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Le puy du Fou (85)

La traction bovine au Puy du Fou

 

La traction animale est présente au Puy du Fou depuis ses débuts. Lors des premières représentations de la Cinéscénie en 1976, une paire de bœufs Charolais ainsi que des chevaux de trait, étaient déjà présents sur scène aux côtés des acteurs. Depuis, la traction animale s’est diversifiée. Elle s’est également professionnalisée pour répondre au mieux aux besoins des différents spectacles du Grand Parc, et pour permettre aux visiteurs de découvrir ou redécouvrir des techniques d’attelage anciennes ou plus modernes. On peut en effet voir actuellement sur le Grand Parc et pendant la Cinéscénie différentes paires de bœufs attelés, mais également différents chevaux de trait attelés en solo, en paire ou en volée.

Les effectifs des bovins au Puy du Fou n’ont cessé de croître d’année en année. De la première paire présente à la Cinéscénie « Callo et Luno » et jusqu’à aujourd’hui, 18 paires de bœufs se sont relayées afin d’assurer les représentations. Depuis les années 2000, en moyenne 5 paires sont présentes sur le site. La majorité de ces paires ont été achetées déjà dressées, afin d’être opérationnelles dès leur arrivée au Puy du Fou. Pour autant, en fonction des besoins et surtout des naissances de veaux au sein de l’animalerie, certains sont gardés et dressés sur place pour être intégrés aux différents spectacles.

Les effectifs bovins :

Actuellement 5 paires de bœufs sont présentes :

  • CALLO et LUNO : Bœufs Charolais nés en 2003, arrivés en 2005 au Puy du Fou.
  • COQUET et CHARMANT : Bœufs Charolais nés en 2006, arrivés en 2011.
  • CHACHA et CHARLOT : Bœufs Maraîchins nés en 2007 et dressés à l’animalerie du Puy du Fou.
  • GENTIL et GARCON : Bœufs Charolais nés en 2009, arrivés en 2012 au Puy du Fou.
  • SULTAN et ATHOS : Paire reconstituée avec deux bœufs devenu solo après la perte de leur doublon, SULTAN bœuf Nantais né en 2001 arrivé en 2004 au Puy du Fou et ATHOS bœuf Maraîchin né en 2005 et dressé à l’animalerie du Puy du Fou.

Transmission du savoir-faire :

Les bouviers puyfolais sont formés à la traction encadrés par les meneurs les plus expérimentés, deux matinées par semaine de mi-janvier à mi-avril. Tout le monde se retrouve à la menanterie (ferme d’hivernage des bœufs), et selon le nombre de personnes présentes, 1, 2 ou 3 paires de bœufs sont liées et sorties pour travailler toute la matinée.

Le Puy du Fou possède également des écoles nommées «académies» qui forment les jeunes bénévoles aux différentes disciplines présentes sur le site. Celle de l’animalerie accueille à partir de 12 ans, les jeunes pour s’initier à l’approche et aux techniques du toucheur de bœufs.

Ces demi-journées nous permettent de reprendre le travail des bœufs après l’hiver, afin que ces derniers retrouvent des conditions physiques optimales avant l’arrivée de la saison.

Par ce biais, la transmission du dressage et menage de bœufs perdure au Puy du Fou depuis une quinzaine d’années.

La transmission de l’attelage équin se déroule à peu près de la même manière, les 15 chevaux de trait, présents au Puy du Fou, 14 Percherons et une Ardennaise, pratiquent l’attelage en grande partie pour les besoins de la Cinéscénie.

Les techniques de dressage bovin au Puy du Fou :

Sur le Grand Parc comme à la Cinéscénie, les besoins en attelage concernent beaucoup de scènes de traction de tombereaux et de charrettes, un dressage «classique» est transmis aux bœufs. Cependant la sociabilisation à l’environnement dans lequel ils travaillent est primordiale : la foule, le bruit ambiant, les feux d’artifice, l’obscurité, les mouvements proches des autres acteurs et animaux environnants, sont les plus grandes difficultés auxquelles doivent répondre les meneurs «bouviers» puyfolais et leurs bœufs.

Au Puy du Fou, certaines paires de bœufs ont été dressées au sein de notre structure. Pour celles-ci, l’imprégnation débute dès leur naissance, puisque le gros avantage que nous possédons au Puy du Fou est le fait qu’à partir du moment où ils savent marcher au licol, les jeunes animaux sont présents sur scène au côté de leur mère. Ainsi, dès leur plus jeune âge, ils sont immergés dans l’environnement dans lequel ils évolueront par la suite. Au sevrage, les deux veaux cohabitent ensemble dans le même pré, et apprennent à vivre ensemble. Vers 1 an et demi, 2 ans, à l’aide d’un bœuf déjà dressé, ces jeunes derniers s’habituent à la pose du joug, puis du liage avec les courroies. Petit à petit le dressage se fait de façon régulière à hauteur de 2 à 3 séances de dressage par semaine, jusqu’à acquisition totale des bases du menage.

Le but étant de pouvoir sortir en toute sécurité les bœufs, et de pouvoir envisager l’intégration à de nouvelles scènes autant sur la Cinéscenie que sur le Grand Parc.

Fête du patrimoine le 3 Août 2014 à Manziat (01)

Retrouvez les attelages bovins de Laurent Billoux et ses Charollais, André Varay et ses boeufs Salers, les jeunes boeufs Montbeliards de Jean-Paul Foray ainsi que de nombreux attelages de chevaux à Manziat le dimanche 3 Août 2014.

Défilé des attelages le matin à 10h30.

L’après-midi seront présentées de nombreuses animations autour de l’attelage et des traditions rurales:

Batteuse à bras, trépigneuse, arrachage de pommes de terre avec les attelages, démonstration d’une planteuse à pommes de terre, labour, hersage, moisson à la lieuse avec 3 chevaux, moisson à la faucheuse à appareil avec des boeufs, ramassage des gerbes, sarclage du maïs, fabrication de tonneau avec un tonnelier, fabrication de balais en sorgho, démonstration de chien de troupeau avec des moutons et des oies, maréchal-ferrant, animaux (chèvres, poules, cochons), balades en calèche.

Débardage d’éclaircies de sapin Douglas avec la paire Charollaise de Laurent billoux, Charolles (71)

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Toutes photos Marie-Françoise Augoyard

Laurent Billoux (cliquez ici pour voir) ne travaille pas ordinairement avec ses bovins dressés sur son exploitation. Il lui arrive cependant de faire parfois quelques petits travaux avec ses animaux.

Il vient de débarder avec son boeuf Froment et sa vache Azalée, des éclaircies de sapins Douglas destinées à être sciées pour faire des barricades destinées à des reprises de clôture.

Marie-Françoise Augoyard a réalisé une série de belles photos qu’elle nous a aimablement communiquées. Merci à elle.

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Joël Frappier St Denis La Chevasse (85)

Joël Frappier était éleveur de vaches allaitantes sur 36 hectares. Bien qu’ayant acheté un tracteur, il a toujours travaillé en traction animale pour la plupart de ses travaux.

Il a toujours dressé des boeufs (Charollais, Maine-Anjou, Parthenay, Maraichin, Bazadais..) et des chevaux.

Il a eu sur l’exploitation, jusqu’à 4 paires de boeufs et 5 juments. Né avant guerre, il estime avoir dressé au moins 150 paires de boeufs dans sa vie.

Actuellement à la retraite, il exploite encore quelques hectares avec sa paire de boeufs Parthenay. Dès cet hiver 2013/2014, il entame le dressage d’une seconde paire de boeufs Parthenay et forme aussi un voisin au dressage et à la conduite des boeufs d’attelage.

Parallèlement à son activité d’exploitant agricole, il a toujours été très demandé pour participer à de nombreuses manifestations d’attelage et de fête locales, depuis plus de vingt ans.

Hadrien Rabouin, à Valanjou (49) auteur et dresseur de bovins, un parcours atypique.

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Photo extraite du site d’Hadrien Rabouin

Découvrez le parcours de ce jeune écrivain, fils d’agriculteurs bio à Valanjou dans le Maine-et-Loire.

Hadrien dresse au bât une jeune Charollaise, Camomille, avec laquelle il réalise un périple de 1300 km à travers la France.  Plus tard, il dressera le veau de celle-ci, et met ensuite la mère et le fils au joug.

Il a participé à une des formations à la traction bovine du Lycée agricole de Montmorillon en 2012.

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Photo Jean-Marc de Berranger 

La paire fonctionnait très bien. Malheureusement ce jeune mâle devenu boeuf, c’est ensuite cassé une patte. La paire s’est donc arrêtée de travailler. La vache est pour le moment en  » retraite ».

Hadrien a remis deux jeunes boeufs en dressage.

Allez voir son blog sur lequel il parle de son parcours, de ses périples et de ses ouvrages  en cliquant ici.

Le travail à ferrer les boeufs de la commune d’Anost (71)

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Photos issues du site de la commune d’Anost (71)

Le site de la commune d’Anost dans le Morvan en Saône-et-Loire présente le travail à ferrer entièrement reconstruit voici quelques années, qui se trouve sur la place centrale du village.

Un très beau reportage photographique d’Yvon Letrange, d’un ferrage des boeufs Charollais qu’avait Guy Namur jusqu’à il y a encore peu de temps.

Allez voir le diaporama sur le site de la commune d’Anost (en bas de la page) en cliquant ici.

  Pour travailler, bœufs et vaches étaient ferrés. Pour les maintenir pendant la pose du fer on utilisait des appareils dits « travails », qui alors étaient nombreux en Morvan. Il en reste aujourd’hui quelques-uns dont peu sont en bon état. Vous en découvrirez dans le village, au centre du bourg, ainsi qu’aux hameaux du Mont et du Creux.

  Certains étaient formés de montants de bois portant deux rouleaux munis de sangles grâce auxquelles on soulevait les animaux dont les cornes étaient attachées à une têtière de bois ou de fer. D’autres étaient formés de montants de bois auxquels on accrochait des brancards passés sous le ventre des bêtes qui restaient attelées par paire, le joug étant fixé à l’aide d’une cheville au montant central. C’est surtout ce modèle qui existait dans le sud du Morvan, notamment à Anost. On mettait en général deux fers par patte (ferrement à plat), un seulement à chaque sabot extérieur pour une vache ou un jeune boeuf.

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Photo Yvon Letrange issue du site de la commune d’Anost (71)

Vaches charollaises au travail chez Louis Servant à Chaillé-les-Marais (85)

Louis Servant est éleveur à Chaillé-les-Marais en Vendée. Il utilise ses animaux pour faire quelques travaux sur son exploitation.

Liage des boeufs Charollais de Pierre Billon, Anost (71)

Film d’archive en « Super-8 » qui nous a été aimablement communiqué par Philippe Berte-Langereau.

« Pierre Billon était un bouvier de Corcelles (Anost) et cette scène a été filmée en 1977 ou 1978. Il montre comment lier ses deux énormes boeufs l’un après l’autre ; celui de droite, en les regardant de face est dit « premer â zu » (premier au joug) et l’autre, « le deuxième â zu ». Ils gardaient toujours la même place sous le joug et étaient toujours liés dans le même ordre. On notera aussi les fers des onglons. Chaque animal pesait plus d’une tonne. »

Philippe Berte-Langereau.

Roland Léon, St Germain le Guillaume (53)

Roland Léon, éleveur de chevaux, attelle des bœufs depuis 1990. Actuellement, il a une paire de Charollais, deux paires de Salers, et deux paires de Rouges des Prés.
Il dresse et ferre lui-même ses boeufs. Il participe à bon nombre de manifestations dans les Pays-de-Loire et en Bretagne.
Nous attendons des photos.

Liage des boeufs chez Louis Moulignat à Saint-Léopardin-d’Augy (03)

En 2005, Louis Moulignat agé alors de 83 ans, éleveur et dresseur de Charollais, lie ses boeufs de plus d’une tonne chacun, dans sa ferme de la vallée de l’Allier dans le Bourbonnais. 

Les boeufs n’avaient pas été liés depuis déjà quelques temps.
C’est un des derniers liages que Louis a fait avant sa disparition en Mai 2013. 
Un moment de vie, de partage de savoir-faire, de transmission et d’échange.

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