Christine et Jo travaillent en traction animale sur leur ferme. Merci à eux de nous avoir communiqué ces images réalisées par Frédéric Rouffy à l’occasion d’une visite de « l’Académie des Bouviers » du Puy-Du-Fou.
Étiquette : Travail du sol
« La forcat », un outil de maraîchage simple et efficace, démonstration avec un boeuf Vosgien en solo le 7 mai 2016 aux rencontres de bouviers à l’écomusée d’Alsace, par Solène Gaudin
Quoi de mieux que le site de l’écomusée d’Alsace pour présenter un outil ancestral pour le travail du sol et de tirer de notre passé, notre avenir !!
Un outil simple mais efficace, utilisé depuis des centaines d’années en Espagne et remis au goût du jour par quelques utilisateurs espagnols d’une façon plus moderne et plus polyvalente, plus simple dans son utilisation.
Cet outil, c’est la « Forcat » que Manu Fleurentdidier est venu présenter, suite à des déplacements chez des maraîchers bio en Espagne où il l’a découverte.
A la base, c’est une araire à laquelle on ajoute un sac en paille tressé qui sert de butoir. Les différentes tailles de buttes sont faites en ajoutant plus ou moins de terre et de paille dans le sac.
Aujourd’hui, elle est toujours utilisée en tant que telle par des maraîchers dans la région de Valencia.
C’est chez Abel Ibanez et Alfred Ferris Garcia que j’ai pu voir fonctionner cet outil en version moderne. Auparavant tout en bois, la Forcat est maintenant métallique. De conception toujours aussi simple et légère, elle est facile à mettre en place et à utiliser. Elle est bien équilibrée avec une bonne pénétration dans le sol.
La Forcat est composée de 2 parties :
– La limonière est plus courte que celle d’origine qui allait jusqu’au collier. Elle est supportée par une petite sellette. Sur la partie arrière de la limonière, se trouve le palonnier et la partie de fixation du reste de l’outil : l’âge.
L’âge, de conception simple permet de recevoir différents accessoires :
- Brabanette pour le labour
- Des « ailes » pour monter des billons ou butter
- Des lames sarcleuses de longueurs différentes que l’on peut mettre dans un sens ou dans l’autre en fonction du travail souhaité.
L’âge a toujours sur sa base, une pointe carrée qui fait office de sous-soleuse
On trouve deux poignées sur le manche de la Forcat, l’une permet de tenir l’outil pendant le travail et l’autre, plus basse, permet de lever l’outil pour les manœuvres.
Pour faciliter le transport ou le déplacement de la Forcat jusqu’aux champs, un support avec deux roues vient se greffer sur la pointe de la Forcat.
Pour la démonstration, nous avons utilisé un bœuf de l’écomusée, mené par René Cretin. Il était garni d’un licol, d’un collier 3 points avec croupière, d’une petite sellette et d’une paire de traits.
L’outil se déplace facilement derrière l’animal sans même être tenu grâce à ses roues.
Sur le terrain, c’est avec la brabanette que le premier travail s’effectue. Elle est montée sur un axe et c’est une cordelette qui permet le retournement des versoirs. Le réglage du terrage se fait avec une pige.
L’animal marche dans la raie et la Forcat suit et réalise le labour.
Nous changeons d’accessoire en retirant la brabanette pour mettre une lame sarcleuse. Un simple marteau suffit pour le changement. En effet, c’est un coin qui maintient l’ensemble des accessoires.
Après réglage de la pige de terrage, la Forcat fait son travail dans une simplicité surprenante pour les spectateurs, elle est ancrée en terre et suit le bœuf sans même être maintenue. Un travail de sarclage impressionnant et rapide.
Puis l’accessoire pour créer des buttes est mis en place, changement rapide grâce à ce fameux coin. Et voilà que le bœuf reprend les lignes de travail pour ouvrir le sol et monter en quelques minutes plusieurs billons.
A voir aussi (merci à Christine Arbeit pour l’information):
La démonstration faite, plusieurs personnes ont pu s’initier et prendre en main la Forcat. Les utilisateurs ont été agréablement surpris de la facilité d’utilisation et de la rapidité du changement d’accessoire sans avoir à sortir une caisse à outil.
Solène Gaudin
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Pour tous renseignements, contactez Emmanuel Fleurentdidier qui transmettra:
06 12 25 94 21
Films d’attelages de bovins, sur le site de la Cinémathèque de Nouvelle Aquitaine
Sur les conseils de Laurent Legal, nous avons découvert sur le site de la
Cinémathèque de Nouvelle Aquitaine, une mine de films amateurs anciens où apparaissent de nombreux attelages de bovins.
Ces films sont classés par catégorie :
Cliquez ici pour voir le site.
Ces documents sont des sources de renseignements et de témoignages précieux.
Comme les vidéos ne sont pas directement intégrables sur notre site, nous les découvrirons petit à petit en mettant à votre disposition les liens. Voici les deux premiers.
Un grand merci à Laurent Legal pour cette découverte.
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Liage des vaches en août 1970 à Eyburie (Corrèze).
Voir le film : en cliquant ici
En août 1970 à Eyburie, un agriculteur corrézien attache le joug aux cornes des vaches pour les atteler.
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Battage à la machine à la Mornière à Magnac-Laval en 1979 lors d’une fête rurale.
Voir le film : en cliquant ici
Battage du blé dans le village de la Mornière à Magnac-Laval en 1979.
Image tirée du film___________________________________________
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant iciTravail des champs à Crégols en été 1943 à l’aide d’une faucheuse tractée par deux boeufs.
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Concours de labourage au Palais-sur-Vienne
Image tirée du film
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant iciConcours de labours, de bétail et démonstrations de machines agricoles lors du Comice de Saint-Priest-Taurion au lieu-dit « le Manin » en 1949.
____________________________________________Le temps des labours
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant iciTravail des labours avec une charrue tirée par des vaches en Haute-Vienne en 1979.
—————————————————————————————- Il était une fois 2 boeufs.
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant iciUtilisation d’un attelage tiré par deux boeufs pour transporter la récolte de blé en 1975 dans les alentours de Magnac-Laval.
La fenaison
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant ici—————————————————————————————-Le temps des semences
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant iciSemence des pommes de terre après labour du champ avec des vaches en 1973.
—————————————————————————————-Ramassage du foin en famille.
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant iciUne famille est rassemblée dans les champs pour les travaux des foins en été 1955.
__________________________________________________Ferrage des vaches au village des Lèzes en 1973.
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant iciFerrage des vaches au village des Lèzes en 1973.
______________________________________________________Travail de labour et semis en Corrèze avec outils et méthodes traditionnels dans les années 1970.
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant iciTravail de labour et semis en Corrèze avec outils et méthodes traditionnels dans les années 1970.



Les boeufs de Laurent Legal au travail, Ferel (56)
Attelages de boeufs en demonstration au festival de Montaillé (72)
Labour au Chili avec trois paires de boeufs en 2014, vidéo de Grafitel TV
Semis de blé à la charrue et aux bœufs, une pratique inhabituelle de nos jours. Semis effectué à Mañiuco, commune de Galvarino.
Sarclage des pommes de terre à Moulismes (86)
Un joug réglable pour Laurent Janaudy, Manziat (01) par Michel Nioulou
A la demande de Laurent Janaudy, j’ai réalisé un joug réglable pour les besoins des travaux de sarclage de Laurent Janaudy à Manziat dans l’Ain.
Je fabrique ordinairement des jougs du type « Charollais », avec des passage de cornes qui ne prennent qu’un quart de la section de la corne.
A la demande de Laurent, j’ai adapté le modèle afin d’avoir un passage de corne qui prend la moitié de la section comme sur les modèles de jougs Aveyronnais tels que les taillent René Alibert et Lionel Rouanet.
Le joug se présente en trois parties: une partie centrale sur laquelle coulissent les deux têtières.
La forme des têtières est donc similaire aux jougs traditionnels du Charollais mais avec la prise de corne qui descend plus bas que d’ordinaire.
Après essais, malgré un entaillage un peu généreux que nous recalerons au cuir, le liage reste bien serré et les bêtes sont à l’aise au travail.
Michel Nioulou
Dans l’eau à l’atelier
Dégrossi à la scie en cours
Les trois pièces en cours de réalisation
La taille est finie, le joug est brut
Têtière vue de dessous
Le joug après marquage et huilage
Réglage/ajustage sur place avec les vaches
Liage « Charollais » avec cuir et corde
Liage « tout cuir » pour les essais
Essais dans une terre
Laurent Janaudy, voulait un joug réglable pour réaliser ses sarclages. Michel Nioulou le lui a taillé et, quelques temps plus tard, après réglages, les deux Aubracs, faisaient les premiers essais. Malheureusement, c’était une des dernière fois où elles furent liées, Chassagne, la vache droitière, s’écornait une semaine plus tard. Une nouvelle paire de bovins est en cours de formation pour les remplacer.
Plantation de pommes de terres sur Billons, chez Julie l’heureux, Moulismes (86) par Solène Gaudin
Solène Gaudin nous communique cet article à propos de la plantation de pommes de terre effectuée ce printemps chez Julie L’Heureux à Moulismes (86), une jeune maraîchère bio, récemment installée, qui compte faire intervenir la traction animale dans ses pratiques culturales.
Merci à Solène pour sa participation active au site.
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Plantation de pommes de terres sur billons.
Solène Gaudin intervient chez Julie L’heureux à Moulismes (86), une maraîchère qui s’est installée récemment et qui veut travailler en traction animale. Solène s’occupe de la partie traction animale avec les boeufs et son cheval. Elles sont aidées ici par Ingrid Poinset qui veut aussi faire du maraîchage en traction animale et qui découvre les boeufs.
Les travaux de plantation des pommes de terre ont été réalisés avec Grivé, un boeuf Vosgien mis au collier.
Le choix du boeuf pour ce genre de travail par rapport au cheval, a été justifié par la culture sur billons, avec des inter-rangs très étroits. Un cheval a tendance à écraser les billons même en marchant dans l’inter-rangs. Un boeuf billarde moins qu’un cheval, d’où le choix du boeuf. De plus, son pas est plus lent avec moins d’à-coups.
Sur les photos et vidéos, les billons sont d’abord montés avec la Kassine. Après un passage de sous-soleuse, les pommes de terre sont placées dans les inter-rangs. Puis un passage de disques billonneurs en chevauchement sur deux billons pour créer un billon sur la pommes de terre.
On fait un aller-retour pour bien monter ces nouveaux billons.
Pour finir, on passe la sous-soleuse dans les nouveaux inters-rangs.
Le lendemain, un nouveau passage a été fait pour remonter encore les billons.
Passage des billons qui préparent les rangs de pommes de terre
Passage de la sous-soleuse
Passage des disques billonneurs
Second passage le lendemain des disques billonneurs
Second passage le lendemain des disques billonneurs
Nouveaux billons avec un passage double.
Nouveaux billons avec un passage double.
Solène Gaudin
Allez voir les articles consacrés à Julie L’heureux en cliquant ici et en cliquant ici.
BAZILLAC capitale de la traction animale en Midi-Pyrénées, 6 Avril 2014: des boeufs, des vaches, de chevaux, des ânes et des mulets..
Toutes photos issues du site CDTE 65
Merci à Vincent Jean-Bernard de nous avoir communiqué ce compte-rendu par Adishat, de la journée de traction animale qui s’est déroulée le 6 avril 2014 à Bazillac .
BAZILLAC capitale de la traction animale en Midi-Pyrénées.
Quel bonheur pour l’équipe des Cavaliers Attelages de Loisirs en Bigorre (CALB) qui avait préparé avec minutie cette journée.
Un wee-kend sous le soleil.
Dès 8 heures les chineurs étaient présents, venus nombreux pour le vide-écurie et grenier ainsi que pour les produits proposés sur le marché fermier:
Camions et bétaillères déversant un flot de chevaux, mules, ânes, vaches, boeufs.
Apres un solide casse-croûte Bigourdan, tout ce petit monde se mit au travail. Tout au long de la journée se succédèrent des démonstrations de labour avec des équipages de boeufs et de vaches Castas, dont celui appartenant au plus ancien bouvier pyrénéen GILBERT SEREIN d’Orieux, toujours accompagné de son fidèle second: CHRISTIAN SARRAMEA.
Suivaient deux as du labour avec un brabant superbement réglé suivait ALAIN LABORDE avec une jeune paire de boeufs Lourdais passant le « lissadou » ainsi que FRANCIS BAZERQUE venu de la Haute-Garonne avec une paire de vaches Lourdaises attelées à un semoir à mais de 1900.
Le plus jeune, PIERRE NABOS, nous a présenté une arbalète composée d’une paire de vaches Béarnaises et d’une jument Bretonne attelée à une charrue trisoc. Superbe coup d’oeil!
JEAN PILO et ses percherons: cumulées, leurs 3 tonnes tractaient une déchaumeuse.
BRUNO CARDEILHAC et sa jument Bretonne passait la herse.
ERIC PRECHAC faisait tourner une faneuse.
HELENE travaillait la vigne avec une sulfateuse.
Le gascon GUY SOUQUERE semait du blé avec un Mérens.
SERGE DULOUT ET GEORGIEN tractaient des billes de bois avec leurs mulets venant des Landes.
ALAIN DERIS avec une superbe paire de mules à l’escalette pour les nouveaux ayant fait des formations de traction à Montmorillon.
FABRICE LORIOT avec un mulet bâté.
VINCENT BESANCON du 64 et sa jument Ardennaise.
FABRICE BOURRIANE avec un Castillonais. Il est prestataire de service pour la ville de Saint-Girons.
MARC PETIGIANI et son âne des Pyrénées.
Le plus ancien, ALFRED TAPIE, nous a fait une démonstration de chargement de billes à l’ancienne, sur un camion.
Toute cette belle journée était animée par les trompes de chasse.
N’oublions pas ce passionné d’attelages, VINCENT JEAN BERNARD dit « LE BIGOURDAN », véritable encyclopédie donnant tout les détails de tels ou tels travaux.
Cette journée fut une magnifique vitrine de la traction animale, drainant une foule de visiteurs émerveillés.
Encore un grand merci à tous les bénévoles qui ont contribué à cette journée.
Adishat.



















































