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Frédéric Ihélé, Martagny (27)

Fédéric Ihélé, dans un texte plein de passion, nous parle de son parcours avec ses quatre boeufs.

« Mes boeufs !

Difficile de savoir par où commencer pour parler d’eux.

1962, chez M. Tanavelle à Villedieu dans le Cantal, j’avais 10 ans et deux vaches attelées tiraient le tombereau de fumier, hors de l’étable et l’étalaient avec des branches chargées.

Retour à ma vie de petit citadin, mes études au LAY (Lycée Agricole d’Yvetot), mon parcours professionnel très loin du domaine paysan. Et puis cinquante ans plus tard l’adoption de deux veaux Bretons Pie Noire puis, deux ans plus tard, de deux veaux Normands. Les deux paires ont respectivement 7 et 5 ans aujourd’hui et moi 60.

Beaucoup de quarts d’heures avec les seaux de lait le matin et le soir avant et en rentrant du travail, puis l’évolution de leur mode d’alimentation, c’est-à-dire sevrage et passage au foin et paille. C’est là que se sont noués les liens entre eux et moi, liens qui n’ont rien à voir avec ceux très matériels et contraignants du joug.

Et puis l’apprentissage du travail au licol et enfin le débourrage. La recherche de joug adapté mais jamais satisfaisante, la rencontre avec « Sabots Magazine » et enfin avec un fabricant de joug capable de régler les jougs sur l’anatomie de mes Bretons Pie noire. L’un d’eux a en effet une anatomie particulière avec un défaut de cornage assez sévère et un front plutôt concave.

Les quatre connaissent assez bien leurs noms, surtout les Bretons : Naki et Naha. Chez les Normands c’est encore un peu dur pour Peelish mais bien pour Peesho.

Mes bœufs, c’est avant tout une affaire de cœur entre eux et moi, de vrais toutous, élevés à la « papouille », et moi, une vraie grand-mère, les considérant comme mes chats …. Malgré les 500 kilos des Bretons et les 750-800 des Normands, dixit le véto.

Aujourd’hui les deux paires sont équipées d’un joug Allibert. Un collier de cheval bricolé permet aussi le travail en ‘solitaire’ en attendant un vrai collier réglable et adaptable.

Débardage dans la forêt de Lyons derrière la maison en paire ou bien au « collier », poutrage avec deux rails d’épandeur de la pâture d’été, transport de foin et de paille avec une « guinguette » (châssis d’une 205 habillée de bois avec gyrophare »toute neuve ») sont les principales activités de mes quatre copains.

Leur existence est loin d’être liée à une quelconque notion de rentabilité, ce sont mes potes, voilà tout. Ils ne travaillent pas tous les jours mais sont capables de remonter un tronc culbuté par un coup de vent et de m’aider en fin d’hiver à débarder les chablis que j’achète à l’ONF, après un peu de découpage de ma part tout de même !

Leur placidité est communicative et même si l’hiver leur entretien est malgré tout contraignant, rien ne vaut la satisfaction de quelques heures de travail avec l’un d’eux ou bien une paire.

Un plancher bois va bientôt simplifier le nettoyage et améliorer le confort pour le bonheur du bouvier et des bœufs eux-mêmes.

Ni le bouvier ni ses bœufs n’ont de prétention, il pourrait même se dire que ces quatre-là ont la belle vie. Pâture en été, logement à l’abri en hiver, mais ils sont à la chaîne et partagent le paddock avec les chevaux par demi-journée.

Ils n’ont jamais fait de manifestations avec bruits et foules. C’est là que je manque un peu à leur éducation.

Mais je ne sais pas bien comment faire, si bien sûr: il suffirait de les emmener dans une manifestation avec un peu de monde pour les entourer au cas où. Encore faut-il trouver quelque chose ad hoc et pas trop loin. Mais ce n’est pas tant la foule que les bruits qui manquent à leur éducation.

Ils ont un rendez-vous prévu fin 2014, une fête de Saint Eloi, et d’ici là il va falloir absolument combler ce manque. »

Roland Ayel, Sauvessanges (63)

Roland Ayel nous présente son travail avec ses animaux.

« Je suis double actif sur une petite ferme à 1000 mètres d’altitude. J’ai 5000 mètres de légumes de plein champ, deux vaches et quelques chèvres du Massif Central (race à faible effectif).

Mon grand-père avait toujours travaillé avec un attelage de vaches. C’est pourquoi j’ai acheté deux vaches dressées de race vosgienne en 2009. J’utilise les vaches pour transporter le fumier et le bois de chauffage avec le tombereau, pour herser dans le champ où je cultive les légumes. »

Vidéo de 2021



Au travail chez Laurent Legal à Ferel (56)

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Photo Thomas Carabistouille
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Photo Thomas Carabistouille
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Photo Thomas Carabistouille
Voici quelques vidéos filmées chez Laurent Legal. (vidéos « lecirquegeorgette »)

Société Bourbonnaise production

Vous pouvez accéder au site de « Société Bourbonnaise production » pour vous procurer les films en cliquant ici.

Renée Bagelet, « Femme paysanne ».


Par la présence de Renée Bagelet, dernière bouvière Française, René Duranton rend un vibrant hommage à toutes les femmes paysannes de France et du monde entier. 

Beaucoup d’humour, beaucoup de souffrance, ainsi va la vie de Renée, 72 ans, qui dès l’âge de 8 ans, garde les vaches 

Le mari fumait, buvait et courait les jupons, alors dehors ! 

Il vaut mieux rester seule que mal accompagnée ! 

La terre, sa terre, elle la connaît bien, elle en a seulement 4 ha, un peu juste pour ses 8 vaches, ses 80 poules, sa trentaine d’oies, sans compter les canards, les lapins, etc. 

« Les métiers d’autrefois »

On trouve également un film de 1980, sur le débardage et le chargement de troncs avec les boeufs en montagne Bourbonnaise. Il se trouve dans une compilation de documents consacrés aux métiers ruraux.

Le CHARRON 

1943 de Georges ROUQUIER – 23 min 

Le MARECHAL-FERRANT 
1998 de René DURANTON – 10 min 

DEBARDAGE avec les BOEUFS 
1980 de René DURANTON – 10 min 

La BATTEUSE 
1977 de Marcel CONTIER – 15 min 

Vous pouvez accéder au site de « société bourbonnaise production » pour vous procurer les films en cliquant ici.

DVD de « L’araire » dans les monts du Lyonnais

L’association « L’araire » a produit plusieurs DVD où apparaissent des attelages de bovins filmés jusque dans les années 2000. 

Accéder à leur site et commander en cliquant ici. laraire@wanadoo.fr

« Les travaux traditionnels de la ferme : Du cep à l’alambic »

Du cep à l'alambic

La modernisation des campagnes et l’abandon des méthodes traditionnelles ont bouleversé progressivement l’agriculture. Les tracteurs ont remplacé les attelages de bœufs et de vaches et les chevaux de trait ont pratiquement disparu. Le travail de la vigne et la viticulture ont également été transformés avec la création de coopératives. Dans les fermes, le matériel a évolué et fait disparaître le cuvier traditionnel avec cuve et pressoir. Pourtant, quelques exploitants ont conservé encore aujourd’hui les méthodes traditionnelles pour produire le vin destiné à la consommation familiale.

Ces images pleines de nostalgie, que nous vous proposons de découvrir, ont été réalisées dans plusieurs communes. Elles présentent la taille de la vigne, les vendanges ainsi que les différentes étapes de la vinification dans des cuviers, dont un était encore équipé d’un pressoir à corde du XIXe siècle. L’alambic et le travail du distillateur ambulant terminent ce document. Ces images ont été tournées dans les Monts du Lyonnais dans les communes de Taluyers, Saint-Laurent-d’Agny et Messimy. Elles contribuent à la sauvegarde de scènes typiques de nos campagnes. Prises de vues réalisées de 2000 à 2004. Idée et images : Henri BOUGNOL. Montage vidéo : André LACOUR.

« Des labours à la fenaison »

Des labours à la fenaison

Des labours à la fenaison est un document qui a pour but de conserver le souvenir des différentes méthodes de traction animale utilisées dans nos campagnes. Ce sont des scènes prises sur le vif. On découvrira des attelages de bœufs et de vaches tractant le brabant lors des labours de printemps et d’automne, l’ouverture des sillons avec l’araire en bois où seront ensuite déposées, une à une, les pommes de terre de semence. Plus moderne, cette machine à planter les pommes de terre, tirée par deux bœufs, le hersage, le buttage avec un cheval et enfin l’arrachage à la main. La seconde partie du document représente le liage d’une paire de bœufs et la rentrée des foins. Ces images ont été tournées dans les Monts du Lyonnais et la Haute-Loire, de 1998 à 2001, par Henri Bougnol. Le montage a été réalisé par André Lacour.

Du grain à la farine retrace le cycle du grain au fil des saisons. L’histoire commence avec les labours d’automne : le brabant est tiré par une paire de bœufs, des salers, Rouge et Mignon. Quelques jours après, la terre sera ensemencée à la main avant le passage de la herse pour enfouir le grain qui lèvera lentement avant les premières gelées. De mois en mois, de nombreux et beaux épis se formeront. En été, c’est à la faux puis à la moissonneuse-lieuse qu’ils seront coupés, mis en gerbe et rassemblés en meule. Août marque le début des battages. Installée à proximité du gerbier, la batteuse démarre et monte rapidement en puissance ; une quinzaine de personnes sont mobilisées pour son fonctionnement, parents, voisins, amis, tous ont répondu à la demande du fermier. Au fur et à mesure de la journée, le grain sera stocké dans le grenier de la ferme. Il servira aux semailles prochaines, à la nourriture du bétail et quelques sacs iront au moulin pour produire une belle farine. Les images ont été tournées dans les Monts du Lyonnais, de 1997 à 2001, par Henri Bougnol et Alain Houry (pour la moissonneuse-lieuse). Le montage vidéo a été réalisé par André Lacour. DVD Vidéo Durée : 28 min.

« Les métiers d’autrefois »

Les métiers d'autrefois

Les Métiers d’autrefois nous fait découvrir, de nos jours, les derniers artisans encore en activité. Les profondes mutations dues à la disparition de la traction animale ont, depuis une cinquantaine d’années, bouleversé la vie de nos campagnes. Les travaux des champs s’effectuaient au rythme des saisons, et les villages de la campagne lyonnaise connaissaient alors une intense activité. Les artisans, dont les savoir-faire se transmettaient de père en fils, représentaient le maillon indispensable pour le bon déroulement du travail de la terre. À la belle saison, les forgerons, maréchaux-ferrants, charrons et bourreliers étaient mobilisés pour la réparation et l’entretien du matériel durement sollicité ainsi que par le ferrage des animaux de trait. En hiver, les artisans profitaient de cette période creuse pour construire ou transformer charrues, chars, charrettes et tombereaux, qui seront utilisés dès les beaux jours revenus. Ces images ont été tournées en Pays Lyonnais, de 1997 à 2002, par Henri Bougnol et André Lacour (pour « le bourrelier »). Le montage vidéo a été réalisé par André Lacour. DVD Vidéo Durée : 26 min.

Au pays de la vache fantôme

« Au pays de la vache fantôme », film documentaire sur la Villard-de-Lans de Sophie Arlot et Fabien Rabin. Vous y retrouverez l’attelage de Michel Berne de Bourg Argental (42).

Dans le massif du Vercors, la Villard-de-Lans est une race de vache qui a disparu du paysage. Elle, qui était autrefois un pilier de la vie des petites exploitations de montagne, ne semble plus avoir sa place dans l’agriculture d’aujourd’hui. Pourtant, sa rusticité et ses qualités polyvalentes ne sont-elles pas des atouts pour les générations futures ?

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Pour le commander auprès du « Grenier d’images », cliquez ici .

Fête champêtre de Manziat (Ain) 2012, quatre attelages de boeufs et vaches

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photos Véronique Nioulou

La fête De Manziat d’Août 2012, a accueilli, outre de nombreux attelages de chevaux, quatre attelages bovins:

Laurent Janaudy avec ses vaches Aubracs, André Varey avec ses boeufs Salers, Laurent Billoux et Michel Nioulou avec leurs Charollais et Maurice Chevalier avec ses boeufs Salers. Il est rare dans la région, de réunir autant d’attelées bovines dans un même rassemblement.

Laurent Janaudy, bouvier de deux vaches Aubracs » est une des chevilles ouvrières de la fête, en particulier dans le contact avec les différents attelages. Voici un extrait de son discours qu’il a donné à l’occasion de la petite réunion des bénévoles de la fête qui a eu lieu en début d’année 2013. Il y fait un bel hommage à l’attelage des bovins.

« Une grande joie pour moi (sans doute passée inaperçue pour beaucoup de monde) aura été la réunion exceptionnelle ce jour-là de 4 paires de bovins sous le joug. Citons-les :

  • Les amis, Laurent Billoux et Michel Nioulou (cliquez ici pour en savoir plus) (avec son enthousiasme communiquant) et leurs Charolaises.

  • Les Salers stars « Johny et Garou » formant un trio pétillant, avec leur patron au patronyme prédestiné pour le spectacle: « M. Maurice Chevalier ».

  • M. André Varey et ses Salers, rencontré en vitesse il y a une dizaine d’années, et ne m’ayant pas découragé de cette folle idée d’atteler des vaches. Il est pour moi un de ces indispensables passeurs de mémoire

Pratique ancestrale si souvent décriée, méjugée, méprisée, méconnue et avant qu’il ne soit trop tard et que l’on se souvienne alors à regret du pas lent et lourd des bœufs, sachez pourtant quel attachement sincère, quelle irréductible motivation il faut à ce dernier bastion de bouviers pour perpétuer cette pratique à laquelle les mots de la Fontaine collent si bien: « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ».

Au théâtre séculaire des champs, les bovins en auront été les premiers acteurs. Nous n’avons plus besoin de leur force aujourd’hui et pourtant ils continuent à nous impressionner, et ce sont bien eux qui auront été les rois de la fête. »

Laurent Janaudy, secrétaire.

Février 2013

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photos Véronique Nioulou


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photos Véronique Nioulou

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Photos Jean-Paul faillet

Voici une vidéo des attelages bovins du charollais, qui permet de voir les quatre attelages pendant le défilé.

Michel Berne à Bourg Argental dans la Loire (42) un attelage de tradition

Allez découvrir le blog de « La ferme de Pâquerette » où vous trouverez un bel article sur Michel Berne.

Michel Berne, passionné et soucieux de transmettre son savoir, s’investit aussi dans le projet de « la ferme à l’ancienne », où il fait partager son savoir-faire dans le domaine du monde rural traditionnel.

Le Grenier d’image (Sophie Arlot et Fabien Rabin) a réalisé un film sur la vache « Villard-de-lans ». On y voit l’attelage de la famille Berne au travail. Nous vous présentons la bande annonce.

 

Nous vous invitons aussi à découvrir leur site et leurs productions qui tournent autour de la ruralité, de sujets de société tournés autour de l’environnement en cliquant ici.

Fête du patrimoine de Manziat le 5 Août 2012

 

Azalée et Froment au chargement des gerbes

Photo Jean-Paul Faillet

Au mois d’Août 2012, nous nous sommes rendus avec notre attelage de Charollais (Azalée et Froment), à la demande de notre ami Laurent Janaudy, meneur de chevaux et bouvier, à la fête champêtre de Manziat. Laurent est l’un des piliers organisateurs de ce beau rassemblement.

Nous y avons retrouvé, outre de nombreux attelages de chevaux, trois autres attelages de bovins.

Monsieur André Varey de Meximieux était venu avec ses deux boeufs Salers.

Photo Jean-Paul Faillet

Monsieur Maurice Chevalier, originaire du village d’à côté de Manziat, mais exploitant dans l’Allier, Au Breuil, attelait également ses deux boeufs Salers.

Photo Jean-Paul Faillet

Laurent Janaudy, de Manziat, était avec ses deux vaches Aubracs.

Photo Jean-Paul Faillet

Il est rare de trouver un rassemblement de quatre attelages bovins dans la région.

Le matin, un défilé de tous les attelages a permis d’admirer à la fois les animaux et le matériel.

L’après-midi, de nombreuses animations ont donné à cette belle fête et ce grand rassemblement d’attelages, un aspect vivant des pratiques traditionnelles.

Les boeufs, les vaches et les chevaux ont travaillé à différentes tâches: arrachage de pommes de terres, moisson à la faucheuse à appareil, hersage, chargement de troncs de peuplier sur un char à quatre roues, ramassage des gerbes, hersage, manège de battage, labour, trépigneuse à cheval…

A côté, lavandières, dentellières, chapelier, batteuses et autres nombreuses activités apportaient à cette fête une grande richesse de présentation.

Voici une vidéo et quelques photos de la journée.

 

 

Photo Véronique Nioulou

 

 

Photo Véronique Nioulou

Photo Véronique Nioulou

Photo Jean-Paul Faillet

 

Photo Jean-Paul Faillet

Photo Jean-Paul Faillet

Photo Véronique Nioulou

 

Photo Véronique Nioulou

 

Photo Jean-Paul Faillet

 

Photo Jean-Paul Faillet

Photo Jean-Paul Faillet

 

Photo Jean-Paul Faillet

 

Photo Véronique Nioulou

Chants à mener les boeufs, dariolages, thiaulages, boiteries…..

Voici différents documents sur le travail effectué en Vendée sur les chants à mener les boeufs.

On les appelle dariolages en Vendée, briolages en Berry, boiteries en Charollais Brionnais.

Un livre a publié les actes du colloque qui s’est tenu sur le sujet en Octobre 2010. Cliquez ici.

Rencontre à Rambouillet en 2006 autour du chant à mener les boeufs.

Quelques vidéos

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