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Pierre Parra, Aurillac (15)

Image issue du site « Les promenades de Bergisel » J-M Laurent

Pierre Parra participe à de nombreuses fêtes sur le Massif Central avec ses deux paires de boeufs Salers, l’une noire et l’autre rouge.

Allez voir le site « Les promenades de Bergisel » avec de nombreuses et belles photos de Pierre Parra en cliquant ici ou en le lisant en dessous : 

Les promenades de Bergisel : Dédicace à Pierre Parra 

Depuis de nombreuses années Pierre Parra rêvait de monter ses boeufs Salers noirs au milieu du volcan cantalien, et plus précisément au buron de Rombières. J’ai cru lire dans son regard une joie discrète ! Vous avez raison d’être fier !

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  Pierre Parra débouche sur la prairie du buron de Rombières

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  Pose avec les contreforts du puy Mary en arrière-plan

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La même avec le Griou et le Griounou 

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 LES BOEUFS

J’ai deux grands boeufs dans mon étable,
Deux grands boeufs blancs marqués de roux ;
La charrue est en bois d’érable,
L’aiguillon en branche de houx.
C’est par leur soin qu’on voit la plaine
Verte l’hiver, jaune l’été ;
Ils gagnent dans une semaine
Plus d’argent qu’ils n’en ont coûté.

S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.

Les voyez-vous, les belles bêtes,
Creuser profond et tracer droit,
Bravant la pluie et les tempêtes
Qu’il fasse chaud, qu’il fasse froid.
Lorsque je fais halte pour boire,
Un brouillard sort de leurs naseaux,
Et je vois sur leur corne noire
Se poser les petits oiseaux.

S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.

Ils sont forts comme un pressoir d’huile,
Ils sont doux comme des moutons ;
Tous les ans, on vient de la ville
Les marchander dans nos cantons,
Pour les mener aux Tuileries,
Au mardi gras devant le roi,
Et puis les vendre aux boucheries ;
Je ne veux pas, ils sont à moi.

S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.

Quand notre fille sera grande,
Si le fils de notre régent
En mariage la demande,
Je lui promets tout mon argent ;
Mais si pour dot il veut qu’on donne
Les grands boeufs blancs marqués de roux ;
Ma fille, laissons la couronne
Et ramenons les boeufs chez nous.

S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs. 

Pierre Dupont (1821 – 1870) 


Allez voir aussi l’article sur Le blog de LilyFlore ou en le lisant juste en dessous.

452 ♥ Rencontre royale avec un attelage de vaches Salers

Bonjour tout le monde.

En vacances en Corrèze à la limite du Cantal, je me suis rendue à la ville de Salers (attention ne pas prononcer le S final, sinon vous encourez les plus vifs reproches des cantalous ou cantaliens de la région ou de ceux qui ont quitté la région).

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Quelle ne fut pas ma surprise de doubler un attelage de bœuf de la race des Salers, vache d’une superbe couleurs acajou mais ceux-là sont tout noirs, avec des cornes magnifiques en forme de lyre. .

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Jetez un oeil sur les cornes de ces bêtes superbes, le parapluie est lui aussi de sortie, car ce jour là le temps était un peu humide. Nous nous garons vite fait sur le côté, ce qui me permet de les prendre en photo et de parler au propriétaire qui accepte de poser avec eux. une force tranquille émanait de ces bêtes qui obéissent au doigt et a la voix de leur maitre, le baton que tient le propriétaire est pour faire sérieux mais il ne s’en sert aucunement.

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Une fête avait lieu dans la ville, ce qui m’a permis cette rencontre royale.

Juste pour le plaisir j’ai recherché quelques informations sur cette race qui a été remise à l’honneur par Ernest Tyssendier d’Escous suite à une sélection et des croisements judicieux. C’est une vache très robuste d’une taille assez imposante : 700 à 750 kg pour les femelles avec 1,40 m de hauteur au garrot.

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D’après ce qui m’a été dit sur place on ignore pourquoi de temps en temps au milieu du cheptel nait une vache totalement noire, cela va jusqu’aux muqueuses.

Cette vache n’a pas de problème de vertige ce qui lui permet de vivre les mois d’estivages sur les pentes ardues du Cantal, avec son veau qui est donc élevé sous la mère. Cette race est élevée aussi bien pour sa viande de grande qualité que pour son lait très riche, ce qui nous donne un gouteux fromage AOC qui se nomme et oui vous avez gagné c’est le salers (toujours sans prononcer le s fatidique).

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Le lait est récolté seulement de la fin de l’été au début de l’automne, et le fromage est fait que pendant cette période. C’est une méthode totalement artisanale on est loin des grandes laiteries industrielles. 

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Cette vache a aussi une particularité c’est que pour la traire il faut laisser le veau commencer la tétée, le vacher attache le veau à la patte avant de la mère ce qui la rassure.

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Il trait la vache que sur 3 trayons, le 4ème est pour le veau pour qu’il finisse son repas. C’est aussi une vache qui a la faculté de mettre bas sans l’aide de l’homme, les catalous vous disent que le record est une vache de 28 ans qui donna naissance à 25 veaux sans aide humaine.

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J’espère que vous avez aimé ces photos de reprise .

♦♣♦

Je ne suis pas en grande forme, rien de trop grave, quelques problèmes de jeunesse qui fout le camp mais…je me soigne.

J’espère vous retrouver prochainement avec la visite de la ville de Salers qui est superbeet que j’ai particulièrement apprècié et je souhaite vous faire partager cette jolie ville.

Journée de Labour chez Bernard Chambert, Raucoules (43)

Journée de labour chez Bernard Chambert avec sa  paire de Vosgienne/Vosgienne croisée Ferrandaise, et une des paires de vaches Salers d’Antoine Riocreux.

Les vaches Salers d’Antoine Riocreux au labour, (43)

Antoine Riocreux travaille sur son exploitation avec trois paires de vaches Salers à Monistrol-sur-Loire (43).

Liage des vaches Salers d’Antoine Riocreux 2013

Quelques belles photos de liage chez Antoine Riocreux, qui travaille sur son exploitation avec trois paires de vaches Salers à Monistrol-sur-Loire (43)

Jean Bartin, La Billauderie, Vierzon (18)


Jean Bartin, un bouvier et meneur de chevaux passionné, attelle trois paires de boeufs dans de nombreuses manifestations dans toute la France. Il est aidé de plusieurs bouviers.

Il nous présente son parcours:

« J’ai toujours été passionné par la traction animale. A la maison, nous avons toujours eu des chevaux d’attelage et chez mes grands parents, des vaches ou des bœufs.

Dès l’âge de 12 ans, je savais lier et mener une paire de vaches et à 14 ans, mon père me confiait une double ponette pour faire les livraisons dans les rues de Vierzon.

A ma retraite il y a plus de 20 ans, j’ai pu réaliser cette passion. J’ai maintenant 3 paires de bœufs Salers, Aubrac et Vosgien ainsi que 2 paires de chevaux de trait et une jument de selle que j’ai encore la chance de monter à 90 ans.

Avec mes attelages et l’aide de jeunes passionnés que j’ai formés, j’ai à cœur de transmettre mes connaissances à travers la France et même jusqu’à la Hollande.

Après l’abandon de l’attelage pendant les Trente Glorieuses, j’ai le plaisir de constater un retour à l’utilisation des animaux de trait dans notre pays.

Partout où nous nous produisons, des personnes âgées sont émues quelques fois jusqu’aux larmes en se remémorant l’ancien temps. Les plus jeunes découvrent avec émerveillement la place que tenait la traction animale pendant des siècles jusqu’à la dernière guerre.

Nous présentons aussi bien des attelages de travaux agricoles, de débardage, que des attelages plus luxueux utilisés pour les fêtes, les défilés ou les mariages.

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Gilles Blaudeau et Carole Lombardot, Champagné-Saint-Hilaire (86)


Après avoir eu pendant de longues années une paire de boeufs Salers, Gilles et Carole, exploitants en céréales et foin sur 120 hectares, ont repris le dressage d’une paire de Highland. Ils gardent aussi le projet de dresser une nouvelle paire de Salers.

Ils nous présentent leur parcours avec leurs animaux.

« Idefix et Sogou, arrivés à neuf mois sur la ferme en 1992, ont animé nombre de fêtes, mariages et démonstrations avec parfois une belle patience envers le genre humain. D’abord attelés au joug de garrot, qui m’était devenu familier après deux années d’animation rurale (agricole) dans les savanes du nord-Togo, ils sont passés au joug de tête dès que l’encornement l’a permis (autour de deux ans). Mêlant un brin de nostalgie et de passion, conseils avisés et savoir-faire paternels furent très utiles à ce moment-là.



Idéfix et Sogou sont morts de vieillesse dans leur pâturage après respectivement 17 et 19 ans de bons et loyaux services ; nous nous étions installés agriculteurs ensemble…

Les malmenages de la vie privée ayant toujours un rôle dans le cours des choses, deux ans d’intermède sans bœufs ont suivi. Puis en juillet 2012, avec Carole, l’idée de redonner sa carte de visite à notre ferme en la doublant d’un projet de maraîchage et semences en culture attelée, nous a fait racheter deux peluches et leur maman : Mandoline, Balafon et Cornemuse, de race Highland.


Et c’est reparti ! Le joug de garrot pour commencer, dès 8 mois. Une marche discordante au début, puis l’apprentissage progressif où hommes et bêtes apprennent à avancer du même pas, pour parvenir à travailler ensemble.

C’est une nouvelle histoire, un nouveau chemin mais avec le même langage de patience et d’écoute réciproque, au pas des bœufs. On s’apprivoise les uns les autres, on cultive la confiance en tous lieux et toutes circonstances (chiens, foule, TGV, musique, tout ce que l’humain réserve d’inattendu…).


La route est encore longue pour que les lignes soient tracées bien droites dans la terre et si la marche est lente, faute de pouvoir s’y consacrer quotidiennement, le joug de tête suivra le joug de garrot le moment venu, pour perpétuer la longue coopération entre le bœuf et les gens de la terre.

Roland Léon, St Germain le Guillaume (53)

Roland Léon, éleveur de chevaux, attelle des bœufs depuis 1990. Actuellement, il a une paire de Charollais, deux paires de Salers, et deux paires de Rouges des Prés.
Il dresse et ferre lui-même ses boeufs. Il participe à bon nombre de manifestations dans les Pays-de-Loire et en Bretagne.
Nous attendons des photos.

Guy Espinasse, La chapelle-aux-Brocs (19)

Photo extraite du blog AAHQBL

(Cliquez ici pour voir le blog et les nombreuses photos des boeufs)

Guy Espinasse est paysagiste à la retraite. Avec son épouse, ils ont une exploitation d’élevage de Salers et de Limousins sur 25 hectares. Ils produisent des veaux de lait.

Il  travaille beaucoup avec des chevaux et des mules dressés par ses soins. Il a eu une paire de boeufs noirs Salers dont il s’est séparé voici quelques temps. Il va dresser prochainement une paire de génisses Salers. 

Il faisait beaucoup de débardage avec ses boeufs.

Les attelages de la Léone

Les attelages de la Léone proposent un coffret de quatre DVD appelé « Dans les champs autrefois ». Ils ont été réalisés par Michel et Clara Jomard.

Dans une reconstitution détaillée des journées de travail, du liage du matin au déliage du soir, vous y verrez largement évoluer les quatre paires de Salers de Jacques Macombe dans toutes sortes de travaux.

Vous pouvez vous procurer les DVD auprès de Jacques et Christiane Macombe, Les Attelages de la Léone, Moulin de Mazières, 47210 Mazières-Naresse, 05 53 22 34 22 et 06 07 31 49 48.

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Jacques et Christiane Macombe, Mazière-Naresse (47)

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Monsieur et Madame Macombe, agriculteurs à la retraite, sont des passionnés.

Au sein des attelages de la Léone, ils possèdent une cinquantaine de machines agricoles anciennes et proposent au grand public de les faire revivre en traction animale. Pour cela, ils utilisent quatre paires de bovins. Les trois paires de vaches (Tania / Tounette, Tempête / Toscane, Suzie / Salers) et la paire de boeufs (Volcan / Prince), toutes de race Salers et dressées à la maison, travaillent sur toutes sortes de manifestations, travaux des champs, mariages, spectacles.

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L’expérience de travail de Jacques Macombe avec les boeufs, dès sa jeunesse, nous permet d’avoir une qualité de travail exceptionnelle avec ses animaux.

La paire de vaches Tania et Tounette est spécialement dressée pour proposer une démonstration d’obéissance, d’adresse et de précision.

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Les attelages de la Léone ont produit plusieurs DVD fort bien réalisés, qui présentent tout le travail de ces deux mainteneurs de savoir-faire.

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