La famille Mallet de Lavastrie, restaurateur et taxi possède deux paires de boeufs Aubrac.
La famille Mallet de Lavastrie, restaurateur et taxi possède deux paires de boeufs Aubrac.
Vous les attendez tous…Les Journées de Grannos reviennent du 11 au 18 août à Coriobona Village Gaulois !
Cette année, venez assister et participer aux premières moissons du village. Le tout nouveau vallus (moissonneuse poussée par un boeuf) sera testé, une grande première en France !
Au programme également:
– Démonstrations d’artisanats gaulois (forge, poterie, tissage, travail du cuir, frappe de monnaie, vannerie,…)
– Évocations de combats
– Vie quotidienne, cuisine
De nombreux bénévoles « reconstituteurs » venus de toute la France vous feront découvrir cette civilisation souvent mal connue.
Alors qu’est ce que vous attendez ? Foncez à Coriobona dès dimanche et faites un saut de 2000 ans !
Visites sans réservation, à partir de 14 h.
Coriobona village Gaulois
Le pont Binot
16500 ESSE
05-17-23-15-71 / 06-15-63-64-58
Voir en cliquant ici et ici
Essais du vallus au village Gaulois avec Emmanuel Fleurentdidier et un boeuf Vosgien
« Autrefois le Couserans » reste le plus grand rassemblement d’attelages de bovins en France.
A l’occasion de cette fête populaire rurale, dix-huit attelages bovins défileront dans la cité de Saint-Girons accompagnés de la Marraine et invitée d’honneur de cette Année, Renée Bagelet, bouvière réputée sur laquelle ont été réalisé un film par René Duranton et un livre par Jacques Laporte.
Cliquez ici pour voir le programme.
Voir aussi tous les articles du blogs en cliquant ici.
Liste des participants avec leurs attelages bovins:
Races GASCONNE, LOURDAISE, LIMOUSINE, BEARNAISE,
SALERS, CASTA, BRUNES DES ALPES et AUBRAC
Les BOUVIERS
Gérard RESPAUD
Erika PONS
Christian SARAMEA
Joel MAULEDOUS
Alain LABORDE
Francis BAZERQUE
Jean AJALON qui avait arrêté toute activité d’attelage bovin depuis 10 ans et qui, cette année, nous présente une jeune paire de vache et une velle de 4 mois avec sa petite fille Elodie.
Daniel HOURQUIEG
Pierre NABOS
François CAUJOLLE et son épouse Renée
Pierre BONZOM et sa fille Sandrine
Gilbert SERIN
Edouard SOUQUE
Olivier COURTHIADE avec une paire plus un boeuf solo
Du 30 Mai au 2 Juin 2019, la quatorzième rencontre de bouviers à l’Ecomusée d’Alsace d’Ungersheim, s’est révélée cette année comme un cru du renouveau et de l’avenir !
Si chaque session est à chaque fois un événement qui permet à chacun de repartir chez soit revigoré, avec le plein de dynamisme et de projets, on peut constater que celle-ci est au dessus de toutes les autres par sa richesse.
Vidéo des rencontres, première partie
Vidéo des rencontres, deuxième partie
Vidéo des rencontres, troisième partie
Philippe Kuhlmann, paysan éleveur/dresseur/utilisateur de bovins attelés à Soultzeren (68), élément moteur des rencontres, est à remercier grandement. Son engagement dans la transmission des savoirs autour de l’attelage des bovins est quotidien et les rencontres lui permettent de favoriser encore plus cette passation par l’émulation qu’elles suscitent.
Le site exceptionnel de l’Ecomusée d’Alsace, l’investissement de ses dirigeants, de son personnel et de ses bénévoles, l’intendance, la mise à disposition des animaux, l’utilisation du matériel, des locaux et de l’espace, sont aussi des facteurs primordiaux de la réussite de l’événement, tous les participants en sont conscients et reconnaissants.
Le noyau dur des rencontres constitué au fil des années était bien sûr présent autour de Philippe : Emmanuel Fleurentdidier, Christine Arbeit, Agnès et Luc Bernard, Jean Luc Guerringue, André Kammere , Cozette Griffin Kremer, Nicole Bochet, Véronique mon épouse et votre serviteur…
De nombreuses « nouvelles têtes » comme Serge Capmas ou Fréderic Grivel, sont venus renforcer par leur présence le cercle grandissant des bouviers venant aux rencontres.
Frédéric Grivel éleveur et meneur de bovins Vosgiens, après des années de double activité devrait prochainement s’installer à plein temps en agricole avec un projet de centre de formation en traction bovine, épaulé par Philippe dans la continuité du travail que ce dernier mène depuis des années chez lui.
Plusieurs paysans, travaillant déjà en traction animale ou non, sont venus pour découvrir ou affiner un projet de mise en route de la traction bovine sur leurs fermes comme Marc Van Overschelde venu de Belgique ou Laure et Dominique Darphin venus de la région de Dijon.
Pour cette édition, dont le thème central était «Travailler réellement avec des boeufs au XXIème siècle », on a pu constater l’investissement autour de la pratique de nombreux jeunes entre 16 et 30 ans.
Etaient présents, entre autres, Léonnie Biteau venue du Puy du Fou, Corentin Huber qui attelle dans les pas de son grand-père André Kammerer, Mélusine Bailloux-Arbeit la fille de Christine Arbeit, Emile Fleurentdidier qui mène des bovins depuis son plus jeune âge avec son père Emmanuel, Nils Bolt, jeune maréchal-ferrant Suisse Allemand qui, pour se former, rencontre tour à tour toutes les personnes en France qui ferrent les bovins. Enfin, plusieurs autres jeunes Suisses, Belges et Français, ex-stagiaires en traction bovine aux stages à l’écomusée, étaient venus avec le projet d’atteler prochainement….
Les rencontres sont l’occasion de prendre le temps de parler, d’échanger, de partager ses expériences.
Le jeudi matin, chacun a pu se présenter à l’occasion d’un « tour de table » suivi du repas qui favorise largement les échanges.
Merci aux bénévoles de l’écomusée pour leur accueil si plaisant et leur cuisine de qualité comme à chaque fois.
L’après-midi était consacré dans un premier temps à une démonstration de ferrage « sur pieds mort » par Philippe Kuhlmann, enrichie par la pratique déjà assuré de Nils Bolt, fort de son expérience professionnelle dans les chevaux et de son passage récent auprès de praticiens français du ferrage des bovins.
Préparation du pied, ajustement en fonction de l’état de la corne, de la morphologie, corps étranger, infection, soin, choix du fer, utilisation des clous de ferrage, coupe didactique pour comprendre la construction d’un pied avec sa corne, le sujet est vaste, mais la plupart des aspects de la spécialité ont été abordés au cours de cet atelier.
Après un passage auprès de l’atelier participatif mené par Véronique Nioulou sur le savoir-faire patrimonial de la fabrication de coussins d’attelage en paille et la celle de vire-mouches tressés du type « sud-ouest », le groupe c’est dirigé vers la scierie pour une démonstration de chargement de grumes à la chaîne sur un char avec les boeufs. C’est Corentin Huber et Philippe qui ont mené la paire de Vosgien de l’écomusée pour le chargement et le charroi des troncs.
Ces activités menées par les participants aux rencontres
permettent aussi aux visiteurs du site de profiter de ces moments de travaux avec les boeufs.
Vendredi, projets et journée technique à Soultzeren.
Vendredi matin, une réunion très positive avec les responsables de l’écomusée s’est tenue pour envisager une édition des rencontres à venir plus conséquentes et plus ouvertes encore au public. Pour ce faire, une association des bouviers doit se créer afin d’avoir une structure pour en permettre l’organisation.
Elle pourrait porter le nom du blog « Attelages Bovins d’Aujourd’hui » que votre serviteur tient depuis 2013 et pour lequel Mélusine Bailloux-Arbeit a proposé d’ouvrir une page Facebook afin de lui donner une autre dimension de diffusion.
On comptait 45 personnes le vendredi pour la journée technique sur la ferme de Philippe Kuhlmann à Soultzeren dont quelques responsables de l’écomusée qui sont venus participer à cette journée « hors les murs » malgré le peu de temps que leur laissait l’organisation d’un événement capital le soir même à l’écomusée .
Une visite rapide du troupeau de Vosgiennes et de leurs veaux au pré à proximité de la maison, a permis d’apprécier la sociabilisation des animaux que pratique Philippe. Les animaux à l’étable pendant l’hiver, le curage manuel, le contact de l’homme et la manipulation quotidienne des jeunes pour les mener à leur mère ou à l’abreuvoir, ainsi que quelques séances de travail au licol sont des facteurs qui permettent d’aller vers le dressage avec beaucoup moins de difficultés qu’avec des animaux qui n’ont jamais été manipulés.
Dans un second temps, Philippe à mis au joug un boeuf en cours de dressage avec un autre bien dressé, qui a déjà beaucoup travaillé. Ainsi, cet attelage a permis de montrer l’utilisation d’un boeuf au dressage en situation de travail en voyant les précautions à prendre pour la sécurité du meneur, des boeufs et de l’environnement.
Philippe explique alors que l’apprentissage de la traction et la ténacité avec laquelle le boeuf doit s’investir à tirer ne s’acquièrent que progressivement afin de ne pas le rebuter en lui en demandant trop au début.
Les premiers travaux de traction sont fait au bois en tirant de petites perches puis en augmentant progressivement le poids de la charge. Vient ensuite la mise au timon. Là aussi, en liant un jeune boeuf avec un autre plus expérimenté, il utilise un joug excentré afin de mettre plus de charge sur le boeuf avancé en dressage pour soulager le plus jeune en adaptant la charge à sa force et ne pas le rebuter au travail.
Toujours dans la même optique, on peut aussi utiliser une chaîne de traction accrochée au joug du côté du boeuf qui sait tirer.
En illustration de ces propos, un tombereau de fumier a été chargé et emmené par cet attelage dans un pré à quelques centaines de mètres de la ferme. Pour le passage sans difficultés de la grande montée qui précède l’entré du pré, la paire a été aidé par un boeuf attelé en arbalète au collier à l’avant de la paire et mené par Corentin Huber.
A midi, après un apéritif pris en musique grâce à des amis musiciens voisins de Philippe, le repas partagé convivial a permis à nouveau des échanges souvent techniques entre les participants.
Nous remercions chaleureusement Anne Catherine et Philippe pour leur accueil chez eux.
Jean-Claude Mann, bourrelier à Muhlbach-sur-Munster (68) était présent. Il est fabricant de colliers d’attelage « trois points » pour bovins et de jougs Vosgiens avec leurs garnitures. Il a d’ailleurs livré ce jour là un joug neuf et ses garnitures à un couple de Suisse qui venaient d’acheter une paire de boeufs chez Philippe.
En fin de repas, Philippe a présenté une épreuve en tirage limité de son « Manuel d’attelage des bovins » qu’il écrit depuis des années et qui devrait être disponible à la vente sans tarder.
Il en a lu l’introduction et la conclusion qui illustrent à elles deux toute sa démarche de consignation des savoirs et de leur transmission.
Chacun a hâte de voir sortir l’ouvrage définitif qui augure d’un intérêt majeur au vu du premier tirage.
Après quelques dédicaces incontournables, une paire de bœufs est de nouveau mise au joug pour une démonstration d’un épandeur à fumier en traction animale. L’outil a été offert à Philippe par Jean-Jo Herman, homme de cheval de travail réputé en Belgique. Bien qu’assez lourd, son utilisation, au contraire du transport au tombereau ou au char, gagne un temps considérable grâce à l’épandage mécanisé.
La topographie de montagne de Soultzeren impose de ne pas trop charger et il faut une bonne paire de boeuf pour une utilisation optimale. Outre le poids, la mise en route du hérisson nécessite beaucoup de force. Mais la paire choisie par Philippe a bien fait le travail. On peut noter aussi l’avantage d’un centre de gravité très bas qui est un atout majeur dans cette région de montagne aux déclivités importantes.
Pour finir la journée, Philippe a fait une démonstration d’arrachage de piquets de clôtures grâce à un avant-train doté à l’arrière d’un système de relevage par levier, mise en route mécaniquement par les boeufs en traction par l’intermédiaire d’une chaîne prise au joug sur un crochet.
On fait reculer les bœufs afin que le joug soit bien en arrière sur le timon. Après avoir fixé au plus court la chaîne au crochet du joug, on fait avancer les boeufs de quelques dizaines de centimètres jusqu’à la cheville de traction, la chaîne en tension actionne ainsi le levier du relevage auquel on avait préalablement attaché le piquet avec une chaîne fine.
Ces quelques lignes consacrées aux deux premiers jours des rencontres sont l’illustration de ce qu’il s’y passe, mais rien ne vaut de le vivre sur place.
Les présentations in situ de Philippe n’ont pas leur pareil, sont très didactiques et quoi de mieux que d’avoir comme guide un meneur/dresseur de bovin avec un recul de presque 40 ans de pratique ?
La présentation de son manuel d’attelage des bovins attendu par tous est aussi un élément positif pour le devenir de la pratique.
Le projet d’installation de Fréderic Grivel associé à un centre de formation traction bovine est encourageant pour la transmission.
L’organisation d’une édition « augmentée » des rencontres permettrait d’exposer un peu plus notre pratique.
Le projet de création d’une page Facebook du blog « Attelages Bovins d’aujourd’hui » qu’a proposé Mélusine Bailloux-Arbeit et la création d’une association donneront plus de visibilité au travail de chacun.
Devant toutes ces ouvertures, ces rencontres étaient extrêmement motivantes grâce à l’investissement croissant de tous.
Enfin, la présence de nombreux nouveaux acteurs impliqués et motivés, tout comme la « grande équipe » de jeunes présents à ces rencontres, augurent d’un bel avenir !
Maryse et Michel Berne à Bourg-Argental travaillent sur une petite ferme de montagne en traction animale bovine.
Le 5 mai 2019, ils organisent un après-midi dans leur ferme avec différentes animations autour du milieu agricole traditionnel, cerclage de roues agricoles en bois, taille de joug, fabrication de coussins d’attelage en paille et de vire-mouches. Il y aura aussi des démonstrations de matériel autour du bois (scie mobile, fendeuse, broyeur) et la présence d’une auteure de romans du terroir. D’autres animations sont à confirmer.
Vous pourrez bien sûr visiter le très beau musée agricole « La ferme à l’ancienne », qu’ils ont constitué au fil des années. Venez rencontrer Maryse et Michel qui vous parleront avec enthousiasme de leur métier, du travail avec les animaux et de leurs passions.
Renseignements:
Maryse et Michel Berne, Morel 42220 Bourg Argental,
04 77 39 60 75
Un des attelages de bovin de Maryse et Michel Berne était en démonstration à l’occasion des Journées du Patrimoine le 16 Septembre 2018.
Jerry, le boeuf Ferrandais et Edelweiss la vache Villarde ont labouré et hersé une toute petite parcelle à l’intérieur de l’écomusée.
Le travail n’était pas très facile du fait d’un sol de très faible profondeur, très sec et durci par la sécheresse de l’été. L’exiguïté de l’endroit ne favorisait pas non plus un travail sur la longueur des deux bovins.
Cependant, un public attentif est passé régulièrement au cours de l’après-midi, engageant souvent la conversation pour en savoir plus long sur l’attelage et la pratique de Michel et Maryse.
Obélix à deux mois
Sandrine et Sébastien Huck nous ont contacté pour présenter leur projet de dressage d’un jeune boeuf Vosgien. Ils veulent à terme l’atteler en solo au joug simple Vosgien pour intégrer l’attelage bovin aux activités de la ferme pédagogique.
Ils nous présentent leur activité.
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Nous sommes une Ferme Pédagogique et Thérapeutique Itinérante. (Cliquez ici pour voir)
Facebook (groupe) Fermes Pédagogique et Thérapeutique Itinérante de la Bécorne
Nous nous déplaçons partout dans la région grand-Est en priorité, mais dans toute la France si on nous le demande, moyennant des frais de déplacement.
Nous intervenons pour les anniversaires, dans les foires, comices agricoles et commerciaux, les EHPAD, salons…
Au travers d’activités ludiques, de parcours et de défis au milieu des animaux, enfants et adultes découvrent les animaux, leur vie, la biodiversité…
Nous proposons un jeu de piste autour des animaux, qui eux même sont présents. Nous nous déplaçons notamment avec un bœuf Vosgien, des lapins, des paons et des poules. A l’issue du jeu, les enfants reçoivent un petit diplôme et une médaille qu’ils décorent eux-mêmes.
La ligne directrice de la ferme est la découverte des animaux et leur environnement. Les activités sont adaptées à chaque situation.
Nous avons également pour objectif la découverte du patrimoine ancien, c’est pourquoi nous animons chacun de nos événements en tenue traditionnelle paysanne avec des sabots en bois.
Nos coordonnées:
Ferme de la Bécorne
Ferme Pédagogique et Thérapeutique Itinérante
Mme HUCK Sandrine
9 les Aulnouzes
88240 la Chapelle aux Bois
portable 06 76 96 52 29 où 06 36 76 05 10
fixe 03 29 30 59 49
Obélix le 16 12 2018 prenant la pose de lui même
La fête de la vache Nantaise au Dresny (44) les 7/8/9 septembre 2018 rassemblait sur le pôle traction animale, 5 paires de bovins de travail.
Une grande attelée a été réalisée en démonstration au labour.
Jean-Bernard Huon au labour à deux paires
Au Dresny, Plessé (44), la fête de la vache Nantaise qui a lieu tous les quatre ans, s’est tenue cette année du 7 au 9 septembre 2018.
Le coeur de l’événement s’organise autour des races animales d’élevage à faible effectif. Cette année, le porc Basque en était l’invité d’honneur. L’esprit de ce grand rassemblement est axé autour de l’agriculture, des techniques durables, respectueuses de l’environnement, qui s’orientent vers une transition écologique. La fête s’étend sur 10 hectares souvent à l’ombre de grands arbres.
Le pôle traction animale
Le pôle traction animale sous la responsabilité entre autres de Christine Arbeit et Joseph Durand, paysans en traction animale au Dresny, est l’un des points forts de la fête.
Un hectare de terrain partagé en une surface de vigne, une parcelle de maïs et une grande terre de labour a permis à de nombreux attelages de chevaux, mules, mulets, ânes et bovins de travailler tout à leur aise.
Une seconde parcelle de vigne était placée en dessous de l’espace de débardage sur un terrain en pente.
De nombreux stands aux abords de la parcelle de démonstration, permettaient au public de découvrir et d’échanger autour de la traction animale, du matériel, des structures de formations, des artisans, des structures de promotion et de développement de la traction animale.
Etaient présents:
Entreprise JOURDANT avec Stéphane PARRAIN (Cliquez ici pour voir)
Entreprise EQUINOXE avec Daniel Pasquet (Cliquez ici pour voir)
Entreprise VITI-MECA avec Gilles Duvin (Cliquez ici pour voir)
Entreprise BERNARD MICHON HIPPOMOBILE (Cliquez ici pour voir)
Coopérative d’auto-construction L’ATELIER PAYSAN (Cliquez ici pour voir)
Association HIPPOTESE (avec les mesures de force de traction) (Cliquez ici pour voir)
Entreprise AFH avec Stéphanie Boudin, bourrelière, pour la sellerie et le harnachement. (Cliquez ici pour voir)
Emmanuel Fleurentdidier et Jérémy Bulteau
Jean-Marc Chauveau aidé de Francis
Emile Fleurentdidier
Les causeries
Deux tables rondes ont été orchestrées par Christine Arbeit et Jo Durand.
Christine Arbeit
La première faisait le point sur la traction bovine, la manière de transmettre les savoir-faire par les formations et la promotion sous toutes ses formes.
La seconde était axée sur l’utilisation de la traction animale dans un système d’agriculture durable. Il a été question de la pertinence de l’introduction de la traction animale dans un système de production. Le discours très réaliste qui s’est dégagé de cette causerie a bien mis en évidence que faire de l’agriculture autrement ne signifie pas de la faire n’importe comment.
Un jeune en installation doit à la fois trouver des terres, mettre en place un système de production, un système de vente, la technicité, la gestion et l’organisation de l’ensemble. Si dès le début, il veut à
tout prix intégrer de la traction animale uniquement par conviction, mais sans connaissances, il ajoute une grande difficulté technique et une perte de temps à la mise en route de son projet.
De fait, il est apparu qu’il vaut mieux, dans un premier temps, s’installer dans un système de petite mécanisation pour avoir le temps d’apprendre à gérer techniquement la production et la vente, puis d’intégrer progressivement la traction animale. Il apparaît ensuite qu’il n’est pas forcément économiquement intéressant d’entretenir un animal pour quelques heures de travail par semaine, d’autant plus pénalisé au début par un manque de maîtrise et d’efficacité compromettant la réussite de l’installation et la crédibilité du système.
A contrario, pour qui maîtrise l’attelage et l’animal, l’investissement est moindre qu’en agriculture mécanisée.
Le problème du foncier et de la possibilité d’avoir des terres pour exploiter a aussi fait l’objet de discussions. Plusieurs exemples concrets ont été évoqués en présentant des solutions alternatives qui permettent d’échapper à la main mise de la SAFER sur les cessions de terrain qui bloquent la mise en place et le développement de projets hors agriculture « conventionnelle ».
Le coin des bouviers et les démonstrations
La traction bovine était bien présente sur les stands comme sur le terrain.
Emmanuel Fleurentdidier, en plus d’avoir sa paire de boeufs au travail sur le champs de démonstration, présentait son activité de « Traits malins » ainsi que les formations qu’il propose autour de la traction animale en particulier celle en traction bovine réalisée du 17 au 21 septembre 2018 à Moulismes (86).
De gauche à droite, Christine Arbeit, Jérémy Bulteau, Thomas Lippolis, Laurent Martin
Thomas Lippolis de l’Ecomusée d’Alsace a pu expliquer et promouvoir le travail fait autour de la traction animale au sein de la structure ainsi que les formations traction bovine qu’il propose depuis un an avec Philippe Kuhlmann comme formateur. Deux stages ont déjà eu lieu fin 2017, un au début 2018 et un autre organisé du 5 au 9 novembre 2018 à Ungersheim (68).
Durant la journée du vendredi, ce sont les scolaires de tous niveaux qui sont passés sur les stands et vers la parcelle de démonstration du pôle traction animale. La visite de plusieurs lycées agricoles a permis aux élèves de découvrir le travail agricole en traction animale. Suite à de nombreuses questions, plusieurs jeunes se sont d’ailleurs rapprochés des structures de formations pour envisager de faire des stages et de s’orienter dans cette voie.
On peut noter aussi que plusieurs jeunes fils d’agriculteurs locaux organisateurs de la fête, sont restés durant les trois jours auprès des bouviers. Certains ont observé, d’autres ont pris l’aiguillon pour mener, sous l’oeil prudent de leur propriétaire, des paires de bovins en particulier avec Pierre Nabos qui, avec Emile Fleurentdidier, était l’un des plus jeunes des bouviers de la fête.
La découverte et la pratique de ces jeunes ont sûrement fait naître des vocations qui feront, à l’avenir, perdurer la pratique .
Laurent Avon à gauche en compagnie de Philippe Kuhlmann, deux militants pour les races anciennes et la traction animale bovine
Nous avons aussi eu la chance de croiser Laurent Avon en visite sur la fête. C’est la personne incontournable du milieu de l’attelage bovin et des races locales à faible effectifs en France. C’est grâce à son travail que nous avons pu développer le blog en contactant les bouviers qu’il avait répertoriés.
Démonstration de liage du Morbihan
Une apprentie adroite!!
L’Académie des Bouviers du Puy du Fou, sous la houlette de Laurent Martin accompagné de Léonie Biteau, Jérémy Bulteau, Julien Siaudeau, Lionel Rapin et Simon Robet, abordait également le volet formation traction bovine proposée aux bénévoles qui la rejoignent. Cette académie uniquement réservée aux Puyfolais, rassemble de très nombreux jeunes très motivés, et assure une formation soutenue de meneur avec une ouverture vers la pratique professionnelle chez les paysans bouviers par des stages d’un à plusieurs jours en situation dans les fermes (Jo Durand, Jean-Bernard Huon…).
On pouvait également sur le stand pratiquer et apprendre le liage des bovins sur une tête cornée.
Lionel Rouanet, jougtier
Durant la fête, Lionel Rouanet a taillé un joug du type « Aveyronnais» à partir d’une grume de frêne livrée sur le site dès jeudi soir. Les trois jours de manifestations ont permis d’amener la taille presque à son terme. Les questionnements du public et les explications nombreuses apportées par Lionel ont bien sûr ralenti le travail. Mais le fait que le joug n’ait pas pu être terminé complètement sur trois jours, est la preuve de l’intérêt qu’a pu susciter la présence d’un des derniers (et jeune) jougtiers de France, dont l’apprentissage s’est déroulé auprès de René Alibert, fabricant de jougs réputé de l’Aveyron, disparu en Août 2017.
Lionel présentait un beau panel de ses productions de jougs Aveyronnais mais aussi des jougs de garrots, des jougs de parade de départ en estives et des jougs d’homme pour les transports à l’épaule.
On pouvait aussi découvrir tous les accessoires pour l’attelage des bovins (paniers, coussins d’attelage, liens, anneaux d’attelage en cuir torsadé, vire-mouches).
Véronique Nioulou, fabrication de coussins d’attelage en laîches
Véronique tresse à 4 pour la fabrication des vire-mouches tressés en fil de lin
Emilie une toute jeune apprentie assidue durant les trois jours, tresse à quatre des vire-mouches en fil de lin
Vire-mouches tressés
Véronique Nioulou fabriquait des coussins d’attelage de bovin en laîche du modèle « Charollais » et des vire-mouches tressés (modèle Haute-Garonne). Emilie, fille d’éleveur de moutons d’Ouessant exposant sur la fête a été fascinée par le tressage du lin pour réaliser les vire-mouches que Véronique réalise. Elle est restée dès le premier jour sur le stand et a fabriqué aussi bien des coussins d’attelages que les vire-mouches.
J’ai personnellement présenté sur le stand de Lionel et Véronique un film « synthèse » sur l’attelage bovin en France réalisé à partir des documents présents sur le blog.
Que ce soit pour les jougs ou pour les accessoires d’attelage, ces techniques maintenues grâce à quelques uns, mais cependant nécessaires aux bouviers, ont été le sujet de nombreux questionnements et étonnements, en particulier sur le fait que ces objets soient réalisés dans un cadre utilitaire. Il faut noter que les mêmes questions revenaient aussi pour les attelages, qu’ils soient bovins ou équins. En effet, le public a souvent découvert que la traction animale n’est pas, comme ils le pensent, une pratique ancienne et d’hier, mais bien une réalité qui s’inscrit dans une pratique actuelle et quotidienne, professionnelle et maîtrisée.
Les attelages bovins comptaient un bel effectif rassemblé pour ces trois jours.
Presque tous les bovins présents (il manque deux génisses Vosgiennes)
Pas moins de 13 boeufs, génisses et vaches étaient au travail avec leurs bouviers.
Emmanuel Fleurentdidier de la Vienne et sa paire de boeufs Vosgiens qui travaillent également en solo.
Jean-Bernard Huon de Riec-sur-Belon (Finistère) avec ses deux paires de boeufs Nantais et Pie-Noire Breton.
Pierre Nabos du Gers avec sa paire de vaches Béarnaise.
Jean-Marc Chauveau de Chaumes-en-Retz (Loire-Atlantique) avec sa paire de jeunes vaches Nantaises.
Jo Durand, le régional de l’équipe, avec ses animaux Vosgiens, un boeuf solo et deux génisses en guides.
Philippe Kuhlmann, à gauche
Francis Bazerque à gauche et Joseph Durand à droite
A gauche, Guy Chautard, éleveur, dresseur et meneur de Ferrandaises, en discussion avec Joël Blanc (au fond)
Bien qu’ils soient venus sans animaux, la présence de bouviers référents comme Philippe Kuhlmann du Haut-Rhin ou Joël Blanc de l’Aveyron, tous les deux paysans utilisateurs de la traction bovine et de Francis Bazerque de Haute-Garonne (Cliquez ici pour voir), bouviers utilisateurs de vaches Lourdaises, a permis aussi d’échanger avec eux autour de la traction animale, en particulier lors des « causeries ».
On a pu aussi croiser Guy Chautard, éleveur, dresseur et meneur de Ferrandaises, mais plutôt occupé au stand de la Ferrandaise, au village des races.
Cozette Griffin Kremer et Nicole Bochet, observatrices et promotrices actives du milieu, étaient également aux côtés des bouviers.
Jo Durand et son boeuf en dressage au collier en solo dans la vigne
Les jeunes Nantaises de Jean-Marc Chauveau au sarclage
Jean-Marc Chauveau affiche la satisfaction du travail de ses jeunes animaux
Au cours de ces trois jours, on a pu voir évoluer des animaux qui ont l’habitude de travailler. Seule la paire de jeunes Nantaises de Jean-Marc Chauveau et les bovins Vosgiens de Jo Durand avaient moins d’expérience que les autres puisqu’ils sont en fin de dressage, mais les animaux ont rapidement intégré la situation inédite pour eux et n’ont en rien abaissé le niveau de travail. On
peut même dire que trois jours de travail à la fête de la vache Nantaise comptent largement pour trois semaines de dressage à la maison !!!
Durant ces journées, les paires se sont partagé les matériels anciens et modernes pour labourer, herser, sarcler, butter.
Jean-Bernard Huon qui travaille chez lui ses quinze hectares de terre uniquement avec ses deux paires de boeufs, a labouré tantôt à une paire, tantôt à deux, avec différentes charrues, brabant, Dombasles à rouelle, mais aussi avec des outils modernes proposés par les constructeurs.
Jean-Bernard Huon et son aide au labour avec les boeufs Nantais devant et les boeufs Pie Noire Breton derrière
Les Nantais de Jean-Bernard Huon au labour
Les Pie noire tirent la raie au maximum sans dévier
On pouvait bien noter l’habitude de ces animaux au labour surtout au moment des demi-tours où, successivement, les deux paires emmènent bien l’attelage au bout du rang avant de virer. Le travail des Pie-Noire placées à la charrue en deuxième position est caractéristique : imperturbables, bien que les Nantais du devant aient déjà viré, ils tirent parfaitement le rang jusqu’au bout, le nez dans la barrière, sans dévier. Il faut noter que pour des raisons de sécurité, ces deux paires étaient menées à eux sur la fête, alors que chez lui Jean-Bernard laboure seul et réalise les demi-tour à la voix en restant derrière au brabant pour détourner.
Manu Fleurentdidier manipule des troncs
« La Forcat » au travail avec un boeuf solo d’Emmanuel Fleurentdidier
Outre le travail en paire qu’il a mis en oeuvre sur différents matériels et en débardage, Manu Fleurentdidier ainsi que son jeune fils Emile, bouvier depuis l’enfance, a aussi travaillé avec ses boeufs attelés en solo en sarclage, petit labour et buttage avec, entre autre, « la Forcat », un petit porte-outil espagnol à brancards, simple et léger, idéal en maraîchage.
Pierre Nabos avec ses deux belles vaches Béarnaises a démontré une nouvelle fois ses qualités de dresseur et de meneur avec deux animaux calmes, parfaitement aux ordres et volontaires au travail.
Jean-Marc Chauveau et ses deux jeunes vaches Nantaises qui ont encore besoin de travail et d’expérience vu leur jeune âge, a parfaitement bien assuré ses démonstrations et la rencontre avec les autres bouviers a été aussi pour lui un grand moteur de motivation pour la suite de son travail.
Jo Durand a pris en guide un jeune boeuf Vosgien qu’il a progressivement mis à la traction, en particulier au griffage dans l’espace des vignes. Il avait aussi deux jeunes vaches Vosgiennes utilisées par une équipe de réalisation de torchis en terre. Les deux bêtes menées en guide brassaient la terre humidifiée en la foulant aux pieds au fond d’une tranchée circulaire. Les bêtes ont été menées sans encombre par les membres de l’équipe des maçons, malgré le travail répétitif en rond serré que les animaux ont ordinairement parfois du mal à réaliser sans énervement.
La grande attelée
Le dimanche, l’équipe des bouviers a décidé de réaliser, pour se faire plaisir, une grande attelé avec les cinq paires disponibles sur le site.
Elle a été mise en oeuvre au labour avec un brabant. De la tête de l’attelage à la charrue se succédaient, la paire de boeuf Vosgiens d’Emmanuel Fleurentdidier, la paire de vaches Béarnaises de Pierre Nabos, la paire de vaches Nantaises de Jean-Marc Chauveau, la paire de boeufs Nantais de Jean-Bernard Huon et sa paire de Pie-Noire Bretons.
Bien sûr la taille du brabant, la qualité du sol et son état ne nécessitaient en rien autant de puissance de traction, mais l’image était symbolique et le reflet d’un dressage des animaux et du savoir-faire de leurs meneurs. C’est sans difficultés que le labour s’est effectué pendant une bonne demi-heure avec de nombreux demi-tours, tous réalisés par les cinq paires sans problèmes malgré des chaintres assez courtes. La situation était assez rare pour que les spectateurs nombreux et les acteurs de la traction bovine s’en imprègnent et savourent à la fois la réussite technique de menage et l’image rare et majestueuse de cinq paires attelées au labour.
En attendant la prochaine !
C’est sur cette belle et rassurante expérience que s’est achevée une fête sans égale et parfaitement réussie.
Chez les bouviers, un tel rassemblement est une aubaine pour les rencontres et les échanges. Trois jours permettent aussi de créer des liens pour ceux qui ne se connaissent pas. De l’avis de beaucoup, tous ont humainement passé des moments forts et chargés de positif.
Les 60000 spectateurs ont eu l’occasion, entre autres, de découvrir la traction animale sous un aspect professionnel et non « folklorique » comme souvent dans des démonstrations publiques.
Les échanges qu’ils ont pu avoir avec les meneurs et les artisans leur ont permis aussi de repartir avec une autre vision de la traction animale.
Face aux rapport alarmistes récents des experts du GIEC, la pratique professionnelle de la traction animale que les visiteurs ont pu voir à l’oeuvre, est sûrement, à son niveau, une des solution pour relever les défis écologiques qui s’imposent à tous pour la sauvegarde de l’humanité. Il est aussi parfois bon de rappeler à tous que la mécanisation de l’agriculture ne concerne que 3% des agriculteurs mondiaux, elle paraît maintenant marginale ici alors qu’elle est commune ailleurs.
La traction animale peut participer en complément aux autres systèmes de traction, à réduire l’impact sur les sols de la sur-mécanisation, limiter l’impact sur la qualité de l’air et toutes les pollutions induites qui apparaissent de plus en plus néfaste à l’avenir de l’Homme.
Avec une bonne maîtrise technique, un mode de production et de commercialisation adaptés et réfléchis, la traction animale contribue aussi en limitant le sur-investissement, à ne pas entrer dans un système de sur-endettement et une dépendance aux systèmes financiers qui est l’un des handicaps de l’agriculture actuelle. A la condition qu’elle soit mise en place sérieusement, de manière pensée et techniquement adaptée, il apparaît qu’elle a sa place et la capacité à se (re) développer au sein de systèmes de productions modernes, plus respectueux de l’environnement et de l’Homme au sens le plus large.
Rendez-vous dans quatre ans pour, nous l’espérons tous, une aussi belle fête réussie, grâce à la présence de meneurs professionnels et performants qui font la fierté d’un milieu en devenir.
Michel Nioulou
Vidéo consacrée à Jean-Bernard Huon:
Les trois jours en images pêle-mêle
De nombreuses vidéos sont à venir le temps (long) du montage!!