et le fumier !

Le collier… quelle efficacité! Je m’en vais en fabriquer un assez vite!

Le menage aux rênes… quelle indépendance!

Le caveçon semble être barbare au premier abord, mais il n’en est rien! Il sécurise aussi bien le meneur que l’animal. Il faut que je me remette à la soudure !

Le partage d’infos était sans retenue parfois, il était difficile de prendre des notes tellement des infos riches fusaient tout le temps !

Nous avons vécu l’apprentissage de l’animal étape par étape, grâce aux vaches d’âges différents. C’était très complet et cela nous a permis de voir les difficultés et de comprendre le fonctionnement spécifique de la vache… C’est bizarre, mais j ai pu faire de nombreux parallèles avec mes récentes études d’éducateur spécialisé….

La richesse de ce stage est aussi dans le partage des projets de chacun  !

De l’éducateur qui accompagne des jeunes en difficultés en utilisant la médiation animale, à la maraîchère éleveuse de brebis ou au projet de la culture spécifique du safran…

Nous avons pu étudier les différentes faisabilités de nos projets et surtout évaluer les besoins d’équipement de ce super porte-outils qu’est la kassine.

Père et fils sont des techniciens hors pair!!!! L’un par sa recherche de simplicité d’usage,  l’autre par sa créativité technologique adaptative !

La justification de cette méthode culturale des buttes a été complète (compostage en direct, aération du sol, enrichissement de la vie du sol,  gestion de l’eau par les courbes de niveau….)

Trois jours… et demi ( oui, nous avons un peu triché !)  sont suffisants pour faire le tour.  Il faudra juste des piqûres de rappel et peut-être un suivi style « call center » pour faire en sorte que ce système très complet prenne de l’ampleur .

Merci aux formateurs de tout poil.

Merci à l’association qui les fait connaître.

Merci à tous de montrer qu’un autre monde est possible et qu’il apporte le bien et, étonnamment,  qu’il améliore la vie sociale.

 

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Formation à la traction bovine aux guides et au collier chez Pascal Durand 26, 27 et 28 Août 2022, Gentioux Pigerolles (23)

FORMATION PASCAL DURAND 2022 (7)

Nous proposons une formation sur l’approche du travail avec un bovin aux guides (de derrière) et au collier.
Je propose cette formation dans le cadre de l’association Prommata , ce qui permet dans certains cas la prise en charge par certains financements de formation.
Avec mon père Jo Durand nous souhaitons proposer les bases et ,une méthodologie pour aborder le travail en solo avec un bovin. Nous proposons de la pratique avec des vaches adultes habituées au travail ainsi qu’avec des jeunes en cours de dressage.
La vache fait des légumes , en plus d’un veau, et du lait!
Pour des questions de confort de l’animal au travail je préfère largement le collier au joug celui-ci permet une meilleure position dans l’effort. D’autre part celui-ci optimise la puissance de l’animal, il travaille plus avec moins d’efforts!
Renseignements: pasdurand23@gmail.com

FORMATION PASCAL DURAND 2022 (1)
FORMATION PASCAL DURAND 2022 (6)
FORMATION PASCAL DURAND 2022 (4)
Vous pouvez consulter et télécharger le catalogue de formation de chez PROMMATA: fichier pdf Catalogue formation prommata 2022-1
FORMATION PASCAL DURAND 2022 (2)

A vendre 2 génisses Vosgiennes dont l’une débourrée avec possibilité de fin de dressage, Gentioux-pigerolles (23)

Dans le Sud Creuse, Pascal Durand vend 2 génisses vosgiennes, par manque de foin et de temps pour s’en occuper.

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Pattuki née le 20/09/2019, elle a été débourrée au travail par un ami. Au collier 3 points et guidage de derrière avec un caveçon elle a tiré plusieurs fois un bandage de roue dans des fougères et fait un peu de débardage.

Elle n’est pas très confiante mais pas méchante et pas brutale. Malheureusement après plusieurs essais d’insémination elle n’a pas pris malgré des chaleurs marquées et régulières.

Je pourrais éventuellement compléter le dressage et la mettre au maraichage avec la Kassine et éventuellement aux brancards moyennant un supplément.

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Prunelle née le 30 /06/2019 vêlage prévu début mars. Elle est un peu timide mais très gentille et confiante quand elle connaît. Elle est très agréable, de famille rustique et laitière.

Pascal Durand

Le Peux du tour 23340 Gentioux

Tel : 0676774781

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Traction bovine en Colombie, communication de Pascal Durand

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Pascal Durand, paysan utilisateur de bovins de travail, a travaillé sur des projets de développement agricole en Amerique du sud et en particulier au Mexique.

Aujourd’hui revenu sur sa ferme à Gentioux-Pigerolles dans la Creuse, il nous communique ces très intéressantes photos d’attelages en Colombie partagées sur les réseaux sociaux avec des contacts qu’il a conservé dans le pays.

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