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Journée de la traction animale avec boeufs, vaches, chevaux, ânes et mules, le 6 avril 2014 à Bazillac (65)

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 Le dimanche 6 avril 2014, l’association CALB (Cavaliers et Attelages de Loisirs en Bigorre) organise  pour la 10 ème année, la traditionnelle journée de traction animale dans le petit village de Bazillac situé à une dizaine de km de Tarbes (65). Chaque année, elle réunit dans la convivialité et la bonne humeur, tous les utilisateurs et passionnés de traction animale en tous genres.

Tout au long de la journée, ont lieu des démonstrations de toutes sortes: labours, hersages, semis, débardage, ainsi que fauchage et travail du foin avec des outils en parfait état de marche.

Ceux-ci seront tractés aussi bien par des chevaux, des ânes, des mulets, des vaches et des boeufs, qui émerveilleront le public venu flâner dans les stands du marché fermier, du vide-écurie etc… pour passer une agréable journée à l’ancienne.

Tous les passionnés de traction animale, qu’ils soient acteurs ou visiteurs, sont conviés à cette journée.

Renseignements: 05 62 37 59 20 (aux heures des repas) et 06 17 83 00 04

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Pierre Nabos, Gilbert Serin et Alain Labordes avec une attelée de 3 paires de Bovins Béarnais et Castas.

L’attelage bovin sur « Vachement fidèles », le blog des élèves du Lycée des Métiers de la montagne d’Oloron-Sainte-Marie (64)

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Les élèves du lycée agricole d’Oloron ont la possibilité de participer à une activité « Traction bovine » grâce à leur professeur Emmanuel Larré.

Ils tiennent un blog qui présente la vie, les activités au lycée et en particulier la préparation du Trophée National des Lycées Agricoles:

Le Trophée National des Lycées Agricoles est un concours regroupant plusieurs lycées agricoles de la France entière. Il est réparti en 5 épreuves préparées au long de l’année scolaire, et évaluées au salon de l’agriculture de Paris.

Six élèves du Lycée des Métiers de la Montagne ont été sélectionnés pour y participer, en compagnie de Mignoune et Iluro, la vache et son veau, qui seront la base de présentation et d’évaluation de ce concours ! 

Leur activité « traction bovine » est bien sûr aussi abordée.

Pour aller découvrir leur sympathique blog « Vachement fidèles » Cliquez ici 

Attelage de boeufs à la foire d’Arudy (64) le 20 Octobre 2013

 

Attelages de boeufs dont une paire de Béarnais de Gilles Delas en démonstration à la foire d’Arudy en octobre 2013 (cliquez ici pour voir).

« Fête des semailles » le 20 octobre à Arudy (64)

Le 20 octobre à Arudy (Pyrénées atlantiques)

Dans le cadre de la foire,« fête des semailles ».

11h: Départ depuis la poste vers le centre d’Arudy du cuyala, un attelage de boeufs Béarnais, plusieurs attelages de vaches tractant charriot, tombereau, rouleau, puis un montreur d’oies, des semeurs de l’époque, échassiers, musiciens…

14h15: Face à la poste, labour, semis, herse, fenaison avec les animaux et, toute la journée, animations diverses….

Écomusée de Marquèze à Sabres (40)

Photo Léo Sourigues

L’écomusée possède à ce jour deux boeufs: Banut et Palet.

Les travaux des champs de l’écomusée de Marquèze sont actuellement réalisés avec ces deux boeufs Béarnais.

Photo Écomusée de Marquèze

A l’écomusée, sont reproduites les cultures traditionnelles (seigle, millet, panis) selon les techniques et avec les outils utilisés fin XIXe -début XXe dans les quartiers landais et avec les races animales présentes à cette époque.

Photo Léo Sourigues

Le bouvier de l’écomusée passe beaucoup de temps au milieu de l’airial à présenter la race, ses caractérisques. Un bros (nom gascon de la charette) transportant la farine, le son moulu au moulin de l’écomusée, est souvent tracté par les boeufs.

Photo Écomusée de Marquèze

L’ancienne paire de boeufs 

Pour voir le site de l’écomusée cliquez ici

Activité « traction bovine » au lycée agricole d’Oloron-Sainte-Marie (64).

Emmanuel Larre, nous présente les animaux et l’historique des activités autour de l’attelage bovin, qu’il propose à ses élèves au sein du lycée d’Oloron-Sainte-Marie.

« Eleveur depuis mon installation en 1981 sur une exploitation Béarnaise, à quelques kilomètres d’Oloron-Sainte-Marie, je suis également enseignant, en zootechnie et phytotechnie, au lycée agricole d’Oloron. Je suis donc « double-actif ».

Depuis quelques années, l’exploitation agricole du lycée, vouée à la production de lait de brebis et à sa transformation en fromage, constitue un petit troupeau de vaches Béarnaises ( race rustique à très faibles effectifs).

Ces vaches étaient, jusque dans les années 60, très utilisées pour la traction en milieu difficile de montagne et de côteaux. Les quelques animaux actuels ont conservé ces aptitudes. Quelques élèves semblaient motivés par le dressage. La participation annuelle d’une vache suitée au Trophée National des Lycées Agricoles au salon de l’agriculture à Paris a été le déclic.

Tant qu’à éduquer des animaux à marcher, suivre l’homme et rester indifférent à tout ce qui pouvait se produire dans leur environnement, au lycée ou lors de foires, comices et autre exposition, il était tentant de poursuivre vers la traction animale.

Avec des animaux dociles et éduqués jeunes, et des jeunes élèves intéressés, cela devait être faisable. L’aventure me tente, bien que je n’aie aucune expérience en la matière…..

Un premier veau mâle Béarnais est alors préparé. Seul de son âge, je décide donc de le débourrer au collier (un collier pour cheval fait l’affaire…). Castré à 11 mois, Everest tire aujourd’hui, à 3 ans et demi, un traîneau ou des barres de bois provenant de la forêt voisine très pentue. Une remorque équipée de brancards est en cours de réalisation. Il sera également mis au joug à une tête qu’il a simplement porté pour l’instant.

Deux autres veaux mâles naissent et sont retenus au sevrage, après un premier débourrage….. Ils se révèlent très dociles et très réceptifs ( pour un prof, ce sont de très bons élèves! ). Un « joug » de garrot, très rudimentaire et très vite fait, permet de les joindre très jeunes, de les initier à une légère traction et de les avoir parfaitement aux ordres, un vrai régal! Hélas l’acquéreur initial se rétracte et personne ne semble intéressé pour les prendre. Ils finiront malheuseusement à la boucherie.

Dans le même temps, deux veaux mâles, un Salers (Gamin) et un Tarentais (Goyat, ce qui signifie gamin en béarnais) naissaient chez moi. Ils sont, eux aussi, éduqués de la même façon, très jeunes, aux règles élémentaires de la discipline et de la traction.

Cette paire un peu hétéroclite me permet de me faire la main. Agés de 2 ans et demi, ils sont au joug depuis 6 mois et poursuivent leur éducation en tirant un gros pneu, une petite herse et depuis peu un tombereau. Je les considère eux-aussi comme de très bons et très agréables élèves! Deux velles bérnaises doivent arriver chez moi à l’automne et suivront le même parcours…….

Retour au lycée où une paire de génisses Béarnaises (Gabas et Gourzy qui ont le même père), achetées au printemps 2012 à l’âge de 6 mois, a commencé par être apprivoisée. Elles sautaient contre les murs à leur arrivée. Actuellement en estive, elles seront mises au joug de tête à l’automne.

Elles ont également été brièvement appariée avec le petit joug de garrot, l’hiver dernier. Espérons qu’elles aussi donneront satisfaction….

Ces activités sont passionnantes. Elles exigent cependant une forte assiduité.

Que ce soit avec les animaux ou avec les élèves, l’enseignement est l’art de la répétition en adaptant le rythme de la progression. Heureusement, les animaux n’oublient pas!.. Le revers de la médaille étant que le droit à l’erreur est limité! »

Allez voir la page consacrée aux attelages du lycée, sur le blog « Vachement fidèles » tenu par les élèves,  en cliquant ici.

Vendredi 20 décembre 2013

Les attelages

Avant de partir en vacances, voici un petit reportage photo dédié aux attelages. Nous y travaillons beaucoup avec M. Larre, notre professeur.

 Le conseil de Mignoune  

Si ce sujet vous intéresse, nous vous renvoyons vers un blog consacré aux attelages : Blog attelages bovins d’aujourdhui

Préparation de l’attelage

Emmanuel Larre, Faget-de-Goès (64)

 

Emmanuel Larre est exploitant-éleveur et professeur au lycée agricole d’Oloron-Sainte-Marie.

Son exploitation fait 25 ha dont 1.5 ha de maïs et le reste en prairies pacagées et fanées. Une vingtaine de bovins et les chevaux de trait vont en estive en vallée d’Aspe début juin, pendant 3 à 4 mois selon les années.

Au lycée, dans le cadre des activités périscolaires, il initie les élèves volontaires à la traction bovine.

Il nous parle de son parcours et de ses animaux.

« Eleveur depuis mon installation en 1981 sur une exploitation Béarnaise, à quelques kilomètres d’Oloron-Sainte-Marie, je suis également enseignant, en zootechnie et phytotechnie, au lycée agricole d’Oloron. Je suis donc « double-actif ».

J’ai dressé deux veaux mâles nés chez moi: un Salers (Gamin) et un Tarentais (Goyat , ce qui signifie gamin en béarnais).

Ils sont éduqués très jeunes aux règles élémentaires de la discipline et de la traction avec un « joug » de garrot, très rudimentaire et très vite fait, qui permet de les joindre très jeunes, de les initier à une légère traction et de les avoir parfaitement aux ordres.

Cette paire un peu hétéroclite me permet de me faire la main. Agés de 2 ans et demi, ils sont au joug depuis 6 mois et poursuivent leur éducation en tirant un gros pneu, une petite herse et depuis peu, un tombereau. Je les considère comme de très bons et très agréables élèves!

Deux velles Bérnaises doivent arriver chez moi à l’automne et suivront le même parcours……. »

Gilles Delas et Geneviève Cimorra, Herrere (64)

Gilles Delas et Geneviève Cimorra sont exploitants. Ils nous présentent leur parcours.

« Notre histoire est  la suivante: Installés depuis 2007 sur 20 hectares, nous élevons 160 brebis de race Basco-Béarnaise avec transformation fromagère ( médaille d’argent au salon de l’Agriculture à Paris en 2012).

Geneviève a été élevée par un papa éleveur et passionné  de la race bovine Béarnaise, qui est une race menacée. C’est donc tout naturellement que nous élevons aussi des bovins de cette race, dont nous vendons les veaux de boucherie en vente directe. Les femelles sont destinées à la reproduction pour la sauvegarde de la race.

Nos troupeaux ovins et bovins transhument.

La race Béarnaise était utilisée autrefois pour le travail. Les vaches faisaient leur veau et produisaient du lait. C’est une race mixte, rustique et adaptée au terroir.

En 2009, nous avons acquis notre première paire de bœufs dressés, dont l’un est né chez Geneviève. Petit à petit, nous avons pris goût à cette relation particulière, et nous avons ainsi mis quatre vaches au joug. Dernièrement nous avons castré deux mâles, qui, aujourd’hui, ont presque deux ans. Nous avons commencé à les dresser.

Nous ne travaillons pas sur l’exploitation avec nos animaux, mais nous attelons pour le plaisir et nous participons régulièrement à diverses manifestations: battère, fenaison, fête du maïs, débardage… »

Photos prisent par Jean-Pierre Casamayou RD1 et photos Delas



 Photos prisent par Jean-Pierre Casamayou RD1 et photos Delas

Daniel Hourqueig, à Lys (64)

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Daniel Hourqueig attelle pour son plaisir deux paires de vaches Blondes d’Aquitaine et une paire de vaches Béarnaises.

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 Daniel Hourqueig nous présente son parcours:

« Je suis né en 1953 dans l’exploitation agricole familiale de 9 hectares en pente, située à Lys, petite commune de 300 habitants, en vallée d’ Ossau dans les Pyrénées Atlantiques.
Jusqu’en 1966, j’avais donc 13 ans, il y avait sur l’exploitation une paire de vaches pour effectuer les travaux quotidiens. C’était deux vaches béarnaises « Poulide et Aricade » âgées de plus de 10 ans.

Il fallait donc les remplacer et ce fut fait….par un tracteur Som de 25 cv. Mes parents se sont orientés vers la production laitière que j’ai reprise en 1981 jusqu’en 2009 date à laquelle je me suis reconverti en bovins viandes (Blondes d’Aquitaine).

Parallèlement à mon activité professionnelle, je jouais avec une grande passion au rugby dans le club de Buzy en championnat du Béarn.

A l’âge de 50 ans, me trouvant un peu vieux pour ce sport, je mis fin à ma carrière. Je me suis vite aperçu qu’il me manquait quelque chose ; vivre une passion en dehors des contraintes du travail. C’est en allant voir une fête des moissons dans les Landes que j’ai repensé avec nostalgie à Poulide et Aricade. A partir de ce jour, j’ai décidé de dresser ma première paire de vaches .

J’avais dans mon troupeau une vache « Baleine », très docile . J’ai cherché, toujours dans mon troupeau, une vache ayant la même morphologie , « Bikini ». Elle était plus rude avec un caractère bien trempé mais pas méchante et sans vice . J’ai commencé à leur faire accepter le joug attaché au cornadis, et c’est madame Valérie WEIDER, âgée de 85 ans , qui m’a montré comment lier (ici on dit june, joindre en français).

La deuxième étape du dressage a été de leur apprendre à me suivre au licol, une par une, puis les deux ensemble sans être jointes. Pour la troisième étape, c’est-à-dire leur apprendre à marcher jointes, j’ai demandé de l’aide à René WEIDER, le fil de Valérie, qui venait de prendre la retraite, mais qui n’avait aucune expérience avec les animaux.

René a été tout de suite emballé par le projet. Mais lorsque je lui ai présenté Baleine et Bikini, que je lui ai expliqué qu’elles étaient différentes, il fut surpris et loin d’imaginer que deux vaches pouvaient être différentes.

Je lui ai alors expliqué que tant qu’il n’aura pas compris cela, on ne pourra pas les travailler. Je lui ai demandé de prendre un seau de granulés et de passer du temps seul avec elles. Au bout de deux après midi, René arrivait à me faire un commentaire sur chacune d’elles . Le déclic avait eu lieu.

Cette communication avec Baleine et Bikini a fait naître en lui la passion .

Deux jours par semaine, pendant cinq mois, il venait m’aider à les faire travailler : marcher sur la route, les habituer aux événements extérieurs, au bruit, à l’approche des gens, à la musique, à croiser les voitures et enfin à les atteler aux outils anciens que nous avons restaurés : faucheuse- faneuse- chariot- herse- semoir etc…

En 2011 et 2012, les organisateurs de la foire d’Arudy nous ont demandé de venir animer la foire avec l’attelage pour faire promener les gens sur le chariot à foin. En 2013, nous leur avons proposé d’organiser une reconstitution des travaux des champs d’antan. C’est ainsi qu’est née la première fête des semailles dans le cadre de la foire d’Arudy qui est désormais fixée au troisième dimanche du mois d’octobre. Le thème était : le semis du blé (du labour au semis) et la fenaison (de la fauche au stockage).

Suite aux commentaires de visiteurs de toutes générations, les plus anciens qui avaient pratiqué, les moins âgés qui avaient entendu dire et les plus jeunes qui découvraient, la décision de renouveler cette manifestation pour 2014 a été prise en prenant comme thème la culture du maïs.

C’est au cours de ces représentations que je me suis rendu compte combien les gens étaient attachés à leurs racines, et que nous, paysans de notre génération, étions les derniers à pouvoir transmettre ces gestes et pratiques sur lesquels l’agriculture d’aujourd’hui s’est bâtie.

J’ai à ce jour 3 paires de vaches dressées, dont deux paires de Blondes d’Aquitaine et une paire de Béarnaises.

Dans le piémont pyrénéen, les exploitations agricoles de petite taille (2 à 6 hectares) ne produisaient du fourrage que pour nourrir deux à six vaches, une paire de bœufs aurait été une charge trop lourde. Ces vaches étaient donc dressées, elles produisaient du lait pour fabriquer le beurre et le fromage et elles faisaient un veau par an qui était vendu.

Ce sont ces raisons qui m’ont orienté à dresser des vaches plutôt que des bœufs, qui étaient pourtant plus forts pour le travail. »

Pierre Nabos, Ladeveze Rivière (32)

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Pierre Nabos est un jeune passionné.

Il attelle pour son plaisir pour tous ses travaux (foin, fumier) ses deux vaches Béarnaises de 3 ans.

Il élève quelques vaches Béarnaises qu’il fait vêler. Il dresse régulièrement des animaux et est prêt à recevoir les gens débutants intéressés pour atteler ou dresser.

Il participe à des fêtes avec son attelage en particulier au grand rassemblement d' »Autrefois le Couseran » à Saint Girons dans l’Ariège.


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toutes photos Nabos

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