Merci à Emmanuel fleurentdidier de nous avoir indiqué cet activité de traction bovine.
Cliquez ici pour voir et ici
Voir aussi en cliquant ici.
Merci à Emmanuel fleurentdidier de nous avoir indiqué cet activité de traction bovine.
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Une grande première depuis plus de deux mille ans. C’est au mois d’Août qu’ont lieu les fêtes de Grannos chez les Lemovices, peuple gaulois du Limousin, sur l’oppidum de Coriobona dans la vallée de l’Issoire.
Coriobona est un village reconstitué, grandeur nature avec une ferme aristocratique fortifiée, où l’on peut découvrir la vie au quotidien des Gaulois lors du I er siècle avant J.-C., celle de l’artisanat, des guerriers et des marchands (Cliquez ici pour voir). C’est avec leur chef Eporenos (Monsieur Boos Patrick) restituteur et de toute la troupe des Gaulois d’Esse que va se dérouler la moisson.
Ce n’est pas la première fois que j’interviens sur ce site puisqu’en automne 2017 avec Solène Gaudin nous avons participé au tournage d’un documentaire « Le vrai visage des Gaulois », où nous avions réalisé un labour à l’araire gauloise, avec deux bœufs vosgiens.
Cette fois-ci, il s’agit de la moisson avec le vallus, la moissonneuse gauloise, dont la représentation a été trouvée en Gaule Belge.
C’est une première pour cette reconstitution avec un bœuf vosgien.
D’autres essais avaient été réalisés avec un cheval ou un âne et même avec des hommes. La réalisation de la moissonneuse n’est pas seulement du folklore « à la gauloise » pour le grand public venu passer la journée sur ce site, mais c’est surtout une restitution grandeur réelle avec deux archéologues, Sammy Benmakhad doctorant archéo-agronome, et Stéphane Gaudefroy, de l’INRAP et céramologue, venus pour l’occasion.
Le vallus a été réalisé par Patrick Boos d’après des sculptures, et de deux textes antiques de Pline et de Columelle.
Le vallus est tout en bois: c’est une caisse avec, à l’avant, un peigne qui vient cueillir les épis d’épeautre, et à l’arrière des brancards dans lesquels on vient loger le bœuf. Ce vallus est connu par les Gaulois dans le nord de la France, en Belgique, et en Allemagne, lieu de grandes cultures où l’on cultive l’épeautre et le millet.
Paradoxalement, c‘est une machine tractée, mais où « l’outil » est devant le boeuf.
A l’arrière, un homme qui tient le vallus règle la hauteur de coupe. A l’avant, un homme rabat les épis vers le peigne.
Cette moisson va se faire avec Tino, bœuf vosgien de quatre ans, dressé au menage en solo par l’arrière. Là, on n’a pas mis la charrue avant le bœuf, mais le vallus.
Il a donc fallu apprendre à Tino à tirer pour pousser l’outil. Lors de la préparation et pour la présentation, je suis aidé par Emile qui sera à la manœuvre du vallus mais aussi par Elian qui sera rabatteur.
Tino est un bœuf qui apprend vite même si la manœuvre est délicate pour lui.
Il faut qu’il tire le vallus pour qu’il avance, qu’il apprenne à le faire tourner et à faire demi-tour sur place. Pour cela, on a fabriqué un vallus d’entraînement, un essieu, une caisse, et des brancards. Le valllus doit être équilibré car le bœuf tire et Emile doit tenir les brancards pour tenir la direction mais n’avoir aucun poids à porter. Tino pousse bien l’outil, il faut maintenant le faire tourner, ce qu’il réalise assez bien, puis faire demi-tour sur place. Après une heure d’entraînement, on sait que Tino va pouvoir réaliser la moisson.
Fin Juillet, Emile, Tino et moi nous nous rendons à l’oppidum de Coriobona, où nous retrouvons Patrick Boos qui va nous montrer le vallus avec lequel nous allons travailler. On garnit Tino puis on le met dans les brancards. C’est Patrick qui se place à l’arrière pour la direction, puis l’on fait marcher Tino. Il effectue des lignes droites et des demi-tours. Tout se passe comme à l’entraînement.
Nous sommes prêts pour la moisson.
Enfin, les grands jours arrivent, les visiteurs sont là en nombre et certains sont venus spécialement pour voir un bœuf travailler, suite à l’annonce faite sur le blog de Michel Nioulou : « Attelages Bovins d’aujourd’hui ».
Après la présentation du vallus et de Tino dans l’hémicycle du village, on se rend dans le champ où l’on doit moissonner l’épeautre, accompagnés des Gaulois du village et des archéologues.
C’est un grand moment de l’Histoire que l’on va reconstituer, avec des gestes autrefois quotidiens que l’on va réaliser dans l’idée de les redécouvrir. Tino est prêt, tout le monde attend ses premiers pas dans le champs. C’est parti, Tino pousse ou tire et Patrick rabat les épis vers le peigne du vallus. Les premiers épis tombent dans la caisse. Le vallus fonctionne, la moisson se déroule comme il y a deux mille ans. On peut voir la satisfaction des reconstituteurs, des Gaulois d’Esse, des archéologues, et de Patrick qui a fabriqué le vallus, des bouviers, qui ont tous le sentiment de vivre une grande première.
Maintenant que l’on sait que ça marche, cette reconstitution permet aussi de faire quelques modifications sur le vallus afin d’améliorer la récolte mais c’est aussi ce qu’ont dû faire les Gaulois de l’époque.
Ces journées étaient plus que de la simple démonstration, elles vont permettre de continuer les recherches et les études à venir, montrer au public le travail de la traction bovine, expliquer le futur à travers le passé. Mais nous sommes « aujourd’hui » , au temps où l’on se pose toutes ces questions sur notre avenir, notre agriculture, nos énergies, nos sols, mais aussi sur notre travail avec les animaux….
La moisson se termine sous les applaudissements du public! Alors merci à tous ces gens d’être venus redécouvrir notre passé, merci à Patrick Boos, aux Gaulois d’Esse, aux archéologues. Merci à Solène Gaudin pour son travail en amont, à Michel Nioulou pour son blog qui aide à communique. Merci à Tino, premier bœuf à pousser le vallus depuis deux mille ans. Un grand merci à Emile et Elian pour les heures de préparation de dressage. Comme toujours chez les Gaulois, c’est avec un banquet que s’achève la fête de Grannos.
Emmanuel Fleurentdidier
Bosognatos « celui qui connaît les bœufs »
Contact :
les Gaulois d’Esse, le pont Binot, 16 500 ESSSE
Merci à Erwan Morin qui partage ses textes et photos de la FORMATION à la TRACTION BOVINE qui se déroule cette semaine.
Quelques nouvelles depuis Ungersheim à l’ecomusée d’Alsace où je suis la formation bouviers avec Philippe Kulhmann
La formation a fait le plein: nous sommes 10 stagiaires
Première journée:
Approche des bœufs, généralités sur la morphologie et les types de jougs puis très vite la prise en main.
Nous avons la chance d’avoir Fréderic Grivel avec sa paire de bœufs crunchy et gipsy
Donc on travaille avec deux paires.
Et cet après midi on a attelé le tombereau avec la paire de l’écomusée pour du débardage.
Puis la grande charrette avec les bœufs de Fred
On a de supers échanges avec les autres stagiaires
Voilà pour la première journée
Demain on devrait travailler dans les champs
Voir Facebook en cliquant ici où vous découvrirez quelques vidéos.
Jour 2
Deuxième jour de formation en traction bovine sous l’égide de Philippe Kulhmann :
La matinée est consacrée au débardage dans les bois. Les deux paires de bœufs sont attelées au joug double.
Les techniques sont variées.
Les apprentis bouviers se familiarisent petit à petit à la force de traction vigoureuse des bœufs vosgiens.
La paire Varo-Grivet de l’écomusée est plus puissante.
Les bœufs de Frédéric Grivel Gipsy-Crunchy sont plus jeunes, très dynamiques et apprennent le métier.
L’après midi est consacrée à l’épandage du fumier dans les vignes.
Les bœufs travaillent seuls l’un au joug simple, l’autre au collier.
Une charrue simple est attelée tour à tour sur les différents animaux.
La journée se termine avec le soin des bêtes qui l’ont bien mérité.
Jour 3
La matinée est consacrée au travail dans les vignes et au débardage. Une jeune vache n’ayant jamais porté le joug est débourrée au collier. L’après midi est consacrée à la visite des installations, du troupeau et des matériels de Philippe Kulhmann.
France 3 Alsace a fait un reportage ce matin sur le stage. Voir à 17 minutes 17 secondes.
Jour 4
Quatrième journée de formation à la traction bovine avec Philippe Kuhlmann.
La matinée est consacrée au travail des bœufs à la vigne et à l’attelage au collier avec les guides.
Les travaux de débardage avec différents matériels occuperont notre après midi ainsi que le dressage d’un jeune veau.
Jour 5
Cinquième et dernière journée de formation. La matinée est consacrée au travail en maraîchage avec un boeuf attelé au collier puis au joug simple.
L’atelier suivant était consacré au ferrage des boeufs.
Au cours de l’après-midi, Philippe Kuhlmann nous a fait la démonstration du chargement d’une grume à la scierie avec une paire de boeufs.
Frédéric Grivel nous communique cet article sur un chantier effectué avec les boeufs de Philippe Kuhlmann dans un espace naturel protégé de montagne dans les Vosges.
Nous le remercions pour sa contribution.
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Rothenbach.
Mardi 24 septembre 2019, Philippe Kuhlmann et toute son équipe ont changé une clôture à l’aide des bœufs au lieu-dit du Rothenbach .
Le parc se trouve dans une réserve naturelle gérée par le Conservatoire des Sites Alsaciens. Dans un paysage à couper le souffle, à 1 200 mètres d’altitude, la parcelle d’une vingtaine d’hectares ondule entre les plus hauts sommets vosgiens et la route des crêtes. Ici, pas question d’utiliser un engin motorisé, en raison du dénivelé d’une part mais surtout par respect pour la faune et la flore si caractéristiques de la haute montagne.
Les arbres tortueux, témoins de la rigueur des éléments, reflètent autant la vigueur que l’austérité, la détermination à survivre et à conquérir ces zones difficiles, et peut-être un peu le profil des paysans avec qui ils partagent cet espace…
La pause de midi en plein air est même accompagnée des chamois.
Sur les dix-huit kilomètres de clôtures que compte le site, le travail de la journée consiste à en changer quatre-cents mètres.
Les deux bœufs Milou et Mani sont attelés à un avant-train conçu par Philippe, qui sert en l’occurrence de remorque permettant de transporter tout le matériel nécessaire : monter les nouveaux piquets, le nouveau fil, la masse, la barre à mine, puis descendre les anciens piquets et le fil.
Après avoir démonté et enroulé trois hauteurs de fil barbelé, il faut retirer tous les anciens piquets. C’est parfois chose aisée et parfois totalement impossible à la main.
Là encore, les bœufs trouvent toute leur utilité puisque l’avant train a été doté d’un système de relevage. L’engin est placé quasiment à l’aplomb du piquet, une chaîne en ceinture la base. C’est alors que, grâce à un levier (perche de bois d’environ 2,5 mètres de long), le relevage permet de faire monter verticalement ce piquet d’une trentaine de centimètres. Les bœufs n’ont plus qu’à avancer de quelques pas pour sortir complètement le piquet de son emplacement. Ne reste plus qu’à planter les nouveaux piquets, mettre les isolateurs puis deux hauteurs de fil électrique.
L’accès à la clôture en question se fait par un dénivelé très important. La pente est telle que les bœufs qui tirent plusieurs centaines de kilos ne peuvent affronter perpendiculairement les courbes de niveau. Il est nécessaire tantôt de serpenter dans les prés, tantôt d’emprunter un sentier à flanc de coteau où le dévers ne permettrait le passage à aucun véhicule, même à chenille.
L’attelage dans son ensemble, bœufs et avant-train, a démontré sa stabilité et n’a pas versé.
Une journée bien remplie qui s’est déroulée sans problème grâce à la bonne organisation de toute l’équipe composée de Philippe, Anne-Catherine, trois personnes du Conservatoire des Sites Alsaciens, Philippe Badonnel et moi-même.
Frédéric Grivel.
Marcel Margerit travaille avec des boeufs depuis toujours.
Voici presque deux années qu’il s’est installé en Saône-et-Loire après sa retraite.
Il remet en état un petit domaine de quelques hectares à l’aide de ses jeunes boeufs Vosgiens achetés chez Philippe Kuhlmann.
Voici une vidéo du printemps 2019 où il herse et nivelle une prairie en utilisant le système ancestral et économique des branchages réunis en un gros fagot alourdi par une charge. Cette technique peut être aussi utilisée pour émietter le fumier après un épandage à la fourche.
Frédéric Grivel après avoir été double actif depuis longtemps, va sans tarder passer en activité agricole à temps plein.
Il nous communique un texte qui relate sa démarche, son histoire, ses projets et son travail avec les boeufs d’attelage.
Nous le remercions pour sa contribution..
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Comme beaucoup de monde, je ne suis pas fils mais petit-fils d’agriculteur.
Depuis mon plus jeune âge, je passais tout mon temps libre dans la toute petite ferme de montagne vosgienne de mes grands-parents.
Je n’ai jamais vu les anciens travailler avec les bœufs. A ma naissance, même dans ce coin de montagne isolé et préservé, tout le monde avait rangé la traction animale dans les souvenirs d’une époque révolue, souvent synonyme d’un asservissement permanent à la terre, ne faisant qu’entretenir une misère dont seule la mécanisation pouvait les affranchir.
Tout le monde avait cédé au relatif confort qu’offre l’acquisition d’un tracteur, mais il en était un qui a toujours été nostalgique, qui a toujours regretté ses bœufs bien qu’ayant deux tracteurs à la maison: il s’agit de mon grand-oncle Louis.
Ce brave Louis, opiniâtre et discret, a consacré toute sa vie à ses deux métiers : bûcheron pour ramener un salaire et paysan parce que même si ce n’est pas rentable, il faut coûte que coûte poursuivre l’oeuvre des anciens et prendre soin de ce coin de montagne qui a nourri nos aïeux.
C’est Louis qui m’a transmis le virus de la traction bovine, qui m’a expliqué le travail fait par les anciens à la force de la corne, comment ils ont façonné la montagne, défriché des forêts, érigé des murs de pierres sèches, construit des maisons, des routes, transporté des blocs de granit de plusieurs tonnes avec des dénivelés improbables… pour ne parler que des activités qui ont laissé une trace encore visible de nos jours.
A cela il faut ajouter toutes les activités quotidiennes effectuées ou facilitées par les animaux : les foins, les travaux des champs, les déplacements…
Quand Louis parlait du travail avec les bœufs, son discours était soudain empreint de nostalgie. Il n’occultait pas les aspects difficiles et exigeants de cette activité mais le regard fatigué par des décennies de dur labeur s’éclairait et c’est l’oeil étincelant qu’il relatait les exploits que ces animaux et leurs meneurs réalisaient au quotidien.
Je l’entends encore dire « lorsque tu arranges des pierres de plusieurs centaines de kilos pour en faire un mur de levée (mur de soutien), vas-y demander au tracteur de faire un pas de côté pour corriger l’angle de traction ». Dans l’exercice, il fallait autant de délicatesse que de puissance et être capable de stopper l’effort sur un simple ordre vocal pour effectuer un travail d’une précision chirurgicale à laquelle nos anciens étaient tellement attachés.
Bref, à voir et à entendre tout cela, dresser des bovins me paraissait une évidence, presque une obligation, en tous cas une vraie passion.
J’ai commencé par demander à Louis de me montrer comment mettre le joug, le chapeau, les tochnottes… puis avec mon épouse Nathalie nous avons démarré le dressage de notre premier bœuf en 2000.
Avec pas mal d’expérience dans les chevaux et beaucoup d’observation du comportement des bovins, nous avons obtenu plus de moments de satisfaction que de déconvenues.
Nous étions alors tous deux salariés à l’extérieur et j’ai réalisé qu’avec un emploi du temps surchargé, le travail sur la ferme était toujours fait par le tracteur. Les animaux démarraient leur apprentissage et, avant d’avoir pu rendre des services, ils arrivaient en âge d’être vendu. Tout ce temps investi en dressage pour rien…
Nous avons cessé des dresser des animaux pendant quelques années puis en 2015 un jeune couple de la vallée voisine est venu me trouver en me disant « on nous a dit que tu as une ancienne remorque d’une centaine d’année avec des roues à bandage. Nous allons nous marier dans six mois et on voudrait être en tête du cortège sur cette remorque ».
J’ai dis pas de problème mais avec quoi allez vous tirer cette charrette ? Ils n’avaient pas réfléchi à la question. J’avais à ce moment une génisse de deux ans et demi que je savais vide. J’ai dis bon je vous dresse une vache et on se retrouve dans six mois pour le mariage, je serai prêt. Nathalie et moi nous sommes attelés au dressage de Sidonie. (Cliquez ici pour voir)
Tout s’est très bien passé, avec un investissement temps très limité. Sur les six mois que nous avions, j’ai travaillé pendant un mois une demi-heure par jour au licol avec le joug simple sur la tête pour lui apprendre les ordres de bases. Puis pendant quatre mois, elle est partie au pré, je n’avais pas le temps de la travailler. Ce n’est que trois semaines avant le mariage que je l’ai rapprochée de la maison pour lui faire tirer la charrette tous les soirs.
On ne forme pas un animal à la traction en si peu de temps, mais pour ce que nous avions à faire c’était suffisant.
Nous avons continué par la suite à démarrer le dressage d’autres animaux.
J’ai aujourd’hui une paire de bœufs de 3 ans qui sont débourrés et qui me rendent bien des services sur des travaux légers. Ils ont participé à des démonstrations publiques, ils doivent maintenant apprendre à tirer plus fort.
Une paire de taureaux de deux ans commence l’apprentissage également.
J’ai la chance de travailler très régulièrement avec Philippe Kuhlmann, qui s’attache à transmettre son savoir et son mode d’exploitation agricole, aux antipodes de l’agriculture classique mais qui, j’en suis certain, sera source d’inspiration pour beaucoup à l’avenir.
Frédéric avec Philippe Kuhlmann
Chez Philippe Kuhlmann (Soultzeren) à la journée technique 2019 de la rencontre de bouviers 2019
En compagnie de Corentin Huber à la rencontre de bouviers 2019 à l’écomusée d’Alsace
Cette année nous avons réalisé la fenaison sur plus de trente hectares exclusivement avec les bœufs (hormis le pressage qui est sous-traité).
Nathalie a quitté son emploi en 2015 pour s’occuper de nos deux enfants et a développé depuis deux ans une activité de transformation fromagère.
Quant à moi, le fait que notre petite exploitation a pu s’agrandir un peu et surtout la possibilité de travailler en commun avec Philippe me permettent à mon tour de mettre de côté mon activité professionnelle actuelle pour me consacrer pleinement à l’agriculture et à la traction bovine.
C’est au pays de St Emillion dans le Bordelais qu’une formation de trois jours a été réalisée par Manu Fleurentdidier, assisté par son fils Emile. La formation s’est déroulée au cœur du vignoble afin de former aux pratiques de la conduite d’un bœuf aux longues guides.
Cette formation fait suite à des formations précédentes d’initiation qui s’étaient déroulées chez Manu Fleurentdidier à Moulismes (86).
Le but de cette session était de mettre en action le personnel viticole du domaine, aussi bien sur la pratique du menage d’un bœuf en solo que sur l’accompagnement lié aux soins des animaux (alimentation, entretien quotidien, entretien matériel).
Pendant trois jours, les stagiaires ont pu prendre en mains les guides dans un premier temps avec un bœuf garni et sans outil. Ainsi ils ont pu acquérir un meilleur contrôle de l’animal et répéter les gestes de base du travail.
Enfin, après quelques heures de pratique, on a pu mettre un outil tracté par le bœuf.
L’intérêt du menage aux guides est de permettre aux meneurs de travailler seuls en guidant le bœuf et en gérant l’outil. La conduite se fait avec un caveçon et des guides.
Le bœuf a été dressé auparavant, de façon à l’éduquer aux « ordres » et aux « codes » du menage par derrière, ce qui va permettre d’être plus efficace dans le travail. Le bœuf doit être parfaitement dressé afin qu’il connaisse son métier et de faciliter ainsi la tâche du meneur dans la gestion de son outil.
Cette formation a permis de travailler dans des conditions réelles, en respectant les contraintes et la réalité d’une journée du viticulteur.
Ainsi l’on a pu réaliser des journées-types sur l’exploitation en prenant en compte les soins aux animaux, leur alimentation, la préparation, le travail sur site et la gestion du temps de récupération des animaux.
Emmanuel Fleurentdidier
Vous les attendez tous…Les Journées de Grannos reviennent du 11 au 18 août à Coriobona Village Gaulois !
Cette année, venez assister et participer aux premières moissons du village. Le tout nouveau vallus (moissonneuse poussée par un boeuf) sera testé, une grande première en France !
Au programme également:
– Démonstrations d’artisanats gaulois (forge, poterie, tissage, travail du cuir, frappe de monnaie, vannerie,…)
– Évocations de combats
– Vie quotidienne, cuisine
De nombreux bénévoles « reconstituteurs » venus de toute la France vous feront découvrir cette civilisation souvent mal connue.
Alors qu’est ce que vous attendez ? Foncez à Coriobona dès dimanche et faites un saut de 2000 ans !
Visites sans réservation, à partir de 14 h.
Coriobona village Gaulois
Le pont Binot
16500 ESSE
05-17-23-15-71 / 06-15-63-64-58
Voir en cliquant ici et ici
Essais du vallus au village Gaulois avec Emmanuel Fleurentdidier et un boeuf Vosgien
André Kammerer en compagnie de Corentin, son petit fils, aux rencontres de bouviers 2018 à l’écomusée d’Alsace (photo Cozette Griffin Kremer)
André Kammerer n’est pas agriculteur, mais utilise depuis plusieurs années des boeufs de travail. Après avoir été obligé de se séparer de Grivé son premier boeuf utilisé en solo, il travaille maintenant avec une nouvelle paire de boeufs achetée chez Phillippe Kuhlmann à Soultzeren (cliquez ici pour voir).
En côtoyant son grand père, Corentin son petit fils s’est intéressé à l’attelage des boeufs et est devenu un bouvier prometteur.
Voici quelques images tournées pendant l’hiver 2018/19 et au printemps 2019 où l’on voit surtout Corentin sortir du bois de chauffage. On y trouve aussi quelques scènes d’une journée de travail à Soultzeren avec des boeufs de Philippe Kuhlmann.
Grivé au bois avec André voici quelques années
Merci à André Kammerer pour sa contribution.