Maryse et Michel Berne exploite une petite ferme à Bourg Argental où tous les travaux, sauf pendant les foins, sont réalisés en traction animale.
Étiquette : Travail agricole
Attelage de vaches Aubracs chez la famille Ramon au buron de Camejane, Saint-Chély-d’Aubrac (12)
La famille Ramon utilise une paire de vache Aubracs pour ramener la traite quotidienne au buron.
Cliquez ici pour se rendre sur leur site internet.
Labour au brabant et petits travaux avec deux boeufs Gascons chez Laurent Janaudy, Manziat (01)
Laurent Janaudy est maraîcher en traction animale (Chevaux et boeufs) à Manziat dans l’Ain .
Après avoir travaillé pendant une huitaine d’année avec une paire de vaches Aubracs, il a dressé deux boeufs Gascons. Ils travaillent déjà depuis quelques temps au charrois et à la herse.
En Octobre 2017 Laurent Janaudy les a mis pour la première fois au labour avec un brabant.
Sur cette première séance, la tenue de la raie a été relativement facile à obtenir avec bien sûr quelques écarts. Ce sont les demi-tours qui ont été parfois plus compliqués. Mais ce sont deux boeufs qui tirent bien et bien aux ordres. Le travail régulier fait de ces bœufs, deux animaux de trait de qualité.
Le labour a eu lieu sur une prairie sur laquelle il avait été fait plusieurs passages de disques.
Ils ont depuis labouré plusieurs fois.
Petits travaux de déplacement de bois avec une paire de boeufs Gascons chez Laurent Janaudy en 2017, Manziat (01)
Cadet et Mignon, deux boeufs Gascons au travail chez Laurent Janaudy le 18 février 2017, Manziat (01)
Toutes photos et vidéo Véronique Nioulou
Voici quelques photos d’une belle journée de Février 2017 où Laurent Janaudy, maraîcher à Manziat (Ain), nettoyait une terre avant labour avec ses deux boeufs Gascons Cadet et Mignon.
C’était un des premiers gros travaux que cette jeune paire effectuait.
Nous les verrons dans de prochains articles sortir du bois et labourer.
« Laurent Janaudy et la traction animale, une histoire de toujours » par Michel Nioulou
A Manziat dans l’Ain, la culture maraîchère intensive est présente sur la commune depuis plusieurs décennies. La terre sablonneuse du Val de Saône est un atout majeur pour la culture légumière. Le relief d’une plaine alluvionnaire est tout juste contrarié par une légère déclivité en allant sur le haut de la commune.
Au milieu des champs de poireaux, céleris, carottes et salades cultivés par de plus en plus grosses exploitations qui fournissent les grossistes et les grandes surfaces, Laurent Janaudy, une petite quarantaine, pratique une agriculture de proximité et respectueuse de l’environnement.
Dresseur remarquable de chevaux et de bœufs, il est depuis son enfance dans le monde du cheval.
Depuis de nombreuses années en double activité, partagé entre un emploi dans la restauration et son activité agricole, il a fait valoir des terrains familiaux, personnels et des petites parcelles qui, sans lui, seraient restés à l’abandon.
Depuis trois ans, il s’est installé à plein temps en développant son activité maraîchère. Il a dû abandonner la prestation de service à cheval dans les vignes par manque de temps.
Laurent travaille sur une superficie d’un hectare de maraîchage. Sept hectares de prairie permettent d’une part de nourrir les animaux et d’autre part de faire du foin en petites bottes pour la vente aux particuliers.
Il fait aussi un peu de céréales pour les animaux et la basse-cour (paille et grain).
Désormais, il fournit des restaurants renommés dont certains sont étoilés, tous en recherche de produits de qualité: L’ô des Vignes à Fuissé dont le chef Sébastien Chambru est MOF, le restaurant de Serge Vieira à Chaudes-Aigues, 2 étoiles, Le Greuze à Tournus tenu par Yohann Chapuis, 1 étoile, et Ma table en ville à Mâcon, restaurant chic à la cuisine soignée de Gilles Bérard.
Laurent fournit aussi des paniers de légumes aux particuliers et en dépôt à Lougalina, une épicerie fine de Replonges.
Sans être certifié bio (il faut maintenant presque s’excuser de travailler normalement!!) ses légumes, pour la plupart de variétés anciennes, sont menés en culture sans produits phytosanitaires.
La plupart des travaux, (labour, sarclage, hersage, déchaumage, charrois) sont effectués en traction animale avec deux juments et une paire de bœufs. Il possède aussi une jeune génisse Charollaise, Mauricette, qu’il a commencé de dresser en solo.
Même si les chevaux sont le plus souvent utilisés, il fait travailler régulièrement deux bœufs Gascons, Cadet et Mignon qui ont remplacé voici trois ans une paire de vaches Aubracs restées une huitaine d’années sur la ferme.
Il utilise aussi un tracteur pour certains travaux. Les modes de traction sont utilisés en complémentarité en fonction des conditions et des priorités. Mais la traction animale reste au centre du projet, comme depuis toujours dans la démarche de Laurent.
La récolte des « petits riz »
En cet après-midi ensoleillé de mi-septembre, une terre d’une quarantaine d’ares est recouverte d’andains bien rangés de haricots secs « Petit riz » autrefois beaucoup cultivés en Val de Saône. Après avoir été arrachés et posés au sol, ils ont séché pendant une semaine et ont été retournés à la main chaque jour pour parfaire le séchage.
La veille, Laurent avait récolté en fin de journée deux petites plate-formes de «petits riz» avec le tracteur. Mais ce 8 septembre 2017, c’est Poulette, une jeune Comtoise et les deux Gascons qui sont de service pour rentrer la récolte avant la pluie annoncée dès le lendemain.
Après avoir chargé deux chars et fait un premier voyage au cheval pour remonter le charroi à l’abri sous le hangar situé en haut de la commune, Laurent et moi-même redescendons dans la parcelle avec les deux bœufs attelés à une gerbière, suivis de Poulette.
De retour dans la terre, après avoir attaché la jument à l’ombre, les haricots sont rapidement chargés sur la gerbière par petites fourchées bien rangées pour «monter» le char, en prenant soin de les croiser pour qu’elles ne glissent pas lors du transport. Mais les pieds de haricots s’accrochent bien entre eux et sont relativement stables une fois entremêlés.
Une fois la jument reculée dans la limonière du char chargé en début d’après-midi, le convoi se met en marche pour la dernière remontée.
A mi-parcours, nous croisons comme au premier voyage, la grande route départementale qui traverse la commune. C’est un passage délicat du fait de la circulation automobile assez intense.
Si la présence des attelages de Laurent dans la commune n’est pas une surprise pour la plupart des habitants de Manziat, la traversée de la départementale, par contre, est plus surprenante pour les automobilistes de passage.
Les deux chars de haricots traversent, Poulette et Laurent en tête, avançant d’un pas plein d’allant, puis les deux bœufs gascons et leur long char à deux roues passent tranquillement avec une allure posée, sans stress.
Après environ un kilomètre et demi de voyage, nous arrivons à destination.
Les chars sont reculés sous le hangar, les animaux dételés, les bœufs déliés, Poulette dégarnie.
Les cinq chars de haricots sont à l’abri et finiront de sécher pendant un mois avant d’être battus avec une petite batteuse puis triés à la main en début d’hiver. Ils rejoindront ensuite les tables des grands chefs.
Il peut désormais pleuvoir pour compenser un peu la sécheresse de l’été, les haricots sont à l’abri!!!
La surface plantée cette année est nettement plus importante qu’en 2016, malgré cela il risque encore de ne pas avoir assez de quantité pour faire face aux besoins.
Voici trois ans que Laurent est à plein temps sur son activité agricole et les commandes sont toujours plus importantes au fil du temps. La démonstration est faite que la demande de produits de qualité est là, et qu’il est possible de la satisfaire dans un mode de production «hors norme». Bien sûr, cet engagement nécessite un investissement personnel et un travail très important. Malgré tout, il fait le maximum pour concilier la quantité de travail tout en maintenant son éthique, la qualité des produits et son mode de production avec la traction animale au coeur du système.
Michel Nioulou
Article paru aussi dans la revue « Sabots » N° 81 Novembre/Décembre 2017
Des boeufs et des hommes, douzièmes rencontres de bouviers en Alsace, Ascension 2017.
Une nouvelle fois, les acteurs du monde de l’attelage bovin actuel se sont retrouvés dans l’exceptionnel cadre de l’écomusée d’Alsace à Ungersheim pour le long pont de l’Ascension à l’occasion des douzièmes rencontres de bouviers.
Au fil de ces quatre jours, c’est bien une bonne trentaine de personnes concernées par le sujet qui se sont retrouvées autour des bœufs et des vaches d’attelage, venues de toute la France, aussi de l’Allemagne et de la Suisse proche.
Il faut souligner le rôle important de l’écomusée, avec ses permanents et bénévoles, qui accueille très généreusement l’ensemble des participants aux rencontres et qui met à disposition tout le nécessaire au bon déroulement de ces journées.
Un couple de cinéastes, Patricia et Didier Ladry, était présent pour réaliser des prises de vues des rencontres, et les intégrer à un film sur la traction bovine aujourd’hui en cours de réalisation.
Philippe Kuhlmann, en collaboration avec l’écomusée, est le pivot de ces rencontres. Il cristallise autour de quelques idées et projets des réflexions et discussions la plupart du temps très techniques, c’est là toute l’essence de ces rencontres.
Matériels et expérimentations.
Cette année, Philippe a présenté un projet de joug d’épaule, proche de celui utilisé traditionnellement avec les colliers Landais sur les mules.
Certes, de son propre aveu, le prototype était rudimentaire. Mais il a l’intérêt d’ouvrir une piste d’un système d’attelage des bovins, qui allie la rapidité de jumelage des animaux sans avoir à utiliser un liage plus ou moins long et la praticité d’attelage rapide au matériel, similaire à celle rencontrée avec un joug de cornes.
Ce projet est parfaitement dans la continuité des améliorations des systèmes de garnitures de jougs intégrés qu’a mis au point Philippe ces dernières années dans l’optique d’avoir des matériels faciles et rapides à mettre en œuvre.
En comparaison avec le joug Vosgien, il met souvent en avant le temps important nécessaire au liage sur d’autres type de jougs tels que ceux qu’on peut trouver dans le Massif Central.
Le système présenté appuie aussi l’idée selon laquelle les animaux sont plus libres au collier qu’au joug et sont donc plus aptes à développer leur force de travail.
Toutes ces approches et ces argumentaires ont bien sûr alimenté grandement les discussions selon les « écoles » d’attelage : colliers, jougs, jougs libres du type Vosgien, jougs très solidaires des têtes du type Massif Central…
Le joug d’épaule de Philippe se compose de deux barres transversales sur lesquelles sont fixées des attelles de colliers où viennent se loger les têtes des animaux. Les deux attelles extérieures sont mobiles afin de permettre le placement des bovins au système.
Au centre, entre les deux colliers fixes, un point d’attelage permet comme sur les jougs, de relier rapidement le timon des matériels au joug d’épaule avec l’aide d’une simple cheville. Le timon vient se positionner dans une grosse bague en métal, articulée sur un axe transversal qui permet les mouvements verticaux.
Le joug proposé ici nécessite cependant d’avoir un système de croupière et culeron afin de maintenir l’ensemble lorsque les animaux baissent la tête et d’un avaloir pour le recul et la retenue.
Différents essais et modifications ont été réalisés au cours des journées avec l’apport des idées d’améliorations de chacun.
Il a été aussi présenté une étable mobile réalisée à moindre frais permettant un hivernage avec une structure facile à construire, à installer et à déplacer.
Bien que n’étant pas directement un sujet de traction animale, elle est parfaitement adaptée aux fermes de petite taille, sans grands moyens financiers, qui sont justement celles qui utilisent la traction bovine ou équine.
Philippe Kuhlmann qui a conçu cette étable alternative, l’a utilisée pendant l’hiver 2016/2017. Il en est ressorti une facilité d’utilisation et de déplacement de ce matériel au cours de la saison d’hiver. Elle ouvre ainsi une solution relativement abordable qui permet de palier au coût d’investissement trop élevé d’un bâtiment en dur.
Des bœufs et des hommes.
Chaque jour, une interface programmée avec le public de l’écomusée a permis de faire une présentation des rencontres, de l’histoire de l’attelage bovin, de l’état actuel de la traction bovine, des différents systèmes d’attelages, des matériels modernes, de son évolution et de ses projets.
La nouvelle paire de bœufs de l’écomusée a été fortement sollicitée.
Une jeune paire de bœufs Vosgiens de la ferme de Philippe Kuhlmann était aussi présente, descendue tout droit des estives du Valtin le matin même du vendredi.
C’est là qu’on voit l’intérêt de la sociabilisation des jeunes animaux, du travail de Philippe sur leur manipulation constante particulièrement en cours d’hivernage, ainsi que la sélection sur le caractère et l’aptitude au travail. Cela permet de rapidement mettre en paire des animaux jusque là non encore mis au joug. Nous les avons liés à un joug neuf du type Massif Central (Velay) que j’avais apporté, sans aucun souci ni énervement de la part des animaux alors qu’ils n’avaient jamais été liés ni même été mis en contact avec un nombreux public.
Après une petite heure de travail avec la contribution de Jo Durand, les deux jeunes bœufs marchaient droit, obéissaient et tenaient l’arrêt. La paire ainsi liée a été présentée deux jours de suite à l’interface avec le public en compagnie de Jo ou de Michel Berne.
Du fait du caractère facile des boeufs, Jo Durand a ensuite tenté avec succès de travailler en guide et de derrière l’un des deux jeunes animaux.
Un jeune bœuf de trois ans a, de la même manière, aussi été mis en guide au cours de la matinée du samedi afin de l’amener place des Charpentiers à la présentation publique des attelage bovins de l’après-midi.
Des démonstrations de travail de sarclage dans les cultures de l’écomusée ont été effectuées avec le bœuf de trois ans en solo, soit à la corde, soit en guides.
Des démonstrations du « Ramé », l’outil de chargement mis au point voici trois ans sur l’initiative de Philippe Kuhlmann, ont été faites avec la paire de bœufs de l’écomusée pour effectuer des chargements de balles rondes sur un char.
La présence de bouviers nouvellement venus aux rencontres tels que Maryse et Michel Berne de la Loire, de Jean-Paul Foray et de René Desmarie de l’Ain, Agnès et Luc Bernard de la Sarthe, la deuxième venue d’Elvire Caspard venue des Pyrénées, de Marc-Antoine Jacot venu de Suisse, la venue aussi de Guillaume Coudray de chez PROMMATA ont élargi le public des habitués tels que Jo Durand, André Kammerer et de son petit fils très motivé, Emmanuel Fleurentdidier, Simon Kieffer, Cozette Graffin Kremer, Nicole Bochet, Anne Wiltafsky, René Crétin, Jean-Luc Guerringue, François Kiesler, ou moi-même. Les nouvelles têtes ont rapidement été adoptées et même embauchées!!!
Jean-Claude Mann, bourrelier sellier à Muhlbach-sur-Munster, artisan fabricant de garnitures pour jougs Vosgiens, de colliers trois points pour bovins et de tout matériel en cuir, était aussi présent pendant ces journées.
Michel Berne et Marc-Antoine Jacot étaient venus avec leurs jougs de travail et j’avais personnellement apporté des jougs neufs de ma fabrication.
Michel Berne a lié les bœufs de l’écomusée avec son très beau joug du Pilat, permettant ainsi de voir sa méthode de liage et de menage.
Durant ces journées, les points d’animations autour des différents projets ont permis d’éveiller la réflexion et l’inventivité de chacun. Mais elles ont initié aussi les rencontres entre bouviers qui ne se connaissaient parfois pas jusqu’alors. Bien que le côté technique a prédominé, les échanges entre gens d’une même pratique ont été très forts.
Des projets structurants autour de la transmission.
Vendredi en fin d’après midi, une réunion s’est tenue avec tous les participants présents à ce moment-là, en compagnie d’Eric Jacob le directeur du musée.
Avec Philippe Kuhlmann, ils ont présenté les projets, d’une part de la création prochaine d’un centre de ressources et de documentation sur la traction bovine à l’écomusée et, d’autre part, l’organisation d’une initiation à la traction bovine en Novembre avec l’aide logistique et l’utilisation des emprises de l’écomusée.
Le sujet de la création d’une association des bouviers a de nouveau été abordée en compagnie d’Emmanuel Fleurentdidier.
La situation des différents bouviers, tant par l’éloignement les uns des autres que par le manque de temps, ne créée pas visiblement un engouement spontané à sa création et surtout à son administration. Cependant, Emmanuel a souligné qu’elle serait indispensable dans le cadre de formations financées. En effet, les autorités compétentes aptes à financer des formations, demandent à avoir une structure fédératrice comme interlocuteur.
Il me semble donc que sa création devrait pouvoir se faire, même en comité restreint pour pouvoir répondre à cette exigence structurelle.
Cela dit, quelle que soit le type de fonctionnement et de financement des formations, elles ne sont pour moi nullement en concurrence et bien au contraire en complémentarité de par leur placement géographique, la diversité des maîtres de stage, la manière d’aborder la formation, l’expérience et les techniques de chacun. Plus il y aura de formations, plus les différentes techniques seront partagées, plus il se créera d’émulation et plus la passation de savoir-faire sera efficace. Les travaux de chacun doivent pouvoir se compléter en bonne intelligence pour le plus grand bénéfice des stagiaires.
N’oublions pas non plus que de nombreuses personnes vont se former directement au contact des meneurs, chez eux, en situation. Les formations sont aussi un complément indispensable à ce genre de démarche, avec des échanges de groupe qui décuplent les motivations et les expériences.
Philippe Kuhlmann a évoqué le fait que les choses évoluent vite tant au niveau des animaux qu’au niveau des meneurs et des savoir-faire qui gravitent autour de l’attelage bovins. Il a insisté sur deux points qui le touche personnellement: le maintien d’un cheptel issu de lignées faites pour le travail auquel il se consacre depuis très longtemps et la transmission de savoir-faire acquis auprès des anciens et au cours de longues années d’expérience et d’une pratique du travail avec les animaux uniquement en traction bovine.
Il a évoqué aussi les savoir-faire qui gravitent autour de l’attelage comme la fabrication des jougs, la bourrellerie, en rappelant la disparition récente de Pierre Mougin, charron, jougtier, artisan très polyvalent des Vosges, sur qui il pouvait toujours compter pour toute demande de matériel.
Les choses tiennent et se maintiennent souvent à peu de choses. Il est donc important d’y penser, de transmettre un maximum et de multiplier les opportunités qui permettent une continuité.
Cozette Graffin-kremer et Nicole Bochet sont intervenues. La première pour présenter le « Théâtre de l’agriculture » en abordant tous les projets autour des attelages bovins dans différents musées agricoles et écomusées dans le monde. Nicole Bochet a, de son côté, abordé le sujet du bien-être animal ainsi que celui du parage et du ferrage des bovins autour desquels elle souhaiterais structurer un projet.
D’un sentiment général, le regret de beaucoup est de ne pas pouvoir déplacer ses propres animaux d’attelage. Même si c’est compliqué d’un point de vue logistique, du fait des distances, ce sont surtout les contraintes vétérinaires et sanitaires qui empêchent la venue de nombreuses paires outre département. Leurs utilisations avec les spécificités de menage, de jougs, de liage seraient un grand atout et de grands sujets d’échanges. Mais la législation et les risques vétérinaires empêchent, par les complications insurmontables qu’ils engendrent, un tel rassemblement, qui serait pourtant bénéfique et enrichissant pour tous.
Optimisme et vigilance.
La création prochaine d’un centre de ressources et de documentation, une association de bouviers, plusieurs formations/initiations à la traction bovine, un réseau, bien qu’informel, mais dynamique grâce à internet, le support du blog «Attelages Bovins d’Aujourd’hui», et la motivation des nombreux acteurs, nous permettent de penser qu’un maximum d’atouts sont là pour continuer à dynamiser la pratique, même s’il ne faut pas perdre de vue que tout est fragile et tient à peu de chose, à peu de gens. Restons vigilants mais positifs.
Chacun attend l’édition 2018 pour se revoir et, comme chaque année, parler sérieusement d’une pratique discrète et peu connue du grand public, mais pourtant bien vivante, nous en avons tous été témoins!
Michel Nioulou
Travail au cable et à la poulie avec le boeuf en solo d’André kammerer, Breiteinbach (67)
Pour sa terre vivrière, André Kammerer fait la préparation de ses terrains très pentus avec l’aide de son boeuf et d’un système de poulie et de câble de traction.
L’outil ne travaille qu’en montée pour ne pas faire redescendre la terre en bas de coteau.
L’inconvénient est qu’il faut à chaque fois décrocher et redescendre à vide.
Voici quelques photos qu’il nous a communiquées.
Battages à « La ferme à l’ancienne » chez Michel Berne le 3 septembre 2016, Bourg-Argental (42)
Maryse et Michel Berne nous communiquent quelques informations sur la journée de battages qu’ils organisent chez eux dans le cadre de « La ferme à l’ancienne ».
Cette animation à lieu toutes les années le premier samedi de septembre.
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« Après avoir été moissonnées à la moissonneuse-lieuse , les gerbes ont été mises en plongeons , pour finir de sécher .
Au bout de quelques jours nous les avons chargées sur des chars afin de les approcher de l’aire de battage (Cio).
Elles seront battues le 3 septembre à partir de 15H00 , par une batteuse Société Française Vierzon de 1934.
Cet après-midi traditionnel est ouvert gratuitement au public.
La journée se terminera par la soupe aux choux servie à partir de 19H00 (sur réservation) . Tel 04-77-39-60-75
Berne Michel, Morel 42220 Bourg Argental
Réflexions sur la conduite d’un boeuf en solo de derrière par Jo Durand, le Dresny (44)
Jo Durand travaille sur sa ferme avec entre autres, une paire de boeufs Vosgiens. Il a aussi dressé un boeuf Vosgien en solo qu’il mène souvent en guide.
Il nous communique quelques photos et un petit argumentaire sur les avantages de la pratique.
Pour les cultures légumières qui ne demandent pas de puissance, je n’ai besoin que d’un seul bœuf et le menage par l’arrière permet de conduire le bœuf et l’outil en même temps.
Je suis seul pour effectuer ce travail, c’est donc plus rentable que si nous étions deux.
Pour les transports légers, j’utilise un avant-train (avec un siège) sur lequel j’attelle une remorque. Je voyage donc assis.
Pour les débardages, je travaille souvent derrière le bœuf .
En plaçant le bœuf avec les rennes longues, de derrière je suis beaucoup plus précis et rapide; j’accroche mes bois en restant derrière, j’ai beaucoup de précision pour le tirage car de derrière je vois la trajectoire du bois.
Merci à Jo et Christine pour leur communication.
Fenaison 2015 chez Philippe Kuhlmann avec une paire de boeufs
Utilisation d’une paire de boeufs vosgiens au râteau faneur endaineur
Voici quelques images réalisées par François Kiesler, sur Philippe Kuhlmann pendant la fenaison 2015 dans le massif vosgien au Valtin.
Complémentarité avec la traction animale : utilisation d’une petite presse à balles rondes automotrice. Résultat moyen de la machine sur la durée : problème de longévité en usage intensif.
Traîneau » fait maison » pour le transport du foin
Ce type de faneur, au mouvement moyennement rapide, limite la perte des feuilles une fois sèches


















































































































































